Affichage des articles dont le libellé est Saint-Etienne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Saint-Etienne. Afficher tous les articles

mardi 22 décembre 2015

Bilan de la Ligue 1 à la trêve

Salut à tous !

Comme tous les ans, nous nous retrouvons pour un bilan de demi saison de la Ligue 1. Et dieu sait que cette année, il y a des choses à dire, et pas des banales.

Paris seul au monde

D'abord, ce fameux record, que Laurent Blanc essaie de banaliser tout en s'en étant servi pour motiver ses joueurs lors du dernier match de l'année à Caen, remporté (0-3). 51 points pris après 19 journées, ça interpelle quelque peu. Lyon, au fait de sa gloire, en 2006-07, juste avant que sa domination ne s'étiole quelque peu, en avait remporté 50, mais il avait subit une défaite, à Rennes (1-0), en plus de ses deux nuls, avant de "s'écrouler", terminant champion mais quatrième des matches retours avec seulement 31 unités. L'OL
avait également marqué 39 fois (48 pour Paris) et encaissé 11 buts (contre 9). C'était à l'époque un record qu'on imaginait difficile à égaler, sauf par lui-même, dans un championnat aussi serré et difficile.

Neuf ans plus tard, c'est donc chose faite. 16 victoires, 3 nuls et un rythme qui permettrait au PSG d'atteindre un score de 102 points difficile à concevoir, vu que le maximum autorisé est de 114... ça sous-entend que le club parisien, lors de ces matches allers, a perdu un peu plus d'un point en moyenne tous les dix matches ! Il a également remporté près de la moitié de ses rencontres (9) par au moins trois buts d'écart, contre seulement cinq sur l'ensemble de la saison dernière ! Des chiffres effarants, surtout quand on mesure l'écart qui sépare les Parisiens du reste de la meute... Il y a un an, Lyon était deuxième derrière... Marseille, avec 39 points, et devant le PSG, crédité de 38 points. Il y a deux ans, Monaco talonnait le PSG avec 41 points. Cette saison, l'ASM, avec 32 points, est le plus mauvais deuxième à la trêve depuis... le Paris-SG, dauphin du futur champion lillois fin 2010, avec 31 points, à égalité avec Rennes et Lyon. En revanche, un tel écart après 19 journées (19 points), c'est du jamais vu, il efface des tablettes les 15 points d'avance de Lyon sur Lens fin 2006, encore. En revanche, il échoue à un but de la meilleure différence de buts à la trêve, propriété d'un autre club parisien, le Racing, en 1959-60 (+40). Un goal average qui se répercute sur celui des autres : aucune autre équipe ne dépasse +9 (Nice), alors que trois équipes, les trois relégables, dépassent les -10 et une atteint -25 (Troyes), Caen est quatrième avec -1 et les Verts sixièmes avec 0, et seulement 7 équipes ont un bilan de buts positif, contre 10 avec un bilan négatif. N'en jetez plus !

Pour Troyes, la relégation parait inévitable : seule équipe de l'histoire à atteindre la trêve sans victoire, l'ESTAC compte 13 points de retard sur le maintien. Personne n'a pu rattraper un tel retard en Ligue 1. Avec 10 buts marqués, les Aubois, également pire défense de Ligue 1 (35), échouent à une longueur du record à mi championnat qui est de 9 (Lille en 1993 et Metz en 2010)...

Évidemment, cette domination sans partage offre au PSG une pléthore de premières places dans divers classements : meilleure attaque (48), à domicile (27) comme à l'extérieur (21), meilleure défense (9), à l'extérieur (3 en 11 matches !) mais pas à domicile (6), puisque Angers (4) et Lille (5) le devancent. Le PSG, malgré seulement 8 rencontres disputées au Parc des Princes, est la meilleure équipe chez elle (22 points), devant Saint-Étienne (20 points en 10 matches) et Bastia et Bordeaux (18/10). Il l'est encore plus à l'extérieur, avec 29 points en 11 matches, devant Monaco (19/10), Rennes (17/10) et Nice et Angers (16/10 et 9). Lors des matches retours, le PSG recevra donc 11 fois sur 19...

Zlatan toujours là

Autre secteur ou Paris domine, ce sont les classements individuels. Avec 15 buts, Zlatan Ibrahimovic, après l'intermède Lacazette la saison passée qui l'avait longtemps vu blessé, a repris la main sur le classement des buteurs, nettement devant le duo Moukandjo (Lorient)-Batshuayi (Marseille), auteurs de 11 réalisations. Son compère Cavani est quatrième avec 10 buts, ce qui lui garantit déjà une huitième saison d'affilée avec au moins 10 buts au compteur en championnat. Avec ce total, le Suédois (34 ans) égale son score à la trêve en 2013-14, qui l'avait finalement vu marquer 26 fois, mais reste derrière la performance de sa première saison (18, 30 au final). Cependant, rapporté à son temps de jeu, il signe pour l'instant sa meilleure saison, puisqu'il réussit à marquer toutes les 75 minutes en moyenne, contre environ 100 (99, puis 106 et 105) lors de ses trois premières années parisiennes ! De son côté, il s'agit de sa 10e saison d'affilée avec au moins... 14 buts inscrits en championnat. Par ailleurs, il confirme que malgré sa taille (1m95), il se sert avant tout de ses pieds, et surtout du droit : ce dernier a frappé 14 fois sur 15, dont 5 penalties et un seul en dehors de la surface, pour un but de la tête, et aucun du gauche. Seulement deux d'entre eux ont servi à ouvrir le score, trois ont été inscrits dans le dernier quart d'heure, et six ont été marqués à l'extérieur, meilleur total.

