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lundi 11 février 2013

L'importance du premier but


Salut à tous,

Nouveau focus sur la Ligue 1 aujourd'hui, à travers une stat intéressante, je trouve : l'incidence de l'ouverture du score sur le résultat dans notre championnat si serré, même si ça commence à se décanter en tête du classement. Mais l'adage qui dit que tout le monde peut battre tout le monde en Ligue 1 est plus que jamais d'actualité.

93 % de chances de ne pas perdre

Il y a eu 223 ouvertures du score cette saison (240 matches moins 17 0-0, faites le calcul). C'est Marseille qui a le plus souvent ouvert le score (17, soit près de 71 % du temps) devant le PSG (16), Lyon et Saint-Étienne (14). Tout en bas, Bastia n'a ouvert le score que 5 fois, mais réussit l'exploit d'avoir gagné à chaque fois, un 100 % de réussite que personne n'égale en Ligue 1. Mais j'y reviendrais. Les Corses sont devancés par Brest (7). Sur ces 223 premiers buts (36 % du total), l'équipe qui a mené à gagné 154 fois, soit 69 % de réussite. Elle n'a donc pas gagné à 69 reprises (31 %) et se sont même inclinées 16 fois (7,2 %). Un score finalement très faible, puisque ça donne une moyenne de moins d'une fois par journée de championnat. Ce week-end a donc été "prolifique", puisqu'on a eu droit à un retournement de situation, celui de Reims à Nancy (1-2). Six des neuf équipes qui ont ouvert le score l'ont
emporté. Ouvrir le score donne donc plus de deux chances sur trois de s'imposer, et plus de neuf chances sur dix de ne pas perdre : c'est dire l'importance essentielle du premier but en Ligue 1.

Détaillons à présent ces chiffres par équipe. J'ai donc dis que Bastia n'avait marqué le premier but que cinq fois, pire total de Ligue 1, mais avait gagné à chaque fois. Un cas unique, puisqu'au pourcentage les Corses devancent le PSG (93,7 %, 15 sur 16), Rennes (83,3 %, 10 sur 12), et Toulouse (80 %, 8 sur 10). Suivent Lyon et Sainté, qui comptent les mêmes chiffres (78,6 %, 11 sur 14) et Marseille (76,5 %, 13 sur 17), dont le chiffre a baissé ce week-end après avoir été rejoins au score à Evian (1-1). Tout en bas, on retrouve les quatre mêmes clubs de l'est qui trustent les quatre dernières places du classement général, avec des chiffres inquiétants : Evian, qui côtoie Ajaccio (55,6 %), mais surtout Reims (40 %), Troyes (33,3 %) et Nancy (30%, 3 sur 10) ne devraient peut-être pas chercher plus loin la raison de leurs problèmes. D'ailleurs, hormis l'exception corse, la ressemblance entre ce classement et celui de la Ligue 1 est troublante, puisque tous les leaders sont en haut, et les clubs en difficulté, en bas.

Marseille sans réaction

Quand les clubs sont menés, le classement diffère un peu, et même beaucoup pour certain. Nice est l'équipe qui perd le moins après avoir concédé l'ouverture du score, à l'image de son égalisation contre Lorient ce week-end (58,3 %, 7 sur 12). Suivent Lorient et Lyon (50 %), puis Bordeaux (42,8 %) et Ajaccio (41,6 %). Arrive seulement Paris, à égalité avec Lille (40 %), le leader du championnat n'ayant pu éviter la défaite que deux fois lors des cinq matches où il a concédé l'ouverture du score. Mais il y a pire que ces chiffres : les deux derniers au pourcentage se nomment Saint-Étienne (14,3 %, 1 sur 7) et surtout Marseille (0 %) qui a toujours perdu les 7 fois où il a concédé l'ouverture du score ! Chiffre étonnant, pour un classement qui prouve surtout que l'important est d'ouvrir le score, pas forcément de le concéder, puisque ça n'a pas d'incidence réelle sur le classement général... ainsi, Reims et Nancy possèdent des chiffres moyens dans ce domaine (30,8 et 26,6 %).

