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dimanche 5 janvier 2014

Les buteurs en 2013

Salut à tous,

Souvenez vous, il y a un an je publiais un article à propos des meilleurs buteurs en 2012. Rééditons l'expérience pour 2013, en comparant avec l'année précédente et en détaillant par pays.

Ronaldo dépasse Messi

Voici le classement 2013 :



D'abord, notons le coup de force de Ronaldo, qui a su profiter de la saison "pourrie" de son grand rival Messi, plusieurs fois blessé, pour remporter la mise, puisque par rapport à l'an passé il n'a marqué "que" six buts de plus. Messi, lui, a deux fois moins marqué (47 contre 91), mais aussi moins joué (47 matches contre 69 en 2012). Mais sa moyenne a clairement baissé, même si elle reste exceptionnelle sur une année civile (1 par match contre 1,32 l'an passé). Ronaldo (68 buts en 59 matches) le dépasse à la moyenne en 2013 (1,15). Des temps de passage qu'on n'avait plus vu depuis les années 50 ou 60, avec Pelé, Puskas ou G.Müller.

Le scoop, c'est que non seulement Messi doit laisser sa première place à son ennemi juré, mais il doit aussi laisser la deuxième à Ibrahimovic, et que si Luis Suarez (Liverpool) avait joué la Coupe d'Europe cette saison, l'Argentin aurait même pu terminer quatrième ! Le Suédois du PSG qui confirme sa très grande forme, à 32 ans, après avoir marqué 50 fois l'an passé et terminé troisième avec ce total. Et il ne marque pas qu'en Ligue 1, puisqu'il est le deuxième buteur de C1 cette saison (8 buts), et qu'il marque beaucoup avec la Suède (9 buts en 2013). L'Uruguayen, lui, est récompensé de son exceptionnelle deuxième partie d'année, digne de Messi et Ronaldo (24 buts en 23 matches). Quant au cinquième, Cavani, il confirme surtout que le PSG est entré dans une autre ère, en plaçant deux de ses joueurs dans les cinq premiers, ce qui n'a pas du arriver souvent à la Ligue 1 depuis 20 ans !

Grâce à ce classement, on a aussi des nouvelles d'Asamoah Gyan, qu'on avait perdu de vue depuis son passage à Rennes (2008/10), et qui empile les buts depuis un an et demi pour Al Ain, aux Émirats Arabes Unis (68 buts en 52 matches), tout en continuant de briller avec le Ghana (11 buts en 2013). Pour le reste, que des têtes connues, hormis Soriano, qui évolue aux Red Bulls Salzburg. Quant à Saucedo, c'est une récidive puisque le buteur bolivien de San José Oruro (34 ans), qui s'est révélé très tard, figurait à la sixième place en 2012, avec 44 buts... Yilmaz Burak montre également une belle régularité, on attends de le voir enfin dans un grand championnat pour se faire une idée de ses qualités réelles.

D'ailleurs, on notera que six joueurs sont douze ont renouvelé leur abonnement dans ce classement. Et ceux qui en sont sortis sont parfois des cadors, à l'image de Falcao, van Persie et Huntelaar... mais ils n'étaient pas très loin d'y être cette année, ils reviendront sûrement. En tous cas, comme l'an passé, il n'y a ni Brésilien, ni Anglais, ni Allemand, ni Italien... pourtant des pays qui sont historiquement riches en grands buteurs. Pas de Français non plus, mais ça c'est plus logique, les grands buteurs prolifiques ce n'est pas forcément notre culture, à quelques exceptions près. En revanche, les Espagnols, absents l'an passé, effectuent un retour en force, avec trois représentants. Le Brésil aurait pu leur en chiper un, mais Diego Costa a fait son choix...

Thauvin, c'est l'avenir

Regardons les Français, à présent.



