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samedi 29 décembre 2012

Ligue 1 : l'Equipe-Type

Salut à tous,

La trêve en Ligue 1, c'est évidemment le moment idéal de faire des bilans et des équipes types. Voici la mienne, qui sera aussi discutable et subjective que les innombrables qui fourmillent sur internet et ailleurs, sauf sur un point : j'ai utilisé les chiffres, encore une fois. C'est donc une équipe très offensive que je vous présente aujourd'hui, et que je vous détaille dès maintenant.

Gardien : Ali Ahamada (Toulouse)
Forcément, il était difficile de le devancer cette saison, vu son but - décisif, qui plus est - à la dernière minute du match contre Rennes, lors de la sixième journée (2-2). A noter que d'habitude, les gardiens buteurs sont souvent de vieux grognards, comme Wimbée en France, ou Schmeichel en Angleterre. Il faut avoir une sacrée confiance en soi pour décider de quitter son but dans les arrêts de jeu pour aller tenter sa chance dans la surface opposée. Or, Ahamada n'a que 21 ans, et ne dispute que sa troisième saison en professionnel, sa deuxième véritablement dans la peau d'un titulaire. Donc, même s'il a semblé mal gérer cet exploit par la suite, avec quelques matches ratés, il mérite largement cette nomination.

Latéral droit : Jordan Lotiès (Nancy)
Oui oui, j'ai réussi à caser un Nancéien dans mon équipe-type, alors que l'ASNL se traîne à la dernière place du classement. Comme pour les autres joueurs de mon équipe, ce qui fait qu'il y figure, ce sont les chiffres : ses deux buts (contre VA lors de la 16e journée, puis à Lyon lors de la 17e, 1-1 à chaque fois), ses premiers en Ligue 1 et ses premiers en pro depuis mai 2009, ainsi que sa passe décisive pour Mollo à Evian (1-1, 15e j.) en font tout simplement le
troisième joueur nancéien le plus décisif cette saison, derrière Mollo et Bakar. Logique, puisque son entraîneur, Jean Fernandez, pour rassurer son équipe, accumule les joueurs défensifs en défense et au milieu, ce qui limite les choix. Dommage que ces trois actions décisives n'aient rapporté que trois points à son équipe...

Défenseur central : Rod Fanni (Marseille)
Baladé à droite ou dans l'axe, le Martégal ne voit pas pour autant sa courbe de performance baisser. Cette saison, l'ancien international, du moins si on en croit sa longue absence en sélection, depuis août 2010, en est à un but (contre Sochaux, 2-0, 2e journée) et deux passes décisives, toutes récentes, à Bastia (1-2, 17e j.) pour Valbuena, et contre Saint-Etienne lors de la dernière journée (1-0), pour André Ayew. Avec le départ d'Azpilicueta, la faible concurrence d'Abdallah et la méforme de Diawara, Fanni, 31 ans, n'est pas prêt de sortir de l'équipe type olympienne.

Défenseur central : Lamine Koné (Lorient)
Un des inconnus de cette équipe, mais pas un des plus mauvais, et probablement un des plus prometteurs. A 23 ans, le Parisien de naissance, formé à Châteauroux, qu'il a quitté pour le Morbihan en 2010, est tout simplement un des meilleurs défenseurs centraux du championnat, malgré la piteuse 15e place des Merlus chez les défenses. Surtout, son gabarit (1m89, 90 kgs) lui offre des possibilités dans les surfaces adverses, ce qui lui a permis de marquer trois buts, dont deux de la tête, meilleur total pour un défenseur cette saison (contre Nancy, 3-0, 4e j., à Bastia, 2-1, 14e j., contre Sochaux, 2-0, 17e j.) ainsi qu'une passe décisive, contre Montpellier (2-1, 2e j.), pour Alain Traoré à la 92e minute. A noter qu'il est toujours éligible pour jouer en Équipe de France... et si on arrêtait de perdre des talents ? Encore faudrait-il qu'il joue dans une équipe plus cotée...

Latéral gauche : Benoît Trémoulinas (Bordeaux)
Un classique, même si le Réunionnais a du écarter la concurrence de Maxwell (2 b, 2 p), notamment parce que le Parisien évoluait souvent au milieu lorsqu'il fut décisif. C'est moins le cas du Bordelais, même s'il évolue plus haut lorsque son équipe joue à trois axiaux. Même s'il a laissé passer du monde à un poste en Bleu pour lequel il semblait promis à un grand avenir (1 sélection), il reste une valeur sûre du championnat. Avec à la clé un but, à Lyon, et du droit s'il vous plaît (0-2, 7e j.) et trois passes décisives, comme lors des deux saisons précédentes (pour Gouffran contre Ajaccio, 2-2, 6e j., pour Diabaté à Brest, 1-1, 8e j., pour Gouffran encore, contre Marseille, 1-0, 13e j.), ce centreur de grande qualité (22 passes décisives en 5 saisons et demie de Ligue 1) pourrait faire du bien aux Bleus dans ce domaine où il ne brillent plus depuis très longtemps.

Milieu axial : Julien Féret (Rennes)
Forcément, mes axiaux vont être très offensifs, mais c'est aussi le cas de ceux d'Arsenal ou du Barça non ? Un de ceux qui figurent dans toutes les équipes-types actuelles. Féret, après plusieurs bonnes saisons, est en train d'en réaliser une très grande, à 30 ans. Il a déjà marqué autant de buts que l'année dernière (8), son record étant de 9, en Ligue 2 avec Reims, en 2006-07, tout en n'ayant distribué qu'une passe décisive, contre Valenciennes (2-0, 18e j.) pour son compère Jonathan Pitroipa, qui lui avait offert le premier but. Homme fort de l'intenable quatuor rennais (Pitroipa, Féret, Alessandrini et Erding, 27 buts et 10 passes à eux 4), le Breton peut juste regretter d'avoir été souvent oublié ces dernières années en Bleu. Trop lisse et trop discret, sans doute.

Milieu axial : Benjamin Nivet (Troyes)
L'autre relégable de la troupe, avec Lotiès, mais aussi un signe que malgré l'âge (35 ans) on peut encore porter une équipe sur ses épaules, ou presque. Un de ces joueurs méconnus, mais qui connaissent la Ligue 1 sur le bout des ongles (260 matches) et dont le football est un régal visuel. Revenu à Troyes, qu'il avait longuement fréquenté entre janvier 2002 et 2007, en Ligue 1 et en Ligue 2, après un passage de cinq ans à Caen, toujours en alternant entre les deux divisions, l'Auxerrois de formation donne l'impression de n'avoir jamais quitté l'Aube et la Bourgogne, région qu'il représente de plus en plus, lui le Chartrais de naissance. Auteur de 6 buts en 3 passes décisives, il est la seule chance, avec Thuram dans les buts, de l'ESTAC pour espérer se maintenir... Un Jérôme Leroy moins grande gueule et moins baroudeur.

