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vendredi 7 décembre 2012

Des poules bien garnies

Bonjour à tous,

A y est, il est temps de tirer le bilan de cette 22e année de phase de poule de Ligue des Champions. Comme vous avez pu le constater, il y a quelques surprises. Revenons tout d'abord sur le bilan très médiocre des clubs français.

Des Français à la peine

Si le PSG obtient le meilleur bilan des 32 équipes en course, j'y reviendrais, Lille (3 points) et Montpellier (2), qui ont accumulé à eux deux 9 défaites en 12 matches, terminent aux 29e et 30e rangs, juste devant les deux cancres de la classe, le Dinamo Zagreb et Nordsjaelland, un point chacun et 36 buts encaissés à eux deux. D'accord, ils n'avaient pas des groupes faciles - en tant que résident du chapeau 4, Montpellier aurait quand même pu tomber sur nettement pire -, mais nos deux représentants terminent derniers de leurs poules derrière des clubs comme le Bate Borisov et l'Olympiakos, qui ont gagné trois de leurs quatre matches contre les Français. C'est ça, qui est très inquiétant.

Du coup, la France termine avec un bilan négatif, une nouvelle fois, avec 6 succès, 2 nuls et 10 défaites. Dans le même temps et avec le même nombre de clubs, l'Allemagne a signé 11 succès, 6 nuls et une seule défaite, avec trois qualifiés sur trois, tous premiers de leur poule ! Le Portugal qui, comme la France, qualifie un seul club sur trois, fait également mieux, avec 7 succès, 3 nuls et 8 défaites. Ne pas qualifier ses trois clubs soit, mais perdre plus de la moitié de ses matches, c'est vraiment moche. Avant les huitièmes, la France a déjà concédé autant de défaites que sur toute la saison dernière. Il n'y a qu'en 2010-2011 (11), en 2003-2004 (11) et en 2000-2001 (13) qu'on a perdu plus de 10 matches en une saison de C1. Mais on avait joué respectivement 22, 29 et 30 matches ces saisons là, contre 18 cette année ! Il faudrait vraiment un superbe parcours du PSG pour rattraper ce bilan catastrophique, c'est dire si cette option reste hypothétique...

Un renouvellement européen ?


Notre unique club français qui devra donc affronter dans les tours finaux trois Allemands, on l'a vu, mais aussi quatre Espagnols (sur 4), deux Italiens (sur 2), deux Anglais (sur 4), et un Portugais (sur 2), un Ukrainien (sur 2), un Écossais et un Turc, qui étaient les seuls représentants de leurs pays. L'année dernière, il y avait deux Français en huitièmes (Lyon et Marseille), qui côtoyaient trois Italiens (Milan, Naples et l'Inter), deux Espagnols (Real et Barça), deux Allemands (Bayern et Leverkusen), deux Anglais (Chelsea et Arsenal), deux Russes (CSKA et Zenit), un Portugais (Benfica), un Suisse (Bâle) et un Chypriote (APOEL). Cinq clubs seulement ont renouvelé leur billet (Milan, Real, Barça, Bayern et Arsenal), soit un taux de 31,2 %, une très nette chute puisque l'an dernier, 9 clubs sur 16 avaient réalisé le doublé entre 2010-11 et 2011-12. Si un seul club est bizut à ce niveau (Malaga), le PSG n'avait plus  passé le premier tour depuis 2001, le Celtic depuis 2008, Dortmund depuis 2003 et Galatasaray depuis 2002 ! Soit presque un tiers du plateau final absent à ce niveau depuis cinq ans, et un quart depuis dix ans... On peut appeler ça un renouvellement, oui.

En huitièmes, le club parisien aura le choix entre un club à éviter à tous prix (le Real Madrid), Milan, Arsenal, Valence, le Shakhtar Donetsk, le Celtic Glasgow ou Galatasaray. On voit d'un coup d’œil ce qui ressemble à un bon tirage d'un mauvais, et je mets les Ukrainiens, qui n'en ont que le nom car c'est une véritable équipe brésilienne, sur le plan offensif surtout, dans les mauvais. Disons allez, dans les moyens durs, avec Valence. Ça fait donc cinq tirages foireux sur sept, le PSG peut commencer à prier...

