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mercredi 19 février 2014

Chouette, du foot !

Salut à tous,

Hier a repris, enfin, ce que nous attendions depuis trois longs mois, à admirer d'un œil incrédule les tentatives désespérées et maladroites par les joueurs de Ligue 1 de domptage de pelouses qui n'en ont que le nom, à l'érosion d'une moyenne de buts déjà pas très aérienne, et à la confirmation que n'existe plus pour les "techniciens" français d'un seul leitmotiv, un virus inoculé par Aimé Jacquet et son 4-3-2-1 de 98, à savoir le fameux "bloc-équipe". Celui qui nous a certes permis, et j'ai été le premier à le fêter sur les Champs-Elysées, de devenir champion du monde. Mais aussi de nous endormir devant France-Paraguay et France-Italie, et de nous garantir 15 ans de purges entre équipes de contre en Ligue 1. La France qui est le seul pays européen à ne pas avoir été contaminé par le grand Barça sur le plan du jeu. C'est bien dommage.

En C1, ça joue

Bref, voici notre première injection de véritable football en 2014. Des pelouses a priori impeccables, des joueurs de foot habiles, intelligents, du jeu, des prises de risques, des buts, de très beaux buts quand même... hier soir, le PSG et le Barça ont marqué six buts. A l'extérieur. Et pas sur la pelouse de l'ASPTT Chamoux-les-eaux, chez le deuxième du championnat d'Allemagne et Manchester City, qu'on annonçait quasiment favori de cette confrontation avec des Catalans qui avaient été persécutés par le Bayern au printemps 2013 (0-4, 0-3). Un Bayern que City a vaincu sur sa pelouse, à l'automne dernier (2-3). Sur ces six buts, deux penalties. Les autres, des merveilles de démonstration collectives. Pas des buts de la tête sur corner, pas des contre-attaques, non, des attaques placées, des débordement de latéraux, des centres en retrait... et même sur le penalty parisien, l'action qui amène la faute de l'inénarrable Emir Spahic est superbe. Combien de fois voit-on ce genre d'actions en Ligue 1 ? Et même dans les autres championnats ? Avant ces huitièmes de finale, la moyenne de buts en C1 cette saison montait à 2,89 par matches. L'an passé, elle était à 2,94, et à 2,84 en 2010-11. Hormis la Liga (2-88) et surtout l'Allemagne (3,19 !), les grands championnats sont loin de ces chiffres. Quand les grands clubs s'affrontent en C1, ils font du jeu, et hormis quand Mourinho est dans le coup, il est rare qu'ils affrontent des équipes recroquevillées sur elles-même, parfois à cinq derrière, comme on en rencontre souvent en Ligue 1. Le Barça et le Real aussi affrontent souvent ce genre d'équipes à un ou deux attaquants, les Italiens aussi. Dimanche, José Anigo, l'entraîneur de Marseille hein, pas de Valenciennes, a décidé d'instaurer un 5-3-1-1 pour contrer la terrible équipe de Saint-Étienne... on a vu le résultat. Pas de quoi inciter les chaines de télé de réinjecter 600 millions dans un tel spectacle.

Milan pas favori

Que dire de ces huitièmes de finale ? Que si l'Allemagne a placé quatre clubs, une performance exceptionnelle, elle en a déjà très certainement perdu un hier soir, et qu'on voit mal Schalke créer la surprise face au Real, malgré sa bonne forme actuelle. Dortmund, lui, est favori face au Zenit, qui me parait pourtant capable de créer la surprise. Ce soir, deux affiches me semblent assez déséquilibrées, mais sur le papier seulement. Certes, Milan, qui en est à recruter des joueurs chez le dernier du championnat d'Angleterre, avec Taarabt (Fulham), est tombé à un niveau extrêmement préoccupant, si ce n'est le talent exceptionnel de Mario Balotelli, qui semble presque tenir à lui seul le Milan dans ses bras, avec les éclairs de génie de Kaka. Mais attention à la culture européenne du club lombard, qui a peu d'équivalent. On a vu hier soir avec Barcelone que l'expérience, collective notamment, de ce genre de confrontations peut faire basculer une rencontre. Mais du collectif, Milan n'en montre pas beaucoup en ce moment.

Et l'Atletico Madrid, qui patine un peu en ce moment, est un très gros morceaux pour les hommes de Clarence Seedorf. Trop gros ? Peut-être, même si un suiveur du foot lambda aurait du mal à identifier les trois quarts de son équipe-type, qui ne compte que très peu de joueurs reconnus mondialement. Courtois, Godin, Arda Turan, Costa, Villa... oui ça nous dit vaguement quelque chose... mais l'Atletico est un monstre collectif, une bête à 11 têtes qui ne lâche rien, et qui compte sur les coups de génie de Diego Costa, et l'abattage au milieu des méconnus Raul Garcia et Koke, ce qui lui permet également de concurrencer à la régulière le Real et le Barça en championnat. Mi-février, ces trois clubs sont à égalité de point (60). Une sacrée performance.