Mais le classement ayant le moins d'incidence, compte-tenu de la faiblesse de ses chiffres, est bien sûr celui des clubs l'ayant emporté après avoir concédé l'ouverture du score. C'est Lyon qui mène dans ce domaine, avec 22,2 % de réussite, devant Ajaccio (18,2 %) et le duo Montpellier-Rennes (16,6 %). Seulement 10 équipe ont réussi cet "exploit" cette saison, soit l'exacte moitié, avec des clients dans l'autre moitié, celle de ceux qui n'ont jamais retourné un score, à savoir Lille, Marseille, le PSG, Saint-Étienne, Toulouse... A noter que sur les 10 qui y sont parvenues, six l'ont fait deux fois (Lyon, Ajaccio, Montpellier, Rennes, Bastia et Nice). C'est Brest qui a été mené le plus souvent (16 sur 24, soit les deux tiers du temps) devant Bastia (15), Nancy et Sochaux (14) et le trio Evian, Toulouse et Troyes (13). A l'inverse, le PSG est pour l'instant l'équipe qui est le moins souvent menée d'entrée (5, soit 20,8 %), devant Bordeaux, Marseille et Saint-Étienne (7), puis Lyon (9) et Lille (10).

Ibra n'aime pas ouvrir

Par joueurs, à présent. A noter que dans 10 cas, l'ouverture du score a eu lieu par l'entremise d'un csc, soit 4,5 %, un chiffre un peu plus élevé que la moyenne générale (3,5 % de csc). Comme dans d'autres classements  (général, à l'extérieur, sur coup de pied arrêtés, dans le dernier quart d'heure...), c'est Zlatan Ibrahimovic qui mène la barque, mais à égalité avec Nolan Roux, et avec un score finalement assez faible (6, soit 28,6 %), alors que pour son concurrent lillois, c'est presque une spécialité (6 sur 7, 85,7 % !). Ces deux joueurs devancent Ben Basat, Gignac, A.Ayew et Cvitanich (5), puis Gomis, Alessandrini, Brandao, Aubameyang et Kadir (4). Parmi les autres "gros" buteurs cette saison, Erding ne l'a fait que 3 fois sur 9, tout comme Ben Yedder, Lisandro 1 sur 7, Cabella et Pitroipa, 1 sur 6.

Voilà, j'espère vous avoir éclairé ! A plus tard !

mardi 21 février 2012

Une journée de transition ?

Hé c'est moi que revoilà !

Allez, après ce post centré sur le match phare de cette 24e journée, décentrons un peu notre regard pour voir ce qui s'est passé sur les 10 terrains de Ligue 1 concernés, et pour une fois épargnés par la météo, revenue temporairement à des chiffres plus aimables. Au passage, ce mercredi vont se dérouler trois matches reportés de la 22e journée, Caen-Auxerre, Sochaux-Lille et Sainté-Lorient, qui vont nous rendre un peu plus lisibles le haut et le bas du tableau, en attendant Evian-Marseille, qui se jouera le 6 mars. En attendant, on saura dès demain quel est l'écart entre le duo Paris-Montpellier, d'un côté, et Lille, de l'autre. Pour l'instant il paraît insurmontable, ou presque (8 points) mais si les Dogues s'imposent à Sochaux, ce qui ne paraît pas insurmontable, le LOSC sera loin d'être décroché... Même chose pour Saint-Étienne, qui pourrait se retrouver quatrième en cas de victoire contre Lorient !

En attendant cette réactualisation du calendrier, on a une nouvelle fois assisté à une journée pauvre en buts, malgré deux 3-0, un 2-2 et un 4-0. Mais dans le même temps, quatre matches n'ont pas vu plus d'un but, dont deux 0-0, ce qui est forcément préjudiciable. Ces 22 buts nous ont encore fait perdre un centième de but par match, on est désormais à pile 2,5 buts par match.

A l'image de cette journée déprimante sur ce plan, les meilleurs buteurs n'ont pas été inspirés ce week-end. Chez les leaders, seuls Jovial a marqué son 9e but, Gouffran son 8e et Barbosa et Belhanda leurs 7e. Je reviendrais bientôt sur Barbosa, qui se révèle extrêmement tard au haut niveau, et de quelle manière... En revanche, on a assisté à 7 premiers buts de la saison, soit près d'un tiers du total, dont les deux buts parisiens ainsi que ceux de Koné (Dijon), Govou (Evian), Mignot (Sainté), Sirieix (Toulouse) et Gil (VA). Des joueurs qui ont plutôt un statut de titulaire à la base, à part le premier nommé, qui vient d'arriver en Bourgogne, et Sirieix, mais qui ont tardé pour se signaler devant le but.