Le gros bilan du PSG

Pourtant, il pourrait s'appuyer sur sa campagne dans une poule certes à sa portée, mais où il fallait quand même aller s'imposer à Kiev, ce qui n'est pas donné à tout le monde, ou battre Porto, ce qui n'est également pas une sinécure. D'ailleurs, le manque de reconnaissance de ce joli parcours par les médias ne cesse de m'étonner. Manifestement, il leur paraît normal que le PSG ait signé le meilleur parcours du plateau, avec 15 points pris sur 18, la troisième
attaque (14) et la meilleure défense (3), mais combien de clubs français ont pu se targuer d'un tel bilan, surtout en sortant du chapeau 3, je le rappelle ? Pas sûr qu'il aurait pu réussir un tel parcours s'il était tombé dans le groupe du Real Madrid, comme ça a failli être le cas, mais quand même ! L'année dernière, le meilleur total d'un club français était de 10 points, pour Marseille, qui s'était qualifié aux dépends de l'Olympiakos et Dortmund. Bordeaux en avait glané 16 en 2009-2010, et terminé premier de sa poule devant le Bayern et la Juventus, remarquable performance. Lyon en avait signé autant en 2005-2006 et terminé devant le Real, comme l'année suivante, mais avec 14 points. Voilà, c'est tout ce que j'ai trouvé comme précédent français depuis l'instauration du premier tour à 8 poules, en 1999.

Au classement, le PSG devance deux clubs allemands, Dortmund (14 points) et le Bayern (13), qui lui devance Valence, Barcelone et Porto à la différence de buts. Suivent la Juve, Malaga, Schalke et Manchester United (12), et le Real (11). Les plus "mauvais qualifiés" sont Donetsk, Arsenal, le Celtic et Galatasaray (10) et surtout le Milan AC, qui passe avec 8 points, et qui se classe seulement 19e sur 32. Il y a donc trois clubs qui font mieux que les Lombards mais qui sont éliminés, Chelsea (10), un tenant du titre qui confirme à quel point son succès au printemps dernier était miraculeux, et même un peu scandaleux au niveau du jeu, Cluj (10) et l'Olympiakos (9).

Les Anglais confirment leur baisse

On l'a vu, les clubs anglais n'ont pas brillé, avec deux éliminés, et pas des moindres (Chelsea et City). Le second nommé a certes particulièrement raté sa campagne, avec 3 petits points, mais a pour circonstance légèrement atténuante le fait qu'à chaque fois, il tombe dans le groupe de la mort. Mais si l'année dernière, il avait eu le malheur d'être éliminé avec 10 points, soit le maximum qu'on puisse avoir pour être éliminé, cette année il a foiré sur toute la ligne, puisque des clubs à sa portée comme Dortmund et l'Ajax font mieux que lui...

Par pays, c'est l'Espagne qui a pris le plus de points (49 en 24 matches) devant l'Allemagne (39 en 18) et l'Angleterre (35 en 24). Cette dernière n'a gagné que 10 matches et en a perdu 9, une très mauvaise performance selon ses canons habituels. Elle a marqué 42 buts mais en a encaissé 35, dont 11 pour City et 10 pour Chelsea, là encore un chiffre inquiétant. La saison dernière, avec un club en moins, elle en avait encaissé 36 mais en 33 matches, et n'avait perdu que 7 matches sur toute la saison. A noter également la mauvaise saison des deux clubs russes, tous deux éliminés avec 10 points, 3 succès pour 8 défaites, et qui font moins bien que leurs voisins et rivaux ukrainiens (1 qualifié sur 2, 15 points, 4 succès, 5 défaites).

Indice majeur de la baisse de niveau des clubs anglais, le fait que depuis deux saisons, elle est dominée par l'Espagne, alors qu'Albion a dominé tous les classements par points cumulés depuis 2006, date à laquelle elle avait succédé à... l'Espagne, qui elle-même avait pris la place
de l'Angleterre, et ainsi de suite. La dernière fois qu'un autre pays que ces deux là avait dominé ce classement, c'était en 1999, et il s'agissait de l'Allemagne. Cette année, les trois clubs portugais, malgré deux éliminés, se classent quatrièmes (24 points), devant les deux clubs italiens, qui sont passés tous les deux mais avec les pires difficultés du monde (20 points en 12 matches). La France est donc 6e avec ses 20 points également, mais avec trois clubs et une différence de buts négative (-4). Sa place habituelle est plutôt la cinquième, ce qui fut le cas lors des deux saisons précédentes, elle qui fut quatrième en 2009-2010. Il s'agit donc de son plus mauvais classement depuis 2009 (6e). Elle est donc à la lutte avec le Portugal (1 club) et l'Italie (2) pour les 4e et 5e place pour cette saison, qui est loin d'être terminée...