Le défi d'Arsenal

L'autre duel oppose Arsenal et le Bayern. L'an passé, les Allemands étaient venu se balader à l'Emirates (1-3) avant de sérieusement se relâcher au retour, au point de craindre pour leur qualification (0-2). Si le Bayern semble encore avoir progressé cette saison, ce qui paraissait impossible après son triomphe absolu de l'année dernière, Arsenal semble également mieux armé. Giroud, certes dans la tourmente en ce moment, marque plus que l'année dernière, Özil, certes critiqué ces dernières semaines, est un joueur de classe mondiale qui a haussé le niveau de cette équipe sur le plan technique, et Ramsey et Wilshere ont pris une autre dimension, tout comme Oxlade-Chamberlain. Quant à Podolski, c'est un joker d'une qualité très largement sous-estimée. Seule le défense inquiète toujours autant, ce qui parait problématique quand on affronte le Bayern, même privé de Ribéry. Munich reste favori, mais encore une fois il ne devra pas sous-estimer les Gunners, qui paraissent capables de battre n'importe qui.

La suite ? Si Manchester United est inquiété par l'Olympiakos, c'est qu'il a vraiment beaucoup perdu en six mois. Même chose pour Chelsea face à Galatasaray, il n'y a pas match. Bref, les huitièmes de finale semblent déjà se dessiner, même si des surprises, il y en aura forcément, c'est la loi du genre et du système de coupe. Paris et Barcelone y seront probablement évidemment, tout comme Chelsea, United et le Real. L'Atletico, le Bayern et Dortmund sont également en position de force sur le papier. Du gros, du très gros. En quart, le PSG verra encore un très grand club venir à Paris. That is football !

A plus tard !

jeudi 12 décembre 2013

Ligue des Champions, l'écart est grand

Salut à tous,

Après la fin du premier tour de la Ligue des Champions, penchons nous, si vous le voulez bien, sur le taux de qualifications des clubs et des pays en phase de poule. C'est intéressant, vous allez voir, même si les surprises sont rares.

L'Allemagne et l'Angleterre en tête

Cette saison, le rapport est le suivant : l'Allemagne et l'Angleterre font du quatre sur quatre, l'Espagne du trois sur quatre, l'Italie du un sur trois, la France et la Russie du un sur deux, la Grèce et la Turquie du un sur un, le Portugal du zéro sur deux, tandis que les Pays-Bas, la République Tchèque, l’Écosse, la Suisse, l'Ukraine, l'Autriche, le Danemark, la Belgique et la Roumanie ont échoué à qualifier leur unique représentant. Hormis la contre performance des Italiens et des Portugais, on est assez proche de ce qui se passe depuis la création des poules, en 1991, et surtout depuis l'instauration de la formule actuelle en 2003, à savoir cinq pays qui regroupent l'essentiel des participants et des qualifiés, et les autres qui ramassent les miettes. Quand il y en a. Sur 600 participations à une poule (de premier tour) depuis 1991, les cinq meilleurs pays du continent en cumulent 296. Et sur 288 qualifications à un second tour, ils en cumulent 219, soit 76 %... Les cinq se qualifient dans 73 % des cas.

Commençons par les clubs, si vous le voulez bien. Depuis 1991, 12 ont 100 % de réussite, mais 9 d'entre eux n'ont qu'une seule participation à leur actif... le FC Séville et... Nantes, eux, font du deux sur deux. Le seul club à plus de deux se nomme le Real Madrid, qui s'est
qualifié 18 fois sur 18 ! Une performance exceptionnelle, que seul le Bayern (16/17), Chelsea (11/12) et l'Inter Milan (10/11) sont tout près d'égaler. Et l'évolution du football, avec un écart grandissant entre les petits et les grands, ne favorise pas une chute éventuelle du Real. Ainsi, depuis 2003, ils sont deux à avoir fait du 11/11 (Arsenal et le Real), trois du 10/10 (Bayern, Barcelone et Milan AC), Lyon fait du 9/9, tandis que Chelsea (10/11) et Manchester (9/11) trainent un peu, sans plus. Depuis 2003, il n'y a eu que sept clubs à 100 % avec moins de quatre participations, dont Leverkusen (3/3), Monaco et Séville (2/2) ou Malaga et Tottenham (1/1). Aujourd'hui, il vaut mieux donc posséder une solide expérience de la compétition pour espérer y briller, rien qu'au premier tour... les "one shots" sont rares. D'ailleurs, avant Malaga l'an passé et Tottenham en 2010/11, les deux autres datent de 2003/2004 (Celta Vigo et Lokomotiv Moscou)...

Chez les clubs français, hormis la "performance" nantaise, il faut descendre aux 83,33 % de Lyon et aux 80 % de Monaco, qui font mieux notamment que la Juventus (78,57) ou Liverpool (75) ! Quant au PSG (66,7 %), il fait aussi bien que Dortmund, Valence ou Schalke, et mieux que Porto (61,1). Bordeaux est à 50 %, devant Marseille (44,4), Auxerre (33,3) et Lille (20). Lens et Montpellier sont à zéro.

Une lutte à trois

Regardons par pays à présent. La lutte est rude entre l'Angleterre et l'Espagne, cette dernière était devant avant cette année. Mais, en raison de l'élimination de la Real Sociedad, elle a été dépassée au classement général par les Anglais, auteurs de leur sixième 4/4, record d'Europe, et qui sont désormais premiers avec 80,95 % de réussite, contre 80,6 aux Espagnols, qui n'ont fait "que" quatre fois le 4/4... derrière ces deux là, l'Italie n'est pas très loin mais après trois années consécutives à 100 %, a lourdement chuté cette année (1/3), elle qui était à égalité avec l'Angleterre avant cette saison, et qui n'est qu'à 77,42 désormais. Comme quoi, les choses peuvent vite changer en tête, la lutte est féroce. L'Allemagne, qui vient d'enchainer un 7/7 sur les deux dernières saison, meilleur bilan d'Europe sur cette période, suit à la quatrième place avec 69,1 % de réussite. Elle paie notamment des années 2000 moyennes (58,62 %) alors qu'elle possède le meilleur bilan de la présente décennie (84,6), devant l'Italie (81,8), l'Espagne (80) et l'Angleterre (75).

