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jeudi 22 mai 2014

Vingt sur vingt

Bonjour chers lecteurs !

Revenons sur cette saison de Ligue 1 qui vient de se terminer, en le faisant club par club, en descendant le classement final.

1er : Paris-SG : le désormais double champion de France a battu tous les records : plus grand nombre de points de l'Histoire, à trois ou à deux points (89 et 62), de victoires (27), plus grand pourcentage de succès depuis 1970 (71,1), meilleure attaque depuis 1971 (84), meilleur goal-average depuis 1960 (+63)... bref, une performance d'une autre époque, dans un championnat habitué à des débats plus âpres, plus serrés, y compris pour ses champions, qui s'y baladent rarement. Implacable à domicile (9 points de perdus, 51 buts pour, 7 contre), le PSG compte également dans ses rangs le premier joueur ayant signé deux fois au moins 25 buts depuis un autre Parisien, Carlos Bianchi (en 77 et 78, 37 et 37). Reste à savoir à présent si les méfaits du fair-play financier, d'une part, et de l'émergence d'un Monaco désormais européen, de l'autre, ne va pas faire vaciller son trône.

2e : Monaco : Si le PSG ne compte que neuf points d'avance sur son dauphin, c'est parce que ce dernier, promu, est le meilleur deuxième de l'Histoire. Avec son parcours et sa cadence, l'ASM aurait fait au moins aussi bien que 58 % des champions de France, et que 10 des 12 derniers ! Avec 80 points, elle fait moins que le PSG de l'an passé (83) et Montpellier en 2012 (82) mais mieux que Lille 2011 (76), Marseille 2010 (78), Lyon 2008 (78) et aussi bien que Bordeaux 2009... pas mal pour une équipe qui comptait parmi ses titulaires réguliers plusieurs joueurs qui évoluaient en Ligue 2 l'an passé (Subasic, Raggi, Kurzawa, Obbadi,
Rivière, Germain, sans parler de Ferreira Carrasco et Ocampos). Meilleure équipe du dernier quart d'heure, Monaco n'a jamais perdu après avoir ouvert le score, et peut donc être fier de son retour en Ligue 1. Dommage que Ranieri ne profite pas de cette réussite...

3e : Lille : Après les années Garcia, qui avait mis fin notamment aux années Halilhodzic et son football minimaliste mais efficace, en proposant du jeu, une attaque de qualité et un style séduisant, on a assisté, avec Girard, au retour du jeu réaliste et froid, avec toujours le même résultat en Ligue 1 : le succès. Qui attendait le LOSC cette saison, ce dernier ayant notamment perdu son meilleur joueur l'été dernier (Payet) après avoir raté l'Europe ? Et pourtant, Lille est là, qualifié pour le tour préliminaire de Ligue des Champions, et ce en signant la... 9e attaque (46 buts) et, logiquement, la 2e défense (26). S'appuyant sur une défense très performante, où Enyeama et la charnière Basa-Kjaer ont particulièrement brillé, un milieu accrocheur et une attaque où Kalou (16 buts, 5 passes) a tout fait, ou presque, et où Roux (9 buts, 5 passes) a patiné mais où Origi (5 buts) s'est révélé, Lille signe le troisième meilleure total de son histoire (71 points) et s'invite pour la 6e fois en C1 depuis 2001.

4e : Saint-Étienne : les Verts progressent d'années en années, lentement mais sûrement. 17e en 2010, 10e en 2011, 7e en 2012, 5e l'an passé... cette fois, l'exploit était tout prêt, puisqu'ils échouent à deux petits points (et une meilleure différence de buts) de Lille. Offrant souvent un spectacle de qualité, avec en défense un Bayal de retour au haut niveau et un Perrin impérial, mais aussi l'apport depuis janvier de l'excellent Trémoulinas, la saison énorme au milieu de Lemoine et la bonne saison en attaque de Erding, qui prouve à quel point il peut être un bon buteur quand il est en confiance (1 but toutes les 167 minutes, mieux que Gignac, Gomis, Aboubakar, Ben Yedder, Lacazette, Kalou...), l'ASSE signe la 3e attaque (56) et la 4e défense (34) et le 3e bilan retour (36 pts). Prochaine étape, le podium ?

5e : Lyon : Non qualifié pour la C1 pour la 2e fois en trois saisons, l'OL, qui signe son plus petit total de points (61) depuis 2000, voit pourtant les médias considérer que sa saison est réussie. Il est vrai que Lyon a encore du vendre des joueurs importants (Bastos, Lisandro, Lovren, Réveillère...), ne recrutant finalement qu'un joueur majeur, Bédimo, deuxième passeur du championnat (9), et s'appuyant encore plus qu'à l'accoutumée sur les jeunes. Avec des réussites diverses : Ferri ou Tolisso ont plutôt brillé, mais on a moins vu Fekir ou Benzia... si Lyon a pu s'appuyer sur un duo d'attaque très performant (Lacazette 15, Gomis, 14), il n'a pu que brièvement compter sur un Gourcuff qui a pu pourtant montrer, quand il jouait, qu'il restait un joueur d'exception. Au final l'OL se garantie un été à disputer des tours préliminaires improbables en C3. Bon courage !

6e : Marseille : Premier non-européen pour un petit point, pour la première fois depuis 2007, Marseille était pourtant le seul club du haut de tableau, en dehors bien sûr du duo de tête, à s'être renforcé, notamment sur le plan offensif (Thauvin, Payet, Khalifa...). Dauphin du PSG l'an passé, il est pourtant celui termine dernier du six majeur... paradoxe de la Ligue 1, où les investissements couteux ne garantissent pas toujours le succès. Marseille, comme Paris il y a une quinzaine d'années avec la génération Luccin, Dalmat ou Anelka, a misé sur de jeunes loups talentueux mais inexpérimenté (Thauvin, Imbula, Mendy), et l'a payé très cher, à tous les niveaux. Évidemment, changer d'entraîneur n'a rien changé. Six fois défait dans un Vélodrome terriblement hostile, Marseille s'est montré plus consistant à l'extérieur (4 défaites, 6 succès), en plus de l'excellente saison de Gignac (16 buts). Comme quoi, il y avait le potentiel. L'année prochaine, sans Coupe d'Europe, peut être morose comme elle peut être celle de la renaissance.

7e : Bordeaux : Étrange saison de Bordeaux, qui a semblé accabler ses supporters par la pauvreté de son jeu mais qui n'a cessé de naviguer non loin de l'Europe. Septième, c'est d'ailleurs la place que le club girondin semble s'être octroyé, puisqu'il y a terminé l'an passé et en 2011. Pourtant, Bordeaux ne peux pas avoir honte de ses chiffres, lui qui est loin de rouler sur l'or : 6e attaque (49), il a pu compter sur un excellent Diabaté (12 buts, un toutes les 140 minutes), sur un Jussiê renaissant (9 buts !) et un Sertic influent au milieu. On est très loin du Bordeaux 2009, c'est souvent ennuyeux et très inconstant, mais avec cet effectif moyen les Girondins ne sont pas loin des places d'honneur. Une des surprises en 2015 ? Possible.

8e : Lorient : Figurant dans le haut du tableau malgré un bilan négatif (13 succès, 15 défaites), Lorient a pourtant réussi une nouvelle saison miracle, se maintenant sans aucun problème au sein d'une élite où il fait toujours figure d'anomalie financière et structurelle, même si c'est désormais un visage familier de Ligue 1 (10 saisons depuis 1998). Huitième, comme l'an passé, Lorient a encore joué son rôle de révélateur de buteur. Après avoir révélé Gameiro et réveillé Aliadière, moins présent cette saison (8 buts), Gourcuff, pour sa dernière saison, a littéralement transcendé Aboubakar (16), qui n'avait jamais dépassé les 6 buts avec Valenciennes... Notons la révélation Guerreiro, en latéral gauche offensif, le réveil de Coutadeur et la confirmation Jouffre. Espérons que le prochain entraîneur soit aussi inspiré que son illustre prédécesseur...

9e : Toulouse : Éternel résident du ventre mou (8e en 2011 et 2012, 10e l'an passé), malgré un potentiel qu'on devine intéressant, le TFC, seule équipe avec Ajaccio a évoluer à trois derrière - voire à cinq - a tenté de jouer plus que d'habitude, sans que ça change quoique ce soit, si ce n'est qu'il a encaissé plus de buts que d'habitude (14e défense avec 53 buts) et s'est montré médiocre à domicile (17e bilan avec 24 points). C'est d'ailleurs la seule équipe à avoir pris plus de points à l'extérieur (25). Pourtant, Ben Yedder a encore amélioré son score de buts (16), bien aidé par Braithwaite, parfait adjoint en attaque (7 buts, 7 passes), et Aurier a confirmé qu'il était probablement déjà un des meilleurs latéraux d'Europe, et pas seulement grâce à ses stats offensives (6 buts, 6 passes). Mais si, niveau recrues, Spajic a convaincu en défense, c'est moins le cas de Trejo, voire d'Aguilar et Chantôme. Il va falloir encore attendre avant de voir le TFC s'incruster en Europe.

10e : Bastia : c'est peut-être l'équipe dont on a le moins entendu parler cette saison. Pourtant il y a figurait trois internationaux français (Landreau, Squillaci, Cissé) et d'autres joueurs de qualité (Romaric, Krasic...). Le premier s'est imposé, notamment en défense, le second s'est vite éteint après de bons débuts. Le Sporting a été fidèle à lui-même : 5e à domicile et 17e à l'extérieur, avec une attaque finalement moyenne (42) et une défense gruyère (58). Mais Bastia n'a jamais été en danger, et a pu compter sur les buts de Bruno (8) et Raspentino (5), plutôt que sur ceux de Cissé (3) ou les passes d'un Boudebouz moyen. Le successeur de Hantz trouvera un club bien ancré en Ligue 1.