La surprise Burak Yilmaz

Passons aux buteurs à présent. Si la présence en tête de Ronaldo n'est pas une surprise, celle à ses côtés avec 6 buts du Turc de Galatasaray Burak Yilmaz, 27 ans, l'est un peu plus. Surtout que le champion de Turquie n'a inscrit que 7 buts dans sa poule ! Pourtant, si on regarde un peu le pedigree du garçon, on constate que s'il n'avait encore jamais brillé au niveau européen (aucun but en trois matches avec Trabzonspor l'année dernière dans la poule de Lille), il est extrêmement efficace en championnat depuis trois saisons (62 buts en 76 matches !), et qu'il en est à 36 buts sur l'année civile, soit autant que Huntelaar ou Van Persie par exemple.

Les deux hommes en devance trois autres à 5 buts, Messi, tenant des quatre derniers titres en la matière (!), Alan (Braga) et Oscar (Chelsea). Huntelaar (Schalke), Jonas et Soldado (Valence), Lewandowski (Dortmund) et Willian (Donetsk) en sont à 4. On constate donc la présence de 4 Brésiliens dans les 10 premiers ! Le premier Français, sans surprise, se nomme Benzema (3), devant Ménez (2) et Charbonnier, Giroud, Hoarau, Matuidi, Mexès, Ribéry et Sidibé, le jeune latéral lillois, unique buteur français de son équipe. Ce qui fait 13 buts, le pire chiffre depuis 1999 (6). La saison n'est certes pas finie, mais le score de l'année dernière était de 24 et celui de l'année d'avant, de 37, par exemple...

Enfin, notons la très grosse différence de buts qui a marqué ce premier tour (2,96), une moyenne inconnue dans les cinq grands championnats. Depuis 1991 et l'instauration de poules en C1, la moyenne générale est de 2,65, et les scores des années précédentes étaient de 2,76 l'année dernière, 2,84 en 2011, 2,56 en 2010 ou 2,64 en 2009 et 2008. Il s'agit tout simplement d'un record, même si l'arrivée des matches couperets pourraient bien faire baisser ce chiffre, comme souvent. On a ainsi marqué quasiment autant de buts uniquement durant ce premier tour (284) que durant toute la saison 2005-2006 (285, soit 2,28 par matches) !

Voilà, sur ce je vous laisse, à plus tard !

vendredi 16 mars 2012

Canonniers


Salut à tous,

Avant de commencer ce post, revenons sur le précédent qui évoquait l'éventualité d'un quart de finale Marseille-Bayern, et donc la rencontre choc entre la charnière centrale marseillaise - qui sera privée de Diawara, en plus de l'absence dans les buts de Mandanda - et Mario Gomez, probablement l'avant-centre type le plus efficace en Europe actuellement. Et bien voilà, on va être fixé... ça va être un sacré test pour l'OM, dont la défense a rarement l'occasion d'affronter de tels attaquants en Ligue 1, Olivier Giroud compris.

Pourtant, il y a d'autres attaquants que Gomez qui réalisent peut-être la saison de leur vie, dans certains cas, ou qui confirment simplement un sens du but hors du commun, pour d'autres. Petite liste non exhaustive de ces chasseurs de but qui me fascinent tant...

- Lionel Messi et Cristiano Ronaldo : Passons rapidement sur ces deux phénomènes, sur qui tout a déjà été dit et répété. Il n'empêche : l'Argentin, qui a marqué 119 buts durant les deux dernières années, soit à peu près 6 buts par mois si on enlève les deux mois de trêves estivales habituels, en est déjà à 24 en 2012 ; son "second" au Ballon d'Or, Ronaldo, en est à 17, alors qu'il devance le Catalan au classement des buteurs de la Liga (32 à 30)... A 24 ans, Messi, d'ors et déjà double meilleur buteur de la Ligue des Champions (12 l'an passé et 12 cette année), a déjà dépassé les 251 buts, en 380 matches professionnels, dont pile 200 depuis le début de la saison 2008. Ronaldo, qui a 27 ans depuis peu, en est à 283 en carrière, dont 165 depuis l'été 2008. Rappelons que l'on parle là d'attaquants polyvalents, pas de buteurs exclusifs. Pourtant, aucun de ces derniers ne parvient à rivaliser avec ces deux génies du football, qui se révèlent également de merveilleux passeurs, notamment Messi (51 passes décisives depuis deux saisons)...

