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lundi 24 septembre 2012

Premier bilan de Ligue 1

Salut à tous !

Six journées de championnat sont passés, soit près d'un sixième du championnat déjà, et je crois qu'il est temps d'effectuer un premier bilan de ce début de saison.

Premier constat : les gros bras "historiques" (Marseille, Lyon, Paris, Bordeaux... et même Saint-Étienne et Reims...) sont là, ceux plus récents (Lille, Montpellier, Rennes...) le sont moins. Toulouse est à sa sempiternelle 7e place, entre la zone Europe et le ventre mou, tandis que Lorient, Brest, Valenciennes, Nice ou Ajaccio, malgré ses deux points de malus et qui évoluerait autrement au niveau de VA, réalisent des débuts de saison qui font mentir les pronostics. Pour Nancy et Troyes en revanche, ça sent déjà le roussi. Mais on en est qu'au
début, rappelons nous que l'année dernière, à la même époque, Lyon était leader et Ajaccio déjà bien décroché en queue de classement, en compagnie notamment de... Marseille !

Dans le détail, après une première journée qui avait pourtant vu 7 équipes sur 10 s'incliner à domicile, il reste encore 9 équipes invaincues sur leurs pelouses, dont Lyon et Marseille, qui ont gagné tous leurs matches chez eux (3), mais aussi Brest ou Ajaccio. En revanche, trois équipes n'ont pas gagné à domicile : Troyes, qu'on attendait un peu, mais aussi Lille et Montpellier, candidats au premier quart du classement au moins. Le LOSC, notamment, semble avoir de grosses difficultés à assumer son nouveau - et magnifique - stade.

A l'extérieur, il ne reste que 7 équipes sans succès, dont Rennes ou Nice. Les gros, eux, ont tous gagné au moins une fois en déplacement, voire 2 pour le PSG et 3 (sur 3) pour Marseille, qui a en plus encaissé aucun but à l'extérieur (3 buts pour). Sept équipes sont invaincues à l'extérieur, ce qui est beaucoup, notamment toutes les équipes de tête, hormis Reims. Un adage personnel - et constaté depuis des années d'observation - dit que pour jouer le maintien, il faut être bon chez soi, et pour jouer le haut du tableau, il faut être bon à l'extérieur, ce qui se confirme encore une fois.

Lorient et Lyon comptent la meilleure attaque (12 chacun), le club breton se montrant aussi performant offensivement chez lui qu'à l'extérieur (6+6). Le PSG, qui a lui plus marqué hors de ses bases qu'au Parc (4+6), et Saint-Étienne, également équilibré dans ses chiffres (5+5), suivent à deux longueurs (10), devant Marseille (9) et le trio Lille-Nice-Reims (8). De son côté, Nancy (2 buts) est déjà décroché par Ajaccio (5) et Troyes et Evian (6). Marseille, de son côté, possède la meilleure défense (1) devant le PSG, qui a pris les deux tiers de ses buts (3) contre Lorient, lors de la première journée (2-2). Suivent quatre équipes à 5 buts, Bordeaux, Lyon, Reims et Valenciennes. Toulouse (7) et Brest (11), habituellement à l'aise défensivement, ont du mal à confirmer, le club breton côtoyant dans le bas du tableau des défenses son voisin rennais (11), Troyes (13) et surtout Bastia, qui vient d'encaisser 13 buts
en 4 matches (16 au total). Bastia est par ailleurs l'équipe qui a été le plus longtemps menée cette saison (370 minutes sur 540, soit plus de 68% du temps, près de 62 minutes par matches !).

Chez les buteurs, Zlatan Ibrahimovic a déjà fait le vide derrière lui. Je ne sais pas combien de temps il va marcher sur l'eau, on en saura plus quand il aura affronté les défenses Lyonnaises et surtout marseillaises, après avoir tout de même mis deux buts venus d'ailleurs à Lille (1-2). On peut prévoir que les autres équipes s'organiseront pour le mettre en échec, mais dans ce cas là il faudra aussi contrer Verratti, Ménez, Pastore, Nene, meilleur passeur du championnat (3) en seulement trois titularisations... Bordeaux y était parvenu, Bastia moins. Il faudra bien défendre, mais avec de bons défenseurs si possible. Derrière le Suédois, qui marque toutes les 64 minutes, monopolise 70 % du total parisien et a déjà marqué 4 fois en deux matches à l'extérieur, suivent à trois longueurs Alain Traoré (Lorient), Aubameyang (ASSE) et Ben Yedder (TFC). Le premier réitère son début de saison canon de l'an passé avec Auxerre, grâce notamment à une qualité de frappe que, peut-être, seul le Lyonnais Bastos égale, et grâce à deux coup-francs, une rareté en Ligue 1 (5 seulement cette saison). Le second confirme sa très bonne saison dernière (16 buts), tandis que le troisième étonne vraiment. Comme quoi, on peut sortir du futsal, sans formation professionnelle, ne pas forcément évoluer à son poste (en pointe plutôt qu'en soutien d'une pointe), et se montrer super efficace.

