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dimanche 15 avril 2012

Le triplé pour Marseille

Salut à tous !

Alors, cette finale, vous avez kiffé ? Évidemment, si vous étiez supporters d'une des deux équipes, vous n'êtes pas concernés par l'avis général, qui est que ce fut une des pires démonstration de pousse-ballon sans ambition, sans la moindre maîtrise technique et avec le rythme d'une émission de Public Sénat, qu'on ait vu en France. Et pourtant, y a des précédents... Non, si vous étiez supporters, vous n'avez pas pu vous ennuyer, vous avez stressé, vibré... je ne sais pas quand vous avez vibré, à part sur la tête d'Amalfitano sur le poteau et le but à la 105e minute de Brandao, sans parler des fautes de Français de Xavier Gravelaine, mais ça a du vous arriver quand même. Je suspecte quand même quelques Lyonnais d'avoir baillé et de s'être lamenté devant la production "nicosienne" de leur équipe.

Étonnant d'ailleurs que cette purge conclue une édition qui a vu, à partir de l'entrée en campagne des clubs de Ligue 1, une moyenne de 3,24 buts par match (81 en 28) ! D'ailleurs, d'habitude, on marque beaucoup plus en Coupe de la Ligue (2,69 depuis 1994) qu'en Ligue 1, par exemple, où on dépasse rarement les 2,4, hormis cette saison. Voilà en tous cas qui dénote avec l'idée que les matches de Coupe de la Ligue ont aucun intérêt et sont ennuyeux... enfin, à part hier soir...

Marseille, une passion tardive

Voilà donc un premier trophée qui tombe. Au palmarès, l'OM rejoint Bordeaux et le PSG avec trois victoires, mais il est le premier à les remporter trois fois d'affilée. Seul Strasbourg suit derrière avec deux succès, dans un palmarès assez disparate finalement (11 vainqueurs différents en 18 éditions). Ce qui est intéressant avec cette compétition, du moins sur le plan du statisticien, c'est qu'en raison de son jeune âge, elle n'est pas faussée par des chiffres et des clubs improbables venus des années 30 ou 50, comme la Coupe de France. Dans le classement général, on n'y compte quasiment que des clubs "actuels", même si on y voit quand même quelques incongruités comme Gueugnon (vainqueur en 2000), Saint-Brieuc, Wasquehal, Sète ou Épinal. Quant à Cannes ou Strasbourg, ils ont, eux, quitté le monde professionnel il y a peu, et ne fréquentent déjà plus une compétition réservée, je le rappelle, aux clubs professionnels.

Si l'on compte les points (la victoire à deux) depuis la création de l'épreuve en 1995, et en excluant les tours qui ne concernaient pas la Ligue 1, le PSG mène la danse avec 64 points, devant Bordeaux (61), Monaco (58), Lyon (50) et Lens (49). Marseille, qui a donc rejoint les deux premiers nommés au nombre de victoires finales, est 7e avec 46 points. Pourquoi ? Parce qu'avant de se trouver une passion subite pour une compétition qu'il combattait, jusque là, en compagnie de ses confrères, les clubs puissants, le club phocéen avait tout simplement des résultats beaucoup plus médiocres que les Parisiens ou les Girondins, qui, même quand ils gagnaient, atteignaient régulièrement les tours finaux.

Ainsi, jusqu'à son fameux triplé, série en cours, Marseille n'avait atteint ou dépassé les quarts de finale que 4 fois (96, 98, 2003 et 2008) en 15 éditions, tout en ne faisant jamais
mieux que demi-finaliste. Dans le même temps, le PSG le faisait 7 fois, avec donc trois succès plus une finale à la clé, tout en atteignant également les demi-finales en 2011 ; pour Bordeaux, c'était tout ou rien entre 94 et 2005, puisque les Girondins faisaient soit au mieux huitième de finaliste, soit finaliste (97, 98) soit vainqueur (2002) avant de signer trois autres finales, dont deux succès (2007, 2009). Enfin, Lyon ne fait pas beaucoup mieux que Marseille avant 2009 (5 quarts de finale) mais en l'emportant quand même en 2001, et en atteignant la finale en 1996. Ceci explique cela, donc. Marseille en est à 12 succès consécutifs en Coupe de la Ligue, sur 22 au total, c'est-à-dire qu'il a pris 24 de ses 46 points durant les trois dernières années !