On a assisté à peu de buts étrangers, six seulement, soit 27 %, contre 46 cette saison. En même temps, aucun buteur européen n'a marqué ce week-end, contre deux buts brésiliens - deux défenseurs centraux, Alex et Gil - et quatre africains, ce qui épouse la tendance de cette saison, à savoir la domination africaine, très loin devant un duel relatif entre sud-américains et européens, séparés de 9 buts. A propos des défenseurs, ils se sont signalés ce week-end, avec quatre buteurs. Mathieu Debuchy (Lille), grâce à son but décisif à Lorient (0-1), a pris seul la tête des buteurs venus de l'arrière, avec un 5e but personnel, devant le Niçois Monzon (4). Les trois autres, on l'a vu (Alex, Mignot, Gil) sont des nouveaux venus.

Autre particularité, on a eu droit à deux coup-francs (Barbosa, Alex), soit presque 10 % du total, contre même pas 4 % en temps normal, sans parler du penalty réussi par Frau, le 6e pour Caen, deuxième équipe au classement derrière le PSG (7).  Par ailleurs, malgré deux matches ratés à Nice puis contre Montpellier, Nene est toujours en tête des buteurs en 2012 (4 buts), mais Eduardo, Obraniak, Maurice Belay, Jovial, Giroud et Roux sont sur ses talons. Ce dernier peut même prendre la tête demain soir en match en retard, à Sochaux.

Je l'ai dit dans le post précédent, Jérémy Ménez a confirmé sa première place au classement des passeurs dans le jeu (8). Il devance un autre passeur décisif du week-end, et dans le même match, Olivier Giroud (7) puis Bastos (Lyon). Si on additionne les buts et les passes, le Montpelliérain est donc logiquement en tête avec 23 actions décisives, très loin devant Hazard (9+5), Nene (11+2), Jovial, Gomis et Rémy (9+3). Par équipe, Montpellier domine également (45+25) devant Paris (39+24) et Lille (41+20). Au pourcentage de buts sur passe décisive dans le jeu, c'est étrangement Nancy qui domine (66,67 %) devant Sainté et Lyon (63) et la PSG (61,5). Montpellier est 6e (55,5), Marseille 10e (51,5), Lille 12e (48,8) et Toulouse bon dernier (34,8).

Le LOSC, grâce au but de Debuchy (76e), a chipé au PSG la première place dans le dernier quart d'heure à la différence de buts, avec 5 points, comme Lyon et Sainté. C'est le troisième but tardif du latéral lillois cette saison, soit autant que ses coéquipiers Hazard et Roux, un de moins que Nene et deux de moins que Giroud, le leader.

Rien de bien passionnant donc ce week-end, mais on en saura plus la semaine prochaine, avec un classement presque complet ! Je vous laisse avec mon équipe type habituelle, logiquement très marquée par les cartons de Dijon et Saint-Étienne, contre Nice (3-0) et Rennes (4-0) !



A plus !

lundi 30 janvier 2012

Un train d'enfer

Salut à tous,

Amis fans de chiffres, voici l'heure du deuxième compte-rendu statistique de la Ligue 1 sur ce blog !

Une 21e journée, la deuxième des matches retours, qui s'est située dans la moyenne basse au niveau buts : 22, pour un peu plus de 25 par journées en moyenne. Indice majeur de cette légère baisse de la moyenne de buts par matches, qui côtoyait les 2,6 à l'automne : pour la cinquième fois consécutive, il y a eu trois matches qui se sont terminés sur le score minimaliste - mais maxi rétribué, trois points - de 1 à 0, soit 30 % à chaque fois. Du coup, en cinq journées, le pourcentage de ce score est passé de 12,5 à 16,67 %, et il est revenu à une unité des 1-1, qui de leur côté n'ont été d'actualité que trois fois sur les... 80 derniers matches !