Derrière suivent à trois buts des habitués comme Gomis, Lisandro Lopez, Bastos, Pitroipa ou Gignac, oui oui, mais aussi Barbosa, qui reste sur sa lancée de la saison dernière malgré ses 36 ans, ou l'étonnant milieu défensif de Sochaux, Thierry Doubaï, passé par la Suisse et la réserve de l'Udinese...

Dans le comptage par pays, on assiste à une mini révolution : on en est qu'à la sixième journée, mais pour l'instant, notamment grâce aux chiffres d'Ibra, l'Europe domine légèrement l'Amérique du Sud (17 à 15), très loin derrière l'Afrique, qui compte autant de buts que ses deux poursuivants (32). En plus des sept buts suédois, on compte deux buts israéliens (Ben Basat, Brest), deux polonais, turcs et serbes, plus un but croate et un danois. Dans le même temps, le Brésil mène la danse (9) mais timidement, juste devant la Suède et le Burkina Faso de Traoré (7), et l'Argentine et la Côte d'Ivoire (6). Pas d'autres pays sud-américains pour dépasser l'Europe... pour l'instant. Mais les Gauchos ont suffisamment de ressources (Herrera, Cvitanich, Civelli, Monzon... en plus de Pastore ou Lisandro) pour inverser à nouveau la tendance. Il n'empêche que l'augmentation des buts européens indique en général une chose en Ligue 1 : la hausse de son niveau. On verra bien dans les prochaines semaines si cette tendance se confirme.

Autre tendance : le "vieillissement" des buteurs. Ainsi, le total des buts des moins de 21 ans est rachitique (5, 3,4 % du total), surtout comparé au total des plus de 31 ans (16, 11 %), portés par des papys comme Barbosa (3), Maoulida et Meriem (2), ou Giuly et Nivet (1), parmi les plus âgés. Chez les jeunes, seuls deux attaquants sur 5 ont marqué (J.Ayew et Bahebeck), un défenseur (Sidibé, Lille), un milieu (Eysseric, Nice) et... un gardien (Ahamada,
Toulouse) ! Il s'agit d'ailleurs du deuxième but seulement d'un gardien, hors penalties, après celui de Grégory Wimbée en 1996, avec Nancy contre lens (1-1). Le premier de la tête...

Si on additionne les buts et les passes, le PSG est, contrairement à ce que les commentaires du genre "ce n'est pas une équipe, mais une somme d'individualités", refrain déjà entendu l'année dernière, à tort, l'équipe qui marque le plus dans le jeu et sur passe décisive. Neuf de ses dix buts l'ont été de cette manière, et le club parisien compte dans ses rangs le meilleur passeur (Nene, 3), et deux autres à deux passes (Ménez et Verratti). Ce week-end à Bastia, les quatre buts parisiens l'ont été de cette manière, et c'était déjà le cas l'année dernière (48 passes décisives sur 74 buts, 65 %, meilleur total et taux de Ligue 1, notamment devant Montpellier, 50,7 %). Mais je suis bien conscient que ce genre de poncifs auront la vie dure encore longtemps. C'est bien connu, y a que les petits qui jouent collectif !

Marseille, leader impressionnant de la Ligue 1, l'est également dans le dernier quart d'heure (+6 points, 5 buts sur 9 au total, zéro encaissé). L'OM devance Brest (+5) et Bastia (+3). Lyon et le PSG sont à +1, Bordeaux à 0, Lille à -2 et Montpellier, dernier avec -4. L'année dernière, le champion de France était leader avec +11... dur dur le changement de saison. Six joueurs ont déjà marqué 2 fois dans le dernier quart d'heure, Maoulida (Bastia), Baysse (Brest), Traoré (Lorient), Lisandro, Ibrahimovic et Gignac.