A noter que désormais, le site sur lequel je me base, l'excellent footballdatabase.eu, compte les statistiques en matches juniors, -20 ans et Espoirs, ce qui permet à Florian Thauvin, qui a marqué trois buts lors de la Coupe du Monde des -20 ans et six buts avec les Espoirs, de rafler la mise. Il est d'ors et déjà candidat à sa succession en 2014... Il devance un joueur qui, s'il n'était pas passé avec beaucoup de difficultés du National à la Ligue 2 avec le CA Bastia (seulement 3 buts cette saison), aurait pu figurer dans le classement mondial, Romain Pastorelli, 26 buts l'an passé à l'échelon 3. On notera la profusion de buteurs des divisions inférieures, en plus de Julien Jahier, qui plante au Luxembourg, et de Aidara (Estonie)... il y a quand même des têtes connues, comme Benzema, Ribéry, Giroud ou Griezmann, troisième buteur de Liga cette saison. 24 buts pour le Madrilène, c'est quand même très moyen, lui qui avait marqué 30 fois l'an passé. On le voit en tous cas, les buteurs français sont loin des meilleurs mondiaux, puisqu'il manquait 8 buts à Thauvin pour figurer dans le classement général ! Niveau renouvellement, Gomis, deuxième l'an passé (28) disparait du classement, comme Perbet ou Gouffran. Seulement quatre joueurs présents cette saison l'étaient déjà l'an passé, c'est dire si personne n'est vraiment régulier depuis plusieurs années...

Les Anglais et les Italiens en crise, l'Argentine jubile

Passons aux Allemands à présent.



Eux aussi traversent une mini crise au niveau des buteurs, eux qui sont un peu trop dépendants de Miroslav Klose, qui n'est pas là, et de Mario Gomez, d'abord remplaçant au Bayern puis blessé avec la Fiorentina... mais qui est quand même cinquième. L'excellent Thomas Müller doit donc faire le travail, devant celui dont le PSG devra se méfier dans deux mois, Stefan Kiessling. Il y a quand même du beau monde, avec des milieux offensifs de grande qualité comme Reus, Götze ou Schürrle. Notons le faible nombre de joueurs évoluant à l'étranger... un phénomène qui explique aussi la grande qualité de ce championnat.

Les Anglais, à présent.



Là aussi, la crise est sévère. Hormis le pauvre Wayne Rooney, qui ne peut pas tout faire, et Sturridge, seuls représentants de la Premier League, qui connait les autres noms présents dans cette liste ? Neuf joueurs qui évoluent en Conférence, sans parler de ceux qui jouent en Écosse ou aux Pays-Bas... résultat symptomatique, dans un championnat où les règles au niveau des étrangers sont pourtant plus sévères qu'ailleurs pour obtenir un permis de travail, mais où un quart seulement des joueurs sont Anglais, et pas dans les meilleurs clubs ni aux postes clés. La sélection anglaise reste compétitive, mais à certains postes, notamment celui de buteur, les meilleurs ne sont jamais titulaires dans les meilleurs clubs anglais. Ou est Danny Welbeck, titulaire en sélection ? Sur le banc à ManU. Où sont les Shearer, Andy Cole, Darren Bent ? Si les Anglais n'arrivent pas à rivaliser avec les tous meilleurs en sélection, c'est qu'il doit y avoir une raison... sans grand buteur, c'est compliqué. Ils pourraient aller jouer ailleurs, comme les Espagnols ou les Sud-Américains... mais ils préfèrent toucher de très gros salaires en restant sur le banc plutôt que de quitter leur île...

Passons à tout autre chose, l'Argentine.



C'est l'exact opposé de l'Angleterre. Pourquoi les Argentins ont de grands buteurs ? Parce c'est une tradition, mais aussi parce qu'ils partent en Europe marquer des buts et progresser. Messi, Agüero, Palacio ou Higuain offrent une palette aussi vaste que variée de buteurs aux sélectionneurs argentins, qui ne sait que choisir. Notons, pour être honnêtes, qu'une majorité des joueurs présents dans cette liste n'évoluent pas en Europe. Ils sont également dispatchés en Équateur, au Chili, en Chine, dans le Golfe... aucun d'entre eux n'évoluent ou ont évolué cette année en Argentine, dont le championnat est à la fois une rampe de lancement pour les jeunes locaux et une piste d'atterrissage pour les anciens.

Même phénomène pour les Brésiliens.