Au classement, on a rarement connu un tel rythme en tête, et pas mal d'équipes sont dors et déjà décrochées pour la course à l'Europe, comme Bordeaux, 9e, qui compte déjà 10 points de retard sur la 5e place. L'an passé, le neuvième, Toulouse, en comptait... trois, et les cinq premiers totalisaient 179 points, contre 203, soit près de cinq points de plus par équipe ! Du coup, le PSG, leader avec 46 points, compterait neuf points d'avance sur le second de l'an passé, qui était... le PSG. Pourtant, Montpellier a perdu six points sur le club parisien durant les 5 dernières journées, Lyon quatre, Lille cinq et Marseille, aucun.

A noter qu'avant cette journée, deux clubs étaient encore invaincus sur leurs pelouses, Brest et Rennes. Deux équipes qui ne figuraient pourtant pas parmi les meilleures à domicile, en raison d'un trop grand nombre de matches nuls (6 et 5). Problème, les deux clubs bretons recevaient les deux équipes les plus en forme du moment, avec Ajaccio, le PSG et Marseille, qui se sont toutes deux imposées (0-1 et 1-2) sur des buts qui, dans les deux cas, ne resteront pas dans les annales, entre celui de Bisevac que Grougi oublie de sortir sur son but, le csc d'Apam et le tir de Cheyrou relâché dans son but par le pauvre gardien remplaçant de Rennes, Diallo. Avec ce succès, le PSG assoit son statut de meilleure équipe à l'extérieur, avec 21 points pris en 10 matches, contre 18 pour Montpellier et Rennes, qui se sont déplacées à 11 reprises.

Après les trois doublés de la première journée des matches retours, on en a cette fois eu droit à deux, qui ont une saveur particulière. Le Nancéien Daniel Niculae, tout d'abord, qui a marqué deux buts (du gauche, ce qui porte à quatre son total de ce pied, plus une tête, contre aucun du droit pour ce droitier...) sur la pelouse d'Auxerre (1-3), pour qui il a joué durant quatre saisons (29 buts), ce qui fait du Roumain, en un seul match, le meilleur buteur des "revanchards" avec deux unités, dans un classement, qu'on pourrait appeler "challenge PSG", même si cette réputation ne tient pas sur grand chose, qui évolue rarement (4,43 % des buts seulement). Ça fait aussi d'Auxerre la victime la plus fréquente de ses anciens joueurs, avec 4 buts, devant Caen, Nice et Sochaux. Le PSG en est à un.

L'autre est l’œuvre de Nolan Roux, dont j'ai manifestement bien fait de pointer du doigt l'inefficacité jusque là, et qui réussit l'exploit de signer un doublé pour son premier match sous ses nouvelles couleurs lilloises, quelques jours après son transferts de Brest, contre Saint-Étienne. L'attaquant, formé à Lens, ce qui n'est pas anodin pour un joueur du LOSC, a inscrit également ses deux premiers buts dans le dernier quart d'heure, ainsi que son deuxième... doublé contre Saint-Étienne cette saison, après celui inscrit avec Brest le 3 décembre dernier (2-2) ! Ainsi, il a marqué 4 de ses six buts cette saison contre les Verts...

Les deux joueurs rejoignent donc en tête des buteurs des matches retours Jovial, Rémy et Nene, qui avaient frappé deux fois il y a deux semaines, ainsi que Giroud, qui est le seul joueur de Ligue 1 à avoir marqué lors de ces deux journées.

Chez les buteurs, ce dernier a encore accru son avance sur la concurrence, grâce à son 15e but de la saison, six de plus que Rémy, Gameiro et Nene, ses poursuivants immédiats, tous muets ce week-end. L'an passé, Moussa Sow, déjà leader, comptait autant de buts que le Montpelliérain, mais seulement deux de plus sur Nene, déjà, quatre sur El Arabi (Caen) et cinq sur Gameiro et Gervinho. Comme quoi, le renouvellement chez les buteurs de Ligue 1 est limité, d'une saison à l'autre. Eduardo, lui, a signé son deuxième but en deux matches depuis son arrivée de Lens à Ajaccio, lui qui était bloqué à... un but en 14 matches de Ligue 2 avec le Racing, et 9 buts en 63 matches de Ligue 1 jusque là ! Comme quoi, un peu d'air corse, et on est transformé...