Enfin, notons que Marseille et Bordeaux sont les seules équipes à n'avoir jamais été menée. Les débuts de saison sont souvent propices à ce genre de statistiques impressionnantes, mais après six journées, c'est quand même une sacrée performance, preuve d'un maîtrise énorme de leurs matches, même si Bordeaux  a déjà signé 4 nuls sur 6. Nancy, de son côté, a mené seulement 9 minutes, contre 233 à Lyon, le leader. Le PSG, quatrième, paie toujours son match contre Lorient (-85 minutes), le seul où il a été mené. Depuis, il a mené au score durant 216 minutes.

Voilà, n'hésitez pas à réagir ! A plus tard !

lundi 23 avril 2012

Montpellier, Paris et Lille au second tour

Salut à tous !

Allez, encore 5 journées, et c'est la quille... Pourtant, l'odeur si familières des vacances ne semble pas démotiver nos 500 acteurs de Ligue 1, qui, peut-être grâce à l'amélioration des terrains, ont retrouvé l'habileté devant le but qui les caractérisait avant la trêve. Avec 28 buts, la Ligue 1 a réalisé son deuxième meilleur score des matches retours, derrière la journée précédente (30). Sur les quatre dernières journées, on tourne à 2,7 buts par matches en Ligue 1. Dommage qu'avant ce mois "inspiré", on ait tourné à 2,32... malgré tout on est revenu à un taux plus présentable (2,5), qui pourrait s'améliorer si on maintient ce bon rythme.

Ça carbure en tête

Au classement, on notera que les 6 premiers actuels ont gagné, et que les 7 premiers ont creusé un tel écart (7 points entre Toulouse et Bordeaux, 8e) qu'on ne devrait plus les revoir. Mais même parmi ces leaders, les écarts ne sont pas minces. Cinq points entre le PSG et Lille (qui recevra les Parisiens la semaine prochaine, avec la possibilité de revenir à 2 longueurs en cas de succès...), et six entre Lille et Lyon. Du coup, le PSG, deuxième, compte 11 points d'avance sur Lyon, 4e, c'est-à-dire plus que Marseille, 10e, sur Sochaux, 19e (8 points)...

Montpellier a confirmé sa saison exceptionnelle à domicile : 15 succès, 1 nul et 1 défaite, seulement 9 buts encaissés. Seul le PSG domine les Héraultais au niveau des attaques à domicile (37 à 34), grâce à son large succès contre Sochaux (6-1). Il s'agit du premier 6-1 cette saison en Ligue 1, et c'est la deuxième fois qu'une équipe marque 6 buts dans un match, après le 6-2 de Rennes à... Sochaux, lors de la 7e journée. Avec 54 buts, les Lionceaux ne volent donc pas leur dernière place au niveau des défenses, même s'ils partagent cet "honneur" avec Dijon et Ajaccio. La dernière victoire par cinq buts d'écart du PSG remonte au 10 janvier 2010, en Coupe de France contre... Aubervilliers (5-0) ; le précédent 6-1 des Parisiens remonte au 8 janvier 2005, toujours en Coupe, à... Langueux ; et en Ligue 1, leur dernière victoire de ce type en Ligue 1 remonte à la saison précédente, le 7 février 2004 (6-1), et c'était contre... Montpellier ! Ljuboja et Pauleta avaient signé chacun un doublé... en fin de saison les Parisiens avaient terminé deuxièmes, et Montpellier, dernier. Une autre époque, comme on dit.

De son côté, Caen a pleinement confirmé son statut de plus mauvaise équipe à domicile, contre Saint-Etienne (1-4), avec cette 7e défaite en 17 matches sur sa pelouse. Seul Lorient (17) a moins marqué à domicile que Malherbe. L'ASSE, en revanche, est désormais 4e à l'extérieur avec 26 points, un de moins qu'à domicile, à deux points du PSG et Rennes, et à 4 de Lille, le leader. En revanche, les Nordistes, pourtant vainqueurs à Dijon (0-2), ont du céder leur statut de meilleure attaque au PSG (63 contre 62), devant Montpellier (60), qui reste leader des matches retours, mais avec seulement la quatrième attaque en 2012 (21), derrière Paris (32), Lille (29) et Lyon (22), et autant que Saint-Etienne et... Evian.

Evian étonne, Auxerre coule

La saison du promu est aussi étonnante que discrète médiatiquement. Si les Savoyards avaient bien débuté plutôt que bien terminé, on en aurait sûrement beaucoup plus parlé... sixièmes des matches retours, les hommes de Pablo Correa sont également sixièmes à l'extérieur (19 points), et possèdent la 5e attaque du championnat (48 buts) ! Surtout, ils sont bien installés à la 9e place, à un point de Bordeaux, 8e, et avec 4 points d'avance sur Marseille et Nancy, qui les suivent au classement. Et encore, Evian a perdu 7 points dans le dernier quart d'heure ! Avec 45 points, 12 de plus que le premier relégable, ils ont déjà assuré leur maintien, ou presque. En tous cas, posséder dans ses rangs quatre internationaux danois (Andersen, Wass, Poulsen et Kahlenberg), susceptibles de disputer le prochain Euro, ça peut aider, même si trois d'entre eux jouent dans les lignes défensives, qui ne sont pas le point fort du promu (15e défense avec 47 buts).

