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jeudi 22 mai 2014

Vingt sur vingt

Bonjour chers lecteurs !

Revenons sur cette saison de Ligue 1 qui vient de se terminer, en le faisant club par club, en descendant le classement final.

1er : Paris-SG : le désormais double champion de France a battu tous les records : plus grand nombre de points de l'Histoire, à trois ou à deux points (89 et 62), de victoires (27), plus grand pourcentage de succès depuis 1970 (71,1), meilleure attaque depuis 1971 (84), meilleur goal-average depuis 1960 (+63)... bref, une performance d'une autre époque, dans un championnat habitué à des débats plus âpres, plus serrés, y compris pour ses champions, qui s'y baladent rarement. Implacable à domicile (9 points de perdus, 51 buts pour, 7 contre), le PSG compte également dans ses rangs le premier joueur ayant signé deux fois au moins 25 buts depuis un autre Parisien, Carlos Bianchi (en 77 et 78, 37 et 37). Reste à savoir à présent si les méfaits du fair-play financier, d'une part, et de l'émergence d'un Monaco désormais européen, de l'autre, ne va pas faire vaciller son trône.

2e : Monaco : Si le PSG ne compte que neuf points d'avance sur son dauphin, c'est parce que ce dernier, promu, est le meilleur deuxième de l'Histoire. Avec son parcours et sa cadence, l'ASM aurait fait au moins aussi bien que 58 % des champions de France, et que 10 des 12 derniers ! Avec 80 points, elle fait moins que le PSG de l'an passé (83) et Montpellier en 2012 (82) mais mieux que Lille 2011 (76), Marseille 2010 (78), Lyon 2008 (78) et aussi bien que Bordeaux 2009... pas mal pour une équipe qui comptait parmi ses titulaires réguliers plusieurs joueurs qui évoluaient en Ligue 2 l'an passé (Subasic, Raggi, Kurzawa, Obbadi,
Rivière, Germain, sans parler de Ferreira Carrasco et Ocampos). Meilleure équipe du dernier quart d'heure, Monaco n'a jamais perdu après avoir ouvert le score, et peut donc être fier de son retour en Ligue 1. Dommage que Ranieri ne profite pas de cette réussite...

3e : Lille : Après les années Garcia, qui avait mis fin notamment aux années Halilhodzic et son football minimaliste mais efficace, en proposant du jeu, une attaque de qualité et un style séduisant, on a assisté, avec Girard, au retour du jeu réaliste et froid, avec toujours le même résultat en Ligue 1 : le succès. Qui attendait le LOSC cette saison, ce dernier ayant notamment perdu son meilleur joueur l'été dernier (Payet) après avoir raté l'Europe ? Et pourtant, Lille est là, qualifié pour le tour préliminaire de Ligue des Champions, et ce en signant la... 9e attaque (46 buts) et, logiquement, la 2e défense (26). S'appuyant sur une défense très performante, où Enyeama et la charnière Basa-Kjaer ont particulièrement brillé, un milieu accrocheur et une attaque où Kalou (16 buts, 5 passes) a tout fait, ou presque, et où Roux (9 buts, 5 passes) a patiné mais où Origi (5 buts) s'est révélé, Lille signe le troisième meilleure total de son histoire (71 points) et s'invite pour la 6e fois en C1 depuis 2001.

4e : Saint-Étienne : les Verts progressent d'années en années, lentement mais sûrement. 17e en 2010, 10e en 2011, 7e en 2012, 5e l'an passé... cette fois, l'exploit était tout prêt, puisqu'ils échouent à deux petits points (et une meilleure différence de buts) de Lille. Offrant souvent un spectacle de qualité, avec en défense un Bayal de retour au haut niveau et un Perrin impérial, mais aussi l'apport depuis janvier de l'excellent Trémoulinas, la saison énorme au milieu de Lemoine et la bonne saison en attaque de Erding, qui prouve à quel point il peut être un bon buteur quand il est en confiance (1 but toutes les 167 minutes, mieux que Gignac, Gomis, Aboubakar, Ben Yedder, Lacazette, Kalou...), l'ASSE signe la 3e attaque (56) et la 4e défense (34) et le 3e bilan retour (36 pts). Prochaine étape, le podium ?

5e : Lyon : Non qualifié pour la C1 pour la 2e fois en trois saisons, l'OL, qui signe son plus petit total de points (61) depuis 2000, voit pourtant les médias considérer que sa saison est réussie. Il est vrai que Lyon a encore du vendre des joueurs importants (Bastos, Lisandro, Lovren, Réveillère...), ne recrutant finalement qu'un joueur majeur, Bédimo, deuxième passeur du championnat (9), et s'appuyant encore plus qu'à l'accoutumée sur les jeunes. Avec des réussites diverses : Ferri ou Tolisso ont plutôt brillé, mais on a moins vu Fekir ou Benzia... si Lyon a pu s'appuyer sur un duo d'attaque très performant (Lacazette 15, Gomis, 14), il n'a pu que brièvement compter sur un Gourcuff qui a pu pourtant montrer, quand il jouait, qu'il restait un joueur d'exception. Au final l'OL se garantie un été à disputer des tours préliminaires improbables en C3. Bon courage !

6e : Marseille : Premier non-européen pour un petit point, pour la première fois depuis 2007, Marseille était pourtant le seul club du haut de tableau, en dehors bien sûr du duo de tête, à s'être renforcé, notamment sur le plan offensif (Thauvin, Payet, Khalifa...). Dauphin du PSG l'an passé, il est pourtant celui termine dernier du six majeur... paradoxe de la Ligue 1, où les investissements couteux ne garantissent pas toujours le succès. Marseille, comme Paris il y a une quinzaine d'années avec la génération Luccin, Dalmat ou Anelka, a misé sur de jeunes loups talentueux mais inexpérimenté (Thauvin, Imbula, Mendy), et l'a payé très cher, à tous les niveaux. Évidemment, changer d'entraîneur n'a rien changé. Six fois défait dans un Vélodrome terriblement hostile, Marseille s'est montré plus consistant à l'extérieur (4 défaites, 6 succès), en plus de l'excellente saison de Gignac (16 buts). Comme quoi, il y avait le potentiel. L'année prochaine, sans Coupe d'Europe, peut être morose comme elle peut être celle de la renaissance.

7e : Bordeaux : Étrange saison de Bordeaux, qui a semblé accabler ses supporters par la pauvreté de son jeu mais qui n'a cessé de naviguer non loin de l'Europe. Septième, c'est d'ailleurs la place que le club girondin semble s'être octroyé, puisqu'il y a terminé l'an passé et en 2011. Pourtant, Bordeaux ne peux pas avoir honte de ses chiffres, lui qui est loin de rouler sur l'or : 6e attaque (49), il a pu compter sur un excellent Diabaté (12 buts, un toutes les 140 minutes), sur un Jussiê renaissant (9 buts !) et un Sertic influent au milieu. On est très loin du Bordeaux 2009, c'est souvent ennuyeux et très inconstant, mais avec cet effectif moyen les Girondins ne sont pas loin des places d'honneur. Une des surprises en 2015 ? Possible.

8e : Lorient : Figurant dans le haut du tableau malgré un bilan négatif (13 succès, 15 défaites), Lorient a pourtant réussi une nouvelle saison miracle, se maintenant sans aucun problème au sein d'une élite où il fait toujours figure d'anomalie financière et structurelle, même si c'est désormais un visage familier de Ligue 1 (10 saisons depuis 1998). Huitième, comme l'an passé, Lorient a encore joué son rôle de révélateur de buteur. Après avoir révélé Gameiro et réveillé Aliadière, moins présent cette saison (8 buts), Gourcuff, pour sa dernière saison, a littéralement transcendé Aboubakar (16), qui n'avait jamais dépassé les 6 buts avec Valenciennes... Notons la révélation Guerreiro, en latéral gauche offensif, le réveil de Coutadeur et la confirmation Jouffre. Espérons que le prochain entraîneur soit aussi inspiré que son illustre prédécesseur...

9e : Toulouse : Éternel résident du ventre mou (8e en 2011 et 2012, 10e l'an passé), malgré un potentiel qu'on devine intéressant, le TFC, seule équipe avec Ajaccio a évoluer à trois derrière - voire à cinq - a tenté de jouer plus que d'habitude, sans que ça change quoique ce soit, si ce n'est qu'il a encaissé plus de buts que d'habitude (14e défense avec 53 buts) et s'est montré médiocre à domicile (17e bilan avec 24 points). C'est d'ailleurs la seule équipe à avoir pris plus de points à l'extérieur (25). Pourtant, Ben Yedder a encore amélioré son score de buts (16), bien aidé par Braithwaite, parfait adjoint en attaque (7 buts, 7 passes), et Aurier a confirmé qu'il était probablement déjà un des meilleurs latéraux d'Europe, et pas seulement grâce à ses stats offensives (6 buts, 6 passes). Mais si, niveau recrues, Spajic a convaincu en défense, c'est moins le cas de Trejo, voire d'Aguilar et Chantôme. Il va falloir encore attendre avant de voir le TFC s'incruster en Europe.

10e : Bastia : c'est peut-être l'équipe dont on a le moins entendu parler cette saison. Pourtant il y a figurait trois internationaux français (Landreau, Squillaci, Cissé) et d'autres joueurs de qualité (Romaric, Krasic...). Le premier s'est imposé, notamment en défense, le second s'est vite éteint après de bons débuts. Le Sporting a été fidèle à lui-même : 5e à domicile et 17e à l'extérieur, avec une attaque finalement moyenne (42) et une défense gruyère (58). Mais Bastia n'a jamais été en danger, et a pu compter sur les buts de Bruno (8) et Raspentino (5), plutôt que sur ceux de Cissé (3) ou les passes d'un Boudebouz moyen. Le successeur de Hantz trouvera un club bien ancré en Ligue 1.