Milieu offensif droit : Rémy Cabella (Montpellier)
On ne peut plus le considérer comme une révélation. Longtemps remplaçant désigné de Belhanda dans l'axe, ou de Camara ou Utaka sur les côtés, l'Ajaccien est devenu indispensable au jeu de Montpellier. Personnellement, je le suis depuis son prêt à Arles-Avignon, lors de l'année passée en Ligue 1 de cet improbable club sudiste, en 2010-11. Au
milieu des Mejia, Pavon, Basinas, Meriem et autres Charisteas, le gamin formé dans l'Hérault, qui n'avait jamais connu l'élite, mettra quelques mois seulement pour s'imposer, avant de signer au total 3 buts en 18 matches. De retour à Montpellier, il participera activement à la conquête du titre, malgré un statut encore incertain, avec 3 buts et une passe en 29 matches, dont 16 titularisations. Cette année, il confirme : 5 buts et 3 passes pour l'homme à la crête fournie et à la voiture orange. Un kéké, d'accord, mais pour l'instant difficile à moquer, et très prometteur. Un Valbuena en mieux, à mon avis.

Milieu offensif gauche : Pierre-Emerick Aubameyang (Saint-Étienne)
Je l'ai mis là parce qu'il méritait, selon moi, de figurer dans l’équipe-type, et parce qu'il s'est montré presque aussi efficace sur ce côté, où sa vitesse fait merveille, que dans l'axe. Le Stéphanois, après des années à végéter dans des prêts ratés à Lille ou Monaco, s'est révélé dans la Loire, et confirme sa très bonne saison dernière (16 buts, 6 passes décisives). Cette année, ses chiffres sont comparables, voire un peu meilleurs, à mi saison du moins (8 buts, 4 passes, quatrième bilan général). Même s'il reste sur six matches blancs, le Gabonais est désormais un candidat logique à un départ dans un plus grand club la saison prochaine. Ce sera une très grosse perte pour l'ASSE, qui a déjà toujours du mal à confirmer au classement (10e) le potentiel qu'on lui soupçonne (dans les 5-6 premiers ?).

Attaquant : Bafétimbi Gomis (Lyon)
Mon chouchou, personnellement, peut-être parce qu'il n'est pas reconnu à sa juste valeur. Le Lyonnais devance le pauvre Jérémy Aliadière (Lorient) d'une seule action décisive (14 à 13), mais sa place n'est pas usurpée. Comme je le dis souvent ici, quelque soit son statut à Saint-Etienne mais surtout à Lyon, depuis 2009, Gomis, qui semble être en plus une crème dans la vie, marque toujours. Il en est désormais à sept saisons consécutives à au moins 10 buts en championnat (11 cette année, 14 la saison dernière) et il a marqué 28 buts en 2012, deux de moins que Benzema, le meilleur Français. Il a également distribué trois passes décisives, notamment la dernière pour Lisandro Lopez, alors qu'il aurait pu marquer, seul face à Ospina (3-0 contre Nice, 19e j.). Je suis heureux de le voir à ce niveau, ainsi qu'en Bleu. Un buteur comme on en a rarement en France, à la fois efficace et collectif.

Attaquant : Zlatan Ibrahimovic (Paris-SG)
Vous vous doutez bien qu'il était difficile de se passer de lui ! Le fait qu'il soit le seul Parisien de l'équipe-type, alors que le PSG possède la meilleure attaque (36 buts) et le plus grand nombre de passes décisives cumulées (26) montre bien à quel point le Suédois écrase la concurrence, que ce soit en Ligue 1 ou dans sa propre formation. Dans le classement des actions décisives, le second parisien est Jérémy Ménez, 29e avec un but et 5 passes décisives... Ibra a ainsi marqué 18 buts, soit l'exacte moitié du total de son équipe, et 12 à l'extérieur (sur 18 !), mais n'a pas oublié ses partenaires, à qui il a offert 5 buts (pour Ménez, Maxwell, Matuidi deux fois et Lavezzi). Le troisième buteur européen en 2012 (50 buts) est parti sur de grandes bases, reste à savoir s'il tiendra longtemps ce rythme.

Voilà, ce n'est pas forcément la meilleure équipe, mais c'est celle qui s'est le plus illustrée dans ce qui demeure l'essentiel dans le foot : les buts, et l'élaboration de ces derniers. C'est aussi une équipe homogène, avec aucun club représenté par plus d'un joueur, preuve de la densité d'un championnat décidément très serré, comme toujours. Il manque quelques beaux joueurs comme Matuidi, Malbranque, Valbuena ou Danic, mais il fallait bien faire des choix... et les miens sont objectifs, puisque chiffrés !

A plus tard, et n'hésitez pas à réagir !

mercredi 31 octobre 2012

Dissection des buts de Ligue 1

Salut à tous,

Revenons, si vous le voulez bien, sur le championnat, qui vient d'entamer son deuxième quart, en jouant sa dixième journée, amputée de deux matches, déjà, alors qu'en général les premiers matches reportés - inévitables dans l'est en général, alors que les matches reportés en Allemagne sont extrêmement rares... - arrivent plutôt en novembre. Ça nous promet un hiver particulièrement perturbé, et un classement souvent illisible... actuellement, le haut et le bas de ce dernier sont faussés par les matches en moins de Lyon et Marseille, qui pourraient être devant Toulouse, et rejoindre Paris pour le second, et d'Evian et Sochaux, en bas. Espérons que pour l'Euro 2016, les réfections ou constructions de stade prévoiront des structures pour résister au froid... sinon autant arrêter de jouer l'hiver.

Je voulais en fait faire un focus sur les 258 buts (2,63 par match) marqués depuis le début de la saison, en 98 rencontres. Enlevons les 9 buts csc - soit près d'un par journée ! - et on arrive à 249. Divisons ces derniers en différentes tranches, pour y voir un peu plus clair.

- 122 buts du droit (49 %), 72 du gauche (29 %), 55 de la tête (22 %). A noter que chez les milieux de terrain, les gauchers sont quasi à égalité avec les droitiers (45 contre 41, et seulement 9 buts de la tête), et chez les défenseurs c'est évidemment de la tête qu'ils brillent (4 du droit, 5 du gauche, 15 de la tête !).

- 113 buts étrangers, soit 45,4 %. Sur ce total, on en compte 55 pour l'Afrique, soit près de 49 % des buts étrangers, plus d'un but sur cinq au total. Les buteurs étrangers marquent un peu plus du droit (54 %), moins du gauche (26,5 %) et autant de la tête que la moyenne (22 %). Malgré la nette domination africaine (l'Amsud et l'Europe se disputent la deuxième place avec 30 et 27 buts), les pays les plus représentés sont le Brésil (17), et l'Argentine et la Suède (10).