11e : Reims : Longtemps aux portes de l'Europe, le Stade a plongé en 2014. 8e à deux points du 4e à la trêve, l'ex promu termine 11e à 21 points de l'ASSE... en raison d'une phase retour désastreuse (17e bilan avec 19 points, 5 succès pour 10 défaites). Meilleur buteur du club l'an passé (9), Courtet n'a pas marqué une fois. Dommage, parce que cette saison rémoise s'annonçait séduisante, avec un Krychowiak encore convainquant et un Oniangue qui a parfaitement dépassé sa fonction de milieu défensif (10 buts). La perte d'Hubert Fournier, en partance pour son club formateur, Lyon, sera difficile à encaisser. Il faudra que Reims se montre plus régulier à l'avenir.

12e : Rennes : Paradoxale saison pour les Bretons, qui font aussi bien que l'an passé (46 points), qui ont atteint la finale de la Coupe de France, un an après celle de la Coupe de la Ligue, et qui signent le 8e parcours des matches retours grâce à un mercato hivernal réussi (Toivonen, Ntep) mais qui ont semblé nager toute la saison dans la crise. Il faut dire que le maintien n'a été assuré que quelques journées avant la fin, qu'on attendait plus sur le plan du jeu de la part du meilleur entraîneur de la Liga 2012-13, Philippe Montanier, et que la nouvelle défaite contre Guingamp au Stade de France a fait très mal. Pourtant l'effectif rennais est séduisant, et si Montanier parvient à appliquer ses idées, et si Ntep confirme son talent, Rennes peut signer une grande saison l'an prochain.

13e : Nantes : Comme Reims, le FCN semblait parti pour naviguer dans les eaux du haut du tableau avant de fléchir sérieusement après la trêve (15e). Un parcours typique pour un promu, mais qui a quand même permit aux Canaris, dotés pourtant d'un effectif peu renforcé l'été dernier, et qui ne le sera pas cet été à cause des sanctions suite à l'affaire Bangoura, de se maintenir sans trembler. Seul Vizcarrondo s'est ajouté, avec bonheur, en défense centrale, bien aidé par un excellent Djilobodji. En attaque, Gakpe a signé une grosse fin de saison et termine deuxième buteur du club (8 buts) derrière un Djordjevic qu'on n'a pas vu après la trêve (10 buts, 2 en 2014) et qui quitte le club fâché. Entre l'affaire du match contre Bastia perdu sur tapis vert et l'interdiction de recrutement, Nantes n'a pas vécu un retour apaisé. Mais réussi quand même.

14e : Evian-T-G : Le succès final à Sochaux (0-3) a non seulement sauvé le club savoyard de la relégation, il lui a aussi permit de signer in extremis son meilleur classement depuis début novembre... 17e sans interruption entre mi janvier et fin mars et jusqu'à l'avant-dernière journée, l'ETG, 16e l'an passé, a encore une fois énormément souffert pour garantir son maintien, avec succès. Il est pourtant le seul club à avoir battu le PSG (2-0) et Monaco (1-0) au Parc des Sports d'Annecy... ce qui l'a sans doute sauvé. La grande saison
de Wass (9 buts) et de Bérigaud (10) y a également contribué, ces deux joueurs étant partant cet été... A noter que Evian, lui aussi, a réussi sa phase retour (10e, mieux que Bordeaux...), pas seulement Sochaux...

15e : Montpellier : Le titre de 2012 semble si loin. Il reste pourtant quelques champions dans l'effectif héraultais (Jourdren, Hilton, Stambouli, Cabella, Camara, Montano...) mais ça s'est rarement vu cette saison. Seul Cabella s'est montré plus fort que jamais (14 buts), s'approchant ainsi sérieusement des Bleus. Mais les 18 nuls signés sont rédhibitoires dans un championnat à la victoire à trois points. Quand Jean Fernandez a été viré, le club était 17e. Courbis, son successeur, a certes sauvé le club mais n'a pas vraiment transcendé cette équipe parfois sans réaction et inquiétante défensivement (53 buts), même si elle termine 9e des matches retours. Les départs de Cabella et Stambouli ne seront également pas simples à combler.

16e : Guingamp : Le vainqueur de la Coupe de France est également le troisième promu à se maintenir, une rareté. Cinquième en novembre, le club breton a lui aussi plongé après la trêve, et termine même relégable sur les matches retours (18e). 19e attaque (34) mais 6e défense (42), l'En Avant n'a pas forcément fait le spectacle cette saison, mais en avait-il les moyens ? Surtout sur une pelouse indigne du monde professionnel. Sa défense, notamment sa charnière Kerbrat-Sorbon, a fait le boulot, tout comme Sankharé et Mathis au milieu. En attaque, Yatabaré, après une première expérience médiocre à Boulogne, s'est enfin imposé en Ligue 1 (11 buts), bien aidé par un Beauvue aérien (5 buts dont 4 de la tête). Comme pour tout promu, la deuxième saison s'annonce difficile, surtout si Gourvennec s'en va...

17e : Nice : C'est peu dire qu'on n'attendait pas les Aiglons aussi bas, après leur 4e place de l'an passé et la livraison de leur nouveau stade. Sauvés de deux petits points, Nice, pire attaque de Ligue 1 (30, 7 de moins qu'Ajaccio !) a vu la baudruche Cvitanich se dégonfler complètement (8 buts, 1 en 2014) et les jeunes Bosetti (5) et Maupay (2) ont eu du mal à le suppléer. Malgré les bonnes saisons en défense d'Ospina, Bodmer et Kolodziejczak, l'animation offensive a été désastreuse, elle qui avait tant séduit la saison dernière. Mais Eysseric, Bauthéac et consort ont vraiment déçu. Puel, qui a fait jouer ses deux fils cette saison (Grégoire et Paulin) a vraiment du travail.

18e : Sochaux : Premier relégué, et peut-être le plus cruel. Le FCSM, 66 saisons de Ligue 1 au compteur, ne comptait que 11 points à la trêve. Il en compte 40 cinq mois plus tard, mais cette phase retour phénoménale (7e, 8 succès, 6 défaites) n'a pas suffit. Les recrues hivernales, Sunzu, Marange ou Ayew, ont apporté mais la montagne était vraiment trop haute. Pourtant, Sochaux avait les moyens de le faire face à Evian, après avoir tenu en échec le PSG (1-1) et s'être imposé à Reims (0-1) et Rennes (1-2) pour s'offrir cette finale inespérée. Mais les Savoyards ont été plus forts mentalement. Tant d'efforts vains... difficile à encaisser. On espère maintenant voir Sochaux remonter très vite.

19e : Valenciennes : Le club nordiste a également cru que l'expérience d'Ariel Jacobs, arrivé cet hiver, et les buts de Waris (9) allaient lui permettre de créer l'exploit et de se maintenir. Mais les sept défaites consécutives qui ont conclu cette saison ont scellé le sort du VAFC, de retour en Ligue 2 après huit saisons consécutives dans l'élite... un match a fait très mal, face à Ajaccio (2-3), alors que les Nordistes menaient 2-1 à quelques minutes de la fin et qu'ils s'apprêtaient à sortir de la zone rouge. Ils ne s'en sont jamais remis. 18e attaque (37), mais surtout 19e défense (65), VA a montré trop de faiblesses cette saison, entre inexpérience et insuffisances techniques. Hormis Waris, seuls le milieu Doumbia et le défenseur Masuaku ont montré quelques qualités. Espérons que Valenciennes se remette vite de cette saison ratée.

20e : AC Ajaccio : Il fallait bien que ça arrive. Maintenu sur le fil tous les ans, le club corse a cette fois bel et bien plongé. Pire dernier de la décennie à la trêve (9 points), l'ACA, débarrassé cet hiver de son entraîneur, Ravanelli, et de quelques poids morts peu concernés, notamment Mutu, a fait un peu mieux en 2014 (14), mais pas beaucoup mieux. Malgré les 8 buts du jeune Junior Tallo, prêté par Rome, l'ACA signe la pire défense du championnat (72 !), malgré ses cinq défenseurs régulièrement alignés. Qui se souvient encore du match nul obtenu au Parc des Princes (1-1) lors de la deuxième journée, grâce à un but stratosphérique de Pedretti ? Christian Bracconi a fait ce qu'il a pu mais Ajaccio prépare déjà la saison prochaine depuis six mois. En Ligue 2.

Je vous laisse, à plus tard !

samedi 28 septembre 2013

Sept journées dissequées

Salut à tous,

Premier post de la nouvelle saison de Ligue 1, qui est déjà bien entamée maintenant. Sept journées, ça fait déjà presque 20 % des matches qui ont été joués. Les chiffres que je vais vous fournir ne seront évidemment pas les mêmes dans 5, 10 ou 20 journées, mais ils indiquent en tous cas la tendance de ce début de saison. Et comme dans tout début de saison, il y a des surprises, qui auront plus ou moins de mal à tenir la distance. Mais sept journées, déjà, c'est pas mal.

Des 0-0 à la pelle

D'abord, la moyenne de buts, particulièrement faiblarde (2,21). L'an passé, on en était à 2,54, soit presque un but en moins tous les trois matches. Ça semble négligeable, mais c'est loin d'être le cas, c'est trois buts de moins par journées. Ça signifie surtout une hausse nette des 0-0, quatrième score le plus fréquent (14,3 %), soit une place de mieux que l'an passé et presque le double d'unités (8,7 %) ! Sans les dix 0-0 qu'on a du se fader en 7 journées, soit
une journée entière, on tournerait à 2,58 buts, soit un peu plus que l'an passé... sur les cinq dernières journées, on tourne carrément à deux 0-0 par journée, puisqu'il y en a pas eu lors des deux premières. En sept journées, on a atteint une fois 29 buts et une fois 27, mais on est passé trois fois sous les 20, et pas qu'un peu lors de la troisième journée (15 !). Enfin, comparaison fatale, on tourne à 3,27 en Allemagne - où il y a eu... aucun 0-0 en 54 matches - soit plus d'un but par match par rapport à la France.