11e : Reims : Longtemps aux portes de l'Europe, le Stade a plongé en 2014. 8e à deux points du 4e à la trêve, l'ex promu termine 11e à 21 points de l'ASSE... en raison d'une phase retour désastreuse (17e bilan avec 19 points, 5 succès pour 10 défaites). Meilleur buteur du club l'an passé (9), Courtet n'a pas marqué une fois. Dommage, parce que cette saison rémoise s'annonçait séduisante, avec un Krychowiak encore convainquant et un Oniangue qui a parfaitement dépassé sa fonction de milieu défensif (10 buts). La perte d'Hubert Fournier, en partance pour son club formateur, Lyon, sera difficile à encaisser. Il faudra que Reims se montre plus régulier à l'avenir.

12e : Rennes : Paradoxale saison pour les Bretons, qui font aussi bien que l'an passé (46 points), qui ont atteint la finale de la Coupe de France, un an après celle de la Coupe de la Ligue, et qui signent le 8e parcours des matches retours grâce à un mercato hivernal réussi (Toivonen, Ntep) mais qui ont semblé nager toute la saison dans la crise. Il faut dire que le maintien n'a été assuré que quelques journées avant la fin, qu'on attendait plus sur le plan du jeu de la part du meilleur entraîneur de la Liga 2012-13, Philippe Montanier, et que la nouvelle défaite contre Guingamp au Stade de France a fait très mal. Pourtant l'effectif rennais est séduisant, et si Montanier parvient à appliquer ses idées, et si Ntep confirme son talent, Rennes peut signer une grande saison l'an prochain.

13e : Nantes : Comme Reims, le FCN semblait parti pour naviguer dans les eaux du haut du tableau avant de fléchir sérieusement après la trêve (15e). Un parcours typique pour un promu, mais qui a quand même permit aux Canaris, dotés pourtant d'un effectif peu renforcé l'été dernier, et qui ne le sera pas cet été à cause des sanctions suite à l'affaire Bangoura, de se maintenir sans trembler. Seul Vizcarrondo s'est ajouté, avec bonheur, en défense centrale, bien aidé par un excellent Djilobodji. En attaque, Gakpe a signé une grosse fin de saison et termine deuxième buteur du club (8 buts) derrière un Djordjevic qu'on n'a pas vu après la trêve (10 buts, 2 en 2014) et qui quitte le club fâché. Entre l'affaire du match contre Bastia perdu sur tapis vert et l'interdiction de recrutement, Nantes n'a pas vécu un retour apaisé. Mais réussi quand même.

14e : Evian-T-G : Le succès final à Sochaux (0-3) a non seulement sauvé le club savoyard de la relégation, il lui a aussi permit de signer in extremis son meilleur classement depuis début novembre... 17e sans interruption entre mi janvier et fin mars et jusqu'à l'avant-dernière journée, l'ETG, 16e l'an passé, a encore une fois énormément souffert pour garantir son maintien, avec succès. Il est pourtant le seul club à avoir battu le PSG (2-0) et Monaco (1-0) au Parc des Sports d'Annecy... ce qui l'a sans doute sauvé. La grande saison
de Wass (9 buts) et de Bérigaud (10) y a également contribué, ces deux joueurs étant partant cet été... A noter que Evian, lui aussi, a réussi sa phase retour (10e, mieux que Bordeaux...), pas seulement Sochaux...

15e : Montpellier : Le titre de 2012 semble si loin. Il reste pourtant quelques champions dans l'effectif héraultais (Jourdren, Hilton, Stambouli, Cabella, Camara, Montano...) mais ça s'est rarement vu cette saison. Seul Cabella s'est montré plus fort que jamais (14 buts), s'approchant ainsi sérieusement des Bleus. Mais les 18 nuls signés sont rédhibitoires dans un championnat à la victoire à trois points. Quand Jean Fernandez a été viré, le club était 17e. Courbis, son successeur, a certes sauvé le club mais n'a pas vraiment transcendé cette équipe parfois sans réaction et inquiétante défensivement (53 buts), même si elle termine 9e des matches retours. Les départs de Cabella et Stambouli ne seront également pas simples à combler.

16e : Guingamp : Le vainqueur de la Coupe de France est également le troisième promu à se maintenir, une rareté. Cinquième en novembre, le club breton a lui aussi plongé après la trêve, et termine même relégable sur les matches retours (18e). 19e attaque (34) mais 6e défense (42), l'En Avant n'a pas forcément fait le spectacle cette saison, mais en avait-il les moyens ? Surtout sur une pelouse indigne du monde professionnel. Sa défense, notamment sa charnière Kerbrat-Sorbon, a fait le boulot, tout comme Sankharé et Mathis au milieu. En attaque, Yatabaré, après une première expérience médiocre à Boulogne, s'est enfin imposé en Ligue 1 (11 buts), bien aidé par un Beauvue aérien (5 buts dont 4 de la tête). Comme pour tout promu, la deuxième saison s'annonce difficile, surtout si Gourvennec s'en va...

17e : Nice : C'est peu dire qu'on n'attendait pas les Aiglons aussi bas, après leur 4e place de l'an passé et la livraison de leur nouveau stade. Sauvés de deux petits points, Nice, pire attaque de Ligue 1 (30, 7 de moins qu'Ajaccio !) a vu la baudruche Cvitanich se dégonfler complètement (8 buts, 1 en 2014) et les jeunes Bosetti (5) et Maupay (2) ont eu du mal à le suppléer. Malgré les bonnes saisons en défense d'Ospina, Bodmer et Kolodziejczak, l'animation offensive a été désastreuse, elle qui avait tant séduit la saison dernière. Mais Eysseric, Bauthéac et consort ont vraiment déçu. Puel, qui a fait jouer ses deux fils cette saison (Grégoire et Paulin) a vraiment du travail.

18e : Sochaux : Premier relégué, et peut-être le plus cruel. Le FCSM, 66 saisons de Ligue 1 au compteur, ne comptait que 11 points à la trêve. Il en compte 40 cinq mois plus tard, mais cette phase retour phénoménale (7e, 8 succès, 6 défaites) n'a pas suffit. Les recrues hivernales, Sunzu, Marange ou Ayew, ont apporté mais la montagne était vraiment trop haute. Pourtant, Sochaux avait les moyens de le faire face à Evian, après avoir tenu en échec le PSG (1-1) et s'être imposé à Reims (0-1) et Rennes (1-2) pour s'offrir cette finale inespérée. Mais les Savoyards ont été plus forts mentalement. Tant d'efforts vains... difficile à encaisser. On espère maintenant voir Sochaux remonter très vite.

19e : Valenciennes : Le club nordiste a également cru que l'expérience d'Ariel Jacobs, arrivé cet hiver, et les buts de Waris (9) allaient lui permettre de créer l'exploit et de se maintenir. Mais les sept défaites consécutives qui ont conclu cette saison ont scellé le sort du VAFC, de retour en Ligue 2 après huit saisons consécutives dans l'élite... un match a fait très mal, face à Ajaccio (2-3), alors que les Nordistes menaient 2-1 à quelques minutes de la fin et qu'ils s'apprêtaient à sortir de la zone rouge. Ils ne s'en sont jamais remis. 18e attaque (37), mais surtout 19e défense (65), VA a montré trop de faiblesses cette saison, entre inexpérience et insuffisances techniques. Hormis Waris, seuls le milieu Doumbia et le défenseur Masuaku ont montré quelques qualités. Espérons que Valenciennes se remette vite de cette saison ratée.

20e : AC Ajaccio : Il fallait bien que ça arrive. Maintenu sur le fil tous les ans, le club corse a cette fois bel et bien plongé. Pire dernier de la décennie à la trêve (9 points), l'ACA, débarrassé cet hiver de son entraîneur, Ravanelli, et de quelques poids morts peu concernés, notamment Mutu, a fait un peu mieux en 2014 (14), mais pas beaucoup mieux. Malgré les 8 buts du jeune Junior Tallo, prêté par Rome, l'ACA signe la pire défense du championnat (72 !), malgré ses cinq défenseurs régulièrement alignés. Qui se souvient encore du match nul obtenu au Parc des Princes (1-1) lors de la deuxième journée, grâce à un but stratosphérique de Pedretti ? Christian Bracconi a fait ce qu'il a pu mais Ajaccio prépare déjà la saison prochaine depuis six mois. En Ligue 2.

Je vous laisse, à plus tard !

samedi 28 septembre 2013

Sept journées dissequées

Salut à tous,

Premier post de la nouvelle saison de Ligue 1, qui est déjà bien entamée maintenant. Sept journées, ça fait déjà presque 20 % des matches qui ont été joués. Les chiffres que je vais vous fournir ne seront évidemment pas les mêmes dans 5, 10 ou 20 journées, mais ils indiquent en tous cas la tendance de ce début de saison. Et comme dans tout début de saison, il y a des surprises, qui auront plus ou moins de mal à tenir la distance. Mais sept journées, déjà, c'est pas mal.