Dernier du classement, l'horloge tourne pour Auxerre, dernier à six points du premier non relégable. L'AJA n'a remporté que 5 matches cette saison, 1 seul lors des matches retours et aucun à l'extérieur, anomalie partagée avec Brest, lui aussi relégable. Et comme Auxerre est également 18e à domicile... la 32e saison d'affilée de l'AJA va donc probablement être la dernière de cette longue série, la deuxième en cours après celle du PSG, qui va donc reprendre le flambeau (39 saisons). Elle va surtout retrouver Nantes, Lens, Monaco ou Strasbourg dans la série des anciens champions tombés dans les étages inférieurs ces dernières années...

Hazard et Nene se rapprochent, Gomis toujours efficace

Au classement des buteurs, Giroud conserve la tête mais ne compte plus "que" quatre buts d'avance sur Hazard et Nene (16 buts), le Brésilien ayant rejoint le Belge à la deuxième place ce week-end. Le milieu offensif lillois reste sur 7 buts lors de ses 8 derniers matches, et partage également la tête des meilleurs buteurs en 2012 avec Nene, qui a dors et déjà signé la meilleure saison de sa carrière européenne, entamée à Majorque en 2003. Il signe également le meilleur total d'un Parisien depuis les 17 buts de Hoarau, en 2008/2009.

Derrière ça marque aussi, mais le retard n'est pas négligeable. Gomis, Lisandro et Aubameyang, auteur d'un doublé à Caen (1-4), comptent 13 buts chacun. Le Stéphanois, meilleur buteur à l'extérieur, à égalité avec Giroud (10), n'avait évidemment jamais atteint un pareil score, lui qui jusque là avait l'image d'un ailier rapide mais maladroit... une image datée, désormais. Pour l'Argentin, qui dispute sa 3e saison lyonnaise, il reste 4 journées pour faire mieux que ses 15, puis 17 buts des saisons précédentes. Enfin, pour Gomis, il s'agit de sa deuxième meilleure saison en carrière, derrière celle disputée en 2007/2008 avec Saint-Etienne (16 buts). Rappelons que le Lyonnais n'est plus titulaire avec Lyon... mais il marque toujours autant. Comme quoi, Rémi Garde n'est pas très différent de ces congénères de Ligue 1, qui préfèrent généralement des attaquants qui courent partout (Lacazette) que des buteurs véritables (Gomis). Une incongruité en Europe, une tradition en France. Sur une saison complète, Gomis marquerait 20 buts avec sa moyenne de buts par minutes (165). Lacazette, 11 et quelques (300). Rappelons que Gomis n'est plus passé sous la barre des dix buts en championnat depuis 7 ans maintenant, c'est le seul dans ce cas. Et s'il allait voir ailleurs en Europe si on aime les buteurs ? Je le lui souhaite, en tous cas.

Gros score des Sud-Américains ce week-end, avec 8 buts sur 28, donc 5 Brésiliens et 3 Argentins, qui ont pour une fois fait mieux que les Africains (6). En plus du but de Lisandro, le retour en forme de Pastore (10e but cette saison, quand même) et le 8e penalty de Fabian Monzon (Nice, contre Auxerre, 1-0), qui rejoint Nene et Hazard en tête de cet exercice, ont participé à ce "tango"... On notera aussi le premier but italien dans ce championnat, signé Thiago Motta (PSG), depuis celui de Fabio Grosso (Lyon) contre Lille, en octobre 2008 (2-2). De son côté, Jérémy Ménez (PSG), formé à Sochaux, a marqué le premier but d'un Parisien contre un de ses anciens clubs. Sa victime doubienne en a déjà encaissé 4, seul Auxerre et Rennes ont fait pire (5). Dure vie des clubs formateurs, qui voient ensuite leurs anciennes pousses leur prouver qu'ils ont fait du bon travail avec eux...

