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vendredi 12 juillet 2013

La relève est-elle là ?

Salut à tous,

Demain soir, l’Équipe de France des moins de 20 ans disputera la première finale mondiale de son histoire. Deux ans après la demi-finale de la génération précédente dans la même compétition, et un an après une autre demi-finale lors de l'Euro des moins de 19 ans pour la présente génération, et malgré les résultats moyens des Espoirs - composés logiquement en grande partie des demi-finalistes mondiaux d'il y a deux ans - la France renaît un peu au niveau des résultats de jeunes, et c'est évidemment une excellente nouvelle.

Que sont-ils devenus ?

Le creux générationnel que subit actuellement la "grande" Équipe de France dure depuis 2008, sachant que les précédents qui avaient succédé aux générations Kopa et Platini avaient respectivement duré 15 et 7 ans. On est donc encore loin de se retrouver avec une sélection qui domine le monde, ou au moins fait partie des tous meilleurs. L'important, c'est qu'on arrête de mettre ces mauvais résultats sur le compte du comportement des joueurs, de leur propension ou non à chanter la Marseillaise, ou pire de leurs origines origines ethniques
et/ou sociales, ce que la montée actuelle des idées xénophobes dans notre pays contribue à faire fructifier. Si on est moins bon, c'est que depuis l'Euro gagné en 1996 par les moins de 19 ans menés par Henry et Trézéguet, ainsi que la finale de l'Euro Espoirs en 2002, les résultats de la France en jeunes ne sont pas inexistants, mais très espacés, voire rares. Et donc, lorsqu'ils sont présents, ils ne parviennent pas suffisamment à nourrir les A en futurs grands joueurs.

Lorsqu'une sélection jeune brille, on a tendance à se dire que c'est toute une équipe sur laquelle le sélectionneur des A pourra s'appuyer pour remplir ses objectifs. Sauf qu'après coup, lorsqu'on regarde ce que sont devenus ces jeunes, ils ne sont en général qu'une minorité à être devenus internationaux, et certains d'entre eux, parfois, n'ont même pas réussi leur carrière pro. Regardez la génération 2002, finaliste donc de l'Euro Espoirs contre les Tchèques, sous la direction de Raymond Domenech : elle comptait dans ces rangs des joueurs comme Berson, Di Tommaso, Vercoutre, Chapuis ou Mathis qui sont loin d'avoir tutoyé les sommets durant leur carrière. D'ailleurs cette génération a fourni certes pas mal d'internationaux A, mais aucun qui pourra dire qu'il en fut un des piliers victorieux (Landreau, Réveillère, Boumsong, Mexès, Bréchet, Escudé, Pedretti, Meriem, Govou et Luyindula) et seulement un finaliste du Mondial 2006 (Govou), Boumsong ne quittant pas le banc en Allemagne.

2004, 2005... pétards mouillés

La clé, ce n'est pas briller de temps en temps en jeunes, c'est de briller tout le temps, comme l'Espagne, l'Allemagne, les Pays-Bas ou le Portugal, qui sont présents systématiquement lors des phases finales des compétitions de jeunes, des moins de 17 aux Espoirs, et qui peuvent donc continuellement compter sur des couches de bons joueurs qui se succèdent sans faillir. Un comble pour notre pays, réputé pour sa formation. Nous, sur quelle bonne génération pouvons nous nous appuyer ?

On a beaucoup parlé de la génération 1987, vainqueur de l'Euro 2004 des moins de 17 ans contre l'Espagne (Piqué, Fabregas...), excusez du peu, avec dans ses rangs des futurs cracks comme Ménez, Ben Arfa, Nasri et Benzema, mais aussi des joueurs qui n'ont pas percé comme El Mourabet, Thicot, Yahiaoui ou Akakpo, tous titulaires en finale... les premiers nommés sont aujourd'hui internationaux, mais seul Benzema, et à un degré moindre Nasri et Ménez, ont fait leur trou en Bleu. Et pour l'instant, ils n'ont pas réussi à emmener les Bleus au sommet. Une grande génération, mais seulement quatre internationaux au final : voici le lot de toute sélection de jeunes, promise à un écrémage sévère au feu du professionnalisme.