Comme très souvent dès qu'on classe les pays en Ligue des Champions, la France est cinquième, avec 54,5 % de réussite. Un taux en continuelle baisse, elle qui dominait les débats dans les années 90 (80 %) devant l'Italie (78,6), l'Allemagne et l'Espagne (76,9), l'Angleterre ne stagnant qu'à 50 % à l'époque ! Dans les années 2000, le taux était à 50 %, et à 54,55 depuis 2010. Nos chiffres se sont donc stabilisés depuis une dizaine d'années à un qualifié sur deux en moyenne, mais attention quand même, seul le PSG s'est qualifié pour les seconds tours depuis deux saisons, sur cinq qualifiés au total. A ce rythme, on va vite passer sous les 50 %... à moins que Monaco... quant à Lyon et Marseille, malgré leurs difficultés, ils doivent faire partie des locomotives du football français. Six défaites sur six en phase de poule pour le second nommé, voilà qui est vraiment inquiétant. Sur les deux dernières saisons, Lille, Montpellier et Marseille ont cumulé une victoire (à Borisov, pour le LOSC...), deux nuls et 15 défaites !

Et les autres ? Des miettes, vous dis-je. Que ne fut pas mon étonnement de voir le chiffre des Pays-Bas de l'Ajax Amsterdam et du PSV Eindhoven : 27,3 % ! Soit autant que les Tchèques, qui ont certes un diviseur nettement moindre (11 contre 33)... la Pologne réussit l'exploit de faire 50 %... en deux participations. Le Portugal, qu'on annonce souvent meilleur que nous, est en-dessous des 50 % (43,24), beaucoup plus grâce aux chiffres de Porto (61,1) que de Benfica (30 !) d'ailleurs... la Russie n'est pas si mal que ça (29,6) ainsi que la Grèce (27,6). L’Écosse et la Suisse suivent (22,22) devant l'Ukraine (20,8) et la Turquie (20). Saluons la "performance" de la Belgique (5,3 % !) et surtout de la Roumanie, qui est à zéro sur... 12 tentatives. C'est l'autre facette de cette compétition qui brille et chatoie à nos yeux : des pays qui ont offert des vainqueurs à son ancêtre la Coupe des Champions sont aujourd'hui réduits à ramasser les restes que leurs laissent les gros.

Sur ce, je vous laisse !

vendredi 7 décembre 2012

Des poules bien garnies

Bonjour à tous,

A y est, il est temps de tirer le bilan de cette 22e année de phase de poule de Ligue des Champions. Comme vous avez pu le constater, il y a quelques surprises. Revenons tout d'abord sur le bilan très médiocre des clubs français.

Des Français à la peine

Si le PSG obtient le meilleur bilan des 32 équipes en course, j'y reviendrais, Lille (3 points) et Montpellier (2), qui ont accumulé à eux deux 9 défaites en 12 matches, terminent aux 29e et 30e rangs, juste devant les deux cancres de la classe, le Dinamo Zagreb et Nordsjaelland, un point chacun et 36 buts encaissés à eux deux. D'accord, ils n'avaient pas des groupes faciles - en tant que résident du chapeau 4, Montpellier aurait quand même pu tomber sur nettement pire -, mais nos deux représentants terminent derniers de leurs poules derrière des clubs comme le Bate Borisov et l'Olympiakos, qui ont gagné trois de leurs quatre matches contre les Français. C'est ça, qui est très inquiétant.

Du coup, la France termine avec un bilan négatif, une nouvelle fois, avec 6 succès, 2 nuls et 10 défaites. Dans le même temps et avec le même nombre de clubs, l'Allemagne a signé 11 succès, 6 nuls et une seule défaite, avec trois qualifiés sur trois, tous premiers de leur poule ! Le Portugal qui, comme la France, qualifie un seul club sur trois, fait également mieux, avec 7 succès, 3 nuls et 8 défaites. Ne pas qualifier ses trois clubs soit, mais perdre plus de la moitié de ses matches, c'est vraiment moche. Avant les huitièmes, la France a déjà concédé autant de défaites que sur toute la saison dernière. Il n'y a qu'en 2010-2011 (11), en 2003-2004 (11) et en 2000-2001 (13) qu'on a perdu plus de 10 matches en une saison de C1. Mais on avait joué respectivement 22, 29 et 30 matches ces saisons là, contre 18 cette année ! Il faudrait vraiment un superbe parcours du PSG pour rattraper ce bilan catastrophique, c'est dire si cette option reste hypothétique...

Un renouvellement européen ?