Derrière ce quatuor, la concurrence tire la langue. Les premiers poursuivants, les deux niçois Germain et Ben Arfa, sont à trois longueurs (7), devant six joueurs, les révélations Delort (Caen), Larbi (Gazelec), et Ninga (Montpellier), les habitués Lacazette, en net retrait par rapport à l'an passé, et Braithwaite (Toulouse), le Danois n'étant plus qu'à une longueur de son record toulousain (7) et à trois de son total en carrière, et enfin la "surprise" Di Maria (PSG), qui a déjà égalé son record de buts en une saison, signé deux fois avec le Real Madrid, en 2011 et 2013... l'Argentin, meilleur passeur du championnat dans le jeu (7, devant Ibrahimovic, 6, et Dirar, 5) est d'ordinaire plus doué pour servir que pour recevoir.

Les buts des -21 ont légèrement baissé (14 % contre 15,8 l'an passé) mais restent toujours largement devant ceux des plus de 31 (9,6), pourtant emmenés par le meilleur buteur du championnat. Mais derrière Ibra, quatre joueurs comptent seulement trois buts, Danic (Bastia), Plasil (Bordeaux), Féret (Caen) et Camara (Montpellier)... seuls 17 joueurs de plus 31 ans ont marqué en Ligue 1, contre 37 de moins de 21 ! Ces derniers sont menés par le Lillois Benzia (4), et 7 joueurs à 3 buts, dont Crivelli, N'Koudou, Siebatcheu... attention aux petits nouveaux Romain (Bastia), Ounas (Bordeaux), Koziello (Nice) ou Dembelé (Rennes), tous buteurs deux fois, et qui promettent beaucoup. On en reparle dans quelques années...

Autre signe de la baisse de niveau et d'expérience de la Ligue 1, le nombre de buts de joueurs ayant joué en Bleu au moins une fois (7,5 %, contre 9,6 l'an passé). Heureusement que Ben Arfa, Cabella ou Diarra sont revenus en Ligue 1 pour gonfler ce chiffre... toujours aussi peu de coup-francs inscrits (13, soit 2,9 %...), un chiffre également en baisse (3,2 en 2014-15). Celui des "revanchards", ces joueurs qui marquent contre leurs anciens clubs, est lui légèrement en hausse (3,2 contre 2,97). La palme à Beauvue (OL) et Sio (Rennes), qui l'ont fait deux fois, et à Bastia, Monaco, Nantes et Reims, qui ont subit également deux fois les foudres d'anciens de leurs ouailles... Côté remplaçants, le meilleur d'entre eux est le Rennais Grosicki (4) devant l'éternel Souleymane Camara, qui côtoie Lucas (PSG) et Siebatcheu (Reims), qui comptent trois buts. C'est le PSG qui compte là encore le meilleur banc (8) devant Reims et Rennes (5). Trois équipes n'ont pas encore vu leurs remplaçants marquer, Angers, Guingamp et Nantes, 3 des 6 plus mauvaises attaques de Ligue 1. Enfin, le meilleur "gaucher" est Di Maria (6) devant Alessandrini (Marseille) et Ben Arfa, 5, et Fekir et... Cavani, 4. Côté buts de la tête, c'est logiquement l'angevin Ndoye qui mène (4), en compagnie de Moukandjo, devant un spécialiste, Privat (Guingamp, 19 buts de la tête sur 31 en Ligue 1) et Germain, qui fait honneur à son père Bruno, illustre buteur à répétition de la tête il y a une vingtaine d'années...

L'Europe confirme son renouveau

Si le nombre de buts étrangers a légèrement baissé (49,77 % contre 53,8 l'an passé), les rapports de force demeurent les mêmes, du moins à propos des continents. Derrière la surpuissante Afrique, toujours intouchable (106 sur 217 buts étrangers), l'Europe confirme son léger redressement, aperçu l'an passé et reste devant l'Amérique du Sud (64 contre 45), avec même un écart plus grand, puisque la saison dernière elle n'avait devancé cette dernière que de 8 petites unités (138 contre 130)... la renaissance de Zlatan, plus les buts belges, portugais, danois ou polonais ont permit cette avance, tandis que la baisse de régime du Brésil, en tête, certes, mais à égalité avec le Cameroun (18), et de l'Argentine (14) ont confirmé que les footballeurs sud-américains sont de moins en moins nombreux en Ligue 1. Neuf des 14 buts argentins ont été marqués par des Parisiens, ainsi que 10 des 12 buts uruguayens... seuls les Brésiliens sont un peu plus répartis (5 buts du PSG sur 18).