- 104 buts à l'extérieur, soit 41,8 %. Le meilleur dans ce domaine est Zlatan, qui a marqué 7 de ses 10 buts hors du Parc des Princes, en seulement 4 matches (sur 9 buts parisiens), devant le quatuor Eduardo (ACA), Khelifa (ETG), Belhanda (Montpellier) et Rivière (TFC), 3 buts. A l'extérieur, les buts du droit augmentent nettement (60,6 %), au détriment des buts du gauche (25 %) et surtout ceux de la tête (14,4 %). Les défenseurs ont marqué 9 des 104 buts à l'extérieur, soit 8,6 %, contre 9,6 % au total.

- 13 buts seulement des moins de 21 ans (5,2 %), dont 2 pour Thauvin (Bastia), J.Ayew (Marseille), Regattin (TFC) et Aboubakar (VA). Huit clubs seulement sont représentés dans ce classement, dont Toulouse (3), Bastia, Marseille et Valenciennes (2). Paris, Lyon, Saint-Étienne, Bordeaux ou Lorient, qui figurent dans la première partie du tableau, ne comptent aucun représentant jeune buteur. Les jeunes marquent un peu plus du droit que la moyenne (53,8 %) mais autant du gauche que de la tête (23,1 %).

- 28 buts des plus de 31 ans (11,2 %), une belle perf. Eduardo, Maoulida (Bastia), Barbosa (ETG) et Brandao (ASSE) mènent la dansent avec 3 buts. A noter qu'on compte quatre joueurs bastiais dans le classement, avec Ilan, Rothen et Marchal, qui comptent 1 but. Troyes, autre promu, a également deux joueurs classés, à deux buts chacun (Nivet et Marcos). Les "vieux" marquent peu du droit (42,9 %), un peu plus du gauche (32,1 %) et de la tête (25 %). Sans doute parce qu'ils sont souvent plus présents en défense qu'en attaque...

- Les milieux marquent beaucoup dans notre championnat (38,15 %), même s'ils restent loin des attaquants (52,2 %), contrairement à l'année dernière. Comme je l'ai dit, et en toute logique, les milieux marquent surtout des pieds, et très peu de la tête. Le meilleur est Alain Traoré (Lorient, 4 buts). Six des neuf meilleurs milieux (à 3 buts ou plus) sont gauchers (Traoré, Obraniak, Barbosa, Bastos, Bauthéac et Diego).

- Les défenseurs marquent peu cette année (9,6 %), avec trois joueurs à deux buts (Baysse, Chedjou et Pejcinovic). Douze des 21 défenseurs buteurs n'ont marqué que de la tête, et on ne compte que six véritables latéraux dans le lot.

- Les internationaux français (sélectionnés au moins une fois en Bleu) ont marqué 29 buts, soit 11,6 % du total, avec en tête Gomis et Gignac (5 buts), devant Payet et Gameiro (3). On compte autant de Parisiens que de Marseillais (3), mais aussi deux Lillois, Lyonnais et Toulousains. On y voit aussi des anciens comme Meriem (Nice, 2 buts), Rothen (Bastia, 1) ou Giuly (Lorient, 1). Les internationaux marquent beaucoup du droit (58,6 %) moins du reste (20,7 % du gauche et de la tête).

- Je l'ai déjà dit ici, on compte beaucoup de coup-francs cette saison (11, soit 4,4 %), soit presqu'autant que de penalties (13, soit 5,2 %). Alain Traoré est le seul à plus d'un coup franc marqué (2), et Belhanda à plus d'un penalty marqué (2). Je l'ai déjà dit aussi, mais les coup-francs sont toujours plus marqués du gauche (6 contre 5) et les penalties, du droit (11 contre 2). Les deux clubs à compter plus d'un penalty marqué sont Brest et Montpellier (2). Neuf clubs sur 20 n'en ont pas encore marqué, dont Marseille, Lille ou Bordeaux. En cumulant les coup-francs et les penalties, les plus habiles sont Traoré, Belhanda, ainsi qu'Ibrahimovic et Danic, qui figurent dans les deux classements.

- 7 buts de "revanchards", c'est-à-dire les joueurs qui marquent contre leurs anciens clubs, soit 2,8 %. Modeste, Obraniak, Gourcuff, Camara, Bauthéac, Erding et Danic sont les sept joueurs concernés par ce classement, et Nice est la cible la plus fréquente (2), devant Lille, Lorient, Rennes, Saint-Étienne et Sochaux. A noter que ces sept joueurs n'ont marqué qu'un but du droit, 3 du gauche et 3 de la tête.

- Chez les buteurs sortis du banc, le Rémois Courtet mène la danse (3 buts sur 4), devant Maoulida, Sunu, Bastos, Regattin et Aboubakar (2). Cinq clubs n'ont pas encore vu un de leurs remplaçants marquer, dont le PSG et Marseille. En revanche, Toulouse bénéficie à fond du coaching de Casanova (5 buts), devant Bastia, Lorient, Reims et Saint-Étienne (3).

- Enfin, chez les buteurs du droit, Ibrahimovic mène avec 7 buts (sur 10), devant Khelifa, Gomis et Aubameyang (4). Chez les gauchers, Traoré est logiquement en tête (4), devant Bastos, Courtet et... Ibrahimovic (3) qui n'a donc pas encore marqué de la tête ! Chez ces derniers, ce sont deux petits formats, Maoulida et Ben Yedder, qui mènent la danse (3) devant 7 joueurs (Saivet, Baysse, Chedjou, Gignac, Erding, Brandao et Privat (2). Sur les 44 buteurs de la tête, 13 d'entre eux sont des défenseurs, contre 10 milieux et donc 21 attaquants.

Voilà, en espérant vous avoir éclairé et pas trop assommé de chiffres ! A plus tard !

lundi 24 septembre 2012

Premier bilan de Ligue 1

Salut à tous !

Six journées de championnat sont passés, soit près d'un sixième du championnat déjà, et je crois qu'il est temps d'effectuer un premier bilan de ce début de saison.

Premier constat : les gros bras "historiques" (Marseille, Lyon, Paris, Bordeaux... et même Saint-Étienne et Reims...) sont là, ceux plus récents (Lille, Montpellier, Rennes...) le sont moins. Toulouse est à sa sempiternelle 7e place, entre la zone Europe et le ventre mou, tandis que Lorient, Brest, Valenciennes, Nice ou Ajaccio, malgré ses deux points de malus et qui évoluerait autrement au niveau de VA, réalisent des débuts de saison qui font mentir les pronostics. Pour Nancy et Troyes en revanche, ça sent déjà le roussi. Mais on en est qu'au
début, rappelons nous que l'année dernière, à la même époque, Lyon était leader et Ajaccio déjà bien décroché en queue de classement, en compagnie notamment de... Marseille !