Des 0-0 à la pelle

D'abord, la moyenne de buts, particulièrement faiblarde (2,21). L'an passé, on en était à 2,54, soit presque un but en moins tous les trois matches. Ça semble négligeable, mais c'est loin d'être le cas, c'est trois buts de moins par journées. Ça signifie surtout une hausse nette des 0-0, quatrième score le plus fréquent (14,3 %), soit une place de mieux que l'an passé et presque le double d'unités (8,7 %) ! Sans les dix 0-0 qu'on a du se fader en 7 journées, soit
une journée entière, on tournerait à 2,58 buts, soit un peu plus que l'an passé... sur les cinq dernières journées, on tourne carrément à deux 0-0 par journée, puisqu'il y en a pas eu lors des deux premières. En sept journées, on a atteint une fois 29 buts et une fois 27, mais on est passé trois fois sous les 20, et pas qu'un peu lors de la troisième journée (15 !). Enfin, comparaison fatale, on tourne à 3,27 en Allemagne - où il y a eu... aucun 0-0 en 54 matches - soit plus d'un but par match par rapport à la France.

Monaco et Paris, leaders solides

Il reste encore deux équipes invaincues - Paris et Monaco - et une équipe sans succès, Sochaux (deux nuls, 5 défaites). Il reste également trois équipes invaincues à l'extérieur (les deux gros cités plus Marseille) mais aussi neuf équipes vierges de succès à l'extérieur, soit près de la moitié ! La palme à Lorient et Valenciennes, qui ont perdu leurs quatre et trois matches hors de leurs bases, en inscrivant... zéro but. La hausse des victoires à domicile (47,1 contre 44,7 l'an passé) n'est pourtant pas gigantesque, la baisses des succès à l'extérieur (22,9 contre 26,8) à peine plus prononcée.

Monaco est un leader solide puisqu'il possède la meilleure défense (3) devant Lille, le PSG, Reims et Rennes (4) et la meilleure attaque (13) devant Lyon (12). A noter que Bordeaux n'a marqué qu'une fois en quatre matches à domicile, contre cinq fois en trois matches à l'extérieur... Revenons à Monaco, qui concentre donc le plus de buts, avec le plus petit nombre de buteurs de Ligue 1, à savoir deux, Falcao (7) et son remplaçant, Rivière (6), dont il ne devait même pas soupçonner l'existence il y a trois mois... personne ne possède moins de buteur que le leader du championnat, même Sochaux et Nantes (3). A titre de comparaison, Guingamp en compte 6 (Yatabaré - 4 - plus les cinq buteurs du matches contre Sochaux, 5-1 !) tout comme les Verts, et le PSG, sept, plus gros chiffre de Ligue 1.

Étonnants Danois !

On note une nette hausse des buts étrangers cette saison (53,3 % contre 46,3). La faute aux buteurs européens, auteurs d'un bon début de saison et qui résistent à l'offensive des buteurs sud-américains, Falcao (7), Cvitanich (4) ou Cavani (3). Et ce grâce non pas aux seuls buts du Suédois Ibrahimovic, plus discret cette saison sur ce plan (2), mais à ceux des voisins danois, auteurs de cinq buts, dont trois pour l'étonnant toulousain Braithwaite. L'an passé, le Danemark avait marqué... deux buts, six l'année d'avant, aucun entre 2009 et 2011 et cinq en 2008-09, et n'est pas passé au-dessus des dix buts en Ligue 1 depuis 1995. Suivent la Belgique, Israël, le Portugal et la Serbie (3). Mais le leader toutes catégories est la Colombie de Falcao mais aussi Montano, avec 9 buts au total, devant la Côte D'Ivoire (7) et le Brésil et le Mali (6). L'Argentine, tenante du titre, est pour l'instant à la traine (5), en compagnie de l'Algérie et donc du Danemark. Par continents, l'Afrique a mis le temps mais est déjà solidement en tête (31) devant l'Europe (25) et l'Amsud (24). Le duel s'annonce serré, comme l'an passé, où l'Europe l'avait emporté de trois buts (109 à 99).

Les jeunes en forme, plus de coup-francs

Avec la crise, les clubs français sont fauchés et, à l'image par exemple de Lyon, sont contraints de s'appuyer sur les jeunes, ce qui explique les bons débuts des moins de 21 ans (8 %), même si la hausse par rapport à l'an passé est faible (7,4). Mais l'an passé les jeunes avaient débuté très timidement avant de finir fort, une tendance qui pourrait se confirmer cette saison. A noter que, contrairement à l'an passé, le PSG compte déjà deux représentants dans ce classement (Rabiot et Lucas). Il était également absent des + de 31 ans, qui ont
marqué autant que les jeunes alors que d'ordinaire ils les dominent aisément, puisque Maxwell et Ibrahimovic sont désormais qualifiés pour figurer parmi les "vieux"...

André-Pierre Gignac s'était fait une spécialité, celle d'ouvreur de score (8 buts sur 13), il remet ça cette saison, puisque ses trois buts ont à chaque fois défloré le tableau d'affichage. Il était accompagné de Cvitanich et Ibrahimovic l'an passé, cette fois il doit faire de la place à Djordjevic, qui a également toujours ouvert le score, et Cvitanich encore une fois.

Bons débuts des tireurs de coup-franc (8, soit 5,3 % contre 4,1 l'an passé), alors que les deux meilleurs de la saison écoulée, Khazri et Ibrahimovic (3) n'ont pas encore trouvé la faille dans ce domaine. Clément Grenier (Lyon) fait figure de favori logique, sachant qu'hormis Atik (Guingamp) et son coéquipier Gourcuff, aucun des autres buteurs dans ce domaine ne présente le profil d'un grand tireur de coup-franc (Saivet, Dja Djedje, Wass, Aliadière et Tiéné). Mais je peux me tromper ! Attention à Wass tout de même.

Ibrahimovic toujours passeur

Les penalties sont forcément plus nombreux, et deux joueurs ont déjà marqué deux fois dans cet exercice, Falcao et Melikson (Valenciennes). Très peu de buts de joueurs que j'appelle "revanchards", seuls Aboubakar, contre Lorient, et S.Camara, contre Nice, ayant marqué contre un de leurs anciens clubs. L'an passé ils représentaient 2,5 % du total, soit deux fois plus que cette année (1,33). Les remplaçants, eux sont en très légère baisse (10 % contre 11,5) avec déjà deux buts de Rivière, mais aussi deux buts de jeunes africains d'Ajaccio (Tallo et Camara) très prometteurs. Sept clubs ne comptent encore aucun but de remplaçant, dont Lyon ou Saint-Étienne. Ils étaient onze avant la dernière journée, riche en buts venant du banc (5).

Chez les passeurs, Ibrahimovic est une nouvelle fois en tête, puisqu'il avait fini co leader avec Valbuena l'an passé, avec 9 unités. Il en est déjà à 4 cette année (même si la Ligue a eu l'étrange idée de lui refuser celle à Nantes, légèrement déviée...) dont deux pour Cavani, avec qui il est sensé ne pas s'entendre. Le Suédois devance celui qui part grand favori de ce classement, selon moi, à savoir Moutinho (3) et 15 autres joueurs à deux passes, dont Saivet, Grenier, Gourcuff, Valbuena, Brüls (Nice), Hamouma et les latéraux Fanni, Kurzawa, Lemaître et I.Cissokho, ce qui permet de ne pas trop désespérer sur notre capacité à produire de bons latéraux en France, enfin. C'est également Paris qui compte le plus de passes décisives, à égalité avec Lyon (8), qui a marqué deux buts de plus. En revanche, Valenciennes n'en compte qu'une seule.

Valenciennes ne doit pas être menée

Trois équipes ont le plus ouvert le score cette saison, Marseille, Nantes, Sainté et Paris (5). Mais seul le PSG n'a jamais perdu en ouvrant le score, tout en concédant un nul (Monaco, 1-1), Marseille et les Verts perdant une fois et Nantes, deux. Lille et Monaco, qui ont ouvert le score quatre fois, l'ont emporté à chaque fois, tout comme Rennes (3 sur 3) et Reims (2 sur 2). A noter que Lorient, Valenciennes et... Lyon n'ont ouvert le score qu'une seule fois, avec la victoire à chaque fois à la clé. Quant à Sochaux, les deux fois où les Lionceaux ont marqué en premier, ils ont perdu à chaque fois... Si vous menez d'entrée, vous avez 71,7 % de l'emporter (69,2 l'an passé). A l'inverse, trois équipes ne comptent aucune défaite après avoir concédé l'ouverture du score, Marseille (1 sur 1) et Monaco et Paris (2 sur 2). Mais neuf équipes, elles, ont toujours perdu quand elles ont été menées en premier, dont Nantes et Rennes (1), Lille et Sainté (2), Bordeaux (3) et surtout Valenciennes (6 sur 6 !). Enfin, seules cinq équipes l'ont emporté après avoir été menées en premier, notamment Lyon, qui l'a fait deux fois sur 5. Monaco, Montpellier, Toulouse et Lorient ont également réussi cet "exploit", qui représente 10 % du total (9,2 l'an passé).

Attendez, ce n'est pas fini... Monaco est également leader dans le dernier quart d'heure, avec 4 points récupérés, devant le PSG (3), Nantes, Marseille et Rennes (2). Dans le bas du tableau, on retrouve Lyon, Bordeaux et les Verts (-1), et Ajaccio, Valenciennes et Sochaux (-2). Six équipes n'ont encore concédé aucun but tardif (Monaco, le PSG, Nantes, Rennes, Lille et Lorient), quatre n'ont pas encore marqué en fin de match (Lorient, à zéro dans les deux cas, Nice, Sainté et Sochaux). Devinez qui sont les plus efficaces dans les quinze dernières minutes ? Rivière (3) et Falcao (2)...