La différence avec les Argentins, hormis les deux locaux, dont un en Serie B brésilienne, c'est d'abord que les buteurs brésiliens marquent un peu moins, mais surtout qu'ils évoluent dans des championnats très quelconques ! Hormis Charles, qui est monté cette année en Liga avec le Celta Vigo, absolument aucun des meilleurs buteurs brésiliens n'évoluent dans un bon championnat européen ou même sud-américain, si ce n'est le dénommé Ederson, meilleur buteur du championnat brésilien ! L'Autriche, la Chine, les Émirats, le Portugal, le Japon... ça doit faire rêver le sélectionneur brésilien. Oui, y a bien Neymar, absent de ce classement parce qu'il ne marque pas encore assez avec le Barça... mais il n'est pas avant-centre. Le buteur du Brésil à la Coupe des Confédérations se nommait Fred, et il est blessé depuis cet automne. Qui sera le titulaire au Mondial ? Diego Costa aurait été parfait, mais il a étrangement choisi l'Espagne... la course est lancée. Mais c'est LE point faible du pays qui a quand même produit Romario et Ronaldo...

L'Espagne à présent.



Aussi bon soit-il, Diego Costa a peut-être fait une boulette en se mettant le Brésil à dos, parce que son pays d'adoption peut, lui, compter sur une palanquée de grands buteurs, ce qui n'a pas forcément été le cas dans le passé, même récent. La concurrence est sévère. L'Espagne ne pouvait compter que sur Torres et Villa il y a peu ? Elle a désormais à sa disposition Negredo, Soldado, Morata (dont les stats, comme Thauvin, sont gonflées par ses chiffres en -20 ans et en Espoirs, comme Jesé), sans parler donc de Costa, en plus de Pedro ou Fabregas. Notons que si la grande majorité joue en Espagne, trois des meilleurs buteurs espagnols évoluent en Angleterre, un phénomène dont pourraient s'inspirer les buteurs anglais, qui pourraient faire le chemin inverse pour se faire remarquer et briller au plus haut niveau...

Passons à l'Italie.


Là aussi, la crise est aussi étonnante que sévère. Où sont donc passés les grands buteurs italiens, les chasseurs de buts qui marquent 35 buts par saison, les Inzaghi, Vieri, etc ? Graziano Pellé brille aux Pays-Bas, la belle affaire. Balotelli est là, heureusement, mais ce n'est pas une pointe. Les autres évoluent en Série B ou ne marquent pas suffisamment... Ironie du sort, Marco Di Vaio, un des derniers représentants de cette caste de buteurs italiens, brille aux Etats-Unis, à 37 ans... là encore, il y a une place à prendre aux côtés de Balotelli. Même Di Natale commence enfin à faire son âge.

Voilà, sur ce je vous laisse, à plus tard !

vendredi 12 juillet 2013

La relève est-elle là ?

Salut à tous,

Demain soir, l’Équipe de France des moins de 20 ans disputera la première finale mondiale de son histoire. Deux ans après la demi-finale de la génération précédente dans la même compétition, et un an après une autre demi-finale lors de l'Euro des moins de 19 ans pour la présente génération, et malgré les résultats moyens des Espoirs - composés logiquement en grande partie des demi-finalistes mondiaux d'il y a deux ans - la France renaît un peu au niveau des résultats de jeunes, et c'est évidemment une excellente nouvelle.

Que sont-ils devenus ?

Le creux générationnel que subit actuellement la "grande" Équipe de France dure depuis 2008, sachant que les précédents qui avaient succédé aux générations Kopa et Platini avaient respectivement duré 15 et 7 ans. On est donc encore loin de se retrouver avec une sélection qui domine le monde, ou au moins fait partie des tous meilleurs. L'important, c'est qu'on arrête de mettre ces mauvais résultats sur le compte du comportement des joueurs, de leur propension ou non à chanter la Marseillaise, ou pire de leurs origines origines ethniques
et/ou sociales, ce que la montée actuelle des idées xénophobes dans notre pays contribue à faire fructifier. Si on est moins bon, c'est que depuis l'Euro gagné en 1996 par les moins de 19 ans menés par Henry et Trézéguet, ainsi que la finale de l'Euro Espoirs en 2002, les résultats de la France en jeunes ne sont pas inexistants, mais très espacés, voire rares. Et donc, lorsqu'ils sont présents, ils ne parviennent pas suffisamment à nourrir les A en futurs grands joueurs.