Lyon fort en fin de match

Voilà, sinon que dire... si on additionne les buts et les passes décisives dans le jeu, le PSG est très largement en tête (104) devant Montpellier (87) et Lille (86). Au pourcentage aussi, les Parisiens dominent (67,7 %) devant Nancy (65,6) et Sainté (60,9). Lille a plus de mal dans ce domaine (17e avec 43,3 %). Il faut dire que Eden Hazard est le meilleur buteur sur coups de pieds arrêtés (9 sur 16) et a adressé 5 de ses 13 passes décisives sur coup-franc ou corner, ce qui fait baisser la moyenne.

Belle performance de Lyon, qui a récupéré 3 points durant le dernier quart d'heure contre Lorient (3-2), une rareté cette saison. Du coup, l'OL récupère la première place (+8 points), devant Montpellier (+6). Et ce, grâce aux troisièmes buts personnels de Gomis et Lisandro dans le dernier quart d'heure. Enfin, Lille (1001) et Bordeaux (1012) deviennent les premiers clubs à dépasser les 1000 minutes passées en tête au score. Si on soustrait ce chiffre aux minutes passées à être mené, c'est Montpellier qui mène la dance (+610) devant Paris (+566) et Lille (+477). Bordeaux, 4e (+468) et Evian, encore (+403) créent la surprise.

Voilà, je vous laisse avec mon équipe type décisive !


A plus tard !

vendredi 9 mars 2012

Lyon, le bout de la route ?

Salut à tous,

Depuis plusieurs jours, les spécialistes du foot, qui sont presque aussi nombreux que ses protagonistes, voire beaucoup plus nombreux si on compte les blogs tels que celui-ci, cherchent à savoir UNE chose primordial : est-ce la fin du grand Lyon ?

J'en ai déjà parlé sur ce blog, à plusieurs reprises même : contrairement à ses voisins européens, à part, à un degré moindre, l'Angleterre, le football français marche par cycles. Notamment sa façade professionnelle : on a certes des clubs qui ont été plus longtemps et surtout plus souvent devant les autres, tels que Marseille, Bordeaux ou Monaco, voire Nantes. Mais les autres, comme le PSG, Saint-Étienne, Reims ou Lyon, ont eu une ou deux périodes fastes, d'environ 20 ans en général, avant de reculer dans la hiérarchie, rentrer dans le rang. Les Verts, par exemple, ont strictement brillé entre 1957 et 1982, glanant durant cette période de pile 25 ans dix titres, six Coupes de France et une finale de Coupe des Champions.

A l'aune de cette tradition tout particulièrement locale, on ne pouvait que prévoir que Lyon allait baisser de rythme. Lyon a progressé de façon exponentielle dans les années 2000, puis a tapé le plafond en Ligue des Champions, notamment contre le PSV Eindhoven ou Milan, avant de régresser. A partir de l'arrivée de Jean-Michel Aulas en 1987, et après une remontée (1989) et une décennie passée à vivoter entre la deuxième (1995, dommage la Ligue des Champions était réservée à ces derniers...) et la 14e place (1993), le club rhodanien a remporté trois titres d'affilée avec les dents, remportant à chaque fois la mise de justesse, souvent lors de la dernière journée. Qui se souvient de ce match décisif contre Lens, alors leader, lors de la dernière journée de 2002, pour le premier titre, et remportée (3-1) par des Lyonnais qui rentraient ainsi dans l'histoire, tout en plongeant leur hôte dans le début des difficultés qui l'ont envoyé là où il est aujourd'hui, à savoir en Ligue 2 ? Deux saisons plus tard, l'OL comptait 10 points de retard sur Monaco et trois sur le PSG, au soir de la 20e journée. Il finira champion avec respectivement quatre et trois longueurs d'avance sur ces derniers, le premier, notamment, payant son manque de banc et son parcours en Ligue des Champions, conclu en finale contre le Porto de Mourinho (0-3)...

A partir de 2004 en revanche, les écarts vont se creuser : 12 points sur Lille en 2005, 15 sur Bordeaux en 2006, 17 sur Marseille en 2007, mais seulement 4 en 2008 sur les Girondins. Entre temps, selon moi, la cassure entre la courbe ascendante des Lyonnais et le début de la courbe descendante sur laquelle ils tentent de ne pas glisser aujourd'hui est survenue au milieu de la saison 2006/2007.

A la trêve, le Lyon de Gérard Houiller s'est baladé : 50 points de pris sur 57 possibles, soit 15 de plus que son poursuivant Lensois, et une différence de buts de +28 ! L'OL a gagné 16 matches sur 19, pour deux nuls et une défaite... à ce moment-là, on a l'impression qu'une division entière sépare Lyon, qui fait partie intégrante du top 10 européen, de ses adversaires, et on ne doute pas une seule seconde que le club de Jean-Michel Aulas a signé pour une décennie de succès sans interruption. Le PSG est 16e à 31 points, Marseille 6e à 20 points, Bordeaux 8e à 21, Lille 5e à 19. La logique serait que Lyon finisse champion, ce dont personne ne doute, en inscrivant 100 points, un record.