Monaco et Paris, leaders solides

Il reste encore deux équipes invaincues - Paris et Monaco - et une équipe sans succès, Sochaux (deux nuls, 5 défaites). Il reste également trois équipes invaincues à l'extérieur (les deux gros cités plus Marseille) mais aussi neuf équipes vierges de succès à l'extérieur, soit près de la moitié ! La palme à Lorient et Valenciennes, qui ont perdu leurs quatre et trois matches hors de leurs bases, en inscrivant... zéro but. La hausse des victoires à domicile (47,1 contre 44,7 l'an passé) n'est pourtant pas gigantesque, la baisses des succès à l'extérieur (22,9 contre 26,8) à peine plus prononcée.

Monaco est un leader solide puisqu'il possède la meilleure défense (3) devant Lille, le PSG, Reims et Rennes (4) et la meilleure attaque (13) devant Lyon (12). A noter que Bordeaux n'a marqué qu'une fois en quatre matches à domicile, contre cinq fois en trois matches à l'extérieur... Revenons à Monaco, qui concentre donc le plus de buts, avec le plus petit nombre de buteurs de Ligue 1, à savoir deux, Falcao (7) et son remplaçant, Rivière (6), dont il ne devait même pas soupçonner l'existence il y a trois mois... personne ne possède moins de buteur que le leader du championnat, même Sochaux et Nantes (3). A titre de comparaison, Guingamp en compte 6 (Yatabaré - 4 - plus les cinq buteurs du matches contre Sochaux, 5-1 !) tout comme les Verts, et le PSG, sept, plus gros chiffre de Ligue 1.

Étonnants Danois !

On note une nette hausse des buts étrangers cette saison (53,3 % contre 46,3). La faute aux buteurs européens, auteurs d'un bon début de saison et qui résistent à l'offensive des buteurs sud-américains, Falcao (7), Cvitanich (4) ou Cavani (3). Et ce grâce non pas aux seuls buts du Suédois Ibrahimovic, plus discret cette saison sur ce plan (2), mais à ceux des voisins danois, auteurs de cinq buts, dont trois pour l'étonnant toulousain Braithwaite. L'an passé, le Danemark avait marqué... deux buts, six l'année d'avant, aucun entre 2009 et 2011 et cinq en 2008-09, et n'est pas passé au-dessus des dix buts en Ligue 1 depuis 1995. Suivent la Belgique, Israël, le Portugal et la Serbie (3). Mais le leader toutes catégories est la Colombie de Falcao mais aussi Montano, avec 9 buts au total, devant la Côte D'Ivoire (7) et le Brésil et le Mali (6). L'Argentine, tenante du titre, est pour l'instant à la traine (5), en compagnie de l'Algérie et donc du Danemark. Par continents, l'Afrique a mis le temps mais est déjà solidement en tête (31) devant l'Europe (25) et l'Amsud (24). Le duel s'annonce serré, comme l'an passé, où l'Europe l'avait emporté de trois buts (109 à 99).

Les jeunes en forme, plus de coup-francs

Avec la crise, les clubs français sont fauchés et, à l'image par exemple de Lyon, sont contraints de s'appuyer sur les jeunes, ce qui explique les bons débuts des moins de 21 ans (8 %), même si la hausse par rapport à l'an passé est faible (7,4). Mais l'an passé les jeunes avaient débuté très timidement avant de finir fort, une tendance qui pourrait se confirmer cette saison. A noter que, contrairement à l'an passé, le PSG compte déjà deux représentants dans ce classement (Rabiot et Lucas). Il était également absent des + de 31 ans, qui ont
marqué autant que les jeunes alors que d'ordinaire ils les dominent aisément, puisque Maxwell et Ibrahimovic sont désormais qualifiés pour figurer parmi les "vieux"...

André-Pierre Gignac s'était fait une spécialité, celle d'ouvreur de score (8 buts sur 13), il remet ça cette saison, puisque ses trois buts ont à chaque fois défloré le tableau d'affichage. Il était accompagné de Cvitanich et Ibrahimovic l'an passé, cette fois il doit faire de la place à Djordjevic, qui a également toujours ouvert le score, et Cvitanich encore une fois.

Bons débuts des tireurs de coup-franc (8, soit 5,3 % contre 4,1 l'an passé), alors que les deux meilleurs de la saison écoulée, Khazri et Ibrahimovic (3) n'ont pas encore trouvé la faille dans ce domaine. Clément Grenier (Lyon) fait figure de favori logique, sachant qu'hormis Atik (Guingamp) et son coéquipier Gourcuff, aucun des autres buteurs dans ce domaine ne présente le profil d'un grand tireur de coup-franc (Saivet, Dja Djedje, Wass, Aliadière et Tiéné). Mais je peux me tromper ! Attention à Wass tout de même.

Ibrahimovic toujours passeur

Les penalties sont forcément plus nombreux, et deux joueurs ont déjà marqué deux fois dans cet exercice, Falcao et Melikson (Valenciennes). Très peu de buts de joueurs que j'appelle "revanchards", seuls Aboubakar, contre Lorient, et S.Camara, contre Nice, ayant marqué contre un de leurs anciens clubs. L'an passé ils représentaient 2,5 % du total, soit deux fois plus que cette année (1,33). Les remplaçants, eux sont en très légère baisse (10 % contre 11,5) avec déjà deux buts de Rivière, mais aussi deux buts de jeunes africains d'Ajaccio (Tallo et Camara) très prometteurs. Sept clubs ne comptent encore aucun but de remplaçant, dont Lyon ou Saint-Étienne. Ils étaient onze avant la dernière journée, riche en buts venant du banc (5).

Chez les passeurs, Ibrahimovic est une nouvelle fois en tête, puisqu'il avait fini co leader avec Valbuena l'an passé, avec 9 unités. Il en est déjà à 4 cette année (même si la Ligue a eu l'étrange idée de lui refuser celle à Nantes, légèrement déviée...) dont deux pour Cavani, avec qui il est sensé ne pas s'entendre. Le Suédois devance celui qui part grand favori de ce classement, selon moi, à savoir Moutinho (3) et 15 autres joueurs à deux passes, dont Saivet, Grenier, Gourcuff, Valbuena, Brüls (Nice), Hamouma et les latéraux Fanni, Kurzawa, Lemaître et I.Cissokho, ce qui permet de ne pas trop désespérer sur notre capacité à produire de bons latéraux en France, enfin. C'est également Paris qui compte le plus de passes décisives, à égalité avec Lyon (8), qui a marqué deux buts de plus. En revanche, Valenciennes n'en compte qu'une seule.

Valenciennes ne doit pas être menée

Trois équipes ont le plus ouvert le score cette saison, Marseille, Nantes, Sainté et Paris (5). Mais seul le PSG n'a jamais perdu en ouvrant le score, tout en concédant un nul (Monaco, 1-1), Marseille et les Verts perdant une fois et Nantes, deux. Lille et Monaco, qui ont ouvert le score quatre fois, l'ont emporté à chaque fois, tout comme Rennes (3 sur 3) et Reims (2 sur 2). A noter que Lorient, Valenciennes et... Lyon n'ont ouvert le score qu'une seule fois, avec la victoire à chaque fois à la clé. Quant à Sochaux, les deux fois où les Lionceaux ont marqué en premier, ils ont perdu à chaque fois... Si vous menez d'entrée, vous avez 71,7 % de l'emporter (69,2 l'an passé). A l'inverse, trois équipes ne comptent aucune défaite après avoir concédé l'ouverture du score, Marseille (1 sur 1) et Monaco et Paris (2 sur 2). Mais neuf équipes, elles, ont toujours perdu quand elles ont été menées en premier, dont Nantes et Rennes (1), Lille et Sainté (2), Bordeaux (3) et surtout Valenciennes (6 sur 6 !). Enfin, seules cinq équipes l'ont emporté après avoir été menées en premier, notamment Lyon, qui l'a fait deux fois sur 5. Monaco, Montpellier, Toulouse et Lorient ont également réussi cet "exploit", qui représente 10 % du total (9,2 l'an passé).

Attendez, ce n'est pas fini... Monaco est également leader dans le dernier quart d'heure, avec 4 points récupérés, devant le PSG (3), Nantes, Marseille et Rennes (2). Dans le bas du tableau, on retrouve Lyon, Bordeaux et les Verts (-1), et Ajaccio, Valenciennes et Sochaux (-2). Six équipes n'ont encore concédé aucun but tardif (Monaco, le PSG, Nantes, Rennes, Lille et Lorient), quatre n'ont pas encore marqué en fin de match (Lorient, à zéro dans les deux cas, Nice, Sainté et Sochaux). Devinez qui sont les plus efficaces dans les quinze dernières minutes ? Rivière (3) et Falcao (2)...

Paris ne maîtrise pas ses matches

Enfin (oui on arrive à la fin) Saint-Étienne est l'équipe qui a mené durant le plus de temps (296 min) devant Lille (264) et Marseille (239). En bas du tableau figurent Montpellier (88), Toulouse (54), Valenciennes (53) et Sochaux (33). Plusieurs fois menés, Monaco (206) et surtout le PSG (166) sont encore loin des meilleurs. Le club parisien qui paie son match contre Ajaccio (1-1 après avoir été mené pendant 80 mn !) et qui peine à rattraper les équipes ayant été menées le moins longtemps, avec 127 min, contre 19 pour Monaco, 33 pour Marseille ou 65 pour Rennes. Lorient, en revanche, ferme la marche (325) derrière VA (272) ou Evian (268). Si on soustrait ces chiffres là aux premiers, c'est Marseille qui compte le meilleur différentiel (+207) devant Monaco (+187) et Sainté (+161). Paris est 9e (+39) alors que Valenciennes (-219) et Lorient (-220) sont derniers.