Dans le détail, après une première journée qui avait pourtant vu 7 équipes sur 10 s'incliner à domicile, il reste encore 9 équipes invaincues sur leurs pelouses, dont Lyon et Marseille, qui ont gagné tous leurs matches chez eux (3), mais aussi Brest ou Ajaccio. En revanche, trois équipes n'ont pas gagné à domicile : Troyes, qu'on attendait un peu, mais aussi Lille et Montpellier, candidats au premier quart du classement au moins. Le LOSC, notamment, semble avoir de grosses difficultés à assumer son nouveau - et magnifique - stade.

A l'extérieur, il ne reste que 7 équipes sans succès, dont Rennes ou Nice. Les gros, eux, ont tous gagné au moins une fois en déplacement, voire 2 pour le PSG et 3 (sur 3) pour Marseille, qui a en plus encaissé aucun but à l'extérieur (3 buts pour). Sept équipes sont invaincues à l'extérieur, ce qui est beaucoup, notamment toutes les équipes de tête, hormis Reims. Un adage personnel - et constaté depuis des années d'observation - dit que pour jouer le maintien, il faut être bon chez soi, et pour jouer le haut du tableau, il faut être bon à l'extérieur, ce qui se confirme encore une fois.

Lorient et Lyon comptent la meilleure attaque (12 chacun), le club breton se montrant aussi performant offensivement chez lui qu'à l'extérieur (6+6). Le PSG, qui a lui plus marqué hors de ses bases qu'au Parc (4+6), et Saint-Étienne, également équilibré dans ses chiffres (5+5), suivent à deux longueurs (10), devant Marseille (9) et le trio Lille-Nice-Reims (8). De son côté, Nancy (2 buts) est déjà décroché par Ajaccio (5) et Troyes et Evian (6). Marseille, de son côté, possède la meilleure défense (1) devant le PSG, qui a pris les deux tiers de ses buts (3) contre Lorient, lors de la première journée (2-2). Suivent quatre équipes à 5 buts, Bordeaux, Lyon, Reims et Valenciennes. Toulouse (7) et Brest (11), habituellement à l'aise défensivement, ont du mal à confirmer, le club breton côtoyant dans le bas du tableau des défenses son voisin rennais (11), Troyes (13) et surtout Bastia, qui vient d'encaisser 13 buts
en 4 matches (16 au total). Bastia est par ailleurs l'équipe qui a été le plus longtemps menée cette saison (370 minutes sur 540, soit plus de 68% du temps, près de 62 minutes par matches !).

Chez les buteurs, Zlatan Ibrahimovic a déjà fait le vide derrière lui. Je ne sais pas combien de temps il va marcher sur l'eau, on en saura plus quand il aura affronté les défenses Lyonnaises et surtout marseillaises, après avoir tout de même mis deux buts venus d'ailleurs à Lille (1-2). On peut prévoir que les autres équipes s'organiseront pour le mettre en échec, mais dans ce cas là il faudra aussi contrer Verratti, Ménez, Pastore, Nene, meilleur passeur du championnat (3) en seulement trois titularisations... Bordeaux y était parvenu, Bastia moins. Il faudra bien défendre, mais avec de bons défenseurs si possible. Derrière le Suédois, qui marque toutes les 64 minutes, monopolise 70 % du total parisien et a déjà marqué 4 fois en deux matches à l'extérieur, suivent à trois longueurs Alain Traoré (Lorient), Aubameyang (ASSE) et Ben Yedder (TFC). Le premier réitère son début de saison canon de l'an passé avec Auxerre, grâce notamment à une qualité de frappe que, peut-être, seul le Lyonnais Bastos égale, et grâce à deux coup-francs, une rareté en Ligue 1 (5 seulement cette saison). Le second confirme sa très bonne saison dernière (16 buts), tandis que le troisième étonne vraiment. Comme quoi, on peut sortir du futsal, sans formation professionnelle, ne pas forcément évoluer à son poste (en pointe plutôt qu'en soutien d'une pointe), et se montrer super efficace.

Derrière suivent à trois buts des habitués comme Gomis, Lisandro Lopez, Bastos, Pitroipa ou Gignac, oui oui, mais aussi Barbosa, qui reste sur sa lancée de la saison dernière malgré ses 36 ans, ou l'étonnant milieu défensif de Sochaux, Thierry Doubaï, passé par la Suisse et la réserve de l'Udinese...

Dans le comptage par pays, on assiste à une mini révolution : on en est qu'à la sixième journée, mais pour l'instant, notamment grâce aux chiffres d'Ibra, l'Europe domine légèrement l'Amérique du Sud (17 à 15), très loin derrière l'Afrique, qui compte autant de buts que ses deux poursuivants (32). En plus des sept buts suédois, on compte deux buts israéliens (Ben Basat, Brest), deux polonais, turcs et serbes, plus un but croate et un danois. Dans le même temps, le Brésil mène la danse (9) mais timidement, juste devant la Suède et le Burkina Faso de Traoré (7), et l'Argentine et la Côte d'Ivoire (6). Pas d'autres pays sud-américains pour dépasser l'Europe... pour l'instant. Mais les Gauchos ont suffisamment de ressources (Herrera, Cvitanich, Civelli, Monzon... en plus de Pastore ou Lisandro) pour inverser à nouveau la tendance. Il n'empêche que l'augmentation des buts européens indique en général une chose en Ligue 1 : la hausse de son niveau. On verra bien dans les prochaines semaines si cette tendance se confirme.

Autre tendance : le "vieillissement" des buteurs. Ainsi, le total des buts des moins de 21 ans est rachitique (5, 3,4 % du total), surtout comparé au total des plus de 31 ans (16, 11 %), portés par des papys comme Barbosa (3), Maoulida et Meriem (2), ou Giuly et Nivet (1), parmi les plus âgés. Chez les jeunes, seuls deux attaquants sur 5 ont marqué (J.Ayew et Bahebeck), un défenseur (Sidibé, Lille), un milieu (Eysseric, Nice) et... un gardien (Ahamada,
Toulouse) ! Il s'agit d'ailleurs du deuxième but seulement d'un gardien, hors penalties, après celui de Grégory Wimbée en 1996, avec Nancy contre lens (1-1). Le premier de la tête...

Si on additionne les buts et les passes, le PSG est, contrairement à ce que les commentaires du genre "ce n'est pas une équipe, mais une somme d'individualités", refrain déjà entendu l'année dernière, à tort, l'équipe qui marque le plus dans le jeu et sur passe décisive. Neuf de ses dix buts l'ont été de cette manière, et le club parisien compte dans ses rangs le meilleur passeur (Nene, 3), et deux autres à deux passes (Ménez et Verratti). Ce week-end à Bastia, les quatre buts parisiens l'ont été de cette manière, et c'était déjà le cas l'année dernière (48 passes décisives sur 74 buts, 65 %, meilleur total et taux de Ligue 1, notamment devant Montpellier, 50,7 %). Mais je suis bien conscient que ce genre de poncifs auront la vie dure encore longtemps. C'est bien connu, y a que les petits qui jouent collectif !