- Klaas-Jan Huntelaar : Certains esprits chagrins diront qu'il n'a pas toujours été efficace, notamment quand le niveau de ses clubs a augmenté. Au nombre de buts, peut-être ; à l'efficacité, certainement pas. Tout d'abord, l'attaquant néerlandais, durant sa demi-saison au Real Madrid (20 matches, 8 buts) a marqué autant de buts que Karim Benzema durant sa première saison dans la capitale espagnole, en moins de matches (27 pour le Français). Pourtant, ce dernier a eu sa chance par la suite... Surtout, durant ses huit mois au Real, l'ancien de l'Ajax marquait un but toutes les 141 minutes, une moyenne qui lui garantirait 25 buts sur une saison normale. L'année suivante à l'AC Milan, même chose : malgré un statut de remplaçant de luxe difficilement explicable (la concurrence se nommait Borriello, Pato et Inzaghi...), soit 11 titularisations en championnat, sur 25, et seulement 7 buts, il tournera à un but toutes les 149 minutes. Pour le reste, et hormis une première saison moyenne à Schalke (8 buts, un toutes les 248 minutes), il n'a jamais cessé de marquer, et de façon très régulière : entre 2004 et fin 2008, il a marqué 154 buts en 215 matches, toutes compétitions confondues, notamment 33 buts en championnat néerlandais en 2007/2008. En sélection, où il tourne à un but toutes les 94 minutes (!), il en est déjà à 31 en 50 matches, soit des chiffres à rapprocher de ceux d'un Jean-Pierre Papin par exemple. Sauf que Huntelaar n'a que 28 ans... Enfin, cette saison, il en est à 42 buts en 43 matches, toutes compétitions confondues, dont 13 en 10 rencontres de Ligue Europa, riches de deux triplés et un quadruplé...

- Yilmaz Burak : Celui-là, je vous l'accorde, fallait le voir arriver. Mais à 26 ans, il est peut-être sur les traces d'un autre très grands buteurs turcs, Hakan Sukur. Seule différence, et pas des moindres : la réussite de ce dernier en Coupe d'Europe, ce qui n'est pas le cas de Burak. Celui-ci, après avoir déjà fini deuxième meilleur buteur du championnat l'an passé (19 buts), est en passe de doubler ce chiffre déjà énorme. En 26 matches avec son club de Trabzonspor, qui faisait partie de la poule de Lille en Ligue des Champions et qui est troisième à quatre journées de la fin, il a marqué la bagatelle de 30 buts, soit un but toutes les 78 minutes... deux buts tous les matches et demi en gros. Et en 2012, il en est déjà à 15 buts ! Evidemment, il n'évolue pas dans un championnat majeur, surtout quand ce dernier permet à des clubs comme Trabzonspor ou Sivaspor de faire de temps en temps la nique aux historiques gros clubs turcs comme Galatasaray ou Fenerbahce. Mais il ne s'agit pas non plus d'un championnat mineur, et on aura probablement l'occasion, durant les prochaines saisons, de vérifier si ses stats baissent dans des championnats de meilleur niveau. Surtout que, comme je l'ai dit, il ne brille pas en Coupe d'Europe, où il n'en est qu'à un but en 25 matches !

- Edinson Cavani : L'improbable ailier droit de la Céleste, troisième du dernier Mondial 2010, équipier parfait de Suarez et Forlan, est en fait un buteur redoutable, d'au moins du même calibre que ses deux coéquipiers. Pas facile de faire en choix entre trois phénomènes comme ceux-ci... un choix qu'aimerait sans doute avoir un sélectionneur comme Laurent Blanc, mais aussi l'Angleterre, l'Allemagne, l'Italie, le Brésil même ! Toujours est-il que depuis son arrivée de Palerme, après la Coupe du Monde, le Napolitain empile les buts, se révélant, avec Ibrahimovic, comme le meilleur attaquant de Serie A sans doute. Trente-trois buts la saison passée, dont 7 en Europa League et 26 en championnat, déjà 24 cette année, dont cinq en C1... Dommage que Naples n'ait pas passé l'écueil de Chelsea, il aurait été intéressant de voir jusqu'où Cavani, qu'on voit mal ne pas rejoindre un très grand club prochainement, était capable de faire grimper le grand club de Campanie...

- Zlatan Ibrahimovic : Un débat à lui tout seul. Le seul joueur au monde de qui certains sont capables d'affirmer qu'il a raté son épisode catalan alors qu'il avait marqué 21 buts avec Barcelone, toutes compétitions confondues. A titre indicatif, Thierry Henry en avait mis 19 lors de sa première saison en catalogne, et 26 l'année suivante. Pourtant, à 30 ans, le grand Suédois, techniquement exceptionnel mais tellement nonchalant et arrogant d'apparence, en est 238 buts depuis son départ de Suède pour l'Ajax, en 2001, dont 113 en 208 matches de Serie A avec la Juve, l'Inter et l'AC Milan aujourd'hui. Une seule fois il a marqué moins de 14 buts en une saison domestique en Italie, en 2005/2006 avec la Vieille Dame. Surtout, cette saison, il est le meilleur buteur du championnat (19 buts en 21 matches), marquant également 5 fois en Ligue des Champions.  Ses duels avec le Barça, en quart de finale de C1, et avec la France au premier tour de l'Euro, seront à suivre de près...