On peut aussi regarder le classement à la moyenne de points par matches. Là, le PSG et Bordeaux sont à égalité en tête, avec 1,33 points par match, devant Monaco (1,26), Lyon (1,25) et Marseille (1,24), qui a donc effectué un rapproché spectaculaire ces trois dernières années. A noter les très mauvais chiffres de Montpellier (1,03), Saint-Étienne (1), Rennes (0,97), Toulouse (0,92), Nantes, nettement plus à l'aise en Coupe de France durant la même période (0,87) et surtout Lille (0, 81, 9 victoires et 14 défaites) ! Ainsi, le LOSC n'a atteint que quatre fois les quarts de finale, son meilleur "score", dont trois fois lors des trois dernières années, les Nordistes bénéficiant de la nouvelle formule de l'épreuve, qui protège les clubs européens en les exemptant du premier tour...

Pauleta plane encore

Les buteurs, maintenant. Depuis 1994, on retrouve à peu près les mêmes attaquants qui ont brillé en Ligue 1 depuis 20 ans, comme le recordman, Pauleta (15), qui a bénéficié du fait qu'il ait joué dans les deux meilleurs clubs historiques de la compétition, Bordeaux (5 buts) et le PSG (10), son dauphin, Guivarc'h (13), puis Anderson (12), Luyindula (10), et Giuly (9). Sans parler de Caveglia, Maurice, Rémy, meilleur buteur de cette édition avec 4 buts (devant Jovial et Mounier, 3), et Wiltord, qui en sont à 8, Nonda (7), Drobnjak, Ljuboja, Maoulida, Moreira, Niang, Pagis, Piquionne, Pujol, Simone (6), etc. On y voit aussi d'autres joueurs moins connus ou moins habiles en Ligue 1, comme Compan, Fauré, Nouma (8), Brandao, Isabey (7) ou Becanovic, Pedretti, Samson, Vairelles (6)... Ça s'explique notamment parce que les clubs font souvent tourner leurs équipes dans la compétition, et que les clubs de Ligue 2 y ont aussi leur mot à dire, ce qui offre à des joueurs comme Fauré, Samson ou Compan, des expositions plus importantes. Ainsi, à 5 buts, on voit les noms de Darbelet ou Di Rocco apparaitre.

En revanche, les bons buteurs actuels sont moins présents. Si Rémy, on l'a vu, en est déjà à 8, Niang en a mis 6, ainsi que Pujol, Gomis en à 5, tout comme Djibrill Cissé et Gervinho, De Melo et Frau à 4, Giroud et Hazard à 3, ainsi que Lisandro, Diané, Gignac, Jovial et Montano, Nene, N.Roux, Erding, A.Ayew, Oliech, Aubameyang, Sow et Gameiro à 2, etc. Sans parler de Bastos (1) et Kembo, S.Camara, Hoarau, Maïga ou Sagbo (0). Logique : d'abord, ils ne sont pas en fin de carrière et peuvent donc encore marquer d'autres buts ; ensuite, ils tournent de plus en plus souvent et jouent moins, donc.