Marseille, leader impressionnant de la Ligue 1, l'est également dans le dernier quart d'heure (+6 points, 5 buts sur 9 au total, zéro encaissé). L'OM devance Brest (+5) et Bastia (+3). Lyon et le PSG sont à +1, Bordeaux à 0, Lille à -2 et Montpellier, dernier avec -4. L'année dernière, le champion de France était leader avec +11... dur dur le changement de saison. Six joueurs ont déjà marqué 2 fois dans le dernier quart d'heure, Maoulida (Bastia), Baysse (Brest), Traoré (Lorient), Lisandro, Ibrahimovic et Gignac.

Enfin, notons que Marseille et Bordeaux sont les seules équipes à n'avoir jamais été menée. Les débuts de saison sont souvent propices à ce genre de statistiques impressionnantes, mais après six journées, c'est quand même une sacrée performance, preuve d'un maîtrise énorme de leurs matches, même si Bordeaux  a déjà signé 4 nuls sur 6. Nancy, de son côté, a mené seulement 9 minutes, contre 233 à Lyon, le leader. Le PSG, quatrième, paie toujours son match contre Lorient (-85 minutes), le seul où il a été mené. Depuis, il a mené au score durant 216 minutes.

Voilà, n'hésitez pas à réagir ! A plus tard !

mercredi 23 mai 2012

Les tableaux de Ligue 1

Salut,

Voilà, cette saison de Ligue 1 s'est terminée, avec le triomphe mérité de Montpellier, et la confirmation de la bonne fin de saison du PSG, qui a le malheur de finir deuxième avec un score (79 points) qui lui aurait permit de remporter plus de la moitié des titres des dix dernières années. C'est le duo de tête le plus performant depuis 1985 ! Et plutôt que de vous abrutir de texte, je vais me contenter de vous montrer quelques tableaux significatifs, qui illustrent cette saison riche en buts (2,52).

Tout d'abord, le classement à domicile, qui montre à quel point le champion a assis sa domination dans son antre, où il n'a perdu que 7 points et concédé 11 petits buts.



En revanche, le PSG l'emporte à l'extérieur, d'une courte tête, avec seulement trois défaites.



Les attaques, où là encore le PSG fait la loi, sauf à domicile, où Lille fait mieux. Personne n'avait fait mieux en Ligue 1 depuis 11 ans...



En défense en revanche, Montpellier est le maître, avec Toulouse, un habitué du genre. Là en revanche, le PSG a montré les limites de son jeu débridé, surtout dans un championnat aussi fermé.


C'est sur les matches retours que Montpellier a fait la différence, avec 8 points de plus qu'à l'aller. Le PSG, lui, est resté régulier avec le changement d'entraîneur (40 puis 39 points).


Passons aux buteurs, où les étrangers ont marqué plus de 48 %, moins que l'année dernière (53 %). Le Brésil l'emporte encore, l'Argentine s'installe, et l'Afrique domine toujours outrageusement, malgré l'incursion de la Belgique d'Hazard.


Enfin efficace, le Stéphanois Aubameyang l'a surtout été à l'extérieur, où il a marqué 11 de ses 16 buts, ce qui lui permet de devancer Giroud. Nene, en revanche, a surtout brillé à Paris.



Voilà un classement de joueurs qu'on pourrait fortement voir encore à l'oeuvre dans 10 ans : les moins de 21 ans. Depuis 20 ans, seul Benzema avait autant marqué à cet âge en une saison que Hazard. Mais sans les 9 penaltys... A noter l'absence totale de Parisiens, notamment.


Chez les défenseurs, les Lillois et les Niçois se sont signalés, l'Argentin de Nice Monzon, spécialiste des penaltys (7), partageant même le titre de meilleur buteur de son club avec Mounier.



Une des tares du championnat : la nullité des tireurs de coup-francs. Le seul spécialiste de ce nom est Grougi (Brest), qui est également le meilleur buteur breton pour la deuxième fois.



Hazard et Nene sont les deux meilleurs tireurs de penaltys (9 chacun), ce qui fait de leurs deux clubs les leaders dans ce domaine.



Nene a réalisé une grande phase retour, ce qui lui a permis de rejoindre en tête Giroud, qui lui a plus brillé à l'aller.



Montpellier est la meilleure équipe dans le dernier quart d'heure (+11 points), grâce notamment aux 9 buts de Giroud. A noter que Samassa et Le Tallec ont marqué tous leurs buts en fin de match.



Un classement qui me tient à coeur : comment les équipes ont mené leurs match. Il consiste à soustraire le total de minutes durant lesquelles elles ont mené à celui où elles ont été menées. A noter la grosse performance de Bordeaux, qui a été l'équipe qui a le plus mené. Montpellier, qui a gagné 11 matches sur le score de 1-0, a été la moins menée.



Autre petit plaisir personnel, le classement des buteurs à la minute. Ici, je n'ai retenu que les joueurs à plus de 3 buts et 1000 minutes. Ce qu'on constate, c'est que Giroud est devancé par Lisandro et Nene, qui ont moins joué que lui. Bon score également de Diabaté (Bordeaux), qui mériterait bien qu'un statut de joker, ou de Maïga, qui aura manqué à Sochaux lorsqu'il s'est exclu du groupe.



Enfin, les scores. Encore une victoire des 1-0, même si on constate une augmentation des scores à plus de 7 buts.



Voilà, je vous laisse, à plus tard !

lundi 23 avril 2012

Montpellier, Paris et Lille au second tour

Salut à tous !

Allez, encore 5 journées, et c'est la quille... Pourtant, l'odeur si familières des vacances ne semble pas démotiver nos 500 acteurs de Ligue 1, qui, peut-être grâce à l'amélioration des terrains, ont retrouvé l'habileté devant le but qui les caractérisait avant la trêve. Avec 28 buts, la Ligue 1 a réalisé son deuxième meilleur score des matches retours, derrière la journée précédente (30). Sur les quatre dernières journées, on tourne à 2,7 buts par matches en Ligue 1. Dommage qu'avant ce mois "inspiré", on ait tourné à 2,32... malgré tout on est revenu à un taux plus présentable (2,5), qui pourrait s'améliorer si on maintient ce bon rythme.

Ça carbure en tête

Au classement, on notera que les 6 premiers actuels ont gagné, et que les 7 premiers ont creusé un tel écart (7 points entre Toulouse et Bordeaux, 8e) qu'on ne devrait plus les revoir. Mais même parmi ces leaders, les écarts ne sont pas minces. Cinq points entre le PSG et Lille (qui recevra les Parisiens la semaine prochaine, avec la possibilité de revenir à 2 longueurs en cas de succès...), et six entre Lille et Lyon. Du coup, le PSG, deuxième, compte 11 points d'avance sur Lyon, 4e, c'est-à-dire plus que Marseille, 10e, sur Sochaux, 19e (8 points)...