Paris ne maîtrise pas ses matches

Enfin (oui on arrive à la fin) Saint-Étienne est l'équipe qui a mené durant le plus de temps (296 min) devant Lille (264) et Marseille (239). En bas du tableau figurent Montpellier (88), Toulouse (54), Valenciennes (53) et Sochaux (33). Plusieurs fois menés, Monaco (206) et surtout le PSG (166) sont encore loin des meilleurs. Le club parisien qui paie son match contre Ajaccio (1-1 après avoir été mené pendant 80 mn !) et qui peine à rattraper les équipes ayant été menées le moins longtemps, avec 127 min, contre 19 pour Monaco, 33 pour Marseille ou 65 pour Rennes. Lorient, en revanche, ferme la marche (325) derrière VA (272) ou Evian (268). Si on soustrait ces chiffres là aux premiers, c'est Marseille qui compte le meilleur différentiel (+207) devant Monaco (+187) et Sainté (+161). Paris est 9e (+39) alors que Valenciennes (-219) et Lorient (-220) sont derniers.

Allez, un petit dernier : il faut à peu près 10 tirs pour marquer un but, dont quatre cadrés, des chiffres à peu près stables par rapport à l'an passé, même si les tirs cadrés faisaient plus souvent mouche (28,7 %). C'est ce qui fait la différence, puisqu'on tire au but autant que l'an passé (23,5 tirs par match contre 23,7) et on cadre autant (8,6 contre 8,9). A quoi tient une moyenne de buts... là, c'est aux gardiens pour l'instant.

Allez, je vous laisse ! Et n'hésitez pas à réagir !

mardi 6 août 2013

L'été, pas très meurtrier


Salut à tous,

A la fin de la semaine la Ligue 1 reprends, aussi je vous propose de faire un petit bilan des matches amicaux de nos 20 pensionnaires. La coutume consiste à dire que jusqu'ici tout va bien pour toutes les équipes, en attendant les premiers "vrais" résultats, mais même si ceux obtenus en amical comptent effectivement pour du beurre, on peut quand même considérer que certaines équipes ont nettement plus brillé que d'autres durant cette préparation. Sans que ça ne présage de quoi que ce soit, on le verra plus tard.

Lille brille, Marseille patine, Nice humilié

Voici le tableau des matches amicaux de l'été :



C'est donc Lille qui s'est le mieux comporté, et de loin, avec cinq succès en cinq matches. Deux des trois promus suivent, en compagnie de Toulouse, sachant qu'on s'attendait plus aux bons résultats de Monaco, qui n'a de promu que le statut officiel, qu'à ceux de Guingamp, invaincu durant sa préparation, comme quatre autres clubs. Lyon, par exemple, n'a pas perdu, mais a également peu gagné, tandis que Marseille a perdu deux tiers de ses matches. Le PSG a eu du mal à démarrer lors de son stage en Autriche avant de rétablir la balance, et de perdre de justesse contre le Real Madrid (1-0), qui sera ensuite tenu en échec par Lyon deux jours plus tard (2-2). La palme revient à Nice, qui n'a signé qu'un nul et quatre défaites, dont une humiliante au PAOK Salonique (6-0). Le troisième promu, Nantes, a également eu du mal à se mettre en évidence, en ne gagnant aucun match, comme Nice, donc, mais aussi Reims, qui a accumulé les nuls.

Cette tendance est d'ailleurs une habitude lors des matches amicaux estivaux, notamment cette année, puisqu'il y a eu près de 37 % de matches nuls, contre 28,4 lors de toute la saison dernière. Seules trois équipes n'ont signé aucun nul, Lille, Monaco et le PSG, alors que sept d'entre elles en ont récolté au moins trois. Sachant que la moyenne de matches disputés par équipe est de 5,3...

A noter également que la moyenne de buts durant ces matches (2,48) est à peine inférieure à celle de la dernière saison de Ligue 1 (2,54). Non, on ne s'ennuie pas toujours devant un match de préparation. Mais parfois quand même.

Les petits démarrent fort

Voyons à présent ce qui s'était passé l'année dernière.



D'abord, un constat : on avait plus joué d'amicaux que cette année, en moyenne un de plus par équipe (6,2). On avait aussi beaucoup plus marqué (2,58), ce qui présageait déjà la bonne saison qui allait suivre dans ce secteur. La moyenne de "points" pris est également identique, sachant que durant ces matches les clubs de Ligue 1 ne s'affrontent pas forcément entre eux, ils affrontent des petites équipes, des clubs étrangers... Un autre constat : Lille, déjà, avait nettement dominé son sujet, avec juste un nul comme bémol pour empêcher un nouvel été parfait. Paris et Marseille, les deux futurs premiers, n'étaient pas très loin du compte mais confirmaient quand même que les "gros" sont rarement prêts aussi tôt. Aucun des futurs cinq premiers ne figure parmi les six premiers de ce tableau... les Verts, par exemple, avaient été très moyens, tout comme Nice et Lyon. Les futurs relégués ? Ça allait bien, merci. Nancy présentait un excellent bilan, avec deux tiers de succès et une moyenne de deux buts par matches, Brest signait une copie équilibrée, seul Troyes fréquentant, déjà, le bas du tableau. Avec deux succès, quand même... D'autres futurs mal classés avaient également fait illusion durant l'été 2012, comme Sochaux, Ajaccio... quant à Evian, il confirme que les matches amicaux, ce n'est pas son truc.

Lille, le spécialiste

La preuve dans le classement cumulé des deux derniers étés :



Logiquement Lille, à chaque fois vainqueur du classement, remporte la mise. Deux des équipes présentes qu'une fois, les promus et les relégués, suivent, profitant d'un chiffre diviseur inférieur. A noter donc l'excellent comportement de Montpellier, de Sochaux et de Toulouse, ainsi qu'Ajaccio. Comme prévu, les "gros", programmés pour être en forme plus tard dans la saison, sont à la peine... la palme revenant à Lyon, qui joue peu de matches l'été mais qui n'en a quand même gagné qu'un seul en deux sessions. De son côté, Nice a encadré son excellente saison 2012/2013 de deux étés assez médiocres, et signe l'antépénultième bilan cumulé.

Logiquement, le futur classement de la Ligue 1 ne devrait pas du tout ressembler au premier tableau de cet article. Mais ces amicaux confirment qu'ils ne sont que des galops d'entraînement, où les effectifs tournent et durant lesquels certains joueurs alignés ne seront jamais revus en pro durant l'année qui suit. Mais on constate aussi la bonne forme des futures équipes en difficulté, et la mauvaise des futurs cadors, au préparation plus calibrées pour les luttes européennes et le titre, une course de longue haleine. D'où une préparation très très dure et lourde, ce qui joue forcément sur les résultats estivaux. Les adversaires, également, sont d'un autre calibre, avec le Real, Tottenham... C'est une explication, pas une excuse : le Real ou le Barça, eux, ont gagné quasiment tous leurs matches.

On en reparle plus tard ! Bonne reprise !

lundi 6 mai 2013

Les enjeux de la Ligue 1

Salut à tous,

Mine de rien, le championnat touche vraiment à sa fin, et il est temps de faire un point sur les enjeux des trois prochaines journées. Comme d'habitude, on a droit à trois ou quatre courses poursuites, et à peu près les trois quarts qui sont encore concernés par un enjeu.

Le PSG y pense trop

Pour le titre d'abord. Avec les deux points perdus hier par le PSG - qui semble être devenu la cible des arbitres depuis deux ou trois journées, pour preuve hier ces huit fautes, sanctionnées par 4 cartons et un rouge qui fut un summum de ridicule arbitral - le suspense a repris un peu de couleurs. Le club parisien compte sept points d'avance sur Marseille, et même un de plus avec ses 34 (!) buts d'avance, et finalement le problème reste le même : il lui faut une victoire. S'il ne gagne pas à Lyon, ce qui est évidemment une possibilité vu la grosse forme actuelle de l'OL, il a les moyens de le faire contre Brest ou à Lorient. Il peut aussi se contenter de signer deux nuls sur ces trois matches... il n'y a pas encore le feu donc, mais on constate une fois de plus que, un peu comme au tennis, le plus dur, c'est de conclure.

Pour la qualification directe à la Ligue des Champions, le suspense est également relatif. Même si le calendrier marseillais n'est pas aisé sur le papier - Toulouse et Reims au Vélodrome, un déplacement à Saint-Étienne entre les deux -, il pourrait le devenir sachant

que le TFC est déjà en vacances et que Reims pourrait l'être lors de la dernière journée vu que son maintien est en très bonne voie.  Surtout, les quatre points d'avance qu'ils comptent sur Lyon - qui, lui aussi, possède un gros avantage de 15 buts sur l'OM - pourraient se révéler suffisant, vu la solidité actuelle des hommes d'Elie Baup. Il faudra bien ça, quand on observe la forme actuelle de l'OL, qui reste sur trois victoires et un nul, et qui recevra également deux fois, le PSG et des Rennais démobilisés lors de la dernière journée, après un déplacement houleux à Nice. Là encore, un calendrier pas facile, mais qui pourrait tout de même rapporter six ou sept points aux Lyonnais s'ils conservent leur forme actuelle.

La marche trop haute ?

Nice et Saint-Étienne sont toujours dans la course pour la troisième place, même si la litanie de nuls des Verts, due notamment au manque de réussite actuel de son duo Brandao-Aubameyang après un début de printemps faste, a plombé leur deuxième partie de saison marquée par une étonnante invincibilité (8 succès, 8 nuls). Sur les matches retours, l'ASSE ne compte qu'un point d'avance sur Nice, qui a perdu 5 matches... mais en a gagné 10, deuxième meilleur total derrière le PSG (11). L'OGCN pointe à trois points de l'OL, qu'il reçoit dans deux journées, et les Verts un de plus, même si ils ont l'avantage de la deuxième meilleure différence de buts du championnat (+28, contre +22 à Lyon et +13 pour Nice). En revanche, Nice, qui n'est que 8e à l'extérieur, se déplace encore deux fois sur trois, mais chez des équipes du bas du tableau (Evian et Ajaccio) en plus de la réception de Lyon. Là encore, Saint-Étienne est le moins bien loti, avec deux déplacements compliqués (Lorient et Lille) et la réception de Marseille. Avec un tel calendrier, ils semblent même sous la menace lilloise, qui compte deux points et 12 buts de moins, et deux matches à domicile sur trois, contre Reims et... Saint-Étienne, un duel qui pourrait coûter très cher, et un déplacement à Montpellier.