La suite allait pourtant démentir ce scenario idéal. Certes, Lyon finissait bien champion en mai 2007, mais avec 17 points "seulement" d'avance sur Marseille, qui a donc récupéré trois points dans l'affaire. Ce dernier n'a ramassé que 31 points lors des matches retours, soit une chute de 38 %, et n'a finit que quatrième derrière l'OM (34), Toulouse (33) et Rennes (32). Surtout, il a perdu quatre matches, n'en a gagné que huit, et subit quelques trous d'airs, notamment à Troyes (1-0), en huitièmes de finale de la Ligue des Champions contre la Roma (0-0, 0-2) ou en finale de la Coupe de la Ligue contre Bordeaux (0-1), qui lui succèdera deux ans plus tard au palmarès, interrompant son règne de la Ligue 1.

Une demi saison très moyenne, surtout comparée à celle qui l'avait précédée, mais qui n'empêchera pas les Lyonnais de remporter un dernier (?) titre la saison suivante, mais, on l'a vu, avec un tout petit écart. En moins d'une année, l'OL avait perdu l'avance considérable qu'il semblait avoir sur le reste de ses congénères de Ligue 1. Que s'est-il passé entre temps ?

Sans doute s'est-il cru arrivé trop vite durant cet hiver 2006/2007, et les deux premières défaites de l'année, dès la reprise à Toulouse (2-0) et contre Bordeaux (1-2), avant un match nul délicat contre Nice (1-1) puis la fameuse défaite à Troyes (1-0) ont fait plonger son moral de façon beaucoup plus considérable qu'imaginé. Pourtant, avec des cadors comme Abidal, Cris, Tiago, Juninho, Malouda, Wiltord, Govou, et le jeune Benzema épaulant un Fred alors efficace dans ses rangs, Lyon semblait armé pour ne pas craquer à la première mauvaise nouvelle. Mais dès l'été suivant, Wiltord, Malouda, Abidal et Tiago faisaient leurs valises, et leurs remplaçants, Cleber Anderson, Grosso, Bodmer ou Keita n'allaient pas apporter avec eux les mêmes garanties en terme de maîtrise technique et d'expérience, même si l'international italien, champion du monde un an plus tôt, n'en était pas dépourvu, loin de là. Durant l'hiver, Boumsong, Delgado ou Crosas n'allaient pas non plus transfigurer l'effectif rhodanien, désormais dirigé par Alain Perrin, qui allait pourtant remporter le seul doublé de l'histoire du club, avant d'être inexplicablement écarté. Autre énorme erreur historique, à mon avis.

Avec Puel, sans que ça ait forcément un rapport, le début de la page blanche débutait, et pour une raison simple : l'affaiblissement, visible à l’œil nu, de l'effectif des Gones, déjà bien entamé en 2006, avec le départ de Diarra, et en 2005 avec celui d'Essien. Durant l'été 2008, Piquionne, Mensah, Ederson, Makoun, Pjanic ou Lloris remplaçaient Squillaci, Coupet, Müller, Ben Arfa ou Baros. Hormis au poste de gardien, l'avantage ne saute pas aux yeux, avec le recul. En 2009, Gomis, Cissokho, Bastos, Lisandro, puis Lovren en hiver, succédaient à Grosso, Piquionne, Keita, Benzema ou Juninho. En 2010, Diakhaté, Gourcuff et Briand remplacent Govou, Bodmer, Boumsong ou Makoun... et enfin, l'été dernier, Fofana, Dabo et Koné récupèrent la place de Pjanic, Diakhaté, Toulalan et Delgado...

Surtout, sur cette saison, qui succède à une autre qui avait vu l'OL accrocher dans la douleur une place sur le podium, à la faveur du traditionnel fléchissement du PSG au mois de mai, certains joueurs remplaçants l'an passé, comme Grenier, Lacazette et surtout Briand, voire Gomis, sont devenus titulaires ou ont au moins gagné beaucoup de temps de jeu, à la faveur de départs pas vraiment remplacés pour cause de caisses vides. Quant à Gourcuff, il est un départ à lui tout seul.