Allez, un petit dernier : il faut à peu près 10 tirs pour marquer un but, dont quatre cadrés, des chiffres à peu près stables par rapport à l'an passé, même si les tirs cadrés faisaient plus souvent mouche (28,7 %). C'est ce qui fait la différence, puisqu'on tire au but autant que l'an passé (23,5 tirs par match contre 23,7) et on cadre autant (8,6 contre 8,9). A quoi tient une moyenne de buts... là, c'est aux gardiens pour l'instant.

Allez, je vous laisse ! Et n'hésitez pas à réagir !

lundi 11 février 2013

L'importance du premier but


Salut à tous,

Nouveau focus sur la Ligue 1 aujourd'hui, à travers une stat intéressante, je trouve : l'incidence de l'ouverture du score sur le résultat dans notre championnat si serré, même si ça commence à se décanter en tête du classement. Mais l'adage qui dit que tout le monde peut battre tout le monde en Ligue 1 est plus que jamais d'actualité.

93 % de chances de ne pas perdre

Il y a eu 223 ouvertures du score cette saison (240 matches moins 17 0-0, faites le calcul). C'est Marseille qui a le plus souvent ouvert le score (17, soit près de 71 % du temps) devant le PSG (16), Lyon et Saint-Étienne (14). Tout en bas, Bastia n'a ouvert le score que 5 fois, mais réussit l'exploit d'avoir gagné à chaque fois, un 100 % de réussite que personne n'égale en Ligue 1. Mais j'y reviendrais. Les Corses sont devancés par Brest (7). Sur ces 223 premiers buts (36 % du total), l'équipe qui a mené à gagné 154 fois, soit 69 % de réussite. Elle n'a donc pas gagné à 69 reprises (31 %) et se sont même inclinées 16 fois (7,2 %). Un score finalement très faible, puisque ça donne une moyenne de moins d'une fois par journée de championnat. Ce week-end a donc été "prolifique", puisqu'on a eu droit à un retournement de situation, celui de Reims à Nancy (1-2). Six des neuf équipes qui ont ouvert le score l'ont
emporté. Ouvrir le score donne donc plus de deux chances sur trois de s'imposer, et plus de neuf chances sur dix de ne pas perdre : c'est dire l'importance essentielle du premier but en Ligue 1.

Détaillons à présent ces chiffres par équipe. J'ai donc dis que Bastia n'avait marqué le premier but que cinq fois, pire total de Ligue 1, mais avait gagné à chaque fois. Un cas unique, puisqu'au pourcentage les Corses devancent le PSG (93,7 %, 15 sur 16), Rennes (83,3 %, 10 sur 12), et Toulouse (80 %, 8 sur 10). Suivent Lyon et Sainté, qui comptent les mêmes chiffres (78,6 %, 11 sur 14) et Marseille (76,5 %, 13 sur 17), dont le chiffre a baissé ce week-end après avoir été rejoins au score à Evian (1-1). Tout en bas, on retrouve les quatre mêmes clubs de l'est qui trustent les quatre dernières places du classement général, avec des chiffres inquiétants : Evian, qui côtoie Ajaccio (55,6 %), mais surtout Reims (40 %), Troyes (33,3 %) et Nancy (30%, 3 sur 10) ne devraient peut-être pas chercher plus loin la raison de leurs problèmes. D'ailleurs, hormis l'exception corse, la ressemblance entre ce classement et celui de la Ligue 1 est troublante, puisque tous les leaders sont en haut, et les clubs en difficulté, en bas.

Marseille sans réaction

Quand les clubs sont menés, le classement diffère un peu, et même beaucoup pour certain. Nice est l'équipe qui perd le moins après avoir concédé l'ouverture du score, à l'image de son égalisation contre Lorient ce week-end (58,3 %, 7 sur 12). Suivent Lorient et Lyon (50 %), puis Bordeaux (42,8 %) et Ajaccio (41,6 %). Arrive seulement Paris, à égalité avec Lille (40 %), le leader du championnat n'ayant pu éviter la défaite que deux fois lors des cinq matches où il a concédé l'ouverture du score. Mais il y a pire que ces chiffres : les deux derniers au pourcentage se nomment Saint-Étienne (14,3 %, 1 sur 7) et surtout Marseille (0 %) qui a toujours perdu les 7 fois où il a concédé l'ouverture du score ! Chiffre étonnant, pour un classement qui prouve surtout que l'important est d'ouvrir le score, pas forcément de le concéder, puisque ça n'a pas d'incidence réelle sur le classement général... ainsi, Reims et Nancy possèdent des chiffres moyens dans ce domaine (30,8 et 26,6 %).

Mais le classement ayant le moins d'incidence, compte-tenu de la faiblesse de ses chiffres, est bien sûr celui des clubs l'ayant emporté après avoir concédé l'ouverture du score. C'est Lyon qui mène dans ce domaine, avec 22,2 % de réussite, devant Ajaccio (18,2 %) et le duo Montpellier-Rennes (16,6 %). Seulement 10 équipe ont réussi cet "exploit" cette saison, soit l'exacte moitié, avec des clients dans l'autre moitié, celle de ceux qui n'ont jamais retourné un score, à savoir Lille, Marseille, le PSG, Saint-Étienne, Toulouse... A noter que sur les 10 qui y sont parvenues, six l'ont fait deux fois (Lyon, Ajaccio, Montpellier, Rennes, Bastia et Nice). C'est Brest qui a été mené le plus souvent (16 sur 24, soit les deux tiers du temps) devant Bastia (15), Nancy et Sochaux (14) et le trio Evian, Toulouse et Troyes (13). A l'inverse, le PSG est pour l'instant l'équipe qui est le moins souvent menée d'entrée (5, soit 20,8 %), devant Bordeaux, Marseille et Saint-Étienne (7), puis Lyon (9) et Lille (10).

Ibra n'aime pas ouvrir

Par joueurs, à présent. A noter que dans 10 cas, l'ouverture du score a eu lieu par l'entremise d'un csc, soit 4,5 %, un chiffre un peu plus élevé que la moyenne générale (3,5 % de csc). Comme dans d'autres classements  (général, à l'extérieur, sur coup de pied arrêtés, dans le dernier quart d'heure...), c'est Zlatan Ibrahimovic qui mène la barque, mais à égalité avec Nolan Roux, et avec un score finalement assez faible (6, soit 28,6 %), alors que pour son concurrent lillois, c'est presque une spécialité (6 sur 7, 85,7 % !). Ces deux joueurs devancent Ben Basat, Gignac, A.Ayew et Cvitanich (5), puis Gomis, Alessandrini, Brandao, Aubameyang et Kadir (4). Parmi les autres "gros" buteurs cette saison, Erding ne l'a fait que 3 fois sur 9, tout comme Ben Yedder, Lisandro 1 sur 7, Cabella et Pitroipa, 1 sur 6.

Voilà, j'espère vous avoir éclairé ! A plus tard !

mercredi 4 avril 2012

Sur une pente glissante

Salut à tous,

Voilà... c'est fini. Hormis pour Karim Benzema, Franck Ribéry, Lassana Diarra et Florent Malouda, encore concernés par les derniers tours de la Ligue des Champions, le football français en a terminé avec cette saison 2011/2012 de Coupes d'Europe. Et cette année encore, il y a beaucoup à en dire.

Premier constat, tout d'abord : en 2013, le troisième de Ligue 1 devra se fader un tour supplémentaire, fin juillet début août, pour accéder au barrage de la Ligue des Champions, puis aux poules de cette dernière. Vivement les déplacements en Slovénie ou en Norvège, avant même le début de la Ligue 1... et c'est le Portugal qui, le plus logiquement du monde, récupère cette cinquième place. Ce dernier profite non seulement des excellents résultats du FC Porto, tenant certes déchu de la Ligue Europa, mais aussi de Benfica, du Sporting et de Braga, ces dernières saisons.

Il y a une différence notable entre le football professionnel portugais et le nôtre : ils ont des clubs leaders très forts, et ils ne traitent pas à la légère l'Europa League. Tout l'inverse du football français, donc. Nos "tops clubs" ont plutôt failli en Ligue des Champions, et les autres, engagés en C3, n'ont pas passé la phase de poule, une première depuis l'instauration de cette dernière, en 2004. Aucun club en 1/16es de finale, ça n'était jamais arrivé depuis la fusion avec la Coupe des Coupes, en 1999.

Alors certes, Marseille a atteint les quarts de finale de la Ligue des Champions. Mais, même si le club phocéen n'a pas eu la tâche facile, puisqu'il a du affronter Arsenal, Dortmund, l'Olympiakos, puis l'Inter et le Bayern, son parcours est typique de celui que doit emprunter un club français pour aller loin, aujourd'hui : chaotique. Avec quatre succès, un nul pour cinq défaites, l'OM fait un peu moins bien que Lyon, vainqueur 4 fois pour 3 défaites et 3 nuls, et finalement presque pareil que Lille (1 v., 3 n., 2 d.), dernier de sa poule. A quoi tient une qualification en poule ? Dans son groupe, Marseille a pris 10 points, en s'inclinant deux fois à domicile (au total trois, en cinq matches au Vélodrome). Dans le groupe A, Manchester City a été éliminé avec le même total, tandis qu'avec dix points également, l'Inter terminait premier. En Ligue Europa, le PSG était également éliminé avec dix points, pour un but en trop encaissé à Salzburg (2-0).

L'indice UEFA est finalement le fruit d'un calcul assez simple, voire simpliste, mais très parlant : on additionne les points pris par les clubs d'un pays sur une saison, et on divise par le nombre de clubs. On prend ensuite les cinq derniers chiffres, on les additionne, et ça donne l'indice UEFA. Ça veut dire que ça ne sert à rien d'avoir un ou deux bons clubs, si les autres ne prennent aucun point, puisque c'est une moyenne. Ainsi, se qualifier pour un tour supplémentaire en gagnant puis en perdant, comme l'a fait Marseille contre l'Inter (1-0, 1-2) est admirable, mais a autant de valeur mathématique que de se faire éliminer de la même manière, comme l'a fait Lyon contre Nicosie (1-0, 0-1, 3-4 tab). Et vu que les Phocéens ont pris aucun point contre le Bayern au tour suivant, le résultat est exactement le même que s'ils avaient été éliminés par l'Inter sur des scores inversés. C'est une opération blanche.