Notre unique club français qui devra donc affronter dans les tours finaux trois Allemands, on l'a vu, mais aussi quatre Espagnols (sur 4), deux Italiens (sur 2), deux Anglais (sur 4), et un Portugais (sur 2), un Ukrainien (sur 2), un Écossais et un Turc, qui étaient les seuls représentants de leurs pays. L'année dernière, il y avait deux Français en huitièmes (Lyon et Marseille), qui côtoyaient trois Italiens (Milan, Naples et l'Inter), deux Espagnols (Real et Barça), deux Allemands (Bayern et Leverkusen), deux Anglais (Chelsea et Arsenal), deux Russes (CSKA et Zenit), un Portugais (Benfica), un Suisse (Bâle) et un Chypriote (APOEL). Cinq clubs seulement ont renouvelé leur billet (Milan, Real, Barça, Bayern et Arsenal), soit un taux de 31,2 %, une très nette chute puisque l'an dernier, 9 clubs sur 16 avaient réalisé le doublé entre 2010-11 et 2011-12. Si un seul club est bizut à ce niveau (Malaga), le PSG n'avait plus  passé le premier tour depuis 2001, le Celtic depuis 2008, Dortmund depuis 2003 et Galatasaray depuis 2002 ! Soit presque un tiers du plateau final absent à ce niveau depuis cinq ans, et un quart depuis dix ans... On peut appeler ça un renouvellement, oui.

En huitièmes, le club parisien aura le choix entre un club à éviter à tous prix (le Real Madrid), Milan, Arsenal, Valence, le Shakhtar Donetsk, le Celtic Glasgow ou Galatasaray. On voit d'un coup d’œil ce qui ressemble à un bon tirage d'un mauvais, et je mets les Ukrainiens, qui n'en ont que le nom car c'est une véritable équipe brésilienne, sur le plan offensif surtout, dans les mauvais. Disons allez, dans les moyens durs, avec Valence. Ça fait donc cinq tirages foireux sur sept, le PSG peut commencer à prier...

Le gros bilan du PSG

Pourtant, il pourrait s'appuyer sur sa campagne dans une poule certes à sa portée, mais où il fallait quand même aller s'imposer à Kiev, ce qui n'est pas donné à tout le monde, ou battre Porto, ce qui n'est également pas une sinécure. D'ailleurs, le manque de reconnaissance de ce joli parcours par les médias ne cesse de m'étonner. Manifestement, il leur paraît normal que le PSG ait signé le meilleur parcours du plateau, avec 15 points pris sur 18, la troisième
attaque (14) et la meilleure défense (3), mais combien de clubs français ont pu se targuer d'un tel bilan, surtout en sortant du chapeau 3, je le rappelle ? Pas sûr qu'il aurait pu réussir un tel parcours s'il était tombé dans le groupe du Real Madrid, comme ça a failli être le cas, mais quand même ! L'année dernière, le meilleur total d'un club français était de 10 points, pour Marseille, qui s'était qualifié aux dépends de l'Olympiakos et Dortmund. Bordeaux en avait glané 16 en 2009-2010, et terminé premier de sa poule devant le Bayern et la Juventus, remarquable performance. Lyon en avait signé autant en 2005-2006 et terminé devant le Real, comme l'année suivante, mais avec 14 points. Voilà, c'est tout ce que j'ai trouvé comme précédent français depuis l'instauration du premier tour à 8 poules, en 1999.

Au classement, le PSG devance deux clubs allemands, Dortmund (14 points) et le Bayern (13), qui lui devance Valence, Barcelone et Porto à la différence de buts. Suivent la Juve, Malaga, Schalke et Manchester United (12), et le Real (11). Les plus "mauvais qualifiés" sont Donetsk, Arsenal, le Celtic et Galatasaray (10) et surtout le Milan AC, qui passe avec 8 points, et qui se classe seulement 19e sur 32. Il y a donc trois clubs qui font mieux que les Lombards mais qui sont éliminés, Chelsea (10), un tenant du titre qui confirme à quel point son succès au printemps dernier était miraculeux, et même un peu scandaleux au niveau du jeu, Cluj (10) et l'Olympiakos (9).

Les Anglais confirment leur baisse

On l'a vu, les clubs anglais n'ont pas brillé, avec deux éliminés, et pas des moindres (Chelsea et City). Le second nommé a certes particulièrement raté sa campagne, avec 3 petits points, mais a pour circonstance légèrement atténuante le fait qu'à chaque fois, il tombe dans le groupe de la mort. Mais si l'année dernière, il avait eu le malheur d'être éliminé avec 10 points, soit le maximum qu'on puisse avoir pour être éliminé, cette année il a foiré sur toute la ligne, puisque des clubs à sa portée comme Dortmund et l'Ajax font mieux que lui...

Par pays, c'est l'Espagne qui a pris le plus de points (49 en 24 matches) devant l'Allemagne (39 en 18) et l'Angleterre (35 en 24). Cette dernière n'a gagné que 10 matches et en a perdu 9, une très mauvaise performance selon ses canons habituels. Elle a marqué 42 buts mais en a encaissé 35, dont 11 pour City et 10 pour Chelsea, là encore un chiffre inquiétant. La saison dernière, avec un club en moins, elle en avait encaissé 36 mais en 33 matches, et n'avait perdu que 7 matches sur toute la saison. A noter également la mauvaise saison des deux clubs russes, tous deux éliminés avec 10 points, 3 succès pour 8 défaites, et qui font moins bien que leurs voisins et rivaux ukrainiens (1 qualifié sur 2, 15 points, 4 succès, 5 défaites).