Chez les passeurs, derrière Di Maria, Ibra et Dirar, on trouve quelques belles surprises avec le jeune bordelais Crivelli, accompagné du soit-disant individualiste Batshuayi et du Niçois Séri (4). Au classement combiné buts+passes, Ibrahimovic est évidemment en tête (15+6), devant le buteur marseillais (11+4), Moukandjo (11+2) et Di Maria (6+7) et enfin Cavani (10+2). Au pourcentage par équipe, c'est Nantes, plus mauvaise attaque (14) du championnat derrière Troyes (10) qui mène, avec 84,6 % de buts marqués sur passe décisive dans le jeu, devant ses voisins de l'ouest Rennes (79,2) et Guingamp (76,5). Lyon (56,5) et Paris (56,2) sont très loin, mais devant Troyes (40), le dernier, qui suit Angers (47), spécialiste des coups de pied arrêtés.

Dans un championnat où on ne gagne plus que 38,9 % de ses matches à domicile (47,6 l'an passé), contre 29,4 % de succès à l'extérieur, où une seule équipe n'a pas encore perdu chez elle, vous savez qui, et où la moitié des équipes n'ont pas gagné plus de trois fois dans leur stade, il n'est pas étonnant de constater l'importance des buts inscrits à l'extérieur (44,10 % !). Une moyenne de buts assez nettement en baisse par rapport à l'an passé (2,36 contre 2,49). On a ainsi déjà eu droit à cinq journées sous les 20 buts, dont les deux premières, la dernière, ainsi que la 16e, qui est descendu à 13 unités (!), contre seulement deux cas à la même époque il y a un an, et seulement quatre sur toute la saison ! Encore une fois, ce ne sont pas vraiment les 0-0 qui font la différence, puisque la hausse de ces derniers est très relative (9,47 % contre 8,94 l'an passé). Ni même les 1-0, en légère baisse cette saison (20 % contre 21,3). Mais les 2-1 étaient nettement plus nombreux (15,5 % contre 13,7), tout comme les 3-1 (7,1 contre 4,21), par exemple. D'une manière générale, la Ligue 1, qui aime à se compter, sans raison valable, dans les "cinq grands championnats", reste à la traîne de ses voisins dans ce domaine : on tourne à 2,54 en Italie, 2,56 en Espagne, 2,66 en Angleterre, et 2,82 en Allemagne. Ça fait rêver, mais on a l'habitude.

Divers chiffres...

Enfin, notons que le PSG a ouvert le score 15 fois, l'emportant à 14 reprises dans ce contexte, seul Caen, qui l'a emporté lors de ses 9 ouvertures du score, faisant mieux. La deuxième équipe ayant le plus ouvert le score est... Toulouse, qui a pourtant réussi l'exploit de ne s'imposer que deux fois... seul Troyes, qui a marqué deux fois le premier sans l'emporter, fait pire. Paris a concédé trois fois le premier but, avec deux succès et un nul au final. Huit équipes ne se sont jamais imposées après l'ouverture du score adverse, dont les Verts, Lyon ou Marseille. Logique, dans un championnat où on ne l'emporte que dans 10,5 % des cas après avoir pris le premier but... en revanche quand on ouvre le score on l'emporte dans plus de 65 % des cas ! Par ailleurs, Lyon est la meilleure équipe du dernier quart d'heure avec 5 points récupérés, devant Caen et Guingamp (3), quand Toulouse ferme la marche avec 11 points égarés, qui lui permettraient de fréquenter la 7e place s'ils étaient toujours là... malgré deux points perdus en fin de match (contre Bordeaux, 2-2), c'est Paris qui a malgré tout marqué le plus dans le dernier quart d'heure (12), devant Lyon (9) et Lorient et Bordeaux (8). Le LOSC, lui, n'a jamais craqué en fin de match (0 but) mais n'a marqué que 3 fois... seuls le Gazelec et Toulouse font pire (1).

Lors de cette première partie de saison, le leader incontesté a mené durant 892 minutes, soit presque 47 minutes par matches. Personne ne fait évidemment mieux, y compris Nice, son dauphin dans ce domaine (33,8), tandis que Troyes ferme la marche avec 63 minutes en tête... le PSG qui n'a été mené que durant 49 minutes, contre 232 à Angers et 280 à Monaco. A noter les "performances" de Marseille, 14e de ce classement avec 467 minutes (24,6) et surtout Lyon, 18e avec 520 minutes (27,4), soit presque un tiers du temps ! Seuls le Gazelec (525) et Troyes (728) font pire...