Lorsqu'une sélection jeune brille, on a tendance à se dire que c'est toute une équipe sur laquelle le sélectionneur des A pourra s'appuyer pour remplir ses objectifs. Sauf qu'après coup, lorsqu'on regarde ce que sont devenus ces jeunes, ils ne sont en général qu'une minorité à être devenus internationaux, et certains d'entre eux, parfois, n'ont même pas réussi leur carrière pro. Regardez la génération 2002, finaliste donc de l'Euro Espoirs contre les Tchèques, sous la direction de Raymond Domenech : elle comptait dans ces rangs des joueurs comme Berson, Di Tommaso, Vercoutre, Chapuis ou Mathis qui sont loin d'avoir tutoyé les sommets durant leur carrière. D'ailleurs cette génération a fourni certes pas mal d'internationaux A, mais aucun qui pourra dire qu'il en fut un des piliers victorieux (Landreau, Réveillère, Boumsong, Mexès, Bréchet, Escudé, Pedretti, Meriem, Govou et Luyindula) et seulement un finaliste du Mondial 2006 (Govou), Boumsong ne quittant pas le banc en Allemagne.

2004, 2005... pétards mouillés

La clé, ce n'est pas briller de temps en temps en jeunes, c'est de briller tout le temps, comme l'Espagne, l'Allemagne, les Pays-Bas ou le Portugal, qui sont présents systématiquement lors des phases finales des compétitions de jeunes, des moins de 17 aux Espoirs, et qui peuvent donc continuellement compter sur des couches de bons joueurs qui se succèdent sans faillir. Un comble pour notre pays, réputé pour sa formation. Nous, sur quelle bonne génération pouvons nous nous appuyer ?

On a beaucoup parlé de la génération 1987, vainqueur de l'Euro 2004 des moins de 17 ans contre l'Espagne (Piqué, Fabregas...), excusez du peu, avec dans ses rangs des futurs cracks comme Ménez, Ben Arfa, Nasri et Benzema, mais aussi des joueurs qui n'ont pas percé comme El Mourabet, Thicot, Yahiaoui ou Akakpo, tous titulaires en finale... les premiers nommés sont aujourd'hui internationaux, mais seul Benzema, et à un degré moindre Nasri et Ménez, ont fait leur trou en Bleu. Et pour l'instant, ils n'ont pas réussi à emmener les Bleus au sommet. Une grande génération, mais seulement quatre internationaux au final : voici le lot de toute sélection de jeunes, promise à un écrémage sévère au feu du professionnalisme.

La France a également remporté la Coupe du Monde des moins de 17 ans en 2005, soit des joueurs qui aujourd'hui s’apprêtent à fêter leurs trente ans l'année prochaine. Qui portait cette belle équipe ? Son meilleur joueur se nommait Florent Sinama-Pongolle, meilleur joueur et buteur (9 !) de la compétition, aujourd'hui attaquant de Rostov, en Russie, et qui n'a jamais confirmé son pourtant indéniable talent, accrochant une seule sélection, en 2008. Son cousin Anthony Le Tallec, son pendant idéal en attaque, n'a pas vraiment fait mieux. Pour le reste, combien d'internationaux dans ce groupe ? Et bien... aucun, à part Sinama Pongolle, donc. Regardez donc le groupe dirigé à l'époque par Jean-François Jodar :


18 Michaël Fabre Drapeau : Italie Bologne FC 15.07.1984 0 0 0 0 0
1 Florent Chaigneau Drapeau : France Stade rennais 21.03.1984 6 0 0 0 0
Défenseurs
2 Kévin Debris Drapeau : France Le Havre AC 10.05.1984 4 0 0 0 0
3 Jérémy Berthod Drapeau : France Olympique lyonnais 24.04.1984 5 1 1 0 0
4 Julio Colombo Drapeau : France Montpellier HSC 22.02.1984 6 0 1 0 0
5 Jacques Faty Drapeau : France Stade rennais 25.02.1984 6 0 0 0 0
13 Stephen Drouin Drapeau : France FC Nantes 27.01.1984 5 1 1 0 0
Milieux de terrain
6 Gaël Maïa Drapeau : France Girondins de Bordeaux 02.04.1984 3 0 0 0 0
8 Hassan Yebda Drapeau : France AJ Auxerre 14.05.1984 5 0 1 0 0
10 Mourad Meghni Drapeau : Italie Bologne FC 16.04.1984 5 1 1 0 0
12 Emerse Faé Drapeau : France FC Nantes 24.01.1984 6 0 0 0 0
14 Laurent Mohellebi Drapeau : France AS Monaco 05.01.1984 4 0 0 0 0
15 Kévin Jacmot Drapeau : France Olympique lyonnais 22.03.1984 5 0 0 0 0
16 Samuel Piètre Drapeau : France US Créteil-Lusitanos 10.02.1984 6 3 0 0 0
Attaquants
7 Anthony Le Tallec Drapeau : France Le Havre AC 03.10.1984 6 3 0 0 0
9 Florent Sinama-Pongolle Drapeau : France Le Havre AC 20.10.1984 6 9 1 0 0
11 Chaouki Ben Saada Drapeau : France SC Bastia 01.07.1984 2 0 0 0 0
17 Luigi Glombard Drapeau : France FC Nantes 21.08.1984 3 0 0 0 0