- Wayne Rooney : Quel joueur incroyable. Il y a souvent deux types d'attaquants : les besogneux, qui marquent peu mais servent l'équipe en défendant avec hargne, style Hoarau ou Chamakh ; et il y a ceux que je viens de citer, des buteurs types, ne vivant que par le but. Et il y a Wayne Rooney, qui fait les deux. Infatigable sur le terrain, il a dépassé les 200 buts en carrière cette saison, à seulement 26 ans. Malgré d'étranges trous d'air parfois, et hormis une dernière saison quelconque, vu son niveau (17 buts en 46 matches), il ne passe jamais sous la barre des 20 buts chaque saison, et a même deux fois dépassé les 30 buts, entre 2008 et 2010. Cette saison, au sein d'une équipe terriblement irrégulière, il en est déjà à 27 buts avec Manchester, dont 20 en championnat et cinq en Coupe d'Europe, dans lesquelles il a déjà marqué 33 buts, dont 27 en Ligue des Champions, sans parler de ses 28 buts internationaux. Et il n'a pas fini de courir partout...

- Robin van Persie : Un autre attaquant qui n'a pas toujours été un buteur, à l'image de son glorieux ainé à la pointe de l'attaque d'Arsenal, Thierry Henry. Ailier de formation, régulièrement blessé, malgré un pied gauche d'exception et des qualités techniques hors normes, il a longtemps navigué, chaque saison à Londres, entre 11 et 24 buts, lorsque son corps daignait le laisser en paix, en 2008/2009 et l'an passé. Mais cette saison, il marche sur l'eau. Meilleur buteur de Premier League avec 26 buts, il en est également à cinq en Ligue des Champions, et au total à 37, dont quatre en sélection. Enfin stabilisé en pointe, où il a aisément géré la concurrence de Chamakh, que seuls quelques fanatiques en France considéraient comme plausible, il devrait vite s'envoler pour d'autres cieux. Bon courage à Arsène Wenger pour remplacer son phénomène... mais on disait la même chose lors du départ d'Henry...

- Gonzalo Higuain : La performance du buteur argentin est double. D'abord, malgré des statistiques redoutables (un but toutes les 71 minutes en championnat, 101 toutes compétitions confondues) il reste le remplaçant de luxe de Karim Benzema au Real Madrid, qu'il devance pourtant au classement des buteurs de la Liga (17 à 13 !). Ensuite, pas facile d'exister en Espagne derrière les phénomènes Messi et Ronaldo, et devant des joueurs comme Llorente, Falcao ou Soldado... Pourtant, Higuain, qui n'était pas un buteur type à l'origine, reste une machine à buts sans grand équivalent en Europe, même s'il a du mal à confirmer ce fait dans les grands matches. Mais depuis son arrivée en Espagne, il a signé de grandes saisons (24 buts en 2008/2009, 29 en 2009/2010), sans parler de l'actuelle (21 buts en 39 matches, un de moins que Benzema). Vu que marquer plus que Benzema ne semblera manifestement pas suffire pour passer devant le Français, il lui reste à aller voir ailleurs si un club veut bien d'un attaquant capable de marquer 25/30 buts par saison dans un grand championnat... Il ne devrait pas trop galérer a priori.

- Falcao : L'homonyme de grand Roberto Falcao, milieu brésilien des années 80, n'a que 26 ans, et qu'à trois saisons européennes seulement, mais ses chiffres sont déjà exceptionnels. Buteur quelconque à River Plate (38 buts en trois saisons), l'attaquant colombien s'est mué en machine à but au FC Porto, où il a marqué 72 buts en deux saisons, dont 41 en championnat et 18 en Ligue Europa, en une seule saison, la dernière ! Étonnamment habile de la tête pour un joueur de son gabarit (1m80), à l'image d'un Zamorano avant lui, son talent ne s'est pas perdu en allant à l'Atletico Madrid, puisque cette saison il en est déjà 22 buts, dont 16 en championnat et six en Ligue Europa. A l'avenir, il devrait vite devenir un des tous meilleurs attaquants du monde, s'il rejoint un club plus huppé, bien sûr...

A plus tard !