Revenons enfin sur une stat qui a défrayé la chronique cette saison : les penalties ratés. Après cette 19e journée où les 2 penalties tirés ont été stoppés, on tourne à 62,5 % de réussite. Un chiffre rachitique, à comparer aux deux précédentes saisons, l'an passé (79 %) et 2014 (73,3), qui n'étaient déjà pas fameuses. Si cinq équipes ont réussi toutes leurs tentatives (mais une seule en a tiré plus d'un, Lorient, 5), trois les ont toutes ratés, Bordeaux (1), Guingamp (2) et surtout Rennes (4 !). Les Bretons qui n'avaient déjà pas brillé l'an passé (1 sur 3) ni même il y a deux ans (2 sur 4)... au bout d'un moment, ce n'est plus un hasard.

Je vous laisse digérer tout ça ! A plus tard !

mercredi 30 octobre 2013

Une soirée dans le Chaudron

Salut à tous,

Grand moment pour votre serviteur blogueur dimanche soir : sa première visite à un stade et un public mythique, Geoffroy-Guichard. Et, ce qui ne gâchait rien, il s'agissait d'une des plus belles affiches françaises qui soit, Saint-Étienne-PSG. Soit deux des plus beaux palmarès du foot français, ainsi que l'affrontement entre deux équipes ambitieuses pour les premières places du championnat, c'est peu de le dire. Enfin, il s'agissait de voir si les Verts allaient continuer à être la bête noire du PSG d'Ibrahimovic, qui n'avait jamais battu les Ligériens en trois rencontres l'an passé, ne marquant qu'une fois, sur penalty, et récoltant un rouge lors de la visite des Verts au Parc des Princes, il y a un an (1-2).

Un stade mythique, un

Mais l'essentiel était ailleurs. Dans mon éternel désir de voir un maximum de stades dans ma vie, les plus mythiques possibles, je réservais déjà à Geoffroy-Guichard une place à part. Avec tout le respect que je dois aux enceintes bordelaises (deux fois), montpelliéraines, nantaises, et même martégales, audoniennes, vannetaises et
carquefoliennes, aucune d'entre elles ne porte sur elle des oripeaux historiques et mythiques aussi chatoyants que ceux du Chaudron stéphanois. Oui, il y a eu de grands matches à Bordeaux et à Nantes, à Paris aussi, bien sûr, mais peut-on autant citer pour eux des adversaires estoqués à coups de retournements de situation homériques tels que le Dynamo Kiev (0-2, 3-0 a.p.), Hajduk Split (1-4, 5-1 a.p.) dans les années 70, et même le grand Bayern Munich (0-2, 3-0) quelques années plus tôt, à part si on est supporter des clubs concernés ? Oui, il y a eu le Real Madrid au Parc des Princes en 1993, il y a eu la Juve de Platini qui a failli se faire retourner au Parc Lescure, avant de manquer de se faire sortir dix ans ans plus tard à la Beaujoire... mais en nombre, le Chaudron les surpasse tous.

Mais pas que là dessus. Tant qu'on n'y a pas vécu un match, si possible un grand match, une affiche, difficile d'imaginer à quel point ce stade, qui est pourtant encore ouvert dans deux de ses coins et qui, en raison des travaux pour l'Euro 2016, est en partie fermé au niveau de sa tribune présidentielle, peut être oppressant, voire irrespirable pour l'adversaire. Au vu de ma soirée de dimanche, en haut de cette tribune Henri Point, en face de la présidentielle, difficile d'imaginer des équipes adverses venir se balader ici tranquillement, ne pas subir une pression folle, du public mais surtout de joueurs habillés de vert sur-motivés par l'ambiance et le soutien de 30 à 40 000 supporters déchainés, qui déversent sur les vingt-cinq acteurs des vagues de chants et de cris qui se répercutent entre de hauts murs escarpés ? Que peut-il arriver à cette équipe stéphanoise, quand son peuple hurle, que ce bruit efface tout et que les adversaires ne peuvent pas s'entendre penser, avant qu'un Fabien Lemoine ne vienne leur découper le pied s'ils ne lâchent pas assez rapidement le ballon ? Et comment ces Verts peuvent-ils avoir déjà perdu sept points à domicile en six rencontres, sans parler de leur incroyable défaite à domicile contre Esbjerg, en tour préliminaire de la Ligue Europa (0-1), avec une arme pareille à leur disposition ?

Un public de connaisseurs

Le club stéphanois semble avoir trouvé un moyen simple mais efficace pour échauffer ses supporters avant le match : les faire poireauter une heure sous leur tribune avant de les faire enfin monter dix petites minutes avant le début du match. En revanche, les faire grimper la cinquantaine de marches pour parvenir en haut de la tribune aurait tendance à les essouffler légèrement. Peu importe, le spectacle qui s'offre alors à la vue du bizut est époustouflant : un stade escarpé, aux tribunes populaires hautes, uniformément vertes et chantant puissamment et à gorge déployée des chants parfaitement rodés et entraînants.
Je n'en ai jamais vu, mais je me suis cru durant deux heures dans un stade anglais à l'ancienne, avec des limites de jeu extrêmement proches des premiers supporters. Quand aux deux kops stéphanois, ils m'ont fait penser au mur de Dortmund, cette tribune de 25 000 places unique au monde.