Justement, de Montpellier, 7e avec six points de retard sur le 6e lillois, à Valenciennes, 12e avec 42 points, huit d'avance sur la zone rouge, on compte six équipes (les deux citées plus Lorient, Bordeaux, Toulouse et Rennes) qui sont déjà quasiment en vacances, voire complètement. Et à partir de Bastia, 13e, on compte les huit équipes concernées par la lutte pour le maintien. Les Corses, qui trainent certes une des pires différences de but du championnat (-19) sont les mieux placés, avec leurs 40 points, six de plus qu'Evian, le premier relégable. Reims et Ajaccio également, avec leurs cinq points d'avance. Pour ces trois clubs là, a priori un succès ou deux ou trois nuls devraient suffire. Pour les cinq autres, en revanche...

Huit équipes qui tremblent

Seizième, Sochaux compte trois points de plus, et un calendrier qui leur réserve deux déplacements chez des équipes du bas de tableau (Brest et Bastia) et la réception de Toulousains démobilisés, ce qui ne les a pas empêché de punir Lille ce week-end (4-2). Le FCSM qui n'a perdu qu'un seul de ces sept derniers matches (à Nice, 3-0) pour deux succès et 4 nuls. Il faudra poursuivre ce rythme pour ce maintenir, par exemple avec 4 points. Pour Nancy, sévèrement battu par Lyon (0-3), et qui revient littéralement de l'enfer, on peut espérer que cette défaite ne cassera pas son rythme qui classe l'ASNL à la 9e place des matches retours ! L'ASNL qui ira à Bordeaux et Brest, et recevra Bastia, un calendrier à sa portée. Pour Evian, toujours en course en Coupe de France, un paramètre à ne pas négliger sur le plan de la fatigue, mais aussi des conséquences morales d'une élimination ou d'une victoire, son parcours réserve deux réceptions consécutives et pas simple (Nice et Valenciennes) et un dernier déplacement à Bordeaux. Le potentiel offensif des Savoyards (39 buts, deuxième attaque des 7 derniers derrière Troyes, 40) peut aussi se révéler décisif, surtout à domicile (25 buts). Mais ils ont un point de retard...

Pour les deux derniers, les tendances sont complètement opposées. Après une saison passée à chercher à mettre en adéquation sa qualité de jeu unanimement reconnue et ses résultats, Troyes a réussi à quitter la dernière place. Également en course en Coupe de France, l'ESTAC a gagné deux de ses trois derniers matches, et ne compte plus "que" quatre points de retard sur Nancy. En trois journées ça paraît compliqué à rattraper, surtout quand on n'a gagné qu'un match à l'extérieur et qu'on se déplace deux fois sur trois, à Ajaccio et Valenciennes, et qu'on reçoit Bordeaux qui, on l'a vu, affronte trois des quatre derniers d'ici la fin de la saison, avec donc un rôle d'arbitre. Quant à Brest, qui, il y a deux mois, comptait cinq points d'avance sur la zone rouge et 9 sur Troyes avant de perdre ses sept derniers matches et de pointer à deux points des Aubois... c'est quasi terminé, et ça pourrait bien l'être le week-end prochain. Et ce, malgré deux réceptions d'équipes mal classées (Sochaux et Brest) et un déplacement à Paris...

Voilà, sur ce on en reparle très vite !

lundi 11 février 2013

L'importance du premier but


Salut à tous,

Nouveau focus sur la Ligue 1 aujourd'hui, à travers une stat intéressante, je trouve : l'incidence de l'ouverture du score sur le résultat dans notre championnat si serré, même si ça commence à se décanter en tête du classement. Mais l'adage qui dit que tout le monde peut battre tout le monde en Ligue 1 est plus que jamais d'actualité.

93 % de chances de ne pas perdre

Il y a eu 223 ouvertures du score cette saison (240 matches moins 17 0-0, faites le calcul). C'est Marseille qui a le plus souvent ouvert le score (17, soit près de 71 % du temps) devant le PSG (16), Lyon et Saint-Étienne (14). Tout en bas, Bastia n'a ouvert le score que 5 fois, mais réussit l'exploit d'avoir gagné à chaque fois, un 100 % de réussite que personne n'égale en Ligue 1. Mais j'y reviendrais. Les Corses sont devancés par Brest (7). Sur ces 223 premiers buts (36 % du total), l'équipe qui a mené à gagné 154 fois, soit 69 % de réussite. Elle n'a donc pas gagné à 69 reprises (31 %) et se sont même inclinées 16 fois (7,2 %). Un score finalement très faible, puisque ça donne une moyenne de moins d'une fois par journée de championnat. Ce week-end a donc été "prolifique", puisqu'on a eu droit à un retournement de situation, celui de Reims à Nancy (1-2). Six des neuf équipes qui ont ouvert le score l'ont
emporté. Ouvrir le score donne donc plus de deux chances sur trois de s'imposer, et plus de neuf chances sur dix de ne pas perdre : c'est dire l'importance essentielle du premier but en Ligue 1.

Détaillons à présent ces chiffres par équipe. J'ai donc dis que Bastia n'avait marqué le premier but que cinq fois, pire total de Ligue 1, mais avait gagné à chaque fois. Un cas unique, puisqu'au pourcentage les Corses devancent le PSG (93,7 %, 15 sur 16), Rennes (83,3 %, 10 sur 12), et Toulouse (80 %, 8 sur 10). Suivent Lyon et Sainté, qui comptent les mêmes chiffres (78,6 %, 11 sur 14) et Marseille (76,5 %, 13 sur 17), dont le chiffre a baissé ce week-end après avoir été rejoins au score à Evian (1-1). Tout en bas, on retrouve les quatre mêmes clubs de l'est qui trustent les quatre dernières places du classement général, avec des chiffres inquiétants : Evian, qui côtoie Ajaccio (55,6 %), mais surtout Reims (40 %), Troyes (33,3 %) et Nancy (30%, 3 sur 10) ne devraient peut-être pas chercher plus loin la raison de leurs problèmes. D'ailleurs, hormis l'exception corse, la ressemblance entre ce classement et celui de la Ligue 1 est troublante, puisque tous les leaders sont en haut, et les clubs en difficulté, en bas.

Marseille sans réaction

Quand les clubs sont menés, le classement diffère un peu, et même beaucoup pour certain. Nice est l'équipe qui perd le moins après avoir concédé l'ouverture du score, à l'image de son égalisation contre Lorient ce week-end (58,3 %, 7 sur 12). Suivent Lorient et Lyon (50 %), puis Bordeaux (42,8 %) et Ajaccio (41,6 %). Arrive seulement Paris, à égalité avec Lille (40 %), le leader du championnat n'ayant pu éviter la défaite que deux fois lors des cinq matches où il a concédé l'ouverture du score. Mais il y a pire que ces chiffres : les deux derniers au pourcentage se nomment Saint-Étienne (14,3 %, 1 sur 7) et surtout Marseille (0 %) qui a toujours perdu les 7 fois où il a concédé l'ouverture du score ! Chiffre étonnant, pour un classement qui prouve surtout que l'important est d'ouvrir le score, pas forcément de le concéder, puisque ça n'a pas d'incidence réelle sur le classement général... ainsi, Reims et Nancy possèdent des chiffres moyens dans ce domaine (30,8 et 26,6 %).

Mais le classement ayant le moins d'incidence, compte-tenu de la faiblesse de ses chiffres, est bien sûr celui des clubs l'ayant emporté après avoir concédé l'ouverture du score. C'est Lyon qui mène dans ce domaine, avec 22,2 % de réussite, devant Ajaccio (18,2 %) et le duo Montpellier-Rennes (16,6 %). Seulement 10 équipe ont réussi cet "exploit" cette saison, soit l'exacte moitié, avec des clients dans l'autre moitié, celle de ceux qui n'ont jamais retourné un score, à savoir Lille, Marseille, le PSG, Saint-Étienne, Toulouse... A noter que sur les 10 qui y sont parvenues, six l'ont fait deux fois (Lyon, Ajaccio, Montpellier, Rennes, Bastia et Nice). C'est Brest qui a été mené le plus souvent (16 sur 24, soit les deux tiers du temps) devant Bastia (15), Nancy et Sochaux (14) et le trio Evian, Toulouse et Troyes (13). A l'inverse, le PSG est pour l'instant l'équipe qui est le moins souvent menée d'entrée (5, soit 20,8 %), devant Bordeaux, Marseille et Saint-Étienne (7), puis Lyon (9) et Lille (10).

Ibra n'aime pas ouvrir

Par joueurs, à présent. A noter que dans 10 cas, l'ouverture du score a eu lieu par l'entremise d'un csc, soit 4,5 %, un chiffre un peu plus élevé que la moyenne générale (3,5 % de csc). Comme dans d'autres classements  (général, à l'extérieur, sur coup de pied arrêtés, dans le dernier quart d'heure...), c'est Zlatan Ibrahimovic qui mène la barque, mais à égalité avec Nolan Roux, et avec un score finalement assez faible (6, soit 28,6 %), alors que pour son concurrent lillois, c'est presque une spécialité (6 sur 7, 85,7 % !). Ces deux joueurs devancent Ben Basat, Gignac, A.Ayew et Cvitanich (5), puis Gomis, Alessandrini, Brandao, Aubameyang et Kadir (4). Parmi les autres "gros" buteurs cette saison, Erding ne l'a fait que 3 fois sur 9, tout comme Ben Yedder, Lisandro 1 sur 7, Cabella et Pitroipa, 1 sur 6.