La France a également remporté la Coupe du Monde des moins de 17 ans en 2005, soit des joueurs qui aujourd'hui s’apprêtent à fêter leurs trente ans l'année prochaine. Qui portait cette belle équipe ? Son meilleur joueur se nommait Florent Sinama-Pongolle, meilleur joueur et buteur (9 !) de la compétition, aujourd'hui attaquant de Rostov, en Russie, et qui n'a jamais confirmé son pourtant indéniable talent, accrochant une seule sélection, en 2008. Son cousin Anthony Le Tallec, son pendant idéal en attaque, n'a pas vraiment fait mieux. Pour le reste, combien d'internationaux dans ce groupe ? Et bien... aucun, à part Sinama Pongolle, donc. Regardez donc le groupe dirigé à l'époque par Jean-François Jodar :


18 Michaël Fabre Drapeau : Italie Bologne FC 15.07.1984 0 0 0 0 0
1 Florent Chaigneau Drapeau : France Stade rennais 21.03.1984 6 0 0 0 0
Défenseurs
2 Kévin Debris Drapeau : France Le Havre AC 10.05.1984 4 0 0 0 0
3 Jérémy Berthod Drapeau : France Olympique lyonnais 24.04.1984 5 1 1 0 0
4 Julio Colombo Drapeau : France Montpellier HSC 22.02.1984 6 0 1 0 0
5 Jacques Faty Drapeau : France Stade rennais 25.02.1984 6 0 0 0 0
13 Stephen Drouin Drapeau : France FC Nantes 27.01.1984 5 1 1 0 0
Milieux de terrain
6 Gaël Maïa Drapeau : France Girondins de Bordeaux 02.04.1984 3 0 0 0 0
8 Hassan Yebda Drapeau : France AJ Auxerre 14.05.1984 5 0 1 0 0
10 Mourad Meghni Drapeau : Italie Bologne FC 16.04.1984 5 1 1 0 0
12 Emerse Faé Drapeau : France FC Nantes 24.01.1984 6 0 0 0 0
14 Laurent Mohellebi Drapeau : France AS Monaco 05.01.1984 4 0 0 0 0
15 Kévin Jacmot Drapeau : France Olympique lyonnais 22.03.1984 5 0 0 0 0
16 Samuel Piètre Drapeau : France US Créteil-Lusitanos 10.02.1984 6 3 0 0 0
Attaquants
7 Anthony Le Tallec Drapeau : France Le Havre AC 03.10.1984 6 3 0 0 0
9 Florent Sinama-Pongolle Drapeau : France Le Havre AC 20.10.1984 6 9 1 0 0
11 Chaouki Ben Saada Drapeau : France SC Bastia 01.07.1984 2 0 0 0 0
17 Luigi Glombard Drapeau : France FC Nantes 21.08.1984 3 0 0 0 0

Quelle déception, quel gâchis ! A quoi bon remporter des Coupes du Monde en jeune pour qu'au final aucun des gamins ne réussisse vraiment ? Non seulement aucun de ces joueurs n'est devenu réellement international, mais aucun ne peut vraiment dire qu'il a réussi sa carrière professionnelle, hormis, peut-être, Berthod, Faty, Yebda, Meghni, Ben Saada et les deux cousins... en grattant bien alors. Aucun n'a vraiment joué dans un grand club. Que d'espoirs portions nous pourtant à l'époque ! Je me souviens avoir veillé une nuit pour suivre la finale. En pleine époque Zidane, on se disait qu'avec cette équipe, l'avenir était assuré. Que pouvait-il nous arriver ? Et pourtant... un vrai pétard mouillé.

2011, 2013, la relève ?

En 2006, la France atteint les demi-finales du championnat d'Europe Espoirs, contre les Pays-Bas de Huntelaar (2-3). La dernière phase finale en date des Bleuets... Dans ses rangs, encore Sinama-Pongolle, Berthod et Le Tallec, mais aussi de futurs internationaux comme Mandanda, Sagna, Faubert, Gourcuff, Mavuba, Toulalan, Briand, Clerc, L.Diarra... et d'autres "ratés" comme J.Gavanon, Badiane ou Bergougnoux. Ce fut la première "couche" qui a construit l’Équipe de France actuelle.

Et puis bien sûr, il y a donc cette Coupe du Monde des moins de 20 ans 2011, dont les Bleuets atteignirent les demi-finales et Lacazette la tête des buteurs avec 5 buts. Il est évidemment un peu tôt pour analyser le parcours des joueurs qui composaient ce groupe, qui comptait alors dans ses rangs des joueurs comme Grenier, G.Fofana, Griezmann, Kolodziejczak, Kakuta, Bakambu... une belle génération, qui a déjà fournit deux jeunes internationaux aux Bleus (Grenier et Lacazette, lors de la dernière tournée en Amérique du Sud) et qui risque d'en fournir d'autres, comme Griezmann ou Fofana, par exemple. Kakuta, désigné meilleur joueur de cette sélection, semble déjà grillé, encore un gâchis...