Voilà, je vous laisse et je vous retrouve pour le bilan de la 32e journée, qui se terminera mercredi ! A plus tard, donc !

jeudi 12 janvier 2012

La Coupe de la Ligue, cette incomprise

Salut à tous,

Je ne sais pas vous, mais j'ai l'impression qu'on a eu droit à des quarts de finale de la Coupe de la Ligue d'excellent niveau, d'une manière générale. Je ne suis pas spécialement un "Thirietphile", mais avec 3,06 buts par matches depuis le début de la compétition, on peut dire ce qu'on veut sur cette fameuse "coupe en bois", mais pas qu'on s'y ennuie quand on la regarde. En tous cas, pas souvent. Si on se base sur ce seul chiffre de la moyenne de buts par matches, la Ligue 1 marquant un demi but de moins par matches en moyenne (2,55), un chiffre qu'elle n'avait pas atteint depuis 10 ans, on peut considérer la Coupe de la Ligue comme "regardable", au minimum. Après, qu'elle encombre le calendrier et qu'elle doublonne la Coupe de France, c'est autre chose...

Certes, comme dans toutes les compétitions du monde, il y a toujours des perles de nullité, à l'image de ce Le Mans-Lorient durant lequel il était difficile d'énumérer le nombre d'erreurs techniques et de ratages entre deux équipes qui ne sont pas dans les meilleures dispositions actuellement. Le Mans est en train de couler sportivement et financièrement en Ligue 2, après avoir raté la montée pour quatre buts la saison dernière ; quant au FC Lorient de Christian Gourcuff, donneur de leçon un peu rapide après la victoire inaugurale des Merlus au Parc des Princes (0-1), il semble payer sa politique de relance des joueurs en difficulté : après de bons débuts, Jérémie Aliadière a repris son abonnement annuel à l'infirmerie, où il y a rejoins un absent de longue date, Julien Quercia ; et les jeunes Gunners prêtés par son ami Arsène Wenger, Campbell et Sunu, ont bien du mal à faire oublier les duettistes désormais diamétralement opposés, Amalfitano (Marseille) et Gameiro (PSG). Résultat, le jeu lorientais, qui a ravi la Ligue 1 pendant plusieurs années, semble en stand by. Une frappe puissante de Sunu, en deuxième mi-temps, a cependant suffit à des Lorientais quelconques de s'en sortir face à des Manceaux dont seul le stade flambant neuf semble encore au niveau. Dommage, il est vide.

Les trois autres matches ont ravi les amateurs de football offensif, mais n'ont pas du améliorer les systèmes cardio-vasculaires des entraîneurs concernés. Seuls Franck Dumas et Didier Deschamps ont passé une soirée tranquille, du moins sur le plan de la tension, puisque mardi soir, entre des Caennais également en grande difficulté depuis la fin de l'année dernière, et des Marseillais qui surfent sur d'excellents résultats depuis plusieurs mois, et malgré l'absence des frères Ayew et de Souleymane Diawara, l'affaire fut pliée en vingt minutes, le temps que Valbuena, sur un coup-franc magistral, et Rémy, après une superbe remise en pleine course d'Amalfitano, trompe un Bosmel aussi peu inspiré sur le pré que chez le coiffeur. Autant Neymar promet une bonne décennie d'émotions fortes aux amoureux du football, autant il fait déjà très mal à ces derniers, s'ils s'avèrent sensibles aux coupes de cheveux discutables... En deuxième mi-temps, Valbuena confirmait qu'il était peut-être, avec Karim Benzema, le joueur le plus en forme de ces deux derniers mois en inscrivant un but tout en finesse. Marseille, double tenant du titre, et qui a longtemps nargué le PSG pour son amour des coupes et son palmarès artificiellement gonflé par ses trois succès dans la compétition, semble vraiment avoir pris goût à son trophée en plastique... Malgré ses absents africains et la méforme de Gignac ou Lucho, il va falloir surveiller la remontée au classement du club phocéen, toujours candidat - par obligation financière - à une place en Ligue des Champions.