Indice majeur de la baisse de niveau des clubs anglais, le fait que depuis deux saisons, elle est dominée par l'Espagne, alors qu'Albion a dominé tous les classements par points cumulés depuis 2006, date à laquelle elle avait succédé à... l'Espagne, qui elle-même avait pris la place
de l'Angleterre, et ainsi de suite. La dernière fois qu'un autre pays que ces deux là avait dominé ce classement, c'était en 1999, et il s'agissait de l'Allemagne. Cette année, les trois clubs portugais, malgré deux éliminés, se classent quatrièmes (24 points), devant les deux clubs italiens, qui sont passés tous les deux mais avec les pires difficultés du monde (20 points en 12 matches). La France est donc 6e avec ses 20 points également, mais avec trois clubs et une différence de buts négative (-4). Sa place habituelle est plutôt la cinquième, ce qui fut le cas lors des deux saisons précédentes, elle qui fut quatrième en 2009-2010. Il s'agit donc de son plus mauvais classement depuis 2009 (6e). Elle est donc à la lutte avec le Portugal (1 club) et l'Italie (2) pour les 4e et 5e place pour cette saison, qui est loin d'être terminée...

La surprise Burak Yilmaz

Passons aux buteurs à présent. Si la présence en tête de Ronaldo n'est pas une surprise, celle à ses côtés avec 6 buts du Turc de Galatasaray Burak Yilmaz, 27 ans, l'est un peu plus. Surtout que le champion de Turquie n'a inscrit que 7 buts dans sa poule ! Pourtant, si on regarde un peu le pedigree du garçon, on constate que s'il n'avait encore jamais brillé au niveau européen (aucun but en trois matches avec Trabzonspor l'année dernière dans la poule de Lille), il est extrêmement efficace en championnat depuis trois saisons (62 buts en 76 matches !), et qu'il en est à 36 buts sur l'année civile, soit autant que Huntelaar ou Van Persie par exemple.

Les deux hommes en devance trois autres à 5 buts, Messi, tenant des quatre derniers titres en la matière (!), Alan (Braga) et Oscar (Chelsea). Huntelaar (Schalke), Jonas et Soldado (Valence), Lewandowski (Dortmund) et Willian (Donetsk) en sont à 4. On constate donc la présence de 4 Brésiliens dans les 10 premiers ! Le premier Français, sans surprise, se nomme Benzema (3), devant Ménez (2) et Charbonnier, Giroud, Hoarau, Matuidi, Mexès, Ribéry et Sidibé, le jeune latéral lillois, unique buteur français de son équipe. Ce qui fait 13 buts, le pire chiffre depuis 1999 (6). La saison n'est certes pas finie, mais le score de l'année dernière était de 24 et celui de l'année d'avant, de 37, par exemple...

Enfin, notons la très grosse différence de buts qui a marqué ce premier tour (2,96), une moyenne inconnue dans les cinq grands championnats. Depuis 1991 et l'instauration de poules en C1, la moyenne générale est de 2,65, et les scores des années précédentes étaient de 2,76 l'année dernière, 2,84 en 2011, 2,56 en 2010 ou 2,64 en 2009 et 2008. Il s'agit tout simplement d'un record, même si l'arrivée des matches couperets pourraient bien faire baisser ce chiffre, comme souvent. On a ainsi marqué quasiment autant de buts uniquement durant ce premier tour (284) que durant toute la saison 2005-2006 (285, soit 2,28 par matches) !

Voilà, sur ce je vous laisse, à plus tard !

jeudi 25 octobre 2012

La France pas au niveau

Salut à tous !

C'était déjà la fin des matches allers en Ligue des Champions hier, et c'est donc l'occasion de pouvoir dessiner quelques tendances, après que chaque équipes se soient déjà affrontées une fois dans chaque poule.

Bilan catastrophique pour la France

D'abord, un constat : ce n'est pas cette année que la France améliorera son indice UEFA. D'habitude, le bilan français en C1 est moyen pendant les poules, puis s'effondre lors des derniers tours (8 victoires, 10 défaites l'année dernière, 8 succès, 11 défaites l'année d'avant...). Cette fois, elle ne va probablement pas attendre les huitièmes de finale pour voir ses chiffres baisser. Avec deux victoires (celle du PSG), un nul et déjà six défaites (en neuf matches !), la France est tout simplement, à la moyenne, une des pires nations de la compétition, derrière la Croatie et ses trois défaites, fournies par le Dinamo Zagreb, la Turquie (un nul, deux défaites pour Galatasaray), la Belgique (même bilan que les Turcs pour Anderlecht) ou le Danemark (idem pour Nordsjaelland). La Russie n'est également pas au mieux, mais quand même un peu mieux (deux victoires, quatre défaites). Chez les pays représentés par au moins trois clubs, comme c'est notre cas (mais pour combien de temps ?), personne ne fait pire. L'Espagne se balade, malgré la défaite du Real hier (dix victoires, deux défaites), l'Allemagne également (six succès, deux nuls et une seule défaite), tandis que l'Angleterre (6/2/4) et le Portugal (4/1/4) patinent, mais gardent quand même un bilan positif ou équilibré. Seule la France est en négatif, et très nettement.