C'est un peu le problème des clubs français, ils ne maîtrisent que rarement leurs qualifications. Sur les cinq dernières années, tout tour et toute coupe confondues, les clubs français se sont qualifiés 29 fois lors d'un affrontement aller-retour. Ils n'ont remporté les deux matches du duel que 12 fois (41,38 %), et une seule fois après la phase de poule de la Ligue des Champions, grâce à Bordeaux, contre l'Olympiakos en 2009/2010 (1-0, 2-1), sur trois qualifications seulement. Le reste, c'était le plus souvent durant les tours préliminaires, et/ou en Ligue Europa.

Comment Lyon n'a pas pu gagner ses deux matches contre Nicosie ? Et le PSG, en poule contre le Slovan Bratislava  (0-0, 1-0) ? Et Rennes, pas un contre le Celtic Glasgow (1-1, 1-3) ? Le club breton qui a remporté 4 matches contre 3 défaites en Ligue Europa, mais uniquement lors des deux tours de barrage qui l'ont opposé au Metallurg Rustavi (2-5, 2-0) puis l'Etoile Rouge de Belgrade (2-1, 4-0). Peu importe au fond, ce sont des points, mais ça symbolise la limite de compétence des clubs français moyens en Coupe d'Europe. Surtout quand ils alignent des réservistes à ce niveau... d'autres gros clubs étrangers font la même chose, mais quand City fait tourner, ça n'a pas vraiment le même impact sur ses performances que pour Rennes... City n'est plus en course, certes, mais depuis moins longtemps, et a eu le temps de rapporter un peu plus de points à son pays.

D'une manière générale, les clubs français ne flambent pas en ce début de décennie, avec 1,01 points par match (avec la victoire à deux points). Dans les années 2000, durant lesquelles on se plaignait déjà de la baisse de niveau des clubs français, ces derniers tournaient tout de même à 1,13, et à 1,24 dans les années 90, la meilleure décennie de leur histoire (si on excepte la saison 1959-60, 1,25), marquée par deux victoires en Coupes d'Europe, juste avant l'avènement de l'arrêt Bosman, en 1996. On fait même moins bien que durant les années 80 (1,09) et à peine mieux que dans les années 70 (0,97) et 60 (0,91). Voilà à peu près où se situent les résultats des clubs français en Coupe d'Europe : trente ans en arrière. Ce qui ne veut pas dire uniquement que la Ligue 1 a le même niveau qu'en 1980, mais aussi qu'aujourd'hui, les clubs français ne jouent pas ces matches de la même manière : ils calculent plus, et font plus tourner, ce qui nuit à leurs performances, du moins en C3. En 1980, un match européen était toujours un évènement pour un club français, quelqu'il soit. Aujourd'hui, c'est une plaie. C'est fatiguant. Difficile de les aborder de façon conquérante avec un état d'esprit pareil.

Par ailleurs, en Ligue des Champions, les clubs français ont terminé avec un bilan positif qu'une seule fois depuis cinq ans, en 2009/2010 (1,29), avec la demi-finale de Lyon. Sur ces cinq dernières années, la France est toujours cinquième au nombre de points pris (107) mais présente un bilan légèrement négatif (43 succès à 44, pour 21 nuls, 139 buts à 136), sans les tours préliminaires. Dans le même temps, le Portugal, qui a joué 35 matches de moins que nous dans la compétition, se débrouille un peu mieux (32 succès, 12 nuls, 29 défaites), malgré une différence de buts bizarrement désastreuse (86 contre 102). Mais on l'a dit, ce sont les points, et uniquement les points, qui comptent...

Bref, autre indice que le football français n'est pas au mieux de sa forme cette saison, c'est le nombre de buts marqués par les joueurs français, tous clubs confondus. Si Benzema, qui n'en a pas encore fini, a brillé (7 buts) tout comme Bafé Gomis (6, dont 4 à Zagreb, 7-1), ils sont bien les seuls. Le suivant s'appelle Djibrill Cissé (3 buts avec la Lazio), ce dernier devançant dix joueurs à deux buts, dont les Parisiens Ménez et Bodmer, le Lyonnais Briand, le Rennais Feret, le Marseillais Rémy, ainsi que Ribéry (Bayern), Boumsong (Panathinaikos), Modesto (Olympiakos), Rami (Valence) et... Stéphane Da Cruz (UN Käerjeng, Luxembourg, ex Sochaux). Derrière ce beau monde, avec un but, Gameiro et Hoarau (PSG), Kembo (Rennes), Lacazette (Lyon) ou Valbuena (Marseille) n'ont pas vraiment brillé. D'ailleurs, avec 52 buts et avant les derniers tours européens, la France a très peu marqué, comparé aux 68 buts de la saison passée, les 79 de l'année précédente ou les 81 auparavant. Il faut remonter à la saison 2007/08 pour constater un total comparable (54). A moins que Benzema ne marque 15 buts durant les derniers matches du Real dans la compétition...

Voilà le tableau, qui n'est pas brillant. Que faire pour changer ça ? Il y a deux ou trois ans, on se réjouissait que ce soit toujours les mêmes (Bordeaux, Marseille et Lyon) qui se qualifiaient pour la Ligue des Champions, parce que c'était le meilleur moyen pour eux d'amasser des pépettes, et donc de devenir de plus en plus performants, ce qui allait forcément tirer le football français vers le haut. Oui parce qu'en France, on ne mesure la compétitivité d'un club que sur le plan financier, malgré des exemples contraires qui foisonnent dans notre football, notamment cette saison avec le PSG qui ne maîtrise plus son sujet en Ligue 1...

On a vu le résultat : aucun des trois n'est à l'heure actuelle en position de se qualifier pour la prochaine C1, même si Lyon n'est pas loin. Comme quoi, les raisons qui font que dans les autres pays, ce soit toujours les mêmes clubs qui se succèdent à eux-mêmes tiennent à d'autres choses que l'argent, comme la ferveur populaire, le merchandising, la taille et la qualité des stades ou la culture de la gagne, qui n'a pas fait long feu après la période dorée de la fin des années 90 et du début des années 2000, en France. Il y a aussi des finances pas du tout maîtrisées chez la plupart de nos voisins européens, hormis l'Allemagne : si le fair-play financier cher à Michel Platini produit des effets, le football français pourrait mécaniquement en profiter, même de façon légère. Sinon... je crois qu'il va falloir se montrer patient, très patient.


A plus tard !

lundi 26 mars 2012

Montpellier prend le relais

Salut à tous,

Au soir de la dixième journée des matches retours, un constat s'impose avant tous les autres : après une demi-saison satisfaisante, on s'ennuie à nouveau ferme dans les stades de Ligue 1. Dix-huit buts en 10 matches, on n'avait pas fait aussi mal depuis la cinquième journée, certes. Mais on a surtout pas dépassé les 26 buts une seule fois en 2012. Lors de ces matches retours, lors desquels on est passé de 2,6 à 2,47 buts par match, on tourne à 2,32, et même 2,24 lors des cinq dernières journées, avec à la clé douze 1-0, dix 1-1, dix 2-0 et seulement huit 2-1, contre... deux 0-0, aucun depuis trois journées. Un nouvelle preuve à mettre au débit de la victoire à trois points, ou plutôt du nul à un seul point...

Après, l'évènement est évidemment la passation de pouvoir entre le PSG et Montpellier. Les deux équipes comptent le même nombre de points, évidemment (60), mais aussi de buts (53, comme Lille également) mais les Héraultais ont encaissé trois buts de moins (27 contre 30), trois nuls de moins et deux défaites de plus, ce qui fait que la victoire à trois points les arrange. Ils restent également intraitables à domicile (40 points sur 45) alors que le club parisien a désormais perdu 12 points au Parc des Princes. Montpellier domine également lors des matches retours (23 à 20 points), où ils n'ont encaissé que 4 buts... dont deux à Paris (2-2). Bref, contrairement à ce que beaucoup d'observateurs affirment, en général à contrecœur d'ailleurs, le PSG est loin d'avoir titre gagné. Ce ne serait pas la première fois que le club le plus riche ne gagne pas le championnat, notamment en France...

C'est la dixième fois que Montpellier est leader cette saison, la deuxième des matches retours. Premières journées inclues, le MHSC n'a quitté les deux premières places qu'une seule fois, fin septembre (4e). D'ors et déjà, le club héraultais a égalé le troisième meilleur total de son histoire (60 points, comme en 1996), derrière 2010 (69) et 1988 (63, ramené à la victoire à 3 points). Des chiffres qui devraient être assez vite battus, a priori.

Par ailleurs ce match nul (1-1) entre le PSG et Bordeaux n'est pas un évènement en soit : quand on regarde en détail, les Girondins n'ont perdu que deux fois lors de leurs 7 dernières visites au Parc, toutes compétitions confondues, tout en l'emportant quatre fois sur la même période ! Avec Monaco, seule équipe à posséder un bilan positif Porte d'Auteuil, Marseille ou Nancy, il s'agit donc d'une véritable bête noire pour les Parisiens. Par ailleurs, Bordeaux, qui avait déjà obtenu un nul sur le même score à l'aller (1-1) devient la première équipe du championnat à être désormais assurée de finir invaincue contre le PSG en championnat cette saison. Si Nancy ne perd pas contre Paris le week-end prochain, ce sera la deuxième...