Hier, hormis la soupe servie dans la Sarthe, les deux autres matches de la journée ont débouché sur deux superbes spectacles, on peut le dire. Pourtant, entre Nice et Dijon, ce n'était pas gagné. Mais les matches de bas de tableau de Ligue 1 ne débouchent manifestement pas toujours sur des purges durant lesquelles les protèges-tibias sont mis à rude épreuve, et qui sont en général réglés sur un ou deux coups de pied arrêtés, quand y a des buts. Non, là on a eu droit à cinq buts sur six plutôt agréables à regarder (je vous épargne le penalty de Bauthéac), à l'image de la tête décroisée en extension de Guerbert sur un centre de l'extérieur du pied de Bamba, de la pichenette de Mounier sur une déviation subtile de Dja Djedje, de la passe toujours de l'extér de Corgnet pour un Jovial opportuniste, de cette autre déviation de Gomis pour le but plein de maîtrise de Civelli, ou du coup-franc surpuissant sous la barre de Monzon, qui ne sait donc pas que tirer des penaltys. Pas de quoi non plus alimenter les réseaux sociaux, mais pas de quoi non plus faire la fine bouche : les rares téléspectateurs à cette heure ci en semaine (17h) se sont régalés. Du moins, s'ils n'ont pas trop fait attention aux commentaires catastrophiques de Kader Boudaoud et d'Emmanuel Petit, qui auront plus tard en échos ceux des duos Montel-Le Glou et Gravelaine-Lévêque... Le dénouement, aux tirs aux buts, fut cruel pour des Dijonnais supérieurs sur le plan du jeu, mais toujours aussi friables en défense malgré l'apport du milieu ghanéen Bennard Kumordzi, venu de Panionios.

Enfin, le choc, pas vraiment tant attendu mais qu'on pouvait tout de même considérer comme une finale avant l'heure, entre Lyon et Lille, aurait pu accoucher d'une souris après l'expulsion sévère de Dabo après 11 minutes de jeu ! L'ancien stéphanois est en passe d'acquérir une étrange réputation de joueur violent, après son expulsion six minutes seulement après son entrée en jeu durant le dernier derby contre Saint-Étienne (2-0), lui qui n'avait été expulsé qu'une fois dans sa carrière jusque là... Les Lyonnais, privés de quatre défenseurs centraux de métier au coup d'envoi, semblaient partis pour une soirée galère, confirmée par le but, splendide lui aussi, de Cole après 28 minutes.

Mais les Lillois, invaincus sur le plan local depuis le mois d'août, allaient évoluer en configuration Ligue des Champions, c'est-à-dire en dominant les débats sur le plan de la possession, leur habituel point fort, mais en se montrant incapable de le concrétiser devant les buts adverses. Une quinzaine de tirs pas toujours dangereux dangereux, du tricotage façon Phildar dans tous les coins du terrain, mais aucune présence devant le but qui aurait de toutes façons été inutile, puisque pour une fois les centres, côté nordiste, furent très peu nombreux.

Les Gones, de leur côté, ont une nouvelle fois démontré qu'à défaut de génie, hormis celui présent dans les pieds du latéral droit d'un soir, Bastos, et ceux de Lisandro Lopez, ils possèdent une soif de vaincre et un mental que peu d'équipes en France peuvent leur opposer. A dix contre onze pendant 70 minutes, jusqu'à l'expulsion de Debuchy (83e), Lyon est revenu au score avant la pause grâce à Kallström, buteur du droit après qu'Enyeama ait repoussé comme il pouvait un coup-franc de Bastos (41e), puis par Lisandro, après un numéro exceptionnel de Bastos sur son côté droit (66e) ! Que ce serait-il passé si Lyon avait évolué à onze durant tout le match, sachant que durant les dix minutes précédent ce carton rouge finalement sans conséquence, les Lillois s'étaient montré autrement plus dangereux que pendant les 80 minutes suivantes ? Le football, cet insondable sport dont l'analyse est le plus souvent vaine...

Avant les demi-finales prévues à la fin du mois (Lorient-Lyon et Marseille-Nice), place à la Ligue 1 qui effectue son retour ce week-end. On épiera évidemment les véritables débuts de Carlo Ancelotti avec un PSG quelconque, voire chanceux à Locminé, en Coupe de France (1-2), mais aussi comment Marseille et surtout Lyon et Marseille, respectivement opposés à Lille et Montpellier (!), auront récupéré de leurs émotions...

A plus !