Montpellier a confirmé sa saison exceptionnelle à domicile : 15 succès, 1 nul et 1 défaite, seulement 9 buts encaissés. Seul le PSG domine les Héraultais au niveau des attaques à domicile (37 à 34), grâce à son large succès contre Sochaux (6-1). Il s'agit du premier 6-1 cette saison en Ligue 1, et c'est la deuxième fois qu'une équipe marque 6 buts dans un match, après le 6-2 de Rennes à... Sochaux, lors de la 7e journée. Avec 54 buts, les Lionceaux ne volent donc pas leur dernière place au niveau des défenses, même s'ils partagent cet "honneur" avec Dijon et Ajaccio. La dernière victoire par cinq buts d'écart du PSG remonte au 10 janvier 2010, en Coupe de France contre... Aubervilliers (5-0) ; le précédent 6-1 des Parisiens remonte au 8 janvier 2005, toujours en Coupe, à... Langueux ; et en Ligue 1, leur dernière victoire de ce type en Ligue 1 remonte à la saison précédente, le 7 février 2004 (6-1), et c'était contre... Montpellier ! Ljuboja et Pauleta avaient signé chacun un doublé... en fin de saison les Parisiens avaient terminé deuxièmes, et Montpellier, dernier. Une autre époque, comme on dit.

De son côté, Caen a pleinement confirmé son statut de plus mauvaise équipe à domicile, contre Saint-Etienne (1-4), avec cette 7e défaite en 17 matches sur sa pelouse. Seul Lorient (17) a moins marqué à domicile que Malherbe. L'ASSE, en revanche, est désormais 4e à l'extérieur avec 26 points, un de moins qu'à domicile, à deux points du PSG et Rennes, et à 4 de Lille, le leader. En revanche, les Nordistes, pourtant vainqueurs à Dijon (0-2), ont du céder leur statut de meilleure attaque au PSG (63 contre 62), devant Montpellier (60), qui reste leader des matches retours, mais avec seulement la quatrième attaque en 2012 (21), derrière Paris (32), Lille (29) et Lyon (22), et autant que Saint-Etienne et... Evian.

Evian étonne, Auxerre coule

La saison du promu est aussi étonnante que discrète médiatiquement. Si les Savoyards avaient bien débuté plutôt que bien terminé, on en aurait sûrement beaucoup plus parlé... sixièmes des matches retours, les hommes de Pablo Correa sont également sixièmes à l'extérieur (19 points), et possèdent la 5e attaque du championnat (48 buts) ! Surtout, ils sont bien installés à la 9e place, à un point de Bordeaux, 8e, et avec 4 points d'avance sur Marseille et Nancy, qui les suivent au classement. Et encore, Evian a perdu 7 points dans le dernier quart d'heure ! Avec 45 points, 12 de plus que le premier relégable, ils ont déjà assuré leur maintien, ou presque. En tous cas, posséder dans ses rangs quatre internationaux danois (Andersen, Wass, Poulsen et Kahlenberg), susceptibles de disputer le prochain Euro, ça peut aider, même si trois d'entre eux jouent dans les lignes défensives, qui ne sont pas le point fort du promu (15e défense avec 47 buts).

Dernier du classement, l'horloge tourne pour Auxerre, dernier à six points du premier non relégable. L'AJA n'a remporté que 5 matches cette saison, 1 seul lors des matches retours et aucun à l'extérieur, anomalie partagée avec Brest, lui aussi relégable. Et comme Auxerre est également 18e à domicile... la 32e saison d'affilée de l'AJA va donc probablement être la dernière de cette longue série, la deuxième en cours après celle du PSG, qui va donc reprendre le flambeau (39 saisons). Elle va surtout retrouver Nantes, Lens, Monaco ou Strasbourg dans la série des anciens champions tombés dans les étages inférieurs ces dernières années...

Hazard et Nene se rapprochent, Gomis toujours efficace

Au classement des buteurs, Giroud conserve la tête mais ne compte plus "que" quatre buts d'avance sur Hazard et Nene (16 buts), le Brésilien ayant rejoint le Belge à la deuxième place ce week-end. Le milieu offensif lillois reste sur 7 buts lors de ses 8 derniers matches, et partage également la tête des meilleurs buteurs en 2012 avec Nene, qui a dors et déjà signé la meilleure saison de sa carrière européenne, entamée à Majorque en 2003. Il signe également le meilleur total d'un Parisien depuis les 17 buts de Hoarau, en 2008/2009.

Derrière ça marque aussi, mais le retard n'est pas négligeable. Gomis, Lisandro et Aubameyang, auteur d'un doublé à Caen (1-4), comptent 13 buts chacun. Le Stéphanois, meilleur buteur à l'extérieur, à égalité avec Giroud (10), n'avait évidemment jamais atteint un pareil score, lui qui jusque là avait l'image d'un ailier rapide mais maladroit... une image datée, désormais. Pour l'Argentin, qui dispute sa 3e saison lyonnaise, il reste 4 journées pour faire mieux que ses 15, puis 17 buts des saisons précédentes. Enfin, pour Gomis, il s'agit de sa deuxième meilleure saison en carrière, derrière celle disputée en 2007/2008 avec Saint-Etienne (16 buts). Rappelons que le Lyonnais n'est plus titulaire avec Lyon... mais il marque toujours autant. Comme quoi, Rémi Garde n'est pas très différent de ces congénères de Ligue 1, qui préfèrent généralement des attaquants qui courent partout (Lacazette) que des buteurs véritables (Gomis). Une incongruité en Europe, une tradition en France. Sur une saison complète, Gomis marquerait 20 buts avec sa moyenne de buts par minutes (165). Lacazette, 11 et quelques (300). Rappelons que Gomis n'est plus passé sous la barre des dix buts en championnat depuis 7 ans maintenant, c'est le seul dans ce cas. Et s'il allait voir ailleurs en Europe si on aime les buteurs ? Je le lui souhaite, en tous cas.

Gros score des Sud-Américains ce week-end, avec 8 buts sur 28, donc 5 Brésiliens et 3 Argentins, qui ont pour une fois fait mieux que les Africains (6). En plus du but de Lisandro, le retour en forme de Pastore (10e but cette saison, quand même) et le 8e penalty de Fabian Monzon (Nice, contre Auxerre, 1-0), qui rejoint Nene et Hazard en tête de cet exercice, ont participé à ce "tango"... On notera aussi le premier but italien dans ce championnat, signé Thiago Motta (PSG), depuis celui de Fabio Grosso (Lyon) contre Lille, en octobre 2008 (2-2). De son côté, Jérémy Ménez (PSG), formé à Sochaux, a marqué le premier but d'un Parisien contre un de ses anciens clubs. Sa victime doubienne en a déjà encaissé 4, seul Auxerre et Rennes ont fait pire (5). Dure vie des clubs formateurs, qui voient ensuite leurs anciennes pousses leur prouver qu'ils ont fait du bon travail avec eux...