Et l'actuelle, qui défiera demain l'Uruguay en Turquie ? Elle a indéniablement du talent, sachant qu'elle a quand même du se passer d'un phénomène comme Varane, blessé. Mais elle n'a battu aucun gros lors de ce tournoi, perdant en poule contre l'Espagne (1-2), battant deux fois le Ghana, mais en concédant aussi un nul contre les États-Unis (1-1) et dominant la Turquie chez elle (4-1) et l'Ouzbékistan (4-0), certes sur des scores importants. Dans ce groupe, qui compte déjà deux internationaux en la personne de Varane et Pogba, on pense tout de suite à Thauvin, exceptionnel en demi-finales contre le Ghana, et qui possède à la fois des qualités de dribble exceptionnelles et une belle frappe, mais aussi à Areola, s'il parvient enfin à jouer, à Paris ou ailleurs, à Digne évidemment, qui ne devrait pas tarder à jouer en A, à Kondogbia aussi. Pour des joueurs comme Umtiti ou Veretout, voire Bahebeck, il faudra encore attendre un peu.

Ces deux récentes générations pourraient être le socle d'une future Équipe de France enfin convaincante. Mais il faudra continuer à avoir des résultats en jeunes pour la voir enfin retrouver les sommets. Pas avant l'Euro 2016, a priori...

Je vous laisse !

jeudi 19 avril 2012

Paris, Montpellier... et Lille

Salut à tous !

Même si la période tendrait plutôt à parler de la demi-finale très petitement gagnée hier par Chelsea contre Barcelone (1-0), il me faut tout de même vous fournir mon traditionnel post récapitulatif de la dernière journée de Ligue 1, terminée hier grâce aux bons offices de la Ligue, qui a découpé bien comme il faut cette 32e journée. Et cinq jours après son début, la voilà terminée.

Les buts en augmentation

D'abord un constat : pour la première fois lors de ces matches retours, on a atteint les 30 buts sur une journée. Alleluia ! Jusque là, on n'avait jamais dépassé les 26 buts, atteints trois fois. Rappelons que 26 buts, c'était exactement la moyenne des matches allers, durant lesquels on avait atteint ou dépassé cinq fois les 30 buts ! A moins d'une fin de saison canon, ça va être compliqué de faire aussi bien. Et en même temps, sur les trois dernières journées on tourne à 27 buts par matches, donc qui sait... en tous cas on est remonté à 2,49, après avoir frôlé les 2,46. Allez, encore un effort les gars !

Pour atteindre ce score "faramineux", on peut compter sur... les csc, qui ont été deux (Poulard, en faveur de Lille, et Bédimo, en faveur de Lorient), les buts européens, qui ont pour une fois été plus nombreux que les Sud-Américains (4 contre 1, dont deux Belges, le meilleur pays européen cette saison avec 16 buts), les moins de 21 ans, qui ont marqué 4 fois (dont les deux jeunes Belges de Lille, Hazard et Bruno), les tireurs de penalty (5, notamment le 7e personnel de Hazard, qui rejoint Nene en tête de la catégorie, et les troisièmes de Sagbo et Rémy), et les remplaçants, qui ont marqué 6 fois, notamment le 9e but d'un remplaçant d'Auxerre, qui mène la danse avec ce score, tandis que Lorient a marqué son 7e but dans la catégorie (Campbell) et Lille son 6e (Bruno). A noter que l'Auxerrois Le Tallec a marqué tous ses buts en sortant du banc (3).

Sur les matches retours, Hazard est toujours leader avec 8 buts, devant Giroud et Nene (7). Le Montpelliérain qui a donc atteint la barre symbolique des 20 buts, avec ce 8e but personnel dans le dernier quart d'heure, avec une bonne chance de viser les 24 ou 25 buts, la moyenne habituelle des meilleurs buteurs de Ligue 1. Mais il ne reste que six journées... Hazard (15) et Nene (14) sont toujours loin, mais ça a du mal à suivre derrière (Lisandro et Gomis, 12). A noter également que Bakaye Traoré, au matin du 24 mars dernier, était absent du classement des buteurs. En moins d'un mois, et quatre matches, il a marqué 5 fois, soit autant que sur toute la saison dernière. On peut se demander pourquoi il n'a pas prolongé à Nancy... mais on peut aussi le deviner aisément. En tous cas, les Lorrains vont pouvoir regretter de perdre ce talent gratuitement...

Un trio plutôt qu'un duo ?