Il n'y a eu que 8 buts "étrangers" sur 22, soit 36,3 %, contre un peu plus de 47 sur toute la saison. CAN oblige (le Burkinabé Traoré, 7 buts, le Gabonais Aubameyang et le Ghanéen Ayew, 6, et le Marocain Belhanda, 5, sont concernés), il n'y a eu "que" trois buts africains, contre 4 européens et un seul sud-américain, qui eux ont plutôt l'habitude en général d'hiberner de janvier à avril, présents ou pas. Il n'y a également eu qu'un seul but de la tête, contre 18 % cette saison.A noter aussi le réveil des buteurs de moins de 21 ans, qui ont marqué quatre fois ce week-end, dont le leader de la catégorie, Eden Hazard (8 buts), eux qui stagnent cette saison à même pas 8 %. Du coup, ils se rapprochent de leurs aînés de plus de 31 ans, qui n'ont marqué qu'une fois, par Edouard Cissé, et qui ne comptent plus qu'un but d'avance. Les milieux, eux, ont encore brillé (8 buts), même si c'est en deçà de leur pourcentage habituel (36 % contre 43), mais pas les défenseurs, seul Bisevac trouvant la cible ce week-end, ce qui explique ma difficulté à trouver quatre défenseurs décisifs ce week-end... Ces derniers inscrivent plus de 11 % des buts en temps normal, dont la moitié de la tête.


Cette semaine, j'avais le choix pour désigner un gardien pour mon équipe-type décisive, visible ci-dessus, puisque trois d'entre eux ont arrêtés un penalty. Désolé pour Ospina, finalement défait par Montpellier après avoir mis Giroud en échec (ça aurait été son premier cette saison), et Carrasso, qui a détourné celui de Sagbo (Evian, 0-0), qu'il avait lui-même provoqué face au même homme, mais je vais plutôt choisir Lloris, qui lui a gagné contre Dijon après avoir dominé Jovial dans l'exercice (3-1). Dommage, avec ces trois buts on aurait été à 25, soit la moyenne générale...

Voilà, sinon que dire d'autre... Michel Bastos a adressé sa sixième passe décisive dans le jeu, ce qui lui permet de rejoindre Jérémy Ménez en tête, devant Giroud, Civelli, Hazard et Jouffre, ces deux derniers s'étant également illustrés dans ce domaine ce week-end. Notons également que Sochaux, qui était la plus mauvaise équipe dans le dernier quart d'heure, a récupéré un point durant ce dernier sur la pelouse de Lorient, qui était deuxième de ce classement, et qui recule donc à la sixième place, avec deux points. On a ainsi eu droit à 10 buts durant les 15 dernières minutes, soit le troisième meilleur total de la saison. Un total qu'on avait pas atteint depuis sept journées.

Sur ce, je vous laisse ! A plus tard !

samedi 21 janvier 2012

Deux tiers de Mercato

Salut à tous,

Cette année, et contrairement aux exercices précédents, on ne pourra pas dire que le mercato d'hiver ne sert à rien, qu'il ne s'y passe rien, à part le 31 janvier entre 23h45 et minuit, que c'est surtout fait pour raccommoder des effectifs qui n'auraient pas été bien évalués par des entraîneurs distraits, ou, dans le cas du PSG par exemple, par le précédent. Non, cette année, le mercato a une certaine tenue, et il reste encore 10 jours avant sa fin, de quoi bien s'amuser, du moins si les enveloppes de recrutement des clubs déjà actifs n'ont pas été définitivement vidées de leurs contenus.


En même temps, même les années précédentes il y avait déjà beaucoup de mouvement, peut-être pas forcément en France, mais sur toute la planète, et notamment en Europe, ça circulait bon train. Et ce n'étaient pas seulement des sous-fifres qui changeaient d'atmosphères : par exemple, l'hiver dernier, Chelsea recrutait David Luiz (Benfica) et Fernando Torres (Liverpool), certes pour des résultats divers mais surtout pour 82 millions d'Euros à eux deux. On est loin du prêt d'un jeune à casque avec option d'achat au Havre.