Le Parc des Princes mis à part - le seul stade fermé de France, où chaque son est multiplié par mille... problème, il n'y a plus de vrais supporters dans cette enceinte - nulle part je n'ai vu une telle ambiance, un tel climat, un tel mélange de soutien indéfectible, d’enthousiasme bon enfant et de pression hostile à l'adversaire. A un détail près, non des moindres : lors de la présentation de l'équipe parisienne, tous les joueurs ont été sifflés comme il se doit. Tous, sauf deux : Zoumana Camara et Blaise Matuidi, deux anciens stéphanois qui, eux, ont été applaudis. Pour info, le premier nommé a quitté le club en 2007... ça s'appelle un public de connaisseurs, un vrai public de foot, comme on n'en voit qu'en Espagne, en Grande-Bretagne ou en Allemagne, voire même aux Pays-Bas.


Tout pour réussir


  
Durant le match, les chants ne s’interrompront qu'à deux occasions, hors mi-temps : lors des deux buts stéphanois, qui laisseront place à des moments de délires collectifs intenses. J'ai assisté à des grands matches au Parc des Princes, notamment celui contre Liverpool en demi-finales de la Coupe des Coupes 1997 (3-0), ou contre Arsenal en 1994 (1-1), c'était du même niveau. Ah si, lors de l'expulsion pas si sévère que ça de Lemoine (lui même l'a admis le lendemain, à froid), aussi. La fin fut évidemment plus tendue, mais même lorsque Cavani réduisit le score, l'ambiance ne baissa en aucune façon.

Je ne sais pas comment ça se passe lors d'un match dit "normal" - cela existe-t-il seulement là-bas ? Pas sûr. Ça devait être moins chaud en Ligue 2, c'est sûr, ou en Coupe de la Ligue. Mais quand même, quelle perle ! Les stars étrangères du PSG, qui viennent du championnat italien où, certes, figurent quelques monuments comme San Siro ou l'Olimpico de Rome, mais où les stades sont souvent vétustes et rarement adaptés au seul football, ont dû apprécier d'évoluer dans un stade aussi chaud, aussi fervent. Ça a dû rappeler à Cavani, par exemple, certains derbys uruguayens ou argentins. On dénigre souvent le football français, parfois à raison, mais Saint-Étienne et son stade font partie indiscutablement de ses grandes fiertés. Reste à fournir à cette équipe un mental plus élevé, une exigence supérieure et quelques moyens supplémentaires et il y a tout, là-bas, pour qu'une grande équipe européenne y subsiste. Avec ou sans impôts...

A plus tard !

samedi 28 septembre 2013

Sept journées dissequées

Salut à tous,

Premier post de la nouvelle saison de Ligue 1, qui est déjà bien entamée maintenant. Sept journées, ça fait déjà presque 20 % des matches qui ont été joués. Les chiffres que je vais vous fournir ne seront évidemment pas les mêmes dans 5, 10 ou 20 journées, mais ils indiquent en tous cas la tendance de ce début de saison. Et comme dans tout début de saison, il y a des surprises, qui auront plus ou moins de mal à tenir la distance. Mais sept journées, déjà, c'est pas mal.

Des 0-0 à la pelle

D'abord, la moyenne de buts, particulièrement faiblarde (2,21). L'an passé, on en était à 2,54, soit presque un but en moins tous les trois matches. Ça semble négligeable, mais c'est loin d'être le cas, c'est trois buts de moins par journées. Ça signifie surtout une hausse nette des 0-0, quatrième score le plus fréquent (14,3 %), soit une place de mieux que l'an passé et presque le double d'unités (8,7 %) ! Sans les dix 0-0 qu'on a du se fader en 7 journées, soit
une journée entière, on tournerait à 2,58 buts, soit un peu plus que l'an passé... sur les cinq dernières journées, on tourne carrément à deux 0-0 par journée, puisqu'il y en a pas eu lors des deux premières. En sept journées, on a atteint une fois 29 buts et une fois 27, mais on est passé trois fois sous les 20, et pas qu'un peu lors de la troisième journée (15 !). Enfin, comparaison fatale, on tourne à 3,27 en Allemagne - où il y a eu... aucun 0-0 en 54 matches - soit plus d'un but par match par rapport à la France.

Monaco et Paris, leaders solides

Il reste encore deux équipes invaincues - Paris et Monaco - et une équipe sans succès, Sochaux (deux nuls, 5 défaites). Il reste également trois équipes invaincues à l'extérieur (les deux gros cités plus Marseille) mais aussi neuf équipes vierges de succès à l'extérieur, soit près de la moitié ! La palme à Lorient et Valenciennes, qui ont perdu leurs quatre et trois matches hors de leurs bases, en inscrivant... zéro but. La hausse des victoires à domicile (47,1 contre 44,7 l'an passé) n'est pourtant pas gigantesque, la baisses des succès à l'extérieur (22,9 contre 26,8) à peine plus prononcée.