Lyon fort en fin de match

Voilà, sinon que dire... si on additionne les buts et les passes décisives dans le jeu, le PSG est très largement en tête (104) devant Montpellier (87) et Lille (86). Au pourcentage aussi, les Parisiens dominent (67,7 %) devant Nancy (65,6) et Sainté (60,9). Lille a plus de mal dans ce domaine (17e avec 43,3 %). Il faut dire que Eden Hazard est le meilleur buteur sur coups de pieds arrêtés (9 sur 16) et a adressé 5 de ses 13 passes décisives sur coup-franc ou corner, ce qui fait baisser la moyenne.

Belle performance de Lyon, qui a récupéré 3 points durant le dernier quart d'heure contre Lorient (3-2), une rareté cette saison. Du coup, l'OL récupère la première place (+8 points), devant Montpellier (+6). Et ce, grâce aux troisièmes buts personnels de Gomis et Lisandro dans le dernier quart d'heure. Enfin, Lille (1001) et Bordeaux (1012) deviennent les premiers clubs à dépasser les 1000 minutes passées en tête au score. Si on soustrait ce chiffre aux minutes passées à être mené, c'est Montpellier qui mène la dance (+610) devant Paris (+566) et Lille (+477). Bordeaux, 4e (+468) et Evian, encore (+403) créent la surprise.

Voilà, je vous laisse avec mon équipe type décisive !


A plus tard !

lundi 12 mars 2012

La poursuite continue

Salut à tous,

Place à la huitième édition de notre bilan hebdomadaire de la Ligue 1. A onze journées de la fin, des écarts très importants se créent, tandis que d'autres zones sont, comme souvent, particulièrement serrées, et donc sans doute sujettes à un suspense qui ne devrait cesser que lorsque la 38e journée aura expiré.

Ainsi, Paris et Montpellier ne se quittent plus en tête du championnat, à des années lumières, désormais, du reste de la troupe. Avec leur large succès contre Caen (3-0), qui conforte leur statut de meilleure équipe à domicile puisqu'ils n'ont perdu que cinq points à la Mosson, les Héraultais comptent ainsi plus de points d'avance sur le LOSC, troisième (10), que ce dernier, leader l'an passé à la même époque, sur le cinquième d'alors, le PSG (7) ! De plus, les deux leaders sont les meilleurs au nombre de points (58 et 57) depuis Lyon, en 2006/2007 (61 points), qui comptait treize points d'avance sur... Lens. Une autre époque.

De son côté, le PSG, vainqueur à Dijon (1-2), qui n'avait plus été relégable depuis début novembre, a profité de la défaite de Lille à Lyon sur le même score pour s'emparer de la première place à l'extérieur. Seul Rennes compte autant de succès à l'extérieur que les Parisiens (7), seul Montpellier a marqué autant (22) et personne n'a perdu aussi peu hors de ses bases (1).

Chez les buteurs, Olivier Giroud a mis un terme à une période sans but longue d'un mois avec Montpellier, en inscrivant son premier penalty, le troisième seulement pour Montpellier, puisque Belhanda avait transformé les deux premiers. Quant à Souleymane Camara, il a inscrit son cinquième but sur six en temps que remplaçant, le meilleur total de la saison, tandis que Aït-Fana, qui avait ouvert le score, a marqué son premier but depuis avril... 2010.

Six des douze meilleurs buteurs du championnat ont profité d'une journée un peu plus riche en but que d'habitude en 2012 (26) pour marquer. Oliech augmente le total de la meilleure saison de sa carrière (9), puisqu'il n'avait jamais dépassé le chiffre de 4 depuis son arrivée en France, en janvier 2006, tout comme Aubameyang (11), et évidemment Giroud, pour sa deuxième saison au sein de l'élite (17), quand Gouffran est à un but de son record en Ligue 1 (10 avec Caen, en 2007/2008). Les buteurs africains, d'ordinaire dominateurs, ont cassé la baraque ce week-end : ils ont signé 9 des 13 buts étrangers du week-end. Ils ont ainsi marqué 163 buts, soit plus de 24 % du total. Les Sud-Américains suivent avec... 76 buts. A noter qu'aucun brésilien n'a scoré ce week-end, une rareté. 

Les étrangers ont donc marqué 50 % des buts du week-end, tout comme les joueurs à l'extérieur. Gameiro et Aubameyang ont ainsi marqué leurs huitièmes buts en déplacement (sur 11 et 9 buts), rejoignant en tête de la spécialité Giroud. Ces trois joueurs comptent... quatre buts d'avance sur leurs poursuivants, notamment Oliech, Gouffran, Hazard, Gomis ou... Debuchy.

L'attaquant belge du LOSC, avec 11 buts, qui compte désormais deux nouveaux dauphins chez les moins de 21 ans, Lacazette et Aboubakar (4 buts chacun). Six équipes n'ont encore vu aucun de leurs jeunes marquer le moindre but cette saison, notamment le PSG, Bordeaux ou Montpellier, pourtant réputé pour sa formation ! Comme quoi les jeunes montpelliérains possèdent quand même une petite expérience de la Ligue 1.

Après leur bonne performance de la dernière journée (7 buts), les défenseurs ont encore brillé (5), avec les premiers buts de Paulle (Dijon) et Tiéné (PSG), mais aussi les troisièmes buts des défenseurs d'Evian Mongongu et Cambon, et le quatrième de Chedjou (Lille), qui est seulement devancé par son coéquipier Debuchy et Monzon (Nice, 5). Mais, des six défenseurs buteurs, un seul l'a emporté ce week-end, à savoir Tiéné.

On peut noter également la neuvième passe décisive dans le jeu de Jérémy Ménez, le leader de la spécialité devant Bastos et Giroud (7). Difficile à imaginer, de la part d'un joueur dont on reproche le jeu personnel et sa propension à ne pas donner ses ballons... pareil pour la soit-disant carence du PSG à ne pas briller dans le jeu : personne n'a adressé autant de passes décisives (32) que le club parisien, pas même Lyon et Montpellier (25), malgré le statut de meilleure attaque des Héraultais. Le PSG qui est le club qui a le plus marqué sur passe décisive dans le jeu (65,31 %) devant les Verts (63,64) et Nancy (62,5). Saint-Étienne qui est plus que jamais l'équipe la plus habile dans le dernier quart d'heure, avec neuf points récupérés, après les deux à Valenciennes ce week-end. Le PSG (+6) est l'équipe qui y marque le plus (17) et Evian le moins (3), quand Marseille et Brest sont les plus hermétiques durant la fin des matches (5), même si les Olympiens y ont perdu leur dernier match, à Ajaccio (1-0).