En France, comme principales têtes d'affiche changeant d'écuries, on avait eu droit au Brésilien André à Bordeaux, pour un résultat proche de l'accident industriel ; des prêts de Bellion (Bordeaux) à Nice, Sunu (Arsenal) à Lorient, Alonso et Aubameyang (Monaco) à Sainté ; aux arrivées de Boukari (Lens) à Rennes pour 4 millions, Utaka (Portsmouth) à Montpellier, de Feindouno, Moukandjo, Maazou, Welcome, M.Diarra et G.Lacombe à Monaco, pour le résultat probant que l'on sait, et de Verhoek (Den Bosch) à Rennes, et du départ de Makoun (Lyon) à Aston Villa pour 6 millions, de Bergessio et N'Daw (Sainté) à Catane et à Saragosse, de Sverkos (Sochaux) à Panionios et de Sessegnon (PSG) à Sunderland pour 7 millions. Et oui, c'était y a seulement un an, on a l'impression que c'était un peu plus vieux que ça... Bilan de tout cela ? 80 % d'échecs, environ. Seules les opérations Aubameyang, Boukari et Utaka, côté arrivées, peuvent être considérées comme à peu près probantes. C'est maigre, c'est tout sauf clinquant, mais ça prouve que ça avait quand même un peu bougé, sachant que j'en ai laissé quand même plein de côté...

Cette année, rien qu'en France encore une fois, et sans l'impulsion du PSG, qui semble se désintéresser, à tort ou à raison, au marché national, mais non sans celle de Lille, on a déjà eu de quoi se mettre sous la dent. Le Champion de France qui va se voir délesté de son buteur attitré, Moussa Sow, qui devrait vite signer pour Fenerbahce et son challenge sportif ébouriffant. Que Mamadou Niang et ses 30 ans aient été tentés par les charmes du Bosphore, soit, à la rigueur. Mais que Sow, 26 ans et à peine sacré meilleur buteur de Ligue 1, n'ai pas été capable de se dégoter ne serait-ce qu'un bon petit club anglais pour progresser, et s'en aille en Turquie défier Orduspor et Mersin Idman Yurdu, va falloir me faire un mémo parce que j'ai échappé un truc.


Bref, toujours est-il que voilà nos Dogues un peu plus riches que prévu à cette époque de l'année, et qui du coup s'en vont récupérer un des solides espoirs du football français au poste d'avant-centre, à savoir Nolan Roux (Brest). Personnellement, j'ai toujours un petit problème avec cette lubie qu'on les observateurs français de surclasser des attaquants et peu élégants et qui marquent des buts spectaculaires, plutôt qu'à l'aune de leur rendement devant le but. On ne voit ça qu'en France, à l'étranger on a souvent l'étrange habitude de considérer qu'un attaquant est "bon" quand il marque beaucoup, point barre. Non parce que Nolan Roux, en Ligue 1, c'est 10 buts en 46 matches. C'est pas médiocre, il est jeune, mais on a vu mieux, même en Ligue 1. Si si, je vous assure qu'on a vu mieux. Alors, peut-être va-t-il exploser au sein d'un collectif mieux huilé et plus offensif que celui de Brest, mais je reste perplexe quand même. Après tout, les médias officiels ont bien essayé de nous faire croire que Marouane Chamakh était un grand buteur (alors que son record sur une saison est de 13 buts, sachant qu'il jouait en général beaucoup plus que ses collègues), alors pourquoi pas Roux ? En même temps, je ne m'étais pas trompé sur Chamakh...


Notons également le recrutement lillois du jeune Costaricien John Jairo Ruiz, qui vient compléter une collection d'avant-centres (Jelen, De Melo, Roux, Ruiz, Gianni, Rodelin...) assez étonnante pour une équipe n'évoluant jamais avec plus d'une seule pointe... Mais les deux premiers sont des abonnés de la rubrique infirmerie, et les autres sont des jeunes.