Monaco est un leader solide puisqu'il possède la meilleure défense (3) devant Lille, le PSG, Reims et Rennes (4) et la meilleure attaque (13) devant Lyon (12). A noter que Bordeaux n'a marqué qu'une fois en quatre matches à domicile, contre cinq fois en trois matches à l'extérieur... Revenons à Monaco, qui concentre donc le plus de buts, avec le plus petit nombre de buteurs de Ligue 1, à savoir deux, Falcao (7) et son remplaçant, Rivière (6), dont il ne devait même pas soupçonner l'existence il y a trois mois... personne ne possède moins de buteur que le leader du championnat, même Sochaux et Nantes (3). A titre de comparaison, Guingamp en compte 6 (Yatabaré - 4 - plus les cinq buteurs du matches contre Sochaux, 5-1 !) tout comme les Verts, et le PSG, sept, plus gros chiffre de Ligue 1.

Étonnants Danois !

On note une nette hausse des buts étrangers cette saison (53,3 % contre 46,3). La faute aux buteurs européens, auteurs d'un bon début de saison et qui résistent à l'offensive des buteurs sud-américains, Falcao (7), Cvitanich (4) ou Cavani (3). Et ce grâce non pas aux seuls buts du Suédois Ibrahimovic, plus discret cette saison sur ce plan (2), mais à ceux des voisins danois, auteurs de cinq buts, dont trois pour l'étonnant toulousain Braithwaite. L'an passé, le Danemark avait marqué... deux buts, six l'année d'avant, aucun entre 2009 et 2011 et cinq en 2008-09, et n'est pas passé au-dessus des dix buts en Ligue 1 depuis 1995. Suivent la Belgique, Israël, le Portugal et la Serbie (3). Mais le leader toutes catégories est la Colombie de Falcao mais aussi Montano, avec 9 buts au total, devant la Côte D'Ivoire (7) et le Brésil et le Mali (6). L'Argentine, tenante du titre, est pour l'instant à la traine (5), en compagnie de l'Algérie et donc du Danemark. Par continents, l'Afrique a mis le temps mais est déjà solidement en tête (31) devant l'Europe (25) et l'Amsud (24). Le duel s'annonce serré, comme l'an passé, où l'Europe l'avait emporté de trois buts (109 à 99).

Les jeunes en forme, plus de coup-francs

Avec la crise, les clubs français sont fauchés et, à l'image par exemple de Lyon, sont contraints de s'appuyer sur les jeunes, ce qui explique les bons débuts des moins de 21 ans (8 %), même si la hausse par rapport à l'an passé est faible (7,4). Mais l'an passé les jeunes avaient débuté très timidement avant de finir fort, une tendance qui pourrait se confirmer cette saison. A noter que, contrairement à l'an passé, le PSG compte déjà deux représentants dans ce classement (Rabiot et Lucas). Il était également absent des + de 31 ans, qui ont
marqué autant que les jeunes alors que d'ordinaire ils les dominent aisément, puisque Maxwell et Ibrahimovic sont désormais qualifiés pour figurer parmi les "vieux"...

André-Pierre Gignac s'était fait une spécialité, celle d'ouvreur de score (8 buts sur 13), il remet ça cette saison, puisque ses trois buts ont à chaque fois défloré le tableau d'affichage. Il était accompagné de Cvitanich et Ibrahimovic l'an passé, cette fois il doit faire de la place à Djordjevic, qui a également toujours ouvert le score, et Cvitanich encore une fois.

Bons débuts des tireurs de coup-franc (8, soit 5,3 % contre 4,1 l'an passé), alors que les deux meilleurs de la saison écoulée, Khazri et Ibrahimovic (3) n'ont pas encore trouvé la faille dans ce domaine. Clément Grenier (Lyon) fait figure de favori logique, sachant qu'hormis Atik (Guingamp) et son coéquipier Gourcuff, aucun des autres buteurs dans ce domaine ne présente le profil d'un grand tireur de coup-franc (Saivet, Dja Djedje, Wass, Aliadière et Tiéné). Mais je peux me tromper ! Attention à Wass tout de même.

Ibrahimovic toujours passeur

Les penalties sont forcément plus nombreux, et deux joueurs ont déjà marqué deux fois dans cet exercice, Falcao et Melikson (Valenciennes). Très peu de buts de joueurs que j'appelle "revanchards", seuls Aboubakar, contre Lorient, et S.Camara, contre Nice, ayant marqué contre un de leurs anciens clubs. L'an passé ils représentaient 2,5 % du total, soit deux fois plus que cette année (1,33). Les remplaçants, eux sont en très légère baisse (10 % contre 11,5) avec déjà deux buts de Rivière, mais aussi deux buts de jeunes africains d'Ajaccio (Tallo et Camara) très prometteurs. Sept clubs ne comptent encore aucun but de remplaçant, dont Lyon ou Saint-Étienne. Ils étaient onze avant la dernière journée, riche en buts venant du banc (5).