Marseille, lui, a mis fin à la pire série de son histoire (7 défaites consécutives, toutes compétitions confondues). Mais en Ligue 1, les Olympiens n'ont plus gagné depuis leur déplacement à Rennes, fin janvier (1-2), soit huit match et trois points pris. Ils en avaient signé 7 entre janvier et mars 2007 (3 points) et surtout... 14 entre mars et septembre 2005 (six points) ! Qui se souvient d'une série aussi catastrophique aujourd'hui ? Dans le même temps, Lyon, qui lui a perdu à Nicosie, a depuis gagné tous ses matches... allez comprendre.

Notons également la belle quatrième place toulousaine, à trois du podium. Cependant, si certains semblent voir du progrès dans le jeu des hommes de Casanova, ça ne se voit pas dans les stats : ils ont la meilleure défense (24), loin devant Brest et Montpellier (27) mais aussi la 13e attaque avec 31 buts, soit autant qu'Ajaccio et moins que Auxerre (33) ou Caen (32), entre autres. D'ailleurs, les meilleurs buteurs toulousains sont deux, ils s'agit d'Umut Bulut et Emmanuel Rivière, qui culminent à 4 buts, devant Capoue, Tabanou et Machado (3). Le TFC est par ailleurs dernier au nombre de passes décisives dans le jeu (10), soit autant que Jérémy Ménez à lui tout seul. Même dans le dernier quart d'heure, ce n'est pas ça : avec 6 buts pour et 6 contre, Toulouse est l'équipe dont les matches sont les moins agités dans leurs conclusions, derrière Brest (4 et 6) et Evian (4 et 7), et ce même si les Toulousains ont récupéré 4 points durant cette période. Bref, pas de quoi piquer de la clientèle au Stade Toulousain, même s'ils sont de nouveau des candidats sérieux à la lutte pour l'Europe, voire la C1.

Bref, venons-en au 18e but personnel d'Olivier Giroud, le premier dans le jeu depuis cinq matches mais aussi le 7e lors du dernier quart d'heure, le meilleur total de la saison. Malgré ce léger fléchissement constaté depuis un mois et demi, le Montpelliérain peut dormir tranquille : il y a cinq journées, il comptait exactement le même nombre de buts d'avance sur ses concurrents (5) que maintenant... depuis, Nene n'a marqué que deux fois, Gameiro une fois, tout comme Aubameyang et Rémy, tandis que Jovial a câlé, tout ce beau monde étant ayant été rejoint ou dépassé par Hazard, qui est passé de 9 à 13 buts, et Gomis, de 9 à 12. Du coup, il paraît très difficile d'imaginer qu'un autre joueur que Giroud puisse atteindre ou dépasser la barre symbolique des 20 buts cette saison, comme l'an passé (Sow 25, Gameiro 22). Il faudrait que Hazard ou Nene marquent 7 fois lors des 9 dernières journées, Gomis 8 fois, Gameiro et Aubameyang 9 fois... ça reste possible, mais ça paraît quand même peu probable. Giroud devrait donc s'imposer très largement dans cette course.

Qu'est-ce que j'ai d'autre en magasin... Rennes, par l'entremise du Valenciennois Danic sur penalty, a encaissé son 4e but de la saison contre un de ses anciens joueurs. Il s'agit du deuxième plus gros score de la saison, derrière Auxerre (5) et devant Caen, Nice et Sochaux (3). Huit équipes (Toulouse, Valenciennes, Nancy, Lorient, Brest et les trois promus) n'ont encore vu aucun de leurs anciens pensionnaires marquer contre eux. A vue de nez, et hormis le TFC, c'est donc plutôt un avantage pour les clubs les plus modestes, dont les rangs sont sans doute moins souvent renouvelés que ceux qui ont ont les moyens de garnir la rubrique des transferts, notamment en joueurs de Ligue 1.

Le Niçois Monzon, auteur de son sixième penalty de la saison, est seul en tête des buteurs défenseurs, devant les deux Lillois Chedjou et Debuchy (5). Bourillon (Lorient) et Lovren (Lyon) ont, eux, ouvert leurs compteurs but. Chez les milieux, en plus du 13e but de Hazard, qui rejoint Nene en tête grâce à son 7e but sur coup de pied arrêté, notons le but d'André Ayew (7 buts), son premier en championnat depuis le 2 décembre dernier, soit six matches sans marquer, avec à la clé aucune victoire olympienne. Avec Loïc Rémy, c'est LE joueur indispensable à cette équipe marseillaise, blessé à l'épaule ou pas.

Pour sa part, Guillaume Hoarau, après 30 mois de galères, semble être reparti comme en 40, ou plutôt comme en 2008/2009 : il a inscrit contre Bordeaux son 5e but de la saison, tous inscrits en 2012, et quatre d'entre eux lors du dernier quart d'heure. A la moyenne de buts par minute, il est premier du championnat devant tout le monde avec un but toutes les 116 minutes (133 pour Giroud, 158 pour Gomis, 171 pour Lisandro...), hormis le jeune Montpelliérain Jonathan Tinhan, qui a marqué un but lors de ses 56 minutes de jeu... Il devance même l'autre phénomène de cette saison, le Savoyard Kevin Bérigaud, qui a marqué 4 buts en 544 minutes (136). Il y a trois ans, lorsqu'il avait explosé, Hoarau marquait toutes les 162 minutes.

Bref, je vous laisse avec ma traditionnelle équipe type des décisifs !



A plus !

lundi 19 mars 2012

A petits pas


Salut à tous,

On a eu droit à une journée classique ce week-end, avec un nombre de buts normal (23), du moins depuis le début de l'année (23,8 par journées), mais qui n'arrange pas la moyenne sur la saison (2,49). Et ce toujours sans 0-0, mais avec trois 1-0 et deux 2-0...

Paris reste invaincu depuis le 27 novembre dernier en championnat, mais avance à petits pas : depuis sept matches (3 victoires, 4 nuls), il tourne à 1,86 points par matches, ce qui est insuffisant pour assurer un titre de champion. D'ailleurs, depuis cinq journées, Toulouse (13 points) et... Evian (10) font mieux que le club parisien (9), sauf sur le nombre de buts marqués (14, contre 10 pour les savoyards). Sur l'ensemble des matches retours, le PSG demeure à un point de Montpellier, le leader (20 points à 19), qui a pourtant connu sa première défaite en 2012. A noter qu'Auxerre est la seule équipe sans victoire dans la nouvelle année, devant Lorient, qui a gagné son premier match ce week-end.

Les Bourguignons qui ont changé d'entraîneur dans la foulée, un choix pas trop idiot, du moins cette saison. En effet, si on regarde comment ça s'est passé dans les trois autres cas en Ligue 1, Pablo Correa (44 % de succès, 1,56 points par match) fait mieux que son prédécesseur à Evian, Bernard Casoni (26 %, 1,16). A Nice, René Marsiglia (29 %, 1,14) fait un petit mieux qu'Eric Roy (15 %, 0,85), mais c'était difficile de faire pire, il faut le reconnaître. Tout l'inverse de Carlo Ancelotti, qui pouvait difficilement faire mieux qu'Antoine Kombouaré, qui était leader avec 63 % de succès et 2,10 points par match. Et effectivement, le technicien italien fait moins bien, du moins sur le plan du nombre de victoires (56 %), puisque la moyenne de points, elle, est comparable (2,11). Enfin, il est encore un peu tôt pour juger l'apport d'Eric Hély à Sochaux, surtout que pour l'instant il tourne à 100 % de succès et 3 points par match sur deux rencontres. Difficile de comparer ces chiffres à ceux de Bazdarevic (15 %, 0,81)... Le technicien bosnien qui n'a jamais dépassé les 26 % de succès durant les quatre saisons où il a officié en Ligue 1, avec Istres (5 %), Grenoble (26 puis 13), et donc Sochaux.

On l'a entendu tout le week-end, Marseille n'avait plus encaissé cinq défaites depuis des lustres. Ajoutés à la défaite à Milan, en Ligue des Champions - oui oui, c'était une défaite - ça en fait six toutes compétitions confondues, un record qui date de 1979. Si Marseille s'incline à Nice, il faudra remonter à 1963 pour trouver une telle série olympienne. Ajoutons que dans le jeu, Marseille n'a plus marqué depuis le but de Brandao contre Lyon, à la 34e minute, le 5 février dernier (2-2), ce qui fait 596 minutes d'attente, soit près de dix heures.

Rennes a confirmé ses grosses difficultés à domicile, puisque le club breton demeure à 5 succès en 14 matches, soit autant désormais que son tombeur, Toulouse, à l'extérieur. De même, Valenciennes, battu à Lille (4-0), et Nice, à Sochaux (2-0) ont confirmé leurs difficultés en déplacement, puisque ces deux équipes ont le pire bilan de Ligue 1 hors de leurs bases (7 et 6 points). Elles au moins ont gagné un match, contre aucun à Auxerre, 18e à l'extérieur comme à domicile (17 points, devant Caen et Sochaux, 16). Au niveau des attaques, Paris a rejoint Montpellier en tête (52 chacun), les deux équipes devançant le champion de France lillois (50). Suivent Lyon (44) et... Evian (41), décidément à la fête. Le promu, auteur de 18 buts en déplacement, fait notamment mieux que Lille (17), Sainté ou Marseille (15). Même chose à domicile (23 buts, contre 20 aux Verts et à l'OM).

Chez les défenses, Toulouse est désormais seul en tête avec 24 buts, devant Brest (26) et Montpellier (27). Le tenant du titre, Rennes, pointe à la 9e place, avec déjà presque autant de buts encaissés (32) que l'an passé sur toute la saison (36). Les derniers, Ajaccio et Dijon, ne sont pas ridicules pour autant (48, 1,71 par match). Avec cette moyenne, ils auraient fait mieux qu'Arles-Avignon l'année dernière (1,84).