Voilà, j'espère vous avoir éclairé ! A plus tard !

dimanche 30 septembre 2012

Champion de France, mode d'emploi

Salut à tous !

Désolé de m'immiscer en plein milieu de cette trépidante septième journée de Ligue 1, qui s'achève ce soir avec les matches de Bordeaux, Marseille et Lyon qui devraient nous permettre d'y voir plus clair à propos du podium à une semaine du Clasico, penchons nous un peu sur ces étranges entités, rares mais qui passent très régulièrement une fois par an, les Champions de France.

Aucun Champion à plus de 10 titres

On en compte 75 pour l'instant depuis 1932 (je compte le titre retiré à Marseille en 1993 pour plus de commodités), avec l'intermède de la Guerre (1939-1945), répartis en 19 clubs, de Saint-Étienne (10) à l'Olympique Lillois, Auxerre, Roubaix-Tourcoing, Lens, le Racing, Strasbourg et le dernier en date, Montpellier (1), soit une moyenne de moins de 4 par équipe (3,94). Pour info, la moyenne en Bundesliga est de 4,08 (en seulement 39 saisons !), de 4,91 en Angleterre (23 champions différents !), de 6,75 en Italie et de... 9 en Espagne ! Il faut dire que le Real et le Barça ont remporté 53 des 81 titres espagnols, et que seulement sept autres équipes ont osé leur piquer leur jouet, la dernière fois en 2004 (Valence)... Bref, une nouvelle
preuve de la difficulté de nos grands clubs d'affirmer sur de très longues périodes leurs dominations, dans un espèce de relais permanent, qui participe au suspense mais nuit aussi à leur compétitivité en Europe.

Ce qui m'intéresse, c'est ce qui différencie un bon champion d'un champion moyen, ou d'un champion médiocre, par défaut en quelque sorte. On peut toujours gloser sur la qualité mythique du jeu nantais, de la solidité plus froide des Verts des années 70, etc... mais le moyen le plus objectif, selon moi, ce sont les chiffres.

Six victoires sur dix

Pour cela, il faut une nouvelle fois comparer les époques, qui sont très différentes, et découper tout cela en décennies. En moyenne, un champion de France remporte environ 60 % de ses matches, chiffres qui atteignait quasiment les 64 % dans les années 30, mais pas forcément parce qu'il y était marqué énormément de buts (2,5 pour les champions d'avant-guerre), puisqu'on tombait à 59,48 dans les années 50, où les champions étaient également très efficace, malgré une baisse significative (2,23). Surtout, encore aujourd'hui, ce chiffre de 60 % ne bouge pas, puisque c'est la moyenne des deux premiers champions de notre décennie actuelle, ainsi que la précédente, alors que les buts sont nettement moins nombreux, y compris pour les champions (1,74 dans les années 2000, 1,79 pour Lille et Montpellier).

La révolution, qui eut lieu dans les années 60, décennie funèbre qui vit la disparition des cinq attaquants et l'apparition du libéro et du Catenaccio, concerne les matches nuls et les défaites. De 1932 à 1957, et hormis à de rares occasions (Sochaux 1938, Marseille 1948, Bordeaux 1950, Lille 1954), le champion comptait presque toujours plus de défaites que de nuls. Ainsi, le premier d'entre eux, l'Olympique Lillois, ancêtre du LOSC avant sa fusion avec Fives, n'en avait signé aucun en 18 matches ! D'une manière générale, les champions des années 30 ne comptaient que 15,46 % de nuls contre 20,6 % de défaites. Pour ceux des 40's, les chiffres se rapprochèrent (19 contre 20,1) ainsi que dans les années 50 (19,5 contre 21), mais toujours avec un avantage pour les défaites. Un phénomène aisément explicable, dont j'ai, je crois, déjà parlé ici : plus y a de buts, et moins y a de matches nuls, forcément, même si la victoire à trois points n'a absolument rien changé à long terme dans ce domaine.

Il faut attendre les années 60, et ses premières véritables mesures tactiques en faveur d'un football moins romantique, plus fermé, pour voir, comme par hasard, le rapport s'inverser. Même si la chute des buts pour le champion est relative (de 2,23 à 2,13), elle l'est nettement pour le reste du championnat, qui passe de 3.3 buts par matches dans les années 50 à 2,96
lors de la décennie suivante. Ça parait peu comme ça, mais c'est quand même la première décennie ou l'on passe sous la barre des trois buts par match, et ce lors de 4 saisons... Bref, dans le même temps, le rapport s'inverse : dans les années 60, les nuls concerneront 20,3 %, contre 18,13 pour les défaites. Et cet écart deviendra un gouffre dans les années 70 (23,7 contre 16), les années 80 (26,84 % contre 14,2), et ainsi de suite (24,73/15,7 dans les années 90, 22,6 contre 16,7 dans les années 2000, 26,3 contre 13,16 dans les années 2010).

Des Champions moins offensifs, mais moins solides aussi

Au niveau des buts, un champion marque en moyenne 2 buts par match, et en encaisse un. Des chiffres quasi ronds qui sont cependant variables suivant les époques, là encore. On l'a vu, les champions des années 30 et 40 carburaient au super (2,52 puis 2,42), ainsi que ceux des années 50 (2,23) et même 60 (2,13). Même si on reste au-dessus de la barre des 2 buts, la chute de la moyenne est cependant régulière et nette. La bascule se situe dans les années 1970 (1,98) et surtout les années 80 (1,75), que l'on peut véritablement considérer comme la décennie dans laquelle se révèle vraiment le football moderne. Ainsi, on peut considérer que les tactiques employées aujourd'hui n'ont que très peu évolué depuis 30 ans, alors que beaucoup d'équipes évoluaient encore à 4 attaquants dans les années 70, une aberration aujourd'hui.

Les années 90 verront la chute se briser, mais très légèrement (1,78) avant une nouvelle rechute dans les années 2000 (1,75). Depuis deux saisons dans la présente décennie, on assiste à une légère amélioration (1,79), mais rien de révolutionnaire... Sauf si le futur champion marque deux buts par matches, ce qui n'est plus arrivé depuis Monaco en 2000, et avant cela depuis Nantes en 1983 (!), on passera cette saison sous la barre des deux buts par match pour les champions depuis 1932. Triste, mais inévitable !

Au niveau des buts encaissés, la chute est forcément réelle, là aussi. La moyenne historique est de 1,006 (!) mais elle était de 1,32 dans les années 30 (2 par match pour Sète en 1934, une moyenne de relégable aujourd'hui !), de 1,31 dans les années 40, 1,18 dans les années 50 et de 1,093 dans les années 60. Sochaux 1938 est le premier champion à prendre moins d'un but par match (0,87), puis vint Lille 1954 (0,65, personne n'a fait mieux jusqu'au PSG 1994, 0,58 !) avant les cinq derniers champions des années 60. Dans les années 70, on tourne à 0,99 buts encaissés, puis 0,79 dans les années 80, 0,83 dans les années 90, 0,86 dans les années 2000 et 0,92 pour Lille et Montpellier. Une légère remontée appréciable... il n'empêche que le dernier champion à compter plus d'un but encaissé par match date de
2003 (Lyon) et avant lui Nantes (2001). Ça fera donc bientôt dix ans que ce n'est plus arrivé, mais on avait fait mieux entre Strasbourg 1979 et Bordeaux 1999 (21 saisons d'affilée !).

Saint-Étienne, le plus fort

Bref, revenons à notre question initiale, qui a initié ce post : qu'est-ce qu'un bon champion ? Sur une saison à 20 clubs et donc 38 matches, ça donne une moyenne générale de 23 victoires, 8 nuls et 7 nuls environ, 76 buts pour et 38 contre. Les plus proches de ce rapport (60/23/17) ces dernières années ont été Marseille 2010 (60,5/23,7/15,8) et... Bordeaux 84 (60,5/21/18,4). Le principe d'une moyenne est d'être une synthèse, pas une généralité, ni une majorité.

Pour les records, le champion ayant le plus gagné de matches est le premier d'entre eux, Lille (77,8 %). On n'est d'ailleurs passé au-dessus des 70 % que quatre fois, avec donc Lille 1933, Sochaux 1935 (73,3) et les Verts 35 ans plus tard (70,6 en 1969, 73,53 en 1970). Depuis, les plus gros chiffres atteints sont pour Nantes 1980 (68,4) et, récemment, de 64,7 % pour Bordeaux 1999 et 65,8 pour Lyon 2006 et Montpellier, l'année dernière. A l'inverse, les pires chiffres sont à chercher dans notre époque moderne, puisque, même si le plus bas chiffre date de 1976 (Saint-Étienne, 47,4 !), on est passé sous les 60 % à 14 reprises depuis 1986, soit plus d'une fois sur deux. Ainsi, le LOSC 2011 plafonne à 55,3 %, le Lyon 2003 à 50, Nantes 1995 à 55,3, et Monaco 1988 et Marseille 1989 à 52,6.