Dans le détail de cette journée, à signaler le premier match nul de Caen à Marseille (1-1), après 9 défaites et 3 succès, que l'OM n'a plus gagné en Ligue 1 depuis la 21e journée, fin janvier à Rennes (1-2), que Nice, battu à Rennes (3-1), n'a plus gagné en Ille-et-Villaine depuis 1990, soit 14 matches, qu'Ajaccio a signé son 6e match sans succès en Ligue 1, que Montpellier n'a gagné qu'une fois en 9 visites à Lorient (5 défaites), et jamais en 5 matches de Ligue 1 (2 défaites), que Nancy est invaincu depuis 7 matches, que Bordeaux n'a plus gagné depuis 5 rencontres, et que Valenciennes, écrasé par Evian (0-3), n'avait plus connu une aussi large défaite depuis la visite de Lille, le 4 novembre 2006 (0-3). C'est donc sa première dans son nouveau stade.

Dans le duel entre Montpellier et le PSG, la différence se fait au nombre de matches nuls (6 et 10), et donc à la victoire à deux points, puisqu'avec cette dernière, dont je suis un fervent partisan, je le rappelle, les deux équipes seraient à égalité de points. Dans le même temps, les Héraultais ont encaissé leur 6e défaite de la saison, la 5e à l'extérieur, contre 4 pour le club parisien, qui a désormais un point d'avance sur Lille au classement des équipes à l'extérieur (28 à 27). Le LOSC qui a récupéré le statut de meilleure attaque (60) devant Montpellier (59) et Paris (57). Le quatrième se nomme Lyon, à 8 longueurs (49), devant... Evian-T-G (46). Pour les défenses, Toulouse est toujours en tête (28) devant Montpellier (31), Brest (32) et le PSG (34). Le trio de tête qui mène également la danse sur les matches retours, dans le même ordre (Montpellier, 29, PSG, 24, Lille, 23). La surprise vient de la présence de Nancy à la 5e place (22, comme Toulouse), tandis que Lyon (10e) et surtout Marseille (19e avec 10 points !) sont largués. Sur les cinq dernières journées, Marseille est dernier avec 2 points, derrière Brest (3), dans un classement dominé par Nancy (13), Lille (12) et Lyon (10). Avec 6 points et un seul succès, Paris n'est que 12e sur cette période.

Dans le dernier quart d'heure, le PSG a lâché deux points à Auxerre (1-1), et a donc laissé sa première place à son adversaire Montpelliérain (6 points récupérés), qui a marqué et encaissé un but contre Lorient en fin de match. Le club parisien est 4e avec 4 points, comme Toulouse et Saint-Étienne, avec toujours la meilleure attaque dans les 15 dernières minutes (19) mais avec la 8e défense (10 buts), soit autant que Lille et Sochaux, et plus que Brest, Marseille, Nice ou Valenciennes.

A la moyenne de buts par minutes, à noter l'excellente entrée du Lillois Gianni Bruno, qui a marqué son premier but en Ligue 1, et ce en 83 minutes de jeu. Pas facile de se faire de la place quand vous avez Sow, puis Roux, De Melo et Jelen dans les pattes... mais on devrait revoir le jeune Belge plus souvent dans les prochains mois. A noter également que Kevin Bérigaud, pour une fois titulaire, a marqué son 5e but de la saison en 684 minutes, soit un toutes les 137 minutes, mieux que Lisandro (147), Maïga (172), Gomis (175), Hazard (178) ou Rémy (179)... Rappelons que l'attaquant d'Evian, avant cette saison, n'avait jamais joué en Ligue 1, et ne compte qu'une seule saison de Ligue 2 dans les jambes (6 buts, 1 toutes les 409 minutes !)...

Le Rhin, sacrée frontière

Enfin, je continue de comparer les footballs allemands et français, et je constate une chose : il y a quasiment autant de 0-0 dans les deux championnats (6,88 % en France, 6,45 % en Allemagne). La différence ne se fait donc pas là, mais au niveau des 1-0 : ils sont en tête en France (17,81 %), devant les 1-1 (17,19) et les 2-1 (15,31). En Allemagne, ils sont devancés, certes de peu (15,05 %), par les 2-1 (15,77 %). Il y a également eu quatre 4-1 en Ligue 1, contre... 16 en Bundesliga, où on a joué 41 matches de moins. C'est ça, et aussi le nombre de matches à 4 buts ou plus (22,8 % en France, 33,33 % en Allemagne !) qui fait la différence entre un championnat fermé et ennuyeux (2,49), et un championnat ouvert et attractif (2,86).

Bref, je vous laisse avec mon équipe type décisive !



A plus tard !