Lyon possède une attaque toujours très convenable, notamment pour la Ligue 1, à l'image de son match contre le PSG, mais qui n'a pas suffit pour perforer la défense de l'APOEL Nicosie... en revanche, sa défense, condition indispensable à la réussite au plus haut niveau, est une catastrophe. Cris n'est même plus l'ombre de lui-même, Koné n'est pas au niveau malgré une bonne volonté évidente, Lovren est blessé et un peu juste pour le très haut niveau, et Mensah, 29 ans et titulaire en sélection ghanéenne, est au placard pour des raisons que seul le vestiaire pourrait expliquer, et encore... et sur les côtés, si Réveillère fait le job, c'est loin d'être le cas de Cissokho, Dabo, sans parler de Kolodzieczak... quant à Fofana, son pari sera à juger dans une ou deux saisons, pas avant.

Au final, on le voit, l'effectif lyonnais est passé d'une collection d'internationaux actifs, de haut niveau, à un patchwork de jeunes espoirs certes prometteurs, et de bons joueurs de Ligue 1, voire européens, mais, hormis Lloris et Kallström, aucun d'entre eux n'est titulaire dans une bonne sélection mondiale. En 2005/2006, ils étaient dix (Coupet, Abidal, Müller, Tiago, Juninho, Malouda, Wiltord, Carew, Fred et Govou). Et je ne parle pas de M.Diarra, Caçapa, Essien, Ben Arfa, Benzema, Nilmar... cette équipe mettrait quatre buts d'écart à celle d'aujourd'hui, et en jouant du pied gauche.

Après, rien n'obligeait Lyon de se faire éliminer par l'APOEL Nicosie, qui est sans doute meilleure que toutes les équipes chypriotes ayant jamais disputé cette compétition, mais qui reste un club qui n'est même pas leader de son championnat (!) et qui dépense dix millions d'euros par années en budget... Après avoir tenu en échec l'Ajax et ratatiné le Dinamo Zagreb, il y avait mieux à faire. Mais cette saison, on a l'impression que les joueurs ont de plus en plus conscience de leurs limites, ce qui joue sur leur mental. Dix défaites en championnat, sur 26 journées, c'est évidemment mieux qu'une évaluation de début de saison dans l’Équipe, c'est un constat implacable.

Reste que si Lisandro, Bastos ou Gomis retrouvent leur niveau vu contre Paris (4-4), l'OL a largement les moyens de finir dans les cinq premiers, de remporter la Coupe de la Ligue contre Marseille et briller en Coupe de France. Ponctuellement, ça peut toujours marcher. Sur la durée, il faudra renforcer singulièrement cet effectif, notamment en défense, la douzième de Ligue 1 cette saison...

A plus tard !

lundi 27 février 2012

Lyon-PSG, et les autres

Salut à tous !

Ce week-end on a eu droit au même genre de journée qu'il y a deux semaines, lorsqu'un match avait à lui tout seul sauvé la moyennE de buts par matches. A l'époque, Lille et Bordeaux avaient sacrifié leurs chiffres défensifs et le moral de leurs gardiens de buts pour nous offrir un superbe spectacle (4-5), en inscrivant 9 des 22 buts de la journée. Cette fois, Lyon et le PSG ont fait un tout petit peu moins bien : 8 sur 22, également (4-4).

Guillaume Hoarau, ressuscité après deux années compliquées, en a profité pour quadrupler ses statistiques décisives : d'un but, il est passé à trois plus une passe décisive. Et ce en seulement 269 minutes de jeu, soit un but toutes les 89 minutes, le deuxième meilleur ratio derrière... Kevin Bérigaud (23 ans, Evian-T-G), auteur d'un doublé contre Nancy (2-0), et qui est également passé à trois buts en l'espace de 174 minutes, soit un peu plus d'un but par heures ! Pourtant, c'est loin d'être un buteur à la base : 24 buts en deux saisons de National, six buts l'an dernier en Ligue 2... C'est le syndrome Steve Savidan, qui ne voyait pas ses stats baisser, et même augmenter, malgré le changement de division, qui a également touché Olivier Giroud ou Brice Jovial ces dernières années.

Pour en revenir au Lyon-PSG qui, lui non plus, n'a pas trouvé de nom en o ridicule (capitalo ?), on note également que Bafé Gomis a assuré sa sixième saison consécutive à au moins 10 buts en Ligue 1 (son score lors des trois dernières saisons !), et son 4e but en 6 matches contre le PSG avec Lyon (il n'avait jamais marqué contre le club de la capitale avec les Verts, en 7 tentatives !), que Lisandro Lopez, lui, a marqué pour la première fois pour le même club, ou que Bastos, en plus de marquer un but exceptionnel, a adressé sa 7e passe décisive dans le jeu et rejoint ainsi Olivier Giroud, derrière Jérémy Ménez (8), qui a effectué sa première passe décisive... sur coup de pied arrêté. Par ailleurs, un score à 8 buts ou plus n'est pas si rare cette saison, puisque c'est le cinquième, avec un 6-2, un 5-4, un 5-3 et déjà deux 4-4, le premier étant l’œuvre de Lille (déjà) et Nice, à la fin de l'année dernière... L'an passé, il y en avait eu... un, un 6-3 (Lille-Lorient) !