Alors oui le niveau de la Ligue des Champions est élevé, mais il l'est pour tout le monde. Perdre contre le Bayern ou Arsenal, ça arrive à tout le monde. Mais perdre contre le BATE Borisov ou Olympiakos, et à domicile en plus... c'est vraiment très dommageable. Si Lille et Montpellier avaient gagné ces deux matches nettement à leurs portées, le bilan français serait équilibré. Ces deux équipes étaient-elles armées pour disputer cette compétition ? On pouvait quand même le penser pour le LOSC, même si le tirage au sort ne l'avait pas épargné. On savait en revanche que ce serait très dur pour Montpellier, qui a fournit trois très bons matches, peut-être les meilleurs de sa saison par ailleurs très difficile en Ligue 1, mais récolté qu'un seul point. La faute à un manque criant - et logique - d'expérience et de rigueur défensive, son point fort l'année dernière...

Lille et Montpellier ont-ils le niveau ?

Je n'ai pas le souvenir d'une année où deux des trois représentants français seraient déjà quasiment éliminés après trois journées, très franchement. Est-ce que Lyon et Marseille, habitués des dernières éditions de la Ligue des Champions et huitièmes de finaliste l'année dernière, voire même quart de finaliste pour Marseille, auraient fait mieux que Lille et Montpellier ? Rien n'est moins sûr, mais on peut quand même le penser. En dehors d'une indéniable expérience européenne et internationale, ils auraient été tous deux mieux protégés lors du tirage au sort, d'un chapeau au moins. Les deux auraient probablement figuré dans le deuxième chapeau, avec donc un statut de seconde tête de série, quand Lille était dans le troisième et le champion de France, dans le quatrième ! Forcément, ça aide, même si ça ne garantit rien.

Je ne vais pas revenir sur l'idée que le turn-over en tête de la Ligue 1 nuit à notre indice UEFA, la démonstration me semble assez concluante, au moins sur cette saison. Lille et Montpellier peuvent encore se rattraper, et peut-être accrocher, chacune, une place en Ligue Europa au printemps prochain, en terminant troisièmes de leurs poules. Mais même si Montpellier bat l'Olympiakos à Athènes, et même si Lille bat Borisov au Bélarus, il faudra encore espérer qu'ils battent des équipes comme Schalke, Arsenal, Valence ou le Bayern pour véritablement rétablir le bilan Français en C1 cette saison. Aujourd'hui, mais on le savait déjà au moment du tirage, c'est une tâche qui paraît difficile, mais à la portée de représentants de la Ligue 1, normalement. Mais, compte tenu des performances lilloises et héraultaises... ce serait un exploit (1 point sur 12 contre ces 4 clubs pour nos deux représentants).

Et le PSG dans tout ça ? Il était dans le même chapeau que Lille mais a bénéficié d'un meilleur tirage, il faut le dire. Porto et Kiev, c'est autre chose que le Bayern et Valence. Mais, malgré sa courte défaite au Portugal (Porto a réussi son meilleur démarrage depuis 1996 en C1, avec trois succès en trois matches), il a fait le job. Convaincant contre Kiev (4-1), il a assuré l'essentiel hier en Croatie (0-2), face à une équipe d'une infinie faiblesse, qui a perdu ses trois matches cette saison malgré son statut de leader de son championnat, qui en avait pris sept il y a presque un an contre Lyon, et contre qui le PSG n'aura pas d'autre choix que de l'emporter lors du match retour à Paris. Avec 9 points, et si Kiev ne bat pas Porto, ce qui est concevable, la qualification parisienne sera quasiment assurée. Une bonne nouvelle, mais qui ne rattrapera pas  le bilan français. Surtout que derrière il faudra aller à Kiev et recevoir Porto... pas simple.

L'Allemagne, futur meilleur championnat d'Europe ?

Je l'ai dit un peu plus haut, les clubs allemands sont impressionnants dans cette édition, avec un bilan quasi inverse du notre (six succès, une seule défaite, celle du Bayern à Borisov). Ce n'est qu'une tendance sur trois matches, mais que Dortmund et Schalke, des seconds couteaux du championnat allemand cette saison puisqu'ils pointent respectivement à 12 et 7 points du Bayern, aient battu à la régulière le Real Madrid et Arsenal sur sa pelouse, hier soir, démontre que la Bundesliga n'est sans doute plus ce championnat sympathique où les stades sont pleins, riches en but et en frappes lointaines, mais qui n'existe pas au niveau européen en dehors des bonnes années du Bayern, si l'on excepte la demi-finale de Schalke il y a deux saisons, la finale de Leverkusen il y a 10 ans ou la victoire de Dortmund il y a 15 ans. Un bilan européen comparable au notre, en fait... mais sans le Bayern.

Il faut quand même noter que le championnat allemand est le seul en Europe, et notamment dans les principales ligues du continent, à ne pas être endetté. Les clubs allemands sont bien gérés, sont sains, et reposent sur un triptyque simple : résultats, recettes au guichet, merchandising. On l'a vu, le premier fonctionnait moyennement, mais les deux autres carburent à plein régime, et depuis longtemps. Des stades pleins, remplis et satisfaits par un excellent spectacle, un amour du football qui permet aux ventes de maillot de foisonner... et hormis Schalke, aucun club n'appartient à un milliardaire quelconque. Les clubs allemands appartiennent à eux-mêmes, et perdurent d'eux-même. C'est ce qui me fait penser qu'en cette période de crise, qui frappe tous ses voisins, et notamment l'Espagne et l'Italie, le football allemand de clubs, au moins, est sans doute celui qui dominera l'Europe dans les années à venir.