Ajaccio semble également avoir eu la main lourde en recrutant Eduardo (Lens), qui est pourtant loin d'être une pointure. Mais son but d'entrée contre Auxerre (2-1), dans une équipe actuellement en pleine confiance, a dors et déjà apporté des points précieux au promu, qui pourrait en glaner d'autres. Le transfert de Ludovic Obraniak à Bordeaux ne peut pas non plus être considéré comme étant anecdotique. Titulaire bis à Lille, où ses coups de pied arrêtés faisaient souvent mal, il va sans nul doute apporter beaucoup techniquement aux Girondins qui en avaient terriblement besoin. Par contre, j'ai toujours autant de mal avec les ailiers contrariés, qui ralentissent le jeu en se replaçant constamment sur leur pied préféré, au lieu de déborder et percuter. Et comme il n'a pas vraiment la vitesse de Messi pour repiquer dans l'axe et dribbler tout le monde... Le seul intérêt, c'est pour frapper de cet angle, et ça il sait le faire.

Bordeaux qui a également recruté un latéral droit brésilien, Mariano, déjà auteur d'une passe décisive pour son premier match, contre Valenciennes (2-1). Avec Eduardo, voilà déjà deux Brésiliens à l'heure en plein hiver, ça c'est pas banal... espérons pour Francis Gillot, mon Droopy préféré, qu'il ne s'agisse pas d'un énième André... le club aquitain qui s'est également "débarrassé" d'Anthony Modeste, qui n'avait pourtant pas démérité durant sa première saison (10 buts), et qui tournait encore cette saison à un but toutes les 158 minutes, une moyenne de meilleur buteur. Mais bon, les gens doivent le trouver moins joli à regarder que Nolan Roux. Pas grave, il va avoir de quoi faire à Blackburn.

Étonnamment, le club le plus actif de ce mercato pourrait bien être Dijon, qui n'est pourtant ni en crise, ni pillé ni racheté par une famille du Golfe. Auteur d'un très bon début de saison, compte tenu de ses moyens et de l'extrême pessimisme général à propos de son maintien en début de saison, le promu et son entraîneur, Patrice Carteron, semblent manifestement éprouver le besoin urgent d'améliorer leur effectif. Ce dernier semblant certes un peu juste en défense, où la charnière, malgré l'apport d'Abdoulaye Meïté, n'a pas particulièrement brillé, notamment en l'absence de ce dernier, les arrivées du défenseur central Zia Diabaté (Dinamo Bucarest), du gardien international ivoirien (malgré son nom ghanéen) Daniel Yeboah (ASEC Abdijan) pourraient - peut-être - lui apporter, mais pas autant que celle du (vrai) Ghanéen Bennard Kumordzi, milieu défensif venu de Panionios. Celui-là, je met une petite pièce dessus, c'est un tout bon. Et devant, Koro Koné, venu de Slovaquie, Hakeem Achour (Ivry) et surtout Gaël Kakuta sont arrivés. A chaque fois, une perle au milieu d'interrogations, espérons que ça ne déstabilisera pas un effectif qui avait l'air de pas trop mal s'en sortir...

A noter également le recrutement de Kahlenberg à Evian, où les nouveaux sont rarement banals, on l'aura remarqué, et des prêts, cette fois prévisibles, de Puygrenier, Bayal et Mollo à Nancy. Des paris, pour une équipe qui avait vraiment un gros problème d'effectif, vu qu'il était complètement pourri. Aleksic (Sainté), Doubaï et Banana (Sochaux), Camara et Djuric (Valenciennes), et bien sûr Anin, qui est bel est bien arrivé à Nice, seront parmi les curiosités de cette deuxième partie de saison, mais peut-être pas autant que Maxwell (PSG), qui a plutôt bien débuté contre Toulouse en championnat (3-1). Les fois où le Barça vend un joueur à un club français, même un remplaçant, sont assez rares pour être soulignées. Mais même ce dernier ne sera pas autant scruté que la grande star que les Qataris souhaitent faire venir à Paris cet hiver. Si elle vient... Pour l'instant, je suis très mesuré.

Savourons ces derniers jours et ne goûtons pas notre plaisir, même si l'argument comme quoi le mercato fausserait le championnat est des plus recevables. Même si, au final, je n'ai pas souvenir de recrutement qui ai réellement permit à une équipe de gagner le titre par exemple. Si vous me parlez de Brandao, vous allez m'entendre.

Allez, à plus tard !