Sinon, Montpellier a confirmé face à Bordeaux, avec qui il partageait les meilleures stats en 2012, ses chiffres exceptionnels à domicile, puisque le nouveau leader de Ligue 1 avec désormais un point d'avance (je l'avais dit !) n'a perdu que cinq points à la Mosson, sur 39 possibles (1 nul, 1 défaite, contre Paris), que le PSG a abandonné sa première place au classement des défenses à Brest (22), Marseille et Toulouse (23), qui ont à eux trois encaissé un seul but ce week-end, celui lors du match entre les deux premiers nommés, et qu'Auxerre ont Lille ont signé leur 10e match nul cette saison, soit le deuxième pire (ou meilleur) total derrière les 14 de Brest. D'ailleurs, si on revenait à la victoire à deux points (tellement plus équilibrée et logique, qui ne sanctionnerait pas le 4-4 entre Lyon et Paris de l'équivalent d'un tiers de victoire seulement), Montpellier et le PSG seraient à égalité (mais le MHSC serait devant au goal-average). Mais à part les trois places que gagnerait Marseille (9 nuls), le classement n'en serait pas réellement chamboulé, Lille restant 3e, mais avec seulement 3 points de retard, et Auxerre ne gagnant qu'une place.

Il est également intéressant de constater qu'Ajaccio, qui carbure depuis deux mois et notamment l'arrivée d'Eduardo (4 buts) cet hiver, compte désormais autant de points que Dijon, et seulement un de retard sur Caen, Evian et surtout Lorient, que des équipes qui n'ont pour l'instant que rarement été en danger de relégation... Les Corses sont cinquièmes des matches retours (11 points), avec un point pris de moins que le PSG, leur prochain adversaire, et un de plus que Lille, trois de plus que Marseille (qui compte toujours un match en retard) ou Rennes, et six de plus que Lyon !

Deuxième match sans but pour Olivier Giroud, une mésaventure qui lui était déjà arrivé quatre fois avant cela, la dernière fois mi décembre. Mais la pointe héraultaise a tellement d'avance qu'à part quelques triplés de Nene, Gomis, Gameiro ou Aubameyang (qui en a signé un cette semaine en match en retard contre Lorient, ses premiers buts à domicile), il peut encore se permettre de se reposer jusqu'en avril a priori. On a eu droit à pas mal de buts étrangers (50 %, contre 46 en temps normal), dont 5 africains, 5 sud-américains, et un seul européen, celui du... Turc de Rennes, Mevlut Erding. Par ailleurs, quatre des six petits buts à l'extérieur ont été marqués par le PSG, qui a également vu son premier joueur de plus de 31 ans marquer un but (Ceara). Pour une fois, les milieux se sont peu signalés (6 buts), contrairement aux défenseurs (4) et aux internationaux français (4, tous lors de Lyon-PSG !). Nene, lui, a inscrit son 7e penalty, record de la Ligue 1 cette année, le seul de cette journée. Le PSG reste leader au nombre de penalties obtenus ET transformés (8) devant Caen (6). Le Brésilien est également le seul meilleur buteur des matches retours, avec 5 buts, devant Eduardo, Roux et Aubameyang (4).

Lille avait pris la tête des équipes dans le dernier quart d'heure grâce à son succès tardif à Lorient la semaine dernière (0-1), place que le LOSC a perdu ce week-end en concédant le nul in extremis à Rennes (1-1). C'est donc Saint-Étienne le leader (+7) devant le PSG, qui a gagné son 6e point en fin de rencontre. Les Valenciennois Samassa et Cohade ont inscrit leurs troisièmes buts respectifs en fin de match, sur trois et quatre buts au total...

Voilà, sur ce je vous laisse avec mon équipe type décisive habituelle. Il n'y a qu'un Lyonnais et deux Parisiens, mais je rappelle la règle : d'abord le nombre de buts, puis de passes, puis le score de l'équipe du joueur. Mounier, notamment, devance ainsi Briand pour le poste de milieu offensif.



A très vite !