Pourquoi pas ? Les joueurs parlent souvent de l'ambiance quand ils partent jouer en Angleterre, mais celles en Allemagne sont au moins comparable. Quel plaisir ça doit être de jouer dans le stade de Dortmund, et son mur de 25 000 places ! De plus, un à un, et hormis le Real et Barcelone, qui vivent dans une bulle malgré des dettes astronomiques, les grands clubs italiens et espagnols souffrent d'une crise terrible, et risquent fort de ne plus être compétitifs au niveau européen. L'Italie, cette saison, ne compte que deux clubs, qui n'ont gagné qu'un match cette saison et signé quatre nuls, pour une défaite. Bref, elle fait moins bien que l'Ukraine (3/1/2) et aussi bien que l’Écosse ou la Roumanie (1/1/1). La Juve s'est montrée incapable de gagner à Nordsjaelland, qui a même mené au score... le Milan AC, lui, a été logiquement battu, hier, par Malaga (1-0), autre grand malade qui réussit, certes, d'excellents débuts dans la compétition (trois victoires), mais qu'on imagine mal dominer le football européen lors des prochaines saisons, du moins tant que le club aura du mal à payer ses joueurs... Si Platini parvient à appliquer son fair-play financier, tous ces clubs vivant sur de l'argent qu'ils n'ont pas vont disparaître du plateau, laissant la place aux clubs sains... dont les Allemands, et la plupart des clubs français et Anglais.

Voilà, maintenant il reste autant de matches à jouer que durant ces matches allers, et ces tendances seront peut-être nettement bousculées, qui sait ? On en reparlera en temps voulu.

A plus tard, et n'hésitez pas à réagir !

vendredi 31 août 2012

Des tirages jouables

Salut à tous,

A présent que le tirage au sort de la Ligue des Champions a été effectué, que l'on connaît enfin les affiches qui vont rythmer nos mardi et mercredi soirs durant les trois prochains mois, regardons un peu en détail ce tableau prestigieux afin de le connaître encore plus en profondeur.

Comme d'habitude, il donne le vertige. Il ne manque pour ainsi dire personne... hormis chez les Français : Lyon et Marseille, qui semblaient programmés, il y a seulement une ou deux saisons, à être présents tous les ans en C1, de par leur régularité sportive et leur puissance financière, et à être tous les ans les représentants de la Ligue 1 en Ligue des Champions, ne
sont pas présent. Et à force d'être là, notamment l'OL, ils avaient amassé suffisamment de points UEFA pour être protégés lors des tirages au sort, et suffisamment d'expérience pour se qualifier quasiment chaque saison. Mais cette fois c'est terminé, les cartes ont été rabattues. En dehors de Lille, qui était déjà présent l'année dernière, les deux autres représentants français font presque figure de petits nouveaux sans expérience, surtout l'un des deux d'ailleurs.

En terme de points UEFA, seuls les surprenants danois de Nordsjaelland font pire que Montpellier, le champion de France, qui n'a disputé que deux matches européens depuis novembre 2000, et une double défaite contre le Deportivo La Corogne en Coupe UEFA (1-3, 0-2). Pour les autres clubs, la mauvaise affaire allait pourtant être de tomber sur ce qui était tout de même le champion de France, comme ça l'était de tomber sur Malaga ou Dortmund, les autres faux-amis du chapeau 4. C'est le charme des points UEFA des clubs par rapport à ceux des pays.

Le cas du PSG est évidemment particulier. Absent de la Ligue des Champions depuis 8 ans, durant lesquels il a disputé quatre saisons de Ligue Europa (1 quart de finale, deux huitièmes), il en a profité pour accumuler des points qui lui ont permis de conserver une certaine tenue au niveau européen, et d'éviter le dernier chapeau, contrairement à des gros morceaux comme Dortmund ou le Celtic Glasgow, par exemple. Mais son changement de statut financier et son recrutement en faisait un des principaux pièges du chapeau 3, avec l'Ajax, la Juventus (!) et Lille bien sûr, sans parler de l'Olympiakos, Anderlecht, le Spartak Moscou ou Galatasaray, les autres résidents d'un chapeau 3 finalement très relevé.

Au moment du tirage de son nom, le PSG pouvait tomber dans deux groupes : le D, l'inévitable groupe de la mort dans lequel figuraient déjà le Real Madrid et Manchester City, ce qui aurait donné aux ambitions européennes du club un très sérieux plomb dans l'aile ; et le A, avec Porto et le Dynamo Kiev, un groupe piège mais quand même moins effrayant sur le papier que le précédent. Et Steve McManaman a eu pitié du club parisien, déjà affligé d'un début de championnat compliqué, en l'envoyant dans ce groupe ou deux de ses vieilles connaissances l'attendaient. Le PSG avait en effet déjà affronté Porto lors de sa dernière expérience, terminée en phase de poule mais avec un bilan bizarrement positif face aux
Portugais (2-0, 0-0), et un but improbable de Coridon au Parc des Princes, et Kiev lors de sa fameuse campagne de 1994-95, terminée en demi-finales face au Milan AC après avoir éliminé le Barça (1-1, 2-1) et battu deux fois le club ukrainien (2-1, 1-0) dans une poule où il avait remporté tous ses matches, notamment contre le Bayern (2-0, 1-0)... une autre époque. A noter que Sylvain Armand, toujours au PSG cette saison, avait participé à la campagne de l'automne 2004...