Quelle déception, quel gâchis ! A quoi bon remporter des Coupes du Monde en jeune pour qu'au final aucun des gamins ne réussisse vraiment ? Non seulement aucun de ces joueurs n'est devenu réellement international, mais aucun ne peut vraiment dire qu'il a réussi sa carrière professionnelle, hormis, peut-être, Berthod, Faty, Yebda, Meghni, Ben Saada et les deux cousins... en grattant bien alors. Aucun n'a vraiment joué dans un grand club. Que d'espoirs portions nous pourtant à l'époque ! Je me souviens avoir veillé une nuit pour suivre la finale. En pleine époque Zidane, on se disait qu'avec cette équipe, l'avenir était assuré. Que pouvait-il nous arriver ? Et pourtant... un vrai pétard mouillé.

2011, 2013, la relève ?

En 2006, la France atteint les demi-finales du championnat d'Europe Espoirs, contre les Pays-Bas de Huntelaar (2-3). La dernière phase finale en date des Bleuets... Dans ses rangs, encore Sinama-Pongolle, Berthod et Le Tallec, mais aussi de futurs internationaux comme Mandanda, Sagna, Faubert, Gourcuff, Mavuba, Toulalan, Briand, Clerc, L.Diarra... et d'autres "ratés" comme J.Gavanon, Badiane ou Bergougnoux. Ce fut la première "couche" qui a construit l’Équipe de France actuelle.

Et puis bien sûr, il y a donc cette Coupe du Monde des moins de 20 ans 2011, dont les Bleuets atteignirent les demi-finales et Lacazette la tête des buteurs avec 5 buts. Il est évidemment un peu tôt pour analyser le parcours des joueurs qui composaient ce groupe, qui comptait alors dans ses rangs des joueurs comme Grenier, G.Fofana, Griezmann, Kolodziejczak, Kakuta, Bakambu... une belle génération, qui a déjà fournit deux jeunes internationaux aux Bleus (Grenier et Lacazette, lors de la dernière tournée en Amérique du Sud) et qui risque d'en fournir d'autres, comme Griezmann ou Fofana, par exemple. Kakuta, désigné meilleur joueur de cette sélection, semble déjà grillé, encore un gâchis...

Et l'actuelle, qui défiera demain l'Uruguay en Turquie ? Elle a indéniablement du talent, sachant qu'elle a quand même du se passer d'un phénomène comme Varane, blessé. Mais elle n'a battu aucun gros lors de ce tournoi, perdant en poule contre l'Espagne (1-2), battant deux fois le Ghana, mais en concédant aussi un nul contre les États-Unis (1-1) et dominant la Turquie chez elle (4-1) et l'Ouzbékistan (4-0), certes sur des scores importants. Dans ce groupe, qui compte déjà deux internationaux en la personne de Varane et Pogba, on pense tout de suite à Thauvin, exceptionnel en demi-finales contre le Ghana, et qui possède à la fois des qualités de dribble exceptionnelles et une belle frappe, mais aussi à Areola, s'il parvient enfin à jouer, à Paris ou ailleurs, à Digne évidemment, qui ne devrait pas tarder à jouer en A, à Kondogbia aussi. Pour des joueurs comme Umtiti ou Veretout, voire Bahebeck, il faudra encore attendre un peu.

Ces deux récentes générations pourraient être le socle d'une future Équipe de France enfin convaincante. Mais il faudra continuer à avoir des résultats en jeunes pour la voir enfin retrouver les sommets. Pas avant l'Euro 2016, a priori...

Je vous laisse !