Chez les matches nuls, si récemment Lille 2011, Lyon 2005 et Bordeaux 1987 ont fait fort (34,2 %), , ils ne font pas mieux que Saint-Étienne 1976 (39,5) et surtout Nantes 1995 (42,1), qui, il faut le dire, n'avait perdu qu'une seule fois, autre record. En revanche, et hormis le LOSC en 1954 (38,24), de 1932 à 1964 (32,35, Nantes 1965), personne ne dépassera les 27 %, le record le plus bas, on l'a vu, étant pour l'Olympique Lillois lors de la première saison de l'Histoire (0 %). Suivent quatre équipes à 11,7 % (Reims 1949, 1953 et 1958, Nice 1952), puis Roubaix-Tourcoing 1947, Monaco 1961 et Nantes 1980 (13,16) et quatre équipes à 13,33, toutes avant guerre (Sochaux 1935, le Racing 1936, Marseille 1937 et Sète 1939). Ces dernières années, les chiffres les plus faibles sont pour Montpellier, l'année dernière, et Lyon 2004 et 2008 (18,4), devancés par Lyon 2002 et Bordeaux 1999 (17,65). A la jointure des années 1990 et 2000, Auxerre 1996 (15,79), Lens 1998 (14,71) et Monaco 2000 et Nantes 2001 (14,71) firent également très fort.

Chez les défaites, seulement trois équipes ont atteint les dix : Nice 1951 et Reims 1962 (11),
et Auxerre 1996 (10). Le Gym qui faisait encore plus fort que Reims, sacré en 38 journée (28,95 %), puisqu'il totalisait 32,35 % de défaites en 34 journées. Pour Auxerre, ça signifiait également 26,32 de défaites, un rapport énorme de plus d'une défaite toutes les quatre journées, contre une sur six en moyenne... L'AJA qui postule donc pour le titre de plus mauvais champion de l'Histoire. Pour trancher cette question, le mieux c'est quand même la moyenne de points non ? Promis après j'arrête...

Avec la victoire à deux points, la moyenne moyenne d'un champion de France est de 1,43 points par matches. Et ce, avec une pointe haute à 1,45 dans les années 1980 (1,44 dans les années 2000, 1,47 dans les années 2010), et une basse à 1,38 dans les années 50, décennie où le pourcentage de victoires passe sous les 60 % pour la première fois (ce sera également le cas dans les années 80 et 90) et le taux de défaites à 21, un record. Ces dernières années, Montpellier, Lyon 2007 et 2005 (1,5), Lyon 2006 (1,55) ont atteint ou dépassé les 1,5, et ce pour la première fois depuis Nantes 1995 (1,53) et le PSG 1994 (1,55). Mais le record absolu se nomme Saint-Étienne, version 1970 (1,64), juste après une autre année exceptionnelle des Verts (1,56). Durant deux saisons, l'ASSE ne perd que 8 matches, en gagne 49 (sur 68 !), inscrit 158 buts (2,32) et n'en encaisse que 56 (0,82). Durant la saison 1969-70, les Verts gagnent 25 matches sur 34, n'en perdent que 3, inscrivent 88 buts (2,59) et en encaisse 30. Allez, on le tient notre meilleur champion, même si les résultats des clubs français en Coupe d'Europe étaient des plus médiocres... si l'on compare avec une période où les clubs français brillaient, alors Nantes et le PSG, au milieu des années 90, remportent la mise, sachant que Marseille, durant sa grande période européenne, de 1989 à 1993, n'a jamais dépassé les 1,45 points par matches...

Le plus mauvais ? Il y a des cas, c'est sûr... le pire chiffre est pour Nice en 1951 (1,21), avec ses 18 succès en 34 matches, ses 5 nuls et ses 11 défaites ! Ajoutez-y ses 73 buts pour et surtout ses 46 buts encaissés... seulement huit équipes ont signé moins de 1,3 points par matches, dont sept sur huit avant 1966, une avant la guerre (Marseille 1937), trois dans les années 50 (Nice 1951 et 1956, Reims 1955), trois dans les années 60 (Reims 1962, Saint-Étienne 1964 et Nantes 1965) et enfin... Lyon, en 2003 (1,29) !

Bon j'ai dis que je m'arrêtais mais... allez, encore une stat intéressante, le classement par équipes ! Si on regarde les clubs qui ont gagné au moins deux titres, celle qui recueille la meilleure moyenne de points est Sochaux, lors de ses deux titres d'avant-guerre (1,53), devant le PSG, deux titres également, mais nettement plus récents (1,51). Suivent Nantes (8 titres, 1,473), Bordeaux (6 titres, 1,468), Saint-Étienne (10 titres, 1,45), Lyon (7 titres, 1,44), Marseille (10 titres, 1,42), Monaco (7 titres, 1,405), Reims (6 titres, 1,396), le LOSC (3 titres, 1,39), Sète (2 titres, 1,36) et enfin Nice (2 titres, 1,33). Les "anciens" champions, hormis Sochaux, sont donc à la peine à la moyenne de points, à une époque où les joueurs restaient souvent toute leur carrière dans leur club, où les transferts étaient donc rares et donc, les effectifs plus équilibrés, les meilleurs joueurs n'allant pas systématiquement dans les meilleurs clubs, comme aujourd'hui.

Voilà, merci de m'avoir lu jusqu'au bout ! A plus tard !

lundi 2 avril 2012

Lille peut y croire

Salut à tous,

Même quand il fait 20 degrés, même quand il fait grand soleil, même quand il n'y a pas de finale de Coupe de la Ligue, la Ligue 1 parvient à nous fournir des journées tronquées, avec des matches reportés. Et donc pourquoi, puisque rien ne l'exigeait ? Pour aider Marseille à préparer son match retour à Munich, en Ligue des Champions... vu le résultat du match aller (0-2), et l'absence quasi totale de suspense dans cette confrontation, peut-être la Ligue aurait-elle du attendre avant d'accéder à la requête des Phocéens. Parce que là, même s'ils se sont reposés un max, ça ne leur suffira peut-être pas à l'emporter par deux buts d'écarts, cette semaine en Allemagne...

Surtout, aucun des sept autres qualifiés n'a eu l'idée saugrenue de demander la même chose à leur ligue. Résultat, au lieu d'avoir eu l'occasion de se changer les idées en championnat, même contre Montpellier, les Marseillais vont devoir enchaîner, en l'espace de 11 jours, quatre matches face au Bayern, donc, puis le PSG et Montpellier en championnat, et Lyon en finale de la Coupe de la Ligue. Ah non mais vraiment... c'est bien joué.

BREF, du coup on se retrouve avec un classement illisible, des statistiques imprécises et des vérités bancales, qu'il faudra constamment étayer de précisions lourdingues, histoire de ne pas trop dire n'importe quoi. Ainsi, Montpellier est toujours leader, forcément puisque Paris a perdu. Mais avec combien de points d'avance ? Zéro, comme actuellement, ou un ou trois, comme ça l'est potentiellement ? Et combien d'avance sur Lille, qui vient de gagner ses trois derniers matches et qui est revenu à quatre points des leaders ? Tout dépendra, aussi, du degré de fatigue des Marseillais, qui viendront d'enchaîner le Bayern et le PSG avant d'affronter le leader héraultais... ah non mais vraiment, c'est bien joué.

En dehors de ces turpitudes calendaires, on a encore eu droit à une journée faiblarde en buts (21 en 9 matches), une habitude en 2012. On notera que la pire équipe à l'extérieur avant cette journée, Nice, l'a emporté à Saint-Étienne (2-3), laissant la lanterne rouge à Valenciennes, vaincu 11 fois sur 16 hors de ses bases, contre une victoire. De son côté, Brest a beau avoir marqué son 6e but (!) à l'extérieur, en 15 matches, le club finistérien n'a toujours pas gagné en déplacement, comme Auxerre. Mauvaise attaque, certes, mais bonne défense : 14 buts hors de ses bases, seul Lille fait mieux en Ligue 1.

Profitant du seul but parisien à Nancy et des délires de la Ligue, privant Montpellier de son match, Lille a pris seul la tête des attaques (54), grâce notamment à ses chiffres à domicile (35). La meilleure attaque a donc pris le dessus sur la meilleure défense, Toulouse (26), qui est surtout solide à domicile (8, comme Montpellier et Valenciennes, les seuls à moins de 11 buts). Nancy, vainqueur méritoire du PSG (2-1), qui n'avait plus perdu en Ligue 1 depuis son déplacement à Marseille, le 27 novembre dernier (3-0) est la meilleure équipe de Ligue 1 sur les 5 dernières journées (13 points), devant Lille, Sochaux, Toulouse, Lyon (10 points)... et peut-être Montpellier (7 points).

Le club parisien a donc vu sa série en championnat se terminer après 14 matches sans défaites. Il s'agit de sa deuxième défaite contre Nancy, qui est donc la deuxième équipe après Bordeaux qui sera invaincue contre le PSG cette saison. Avant Marseille, la semaine prochaine ? En tous cas il s'agit de la deuxième défaite à l'extérieur des Parisiens, le meilleur total de Ligue 1 avec Lille. A noter que s'il s'agit du 7e match d'affilée avec un moins un but marqué pour le PSG, c'est également son 7e match consécutif avec un moins un but encaissé. Sur les matches retours, la défense parisienne, pourtant renforcée (chamboulée ?) cet hiver, tourne à 1,36 but encaissé par match (15 buts), contre 0,89 avant la trêve et le départ de Kombouaré. En revanche, l'attaque (2,09) tourne beaucoup mieux que durant la phase aller (1,63). Au final, la moyenne de points s'en ressent (1,82 contre 2,10).