Voici à présent mon équipe type.



A plus tard !

lundi 27 février 2012

Lyon-PSG, et les autres

Salut à tous !

Ce week-end on a eu droit au même genre de journée qu'il y a deux semaines, lorsqu'un match avait à lui tout seul sauvé la moyennE de buts par matches. A l'époque, Lille et Bordeaux avaient sacrifié leurs chiffres défensifs et le moral de leurs gardiens de buts pour nous offrir un superbe spectacle (4-5), en inscrivant 9 des 22 buts de la journée. Cette fois, Lyon et le PSG ont fait un tout petit peu moins bien : 8 sur 22, également (4-4).

Guillaume Hoarau, ressuscité après deux années compliquées, en a profité pour quadrupler ses statistiques décisives : d'un but, il est passé à trois plus une passe décisive. Et ce en seulement 269 minutes de jeu, soit un but toutes les 89 minutes, le deuxième meilleur ratio derrière... Kevin Bérigaud (23 ans, Evian-T-G), auteur d'un doublé contre Nancy (2-0), et qui est également passé à trois buts en l'espace de 174 minutes, soit un peu plus d'un but par heures ! Pourtant, c'est loin d'être un buteur à la base : 24 buts en deux saisons de National, six buts l'an dernier en Ligue 2... C'est le syndrome Steve Savidan, qui ne voyait pas ses stats baisser, et même augmenter, malgré le changement de division, qui a également touché Olivier Giroud ou Brice Jovial ces dernières années.

Pour en revenir au Lyon-PSG qui, lui non plus, n'a pas trouvé de nom en o ridicule (capitalo ?), on note également que Bafé Gomis a assuré sa sixième saison consécutive à au moins 10 buts en Ligue 1 (son score lors des trois dernières saisons !), et son 4e but en 6 matches contre le PSG avec Lyon (il n'avait jamais marqué contre le club de la capitale avec les Verts, en 7 tentatives !), que Lisandro Lopez, lui, a marqué pour la première fois pour le même club, ou que Bastos, en plus de marquer un but exceptionnel, a adressé sa 7e passe décisive dans le jeu et rejoint ainsi Olivier Giroud, derrière Jérémy Ménez (8), qui a effectué sa première passe décisive... sur coup de pied arrêté. Par ailleurs, un score à 8 buts ou plus n'est pas si rare cette saison, puisque c'est le cinquième, avec un 6-2, un 5-4, un 5-3 et déjà deux 4-4, le premier étant l’œuvre de Lille (déjà) et Nice, à la fin de l'année dernière... L'an passé, il y en avait eu... un, un 6-3 (Lille-Lorient) !

Sinon, Montpellier a confirmé face à Bordeaux, avec qui il partageait les meilleures stats en 2012, ses chiffres exceptionnels à domicile, puisque le nouveau leader de Ligue 1 avec désormais un point d'avance (je l'avais dit !) n'a perdu que cinq points à la Mosson, sur 39 possibles (1 nul, 1 défaite, contre Paris), que le PSG a abandonné sa première place au classement des défenses à Brest (22), Marseille et Toulouse (23), qui ont à eux trois encaissé un seul but ce week-end, celui lors du match entre les deux premiers nommés, et qu'Auxerre ont Lille ont signé leur 10e match nul cette saison, soit le deuxième pire (ou meilleur) total derrière les 14 de Brest. D'ailleurs, si on revenait à la victoire à deux points (tellement plus équilibrée et logique, qui ne sanctionnerait pas le 4-4 entre Lyon et Paris de l'équivalent d'un tiers de victoire seulement), Montpellier et le PSG seraient à égalité (mais le MHSC serait devant au goal-average). Mais à part les trois places que gagnerait Marseille (9 nuls), le classement n'en serait pas réellement chamboulé, Lille restant 3e, mais avec seulement 3 points de retard, et Auxerre ne gagnant qu'une place.

Il est également intéressant de constater qu'Ajaccio, qui carbure depuis deux mois et notamment l'arrivée d'Eduardo (4 buts) cet hiver, compte désormais autant de points que Dijon, et seulement un de retard sur Caen, Evian et surtout Lorient, que des équipes qui n'ont pour l'instant que rarement été en danger de relégation... Les Corses sont cinquièmes des matches retours (11 points), avec un point pris de moins que le PSG, leur prochain adversaire, et un de plus que Lille, trois de plus que Marseille (qui compte toujours un match en retard) ou Rennes, et six de plus que Lyon !

Deuxième match sans but pour Olivier Giroud, une mésaventure qui lui était déjà arrivé quatre fois avant cela, la dernière fois mi décembre. Mais la pointe héraultaise a tellement d'avance qu'à part quelques triplés de Nene, Gomis, Gameiro ou Aubameyang (qui en a signé un cette semaine en match en retard contre Lorient, ses premiers buts à domicile), il peut encore se permettre de se reposer jusqu'en avril a priori. On a eu droit à pas mal de buts étrangers (50 %, contre 46 en temps normal), dont 5 africains, 5 sud-américains, et un seul européen, celui du... Turc de Rennes, Mevlut Erding. Par ailleurs, quatre des six petits buts à l'extérieur ont été marqués par le PSG, qui a également vu son premier joueur de plus de 31 ans marquer un but (Ceara). Pour une fois, les milieux se sont peu signalés (6 buts), contrairement aux défenseurs (4) et aux internationaux français (4, tous lors de Lyon-PSG !). Nene, lui, a inscrit son 7e penalty, record de la Ligue 1 cette année, le seul de cette journée. Le PSG reste leader au nombre de penalties obtenus ET transformés (8) devant Caen (6). Le Brésilien est également le seul meilleur buteur des matches retours, avec 5 buts, devant Eduardo, Roux et Aubameyang (4).

Lille avait pris la tête des équipes dans le dernier quart d'heure grâce à son succès tardif à Lorient la semaine dernière (0-1), place que le LOSC a perdu ce week-end en concédant le nul in extremis à Rennes (1-1). C'est donc Saint-Étienne le leader (+7) devant le PSG, qui a gagné son 6e point en fin de rencontre. Les Valenciennois Samassa et Cohade ont inscrit leurs troisièmes buts respectifs en fin de match, sur trois et quatre buts au total...

Voilà, sur ce je vous laisse avec mon équipe type décisive habituelle. Il n'y a qu'un Lyonnais et deux Parisiens, mais je rappelle la règle : d'abord le nombre de buts, puis de passes, puis le score de l'équipe du joueur. Mounier, notamment, devance ainsi Briand pour le poste de milieu offensif.



A très vite !