Chez les passeurs, Ibrahimovic est une nouvelle fois en tête, puisqu'il avait fini co leader avec Valbuena l'an passé, avec 9 unités. Il en est déjà à 4 cette année (même si la Ligue a eu l'étrange idée de lui refuser celle à Nantes, légèrement déviée...) dont deux pour Cavani, avec qui il est sensé ne pas s'entendre. Le Suédois devance celui qui part grand favori de ce classement, selon moi, à savoir Moutinho (3) et 15 autres joueurs à deux passes, dont Saivet, Grenier, Gourcuff, Valbuena, Brüls (Nice), Hamouma et les latéraux Fanni, Kurzawa, Lemaître et I.Cissokho, ce qui permet de ne pas trop désespérer sur notre capacité à produire de bons latéraux en France, enfin. C'est également Paris qui compte le plus de passes décisives, à égalité avec Lyon (8), qui a marqué deux buts de plus. En revanche, Valenciennes n'en compte qu'une seule.

Valenciennes ne doit pas être menée

Trois équipes ont le plus ouvert le score cette saison, Marseille, Nantes, Sainté et Paris (5). Mais seul le PSG n'a jamais perdu en ouvrant le score, tout en concédant un nul (Monaco, 1-1), Marseille et les Verts perdant une fois et Nantes, deux. Lille et Monaco, qui ont ouvert le score quatre fois, l'ont emporté à chaque fois, tout comme Rennes (3 sur 3) et Reims (2 sur 2). A noter que Lorient, Valenciennes et... Lyon n'ont ouvert le score qu'une seule fois, avec la victoire à chaque fois à la clé. Quant à Sochaux, les deux fois où les Lionceaux ont marqué en premier, ils ont perdu à chaque fois... Si vous menez d'entrée, vous avez 71,7 % de l'emporter (69,2 l'an passé). A l'inverse, trois équipes ne comptent aucune défaite après avoir concédé l'ouverture du score, Marseille (1 sur 1) et Monaco et Paris (2 sur 2). Mais neuf équipes, elles, ont toujours perdu quand elles ont été menées en premier, dont Nantes et Rennes (1), Lille et Sainté (2), Bordeaux (3) et surtout Valenciennes (6 sur 6 !). Enfin, seules cinq équipes l'ont emporté après avoir été menées en premier, notamment Lyon, qui l'a fait deux fois sur 5. Monaco, Montpellier, Toulouse et Lorient ont également réussi cet "exploit", qui représente 10 % du total (9,2 l'an passé).

Attendez, ce n'est pas fini... Monaco est également leader dans le dernier quart d'heure, avec 4 points récupérés, devant le PSG (3), Nantes, Marseille et Rennes (2). Dans le bas du tableau, on retrouve Lyon, Bordeaux et les Verts (-1), et Ajaccio, Valenciennes et Sochaux (-2). Six équipes n'ont encore concédé aucun but tardif (Monaco, le PSG, Nantes, Rennes, Lille et Lorient), quatre n'ont pas encore marqué en fin de match (Lorient, à zéro dans les deux cas, Nice, Sainté et Sochaux). Devinez qui sont les plus efficaces dans les quinze dernières minutes ? Rivière (3) et Falcao (2)...

Paris ne maîtrise pas ses matches

Enfin (oui on arrive à la fin) Saint-Étienne est l'équipe qui a mené durant le plus de temps (296 min) devant Lille (264) et Marseille (239). En bas du tableau figurent Montpellier (88), Toulouse (54), Valenciennes (53) et Sochaux (33). Plusieurs fois menés, Monaco (206) et surtout le PSG (166) sont encore loin des meilleurs. Le club parisien qui paie son match contre Ajaccio (1-1 après avoir été mené pendant 80 mn !) et qui peine à rattraper les équipes ayant été menées le moins longtemps, avec 127 min, contre 19 pour Monaco, 33 pour Marseille ou 65 pour Rennes. Lorient, en revanche, ferme la marche (325) derrière VA (272) ou Evian (268). Si on soustrait ces chiffres là aux premiers, c'est Marseille qui compte le meilleur différentiel (+207) devant Monaco (+187) et Sainté (+161). Paris est 9e (+39) alors que Valenciennes (-219) et Lorient (-220) sont derniers.

Allez, un petit dernier : il faut à peu près 10 tirs pour marquer un but, dont quatre cadrés, des chiffres à peu près stables par rapport à l'an passé, même si les tirs cadrés faisaient plus souvent mouche (28,7 %). C'est ce qui fait la différence, puisqu'on tire au but autant que l'an passé (23,5 tirs par match contre 23,7) et on cadre autant (8,6 contre 8,9). A quoi tient une moyenne de buts... là, c'est aux gardiens pour l'instant.

Allez, je vous laisse ! Et n'hésitez pas à réagir !

mardi 6 août 2013

L'été, pas très meurtrier


Salut à tous,

A la fin de la semaine la Ligue 1 reprends, aussi je vous propose de faire un petit bilan des matches amicaux de nos 20 pensionnaires. La coutume consiste à dire que jusqu'ici tout va bien pour toutes les équipes, en attendant les premiers "vrais" résultats, mais même si ceux obtenus en amical comptent effectivement pour du beurre, on peut quand même considérer que certaines équipes ont nettement plus brillé que d'autres durant cette préparation. Sans que ça ne présage de quoi que ce soit, on le verra plus tard.