Toujours est-il que Lille est revenu à quatre points, un total dérisoire à huit journées de la fin. Rappelons qu'en 2008/2009, le PSG, quatrième à deux journées de la fin et donc européen, comptait cinq points d'avance sur le LOSC, sixième. En fin de saison, Lille avait rattrapé son retard et devancé pour un but (!) le club parisien, finalement privé d'Europe... Contrairement au PSG, pour qui le mois de mai est en général le plus faible de l'année, le LOSC est un véritable spécialiste des finish en fanfare.

Passons aux buteurs, et notamment à Eden Hazard, désormais dauphin de Giroud avec 14 buts, et meilleur buteur des matches retours (7), qui a inscrit son cinquième but en cinq matches, dont trois sur penalty et un sur coup-franc. Au total, l'attaquant belge de Lille a marqué 8 de ses 14 buts sur coup de pieds arrêtés, dont 6 penaltys. Des statistiques à rapprocher de celles de Nene (13 buts, 7 penaltys). Mais n'oublions pas non plus Bruno Grougi (Brest), qui est désormais le meilleur buteur sur coup-franc (3), lui qui a marqué 6 de ses 7 buts sur coups de pied arrêtés...

Bonne performance également d'Anthony Mounier (Nice), qui réussit la performance, en tant que milieu offensif excentré de 1m74, d'être le meilleur buteur niçois (7), et de loin (Mouloungui et Dja Djedje suivent à 4 buts), si on excepte les 6 penaltys de Monzon, bien sûr, et ce en ayant marqué 4 fois de la tête, et jamais sur penalty ou coup-franc. Il est le deuxième meilleur buteur du crâne en Ligue 1, derrière Rémy (6), et devant notamment Maïga et Privat (3), les attaquants sochaliens qui ont également brillé dans ce domaine contre Brest (2-1). En revanche, le Niçois n'avait encore jamais marqué à l'extérieur.

Bonne performance des moins de 21 ans, auteurs de trois buts (Hazard, B.Dja Djedje et Aurier). Trois joueurs étrangers, qui n'évolueront jamais en Bleu... dommage. D'ailleurs, ils sont 7 sur 25 jeunes ayant marqué au moins une fois dans ce cas, quantité non négligeable. Les centres de formations de Ligue 1 ont heureusement fourni quelques futurs perles aux Bleus, comme Kakuta et Lacazette (4) et pourquoi pas Bulot, André ou Bakambu (3). En revanche, seul Marchal (Sainté) a marqué chez les plus de 31 ans.

Grosse performance encore des milieux, qui ont marqué plus la moitié des buts ce week-end (11). Cette saison ils en sont à 41, 81 %, contre 37,44 l'an passé, et surtout contre les 44,58 % de buts d'attaquants ! Il faut dire qu'hormis Giroud (18), aucun de ces derniers ne brille vraiment au niveau des totaux, à 8 journées de la fin, avec un maximum de 12 pour Gomis, et 11 pour Gameiro et Aubameyang... si on n'avait pas fait de Gomis et surtout Gameiro des remplaçants en 2012, qui sait...

Si les buts ont été moyennement nombreux, ça n'a pas empêché de jolis retournement de situations. Ainsi, Sochaux a été la quatrième équipe, après Bordeaux (contre Nancy) et Lorient (contre VA), lors de la 4e journée, et Rennes (contre Evian), lors de la 15e, à passer de la défaite de la victoire lors du dernier quart d'heure, contre Brest (2-1), y glanant ainsi 3 points très précieux. Nice était également mené à Saint-Étienne, avant de s'imposer en fin de rencontre (2-3). Nancy, de son côté, était dernier de ce classement avant de crucifier à une minute de la fin... la meilleure équipe du dernier quart d'heure, le PSG.

Voilà, sur ce je vous laisse avec mon équipe type décisive habituelle !



A plus tard !

lundi 5 mars 2012

Paris prend le relais


Salut à tous !

Et voilà que la 26e journée s'achève, déjà ! On est maintenant pleinement rentré dans le dernier tiers d'un championnat que, franchement, je n'ai pas vraiment vu passer. J'ai toujours l'impression d'être en début de saison, alors que chaque équipe - hormis Evian-T-G. et Marseille, qui vont remettre le calendrier à jour dès demain - n'ont plus que 36 points à prendre. Du coup, Sochaux, le dernier (21 points) peut encore espérer rattraper le leader parisien (55)... mais ça pourrait ne pas durer très longtemps.

Vous l'avez constaté, le PSG a repris la place de leader qu'il avait laissé à Montpellier la semaine passée. Le point qui les sépare toujours, mais dans l'autre sens, reste anecdotique, surtout comparé à l'écart créé avec le reste de la troupe : tous battus ou contraints au match nul ce WE, Lille pointe à 7 longueurs des Héraultais, Sainté à 11, Lyon à 14 et Marseille à 15. Du coup, c'est Rennes, désormais quatrième, qui en profite, tout comme Toulouse, sixième avec autant de points que les Bretons. Si on considère que Paris et Montpellier sont bien partis pour figurer sur le podium en fin de saison, la troisième place est donc encore incertaine.

Dans le bas du tableau aussi, Nancy et Nice s'étant imposés contre Lyon et Bordeaux, les écarts se creusent, et c'est Auxerre (-3 points) et surtout Sochaux (-5) qui en pâtissent très sérieusement. Si c'est deux grands clubs formateurs historiques plongent en fin de saison, on ne pourra que s'inquiéter à propos du modèle français, et de l'avenir de ces clubs qui basent leur réussite sur les jeunes, et la revente de ces derniers. Mais les deux cas sont cependant très différents : c'est une situation qui perdure pour Sochaux, les Lionceaux souffrant souvent beaucoup entre chaque génération dorée, voire visitant la Ligue 2 durant deux ou trois saisons à chaque fois, tandis que l'AJA, elle, et comme Nantes auparavant, paie précisément l'abandon de la politique de formation, il y a quelques années maintenant, et qui avait fait littéralement sa gloire, avec un titre de champion, plusieurs coupes de France et une demi-finale de Ligue des Champions en 1997... une autre époque. Mais attention tout de même à ces deux équipes qui ont tout de même les joueurs nécessaires pour réagir, notamment sur le plan technique.

A noter qu'Evian-T-G. et Nice ont signé leurs premières victoires à l'extérieur, et laissent ainsi Brest et Auxerre à leur statut de dernières équipes encore vierges de tout succès en dehors de leurs bases. En revanche, il n'y a plus d'équipe invaincue à domicile depuis la victoire du PSG à Brest (0-1), en début d'année. Par ailleurs, Rennes a remporté son 7e succès à l'extérieur, à Lorient (0-2), personne n'a fait mieux en Ligue 1, pas même Paris et Lille (6), ou Montpellier et Sainté (5). Mais dans le même temps, les Bretons se sont inclinés six fois à l'extérieur, soit plus que Lille, le PSG (1) et Montpellier (3) réunis...

Les Parisiens qui restent sur trois matches à 10 buts inscrits et 7 encaissés, soit une moyenne de presque six buts par matches au total. Du coup, ils reviennent à un but de la meilleure attaque, Montpellier (49) mais en comptent désormais quatre de retard sur Brest, la meilleure défense (22), devant Toulouse (23) et Marseille (24). L'OM qui vient donc d'affronter les deux meilleures lignes défensives de France, avec un bilan de 0 but marqué en 180 minutes...

Sur les matches retours, les Héraultais restent leaders avec 17 points sur 21 possibles, devant Paris (15) et Bordeaux et Saint-Étienne (13), quand dans le même temps Lille en prenait 11, Marseille 8 (sur 18) et Lyon... 5. Pourtant, les Lyonnais ont marqué 10 fois, soit autant que Montpellier ou les Verts, mais ont encaissé 13 buts, le pire bilan en 2012, avec Lorient...

De leurs côtés, les buteurs ont une nouvelle fois fourni une copie médiocre (23 buts), autant du droit que du gauche (9), et plus de la moitié par des joueurs étrangers (12), dont six Africains, une constante depuis l'arrêt Bosman. Malgré le gros score parisien (4-1), il y a eu plus de buts à l'extérieur (12) qu'à domicile (11), beaucoup de buts de défenseurs, qui ont autant marqué que les milieux (7 chacun), un but sur coup-franc (Hazard, qui n'a pas fait exprès, comme souvent pour les buts sur coup-francs en Ligue 1...), et deux penaltys, dont un pour le spécialiste niçois Monzon (5) et l'autre pour Hazard, qui a donc marqué six buts sur coup de pieds arrêtés (4 p. et 2 cf) sur 11. Ça fait un de moins que Nene, qui a pour une fois marqué dans le jeu ce week-end. Le Belge est également le meilleur buteur du droit (9) devant Gameiro (8), tandis que le Brésilien a rejoint Giroud en tête chez les gauchers (11). Il est également toujours le meilleur buteur des matches retours (6).

A noter que les bancs ont également été productifs ce week-end, puisque quatre remplaçants ont marqué... notamment le jeune Tinhan (Montpellier) et Guie Guie (Nice), auteurs de leurs premiers buts en Ligue 1. Mais le dernier nommé n'est pas un remplaçant ordinaire, puisqu'il est entré à la 10e minute...

Le dernier quart d'heure a encore été agité, surtout quand seulement sept buts sont inscrits en première mi-temps, dont trois au Parc des Princes et deux à Bordeaux... Montpellier, Auxerre et Sochaux en ont profité pour gagner un point, et donc Lille, Valenciennes et Dijon pour en perdre deux. Les Bourguignons qui sont désormais derniers de ce classement (-6 points), à égalité avec Nancy, avec notamment 15 buts encaissés, record de la Ligue 1 cette saison !

Voilà, sur ce je vous laisse avec mon équipe décisive !




A plus tard !