Pour le LOSC, dernier l'an dernier d'une poule très abordable (Inter, Moscou, Trabzonspor), il ne pourra que se sublimer dans celle que l'UEFA lui a réservé, et qui n'est pas piquée des hannetons : Bayern, Valence, BATE Borisov. Bizarrement, je trouve qu'il y a la place de passer. Le Bayern semble au-dessus, mais pas Valence, comme toujours en grandes difficultés financières, et bien sûr Borisov, contre qui il faudra faire le plein pour espérer quoique ce soit. Deux succès contre les Biélorusses, qu'on sait sous-estimés mais quand même, un nul contre le Bayern, une victoire contre Valence, et ça devrait passer.

Pour Montpellier, ça aurait pu être pire, mais ça reste coton. Arsenal, Schalke et l'Olympiakos ne sont pas, ou plus, des mastodontes du football européen, a priori aucun d'entre eux ne devraient soulever la Coupe en fin de saison, mais ça reste de bons morceaux pour un club comme Montpellier, qui ne pourra que se sublimer dans de telles affiches. A noter quand même que les retrouvailles avec Olivier Giroud (Arsenal) seront particulièrement savoureuses... s'il joue, ce qui n'est pas gagné au vu de ses débuts à Londres.

Pour le reste, Milan, dépecé cet été par le PSG notamment, se retrouve dans un groupe particulièrement piégeux avec le Zénit, Anderlecht et Malaga. Moi je dis que ça sent la surprise... les Russes, notamment, me semblent très dangereux. Et si Malaga arrive à stopper la saignée financière qui le marque depuis le début de l'été, ils peuvent également surprendre. Le groupe D, on l'a dit, est très relevé. A noter que si l'argent peut faire beaucoup de choses, il ne peut pas - ou plus - intercéder dans les tirages au sort, puisque ça fait deux fois de suite que City se retrouve dans la poule la plus relevée, après Naples, Villarreal et le Bayern... le club anglais avait terminé troisième derrière les Allemands et les Italiens, avec... 10 points, ce qui dans 95 % des cas assurent une qualification... les hommes de Mancini auront plus fort à faire avec encore le Real, l'Ajax et Dortmund, qui avait raté son retour en C1 l'an passé. Privé de Kagawa, le Borussia peut quand même surprendre, grâce à son excellente qualité de jeu. Pour l'expérience, en revanche...

Dans le groupe E, Chelsea, le tenant qui semble marcher sur l'eau en ce début de saison, grâce aux bons offices d'un Eden Hazard cependant décevant l'an passé en C1 avec Lille, et la Juventus devront se méfier du Shaktar Donetsk, jamais facile à manier avec sa troupe de Brésiliens venus de nulle part. Pour Nordsjaelland, en revanche, les seuls problèmes qu'ils devraient poser seront aux commentateurs de leurs matches, mais bon, on ne sait jamais... dans le groupe G, Barcelone se retrouve dans une poule évidemment à sa portée, mais les matches contre Benfica, mais aussi le Celtic et le Spartak Moscou, ne seront pas si évidents. Je vous l'ai dit, que le plateau était relevé...

Remarquez, Manchester United n'a vraiment pas à se plaindre, avec Braga, Galatasaray et Cluj. En même temps, le club mancunien n'était pas sorti d'une poule composée de Bâle, Benfica et l'Otelul Galati... avec donc des Portugais et des Roumains, encore ! Mais un grand club ne réitère jamais les mêmes erreurs...

Dans le détail, ça donne quoi ? Quatre Anglais et autant d'Espagnols, trois Français, Allemands et Portugais, ces derniers n'ayant jamais eu autant de participants à ce stade dans leur histoire, une récompense particulièrement méritée. En revanche, la grosse surprise vient de l'Italie, qui ne place que deux clubs, Milan et la Juve, et se retrouve au niveau des Russes et des Ukrainiens, en raison de l'élimination en barrages de l'Udinese, et de la perte de son quatrième qualifié, aux dépends des Allemands. Attention ne rigolons pas trop, parce que ça pourrait aussi vite nous arriver, un cran en-dessous... à noter quand même que, comme l'an passé, les Pays-Bas ne seront représentés que par l'Ajax... Alkmaar, Twente et surtout le PSv n'auraient pourtant pas fait tâche.

Dix-sept pays sont représentés, contre 18 l'année dernière, l’Écosse et le Danemark remplaçant la Suisse, la République Tchèque et Chypre, et 18 l'année précédente. Treize pays (Allemagne, Angleterre, Croatie, Espagne, France, Grèce, Italie, Pays-Bas, Portugal, Roumanie, Russie, Turquie et Ukraine) n'auront raté aucun des trois derniers tirages au sort. Le renouvellement est donc relatif, et on peut parler d'une première division européenne composée d'une bonne dizaine de championnats. Les autres passent, repassent... quand ils le peuvent. A noter que l'Angleterre a toujours eu quatre qualifiés depuis la saison 2004/2005 !

Voilà, maintenant vivement le début des hostilités ! On va se régaler, comme toujours. Rappelons que depuis l'instauration des poules, en 1991, on tourne à 2,63 buts par matches, avec une moyenne à 2,8 sur les deux dernières saisons...

A plus tard !