Chez les buteurs, Olivier Giroud a signé sont quatrième match consécutif sans but dans le jeu, mais conserve une confortable avance sur ses poursuivants, Nene (13), et Hazard, qui a inscrit son 12e but de la saison, son 8e à domicile, le 10e du droit (record de Ligue 1) et son quatrième dans le jeu. Son coéquipier Aurélien Chedjou a rejoint le Niçois Monzon et un autre Lillois, Debuchy, en tête des meilleurs buteurs chez les défenseurs avec cinq buts, son troisième de la tête. Enfin, le dernier buteur lillois, Tulio De Melo, a marqué son premier but en championnat, cette saison, en 238 minutes de jeu. C'est mieux que Lacazette, Oliech, Rivière ou Roux, par exemple.

Les gauchers ont sommeillé ce week-end (3 buts, contre 12 du droit et 6 de la tête), hormis les Dijonnais Sankharé et Kakuta, et le droitier d'Evian, Kahlenberg. Ce dernier est le troisième ancien Auxerrois à venir marquer à l'Abbé-Deschamps, après Jelen (Lille) et Niculae (Nancy), le cinquième au total, personne n'a fait pire que l'AJA. C'est aussi le sixième but d'un "revanchard" savoyard, un record, logique pour une équipe qui comporte de nombreux joueurs d'expérience et bourlingueurs (Barbosa, Leroy, Sorlin...).

Un autre joueur a marqué contre son ancien club, à savoir Frau (Caen), contre le PSG. Un évènement qui nourrit une légende toute légendaire, puisqu'il s'agit du deuxième but seulement encaissé cette saison par le club parisien contre un de ses anciens ressortissants, après le Savoyard Leroy, justement, qui n'a marqué QUE contre ses anciens clubs, avec son doublé contre Marseille.

Les remplaçants ont brillé ce week-end (trois but), Jallet (PSG), Diabaté (Bordeaux) et Gomis (Lyon). C'est le deuxième personnel en sortant du banc du Parisien, après celui contre Lyon (2-0), et le sixième du PSG, soit autant que Dijon et Lorient, et moins bien qu'Auxerre et Montpellier (8). Sur les matches retours, Nene (6) est toujours en tête, mais attention au retour de Hazard, qui a rejoint Aubameyang à la deuxième place (5). Kakuta et Gomis (4) ne sont pas loin non plus. A noter l'énorme performance de l'attaquant d'Evian, Kevin Bérigaud, qui a marqué son 4e but en 483 minutes, soit un but toutes les 120 minutes. Seul le Montpelliérain Tinhan (1 but en 56 minute) fait mieux, et il devance Hoarau (4 buts en 490 minutes) et Kakuta (4 buts en 522 minutes).

Chez les passeurs dans le jeu, Ménez (10) a accru son avance sur Bastos et Giroud (7), même si l’Équipe, dans sa grande mansuétude habituelle envers l'ailier parisien, n'a pas voulu lui accorder parce qu'elle était légèrement déviée par un défenseur caennais... Problème, elle a dévié en hauteur, mais pas dans sa direction, il me semble donc malhonnête de ne pas lui accorder, surtout que l'intention est évidente. Sinon on peut aussi ne pas accorder le but du derby à Gomis, dans ce cas... Avec Bastos (6+7), Ménez est le seul des onze joueurs les plus décisifs (buts+passes) à compter plus de passes décisives que de buts (4 et 10).

Lyon qui s'est rapproché des meilleures équipes du dernier quart d'heure en s'imposant chez l'équipe pourtant la plus performante dans ce secteur, Saint-Étienne (+9 points avant ce match). Les Verts restent premiers, devant le PSG, qui a récupéré un septième point à Caen, et donc Lyon (+5).

Voilà, je vous laisse avec mon équipe-type !


A plus tard !

lundi 5 mars 2012

Paris prend le relais


Salut à tous !

Et voilà que la 26e journée s'achève, déjà ! On est maintenant pleinement rentré dans le dernier tiers d'un championnat que, franchement, je n'ai pas vraiment vu passer. J'ai toujours l'impression d'être en début de saison, alors que chaque équipe - hormis Evian-T-G. et Marseille, qui vont remettre le calendrier à jour dès demain - n'ont plus que 36 points à prendre. Du coup, Sochaux, le dernier (21 points) peut encore espérer rattraper le leader parisien (55)... mais ça pourrait ne pas durer très longtemps.

Vous l'avez constaté, le PSG a repris la place de leader qu'il avait laissé à Montpellier la semaine passée. Le point qui les sépare toujours, mais dans l'autre sens, reste anecdotique, surtout comparé à l'écart créé avec le reste de la troupe : tous battus ou contraints au match nul ce WE, Lille pointe à 7 longueurs des Héraultais, Sainté à 11, Lyon à 14 et Marseille à 15. Du coup, c'est Rennes, désormais quatrième, qui en profite, tout comme Toulouse, sixième avec autant de points que les Bretons. Si on considère que Paris et Montpellier sont bien partis pour figurer sur le podium en fin de saison, la troisième place est donc encore incertaine.

Dans le bas du tableau aussi, Nancy et Nice s'étant imposés contre Lyon et Bordeaux, les écarts se creusent, et c'est Auxerre (-3 points) et surtout Sochaux (-5) qui en pâtissent très sérieusement. Si c'est deux grands clubs formateurs historiques plongent en fin de saison, on ne pourra que s'inquiéter à propos du modèle français, et de l'avenir de ces clubs qui basent leur réussite sur les jeunes, et la revente de ces derniers. Mais les deux cas sont cependant très différents : c'est une situation qui perdure pour Sochaux, les Lionceaux souffrant souvent beaucoup entre chaque génération dorée, voire visitant la Ligue 2 durant deux ou trois saisons à chaque fois, tandis que l'AJA, elle, et comme Nantes auparavant, paie précisément l'abandon de la politique de formation, il y a quelques années maintenant, et qui avait fait littéralement sa gloire, avec un titre de champion, plusieurs coupes de France et une demi-finale de Ligue des Champions en 1997... une autre époque. Mais attention tout de même à ces deux équipes qui ont tout de même les joueurs nécessaires pour réagir, notamment sur le plan technique.

A noter qu'Evian-T-G. et Nice ont signé leurs premières victoires à l'extérieur, et laissent ainsi Brest et Auxerre à leur statut de dernières équipes encore vierges de tout succès en dehors de leurs bases. En revanche, il n'y a plus d'équipe invaincue à domicile depuis la victoire du PSG à Brest (0-1), en début d'année. Par ailleurs, Rennes a remporté son 7e succès à l'extérieur, à Lorient (0-2), personne n'a fait mieux en Ligue 1, pas même Paris et Lille (6), ou Montpellier et Sainté (5). Mais dans le même temps, les Bretons se sont inclinés six fois à l'extérieur, soit plus que Lille, le PSG (1) et Montpellier (3) réunis...

Les Parisiens qui restent sur trois matches à 10 buts inscrits et 7 encaissés, soit une moyenne de presque six buts par matches au total. Du coup, ils reviennent à un but de la meilleure attaque, Montpellier (49) mais en comptent désormais quatre de retard sur Brest, la meilleure défense (22), devant Toulouse (23) et Marseille (24). L'OM qui vient donc d'affronter les deux meilleures lignes défensives de France, avec un bilan de 0 but marqué en 180 minutes...

Sur les matches retours, les Héraultais restent leaders avec 17 points sur 21 possibles, devant Paris (15) et Bordeaux et Saint-Étienne (13), quand dans le même temps Lille en prenait 11, Marseille 8 (sur 18) et Lyon... 5. Pourtant, les Lyonnais ont marqué 10 fois, soit autant que Montpellier ou les Verts, mais ont encaissé 13 buts, le pire bilan en 2012, avec Lorient...

De leurs côtés, les buteurs ont une nouvelle fois fourni une copie médiocre (23 buts), autant du droit que du gauche (9), et plus de la moitié par des joueurs étrangers (12), dont six Africains, une constante depuis l'arrêt Bosman. Malgré le gros score parisien (4-1), il y a eu plus de buts à l'extérieur (12) qu'à domicile (11), beaucoup de buts de défenseurs, qui ont autant marqué que les milieux (7 chacun), un but sur coup-franc (Hazard, qui n'a pas fait exprès, comme souvent pour les buts sur coup-francs en Ligue 1...), et deux penaltys, dont un pour le spécialiste niçois Monzon (5) et l'autre pour Hazard, qui a donc marqué six buts sur coup de pieds arrêtés (4 p. et 2 cf) sur 11. Ça fait un de moins que Nene, qui a pour une fois marqué dans le jeu ce week-end. Le Belge est également le meilleur buteur du droit (9) devant Gameiro (8), tandis que le Brésilien a rejoint Giroud en tête chez les gauchers (11). Il est également toujours le meilleur buteur des matches retours (6).

A noter que les bancs ont également été productifs ce week-end, puisque quatre remplaçants ont marqué... notamment le jeune Tinhan (Montpellier) et Guie Guie (Nice), auteurs de leurs premiers buts en Ligue 1. Mais le dernier nommé n'est pas un remplaçant ordinaire, puisqu'il est entré à la 10e minute...

Le dernier quart d'heure a encore été agité, surtout quand seulement sept buts sont inscrits en première mi-temps, dont trois au Parc des Princes et deux à Bordeaux... Montpellier, Auxerre et Sochaux en ont profité pour gagner un point, et donc Lille, Valenciennes et Dijon pour en perdre deux. Les Bourguignons qui sont désormais derniers de ce classement (-6 points), à égalité avec Nancy, avec notamment 15 buts encaissés, record de la Ligue 1 cette saison !

Voilà, sur ce je vous laisse avec mon équipe décisive !




A plus tard !

lundi 16 janvier 2012

Reprise, reprise !

Salut à tous,

Voici donc comme promis mon premier retour sur la Ligue 1 sur ce blog. Une 20e journée qui a plutôt conforté les leaders, du moins lorsqu'ils ne s'affrontaient pas entre eux. Là, fatalement, ça a fait de la casse, évidemment pas irréversible mais qui demande une réaction assez rapide.

Lille et Lyon, auteur d'un match dantesque cette semaine en Coupe de la Ligue (2-1), sont les perdants de cette journée. En même temps, ils n'ont pas grand chose à craindre : lors de celle d'avant, c'était Montpellier le grand perdant... c'est chacun son tour. Le problème, pour les Gones, c'est qu'il s'agit déjà de leur 7e défaite de la saison en championnat. A titre indicatif, ils en avaient perdu 8 durant toute la saison passée, 6 l'année d'avant, et 7 durant les deux saisons précédentes. A moins que les hommes de Rémy Garde parviennent à ne pas encaisser plus d'une défaite d'ici à la fin de l'exercice, ils signeront leur plus mauvais score dans ce domaine depuis les 10 défaites de la saison 1999/2000. Heureusement, l'OL conserve une place dans le haut du tableau grâce à la victoire à trois points, et à leur très faible nombre de matches nuls : 2, personne n'a fait mieux cette année. Les Lyonnais n'ont pas fini à moins de 5 nuls sur toute une saison depuis 15 ans.

De son côté, à Marseille (2-0), le LOSC a tout simplement enregistré sa première défaite à l'extérieur en championnat, sur un doublé de Loïc Rémy. L'attaquant phocéen a déjà marqué autant de buts, toutes compétitions confondues (18), que durant toute la saison dernière. Le sosie de Thierry Henry a également marqué son 6e but sur 9 de la tête, c'est le meilleur cette saison, devant un spécialiste comme Olivier Giroud, qui n'en a mis qu'un seul... l'attaquant montpelliérain qui marque surtout du gauche (9), évidemment, mais aussi du droit (4), à l'image de ce week-end, contre Lyon. L'ancien Tourangeau a aussi prouvé qu'il pouvait marquer sans Belhanda...

Au-delà de l'anecdote "Ancelotti réussi ses débuts" rabâchée en boucle dans les médias (Kombouaré aurait aussi réussi ses adieux, s'il avait pu les faire), Paris a bien démarré l'année en dominant Toulouse, qui l'accompagnait en tête du classement des défenses, ce qui ne s'est pas vraiment vu (3-1), avec un nouveau système à trois milieux défensifs, et trois joueurs offensifs, mais sans pointe. Ce qui était drôle dans les différents compte-rendus, c'est que dans certains c'était Nene le plus en pointe, puisqu'il en fallait un, et dans d'autres c'était Ménez... difficile de faire une infographie dans un journal sans avant-centre. En même temps on a appris à en faire sans ailiers et avec quatre, voire cinq défenseurs, y a un début à tout... Depuis les années 60 les systèmes de jeu n'ont jamais cessé de se ratatiner sur leur but, passant de 5 attaquants et 2, puis 3 défenseurs, avant que les chiffres ne s'inversent dans les années 60, 70 et 80, la disparition de l'attaquant unique était sans doute inévitable... Lille, porté aux nues pour son jeu offensif, avait déjà tenté l'expérience cette semaine à Lyon, avec un résultat moins concluant. 

Paris chipe par la même occasion la deuxième place des attaques au champion de France (34 contre 33), derrière Montpellier, toujours intouchable (40), et conserve la meilleure défense, mais cette fois en compagnie de Marseille (18)... les deux clubs qui sont, sur les cinq derniers matches, les plus performants (13 points sur 15), devant un trio à 10 points, composé de Saint-Etienne, Bordeaux et... Ajaccio, qui a donc pris plus de points durant les quatre dernières journées que lors des 16 précédentes...

Rennes a également bien repris en s'imposant à Caen (0-2), performance qui ne semble pas hors de portée de grand monde en ce moment... le club breton qui est le seul à suivre le rythme du PSG à l'extérieur (18 points chacun), mais avec deux matches de plus. Dijon est également bien revenu des fêtes, en disposant d'Evian (3-1). Voilà un promu qui fait plaisir : du jeu, un entraîneur qui riches d'idées novatrices mais pas sans ambition, une défense centrale apocalyptique, quelque soit sa composition, et qui promet encore de belles soirées à ses spectateurs, et des joueurs offensifs qui sont plus que des révélations : ce sont des miracles. Entre le meneur de jeu qui ne voulait pas être pro, qui évoluait y a 3 ans en cinquième division et qui ressemble étonnamment à Ben Stiller (Corgnet, 8 buts), et Brice Jovial, attaquant guadeloupéen passé anonymement par le Racing, Cannes, Charleroi, Namur, Moissy-Cramayel, Beauvais puis Le Havre (13 buts en Ligue 2 l'an passé), et également auteur de 8 buts, voilà un beau duo de caïds inattendus qui renouvellent avantageusement le cheptel offensif de la Ligue 1. Allez parier sur un truc pareil en début de saison... 

Enfin, je ne peux que m'inquiéter pour Evian T-G, qui avait réussi un très bon début de saison avec Casoni, et un recrutement plus que malin, avec quelques internationaux Danois notamment (Andersen et surtout Wass, avant Kahlenberg cet hiver)... mais qui a peut-être tout cassé en virant Casoni pour introniser Pablo Correa. J'ai vraiment de gros doute sur la pertinence de cette décision, du moins sur le plan sportif, bien sûr. J'en ai moins sur les dégâts que le technicien uruguayen, qui fait partie des plus gros fossoyeurs du beau jeu en Ligue 1, avec le Toulousain Casanova, après des années à blinder tout ce qui bouge à Nancy, pourrait faire à un collectif qui paraissait bien rôdé.

Au classement, ce qui est intéressant c'est de constater la formation d'un grupetto, derrière les deux locomotives devant (PSG, 43 points, Montpellier, 40), entre Lille, battu (36 points), et Saint-Etienne (33 points). Entre les deux, Lyon et Rennes (35) et Marseille (34). Ensuite, Toulouse est un peu lâché avec ses 31 points, mais en compte tout de même 5 d'avance sur Bordeaux, 6 sur Lorient et 7 sur Brest. Enfin, d'Evian (12e avec 22 points) à Ajaccio, dernier avec quatre unités de moins, c'est l'usine à gaz... ça risque de pas mal bouger durant les prochaines semaines.

Au classement des buteurs, Giroud a donc conforté sa première place avec ce 14e but. Son dauphin, Gameiro, qui risque de vivre une deuxième partie de saison compliquée, malgré le meilleur démarrage d'année de sa carrière (9 buts), a été rejoint par son coéquipier Nene et par Loïc Rémy. Derrière, grâce à son but - inutile - à Ajaccio (2-1), Oliech (Auxerre) en est désormais à 8 buts, soit le double de son total lors des deux dernières saisons, son record aussi jusque là... A noter aussi l'étonnante saison de Jirès Kembo (Rennes), qui en est à 8 buts en... 930 minutes. Soit un but toutes les 116 minutes, mieux que Giroud (122) ou Lisandro (132).

Pour les passeurs, je vous préviens tout de suite : je ne compte pas les passes décisives sur coup de pieds arrêtés. J'ai rien contre, mais je trouve juste intéressant de voir les joueurs plus habiles dans le jeu à donner de bons ballons, que ceux capables de tirer un bon corner ou un coup-franc, pas embêtés qu'ils sont par le rythme du match ou par des adversaires. Pour moi, ce n'est juste pas la même chose. Dommage pour Valbuena, qui n'en a fait que 3 dans le jeu, sur 10...

Donc dans le jeu, Jérémy Ménez (PSG), parait-il incapable de lâcher un ballon, a signé sa sixième passe décisive, soit le meilleur total de la Ligue 1, devant Bastos, Giroud et... Civelli (5). Forcément, le défenseur argentin de Nice les a fait sur coup de pieds arrêtés, mais ce n'était pas lui qui les tirait... 

D'une manière générale, on a marqué 25 buts, ce qui n'a donc pas affecté la moyenne de buts par matches, qui était - et est toujours - de 2,55. Quinze d'entre eux l'ont été du droit, soit 60 %, un peu plus que la moyenne (55 %), 5 du gauche et 5 de la tête. Malgré la CAN, les Africains (129 buts cette saison, devant les Sud-Américains - 57 - et les Européens - 46), ont une nouvelle fois brillé sur les terrains de Ligue 1, puisqu'ils ont marqué six fois, autant que les Sud-Américains, dont 4 pour les Brésiliens, qui ont reçu cet hiver le renfort de l'Ajaccien Eduardo, prêté par Lens, et qui a marqué dès sa première apparition contre Auxerre.

On a peu marqué à l'extérieur (8 sur 25, contre près de 41 % en temps normal), à l'image d'une journée à 8 succès à domicile contre 1. La Ligue 1 n'a également marqué aucun but sur coup-franc, ce qui n'est pas étonnant vu qu'elle pointe dans ce domaine à 3,82 %. Plus étonnante, l'absence de pénaltys, spécialités où elle brille déjà plus (presque 10 %). Grâce au but tardif de son (très) jeune défenseur Kurt Zouma, son deuxième personnel à 17 ans et 3 mois (!), Saint-Etienne est devenue la meilleure équipe dans le dernier quart d'heure avec 5 points glanés, devant Lorient et Toulouse (4). Il faut dire que l'ASSE faisait face au dernier de ce classement (-5 points)... Il n'y a eut que 5 buts en fin de match - dont deux entre Nancy et Lorient (2-2), soit 20 %, un peu moins que d'habitude, environ 23-24 %.

Pour finir, je vais tenter une petite équipe type, qui devrait revenir à chaque journées... je n'ai pas vu tous les matches, aussi vais-je me contenter de me baser sur les chiffres, les gestes décisifs. Je n'ai pas mis de gardien, j'en mettrais quand ils arrêteront des penaltys par exemple.


Voilà, j'espère avoir été assez complet et exhaustif... A plus tard !