Lille brille, Marseille patine, Nice humilié

Voici le tableau des matches amicaux de l'été :



C'est donc Lille qui s'est le mieux comporté, et de loin, avec cinq succès en cinq matches. Deux des trois promus suivent, en compagnie de Toulouse, sachant qu'on s'attendait plus aux bons résultats de Monaco, qui n'a de promu que le statut officiel, qu'à ceux de Guingamp, invaincu durant sa préparation, comme quatre autres clubs. Lyon, par exemple, n'a pas perdu, mais a également peu gagné, tandis que Marseille a perdu deux tiers de ses matches. Le PSG a eu du mal à démarrer lors de son stage en Autriche avant de rétablir la balance, et de perdre de justesse contre le Real Madrid (1-0), qui sera ensuite tenu en échec par Lyon deux jours plus tard (2-2). La palme revient à Nice, qui n'a signé qu'un nul et quatre défaites, dont une humiliante au PAOK Salonique (6-0). Le troisième promu, Nantes, a également eu du mal à se mettre en évidence, en ne gagnant aucun match, comme Nice, donc, mais aussi Reims, qui a accumulé les nuls.

Cette tendance est d'ailleurs une habitude lors des matches amicaux estivaux, notamment cette année, puisqu'il y a eu près de 37 % de matches nuls, contre 28,4 lors de toute la saison dernière. Seules trois équipes n'ont signé aucun nul, Lille, Monaco et le PSG, alors que sept d'entre elles en ont récolté au moins trois. Sachant que la moyenne de matches disputés par équipe est de 5,3...

A noter également que la moyenne de buts durant ces matches (2,48) est à peine inférieure à celle de la dernière saison de Ligue 1 (2,54). Non, on ne s'ennuie pas toujours devant un match de préparation. Mais parfois quand même.

Les petits démarrent fort

Voyons à présent ce qui s'était passé l'année dernière.



D'abord, un constat : on avait plus joué d'amicaux que cette année, en moyenne un de plus par équipe (6,2). On avait aussi beaucoup plus marqué (2,58), ce qui présageait déjà la bonne saison qui allait suivre dans ce secteur. La moyenne de "points" pris est également identique, sachant que durant ces matches les clubs de Ligue 1 ne s'affrontent pas forcément entre eux, ils affrontent des petites équipes, des clubs étrangers... Un autre constat : Lille, déjà, avait nettement dominé son sujet, avec juste un nul comme bémol pour empêcher un nouvel été parfait. Paris et Marseille, les deux futurs premiers, n'étaient pas très loin du compte mais confirmaient quand même que les "gros" sont rarement prêts aussi tôt. Aucun des futurs cinq premiers ne figure parmi les six premiers de ce tableau... les Verts, par exemple, avaient été très moyens, tout comme Nice et Lyon. Les futurs relégués ? Ça allait bien, merci. Nancy présentait un excellent bilan, avec deux tiers de succès et une moyenne de deux buts par matches, Brest signait une copie équilibrée, seul Troyes fréquentant, déjà, le bas du tableau. Avec deux succès, quand même... D'autres futurs mal classés avaient également fait illusion durant l'été 2012, comme Sochaux, Ajaccio... quant à Evian, il confirme que les matches amicaux, ce n'est pas son truc.

Lille, le spécialiste

La preuve dans le classement cumulé des deux derniers étés :



Logiquement Lille, à chaque fois vainqueur du classement, remporte la mise. Deux des équipes présentes qu'une fois, les promus et les relégués, suivent, profitant d'un chiffre diviseur inférieur. A noter donc l'excellent comportement de Montpellier, de Sochaux et de Toulouse, ainsi qu'Ajaccio. Comme prévu, les "gros", programmés pour être en forme plus tard dans la saison, sont à la peine... la palme revenant à Lyon, qui joue peu de matches l'été mais qui n'en a quand même gagné qu'un seul en deux sessions. De son côté, Nice a encadré son excellente saison 2012/2013 de deux étés assez médiocres, et signe l'antépénultième bilan cumulé.

Logiquement, le futur classement de la Ligue 1 ne devrait pas du tout ressembler au premier tableau de cet article. Mais ces amicaux confirment qu'ils ne sont que des galops d'entraînement, où les effectifs tournent et durant lesquels certains joueurs alignés ne seront jamais revus en pro durant l'année qui suit. Mais on constate aussi la bonne forme des futures équipes en difficulté, et la mauvaise des futurs cadors, au préparation plus calibrées pour les luttes européennes et le titre, une course de longue haleine. D'où une préparation très très dure et lourde, ce qui joue forcément sur les résultats estivaux. Les adversaires, également, sont d'un autre calibre, avec le Real, Tottenham... C'est une explication, pas une excuse : le Real ou le Barça, eux, ont gagné quasiment tous leurs matches.

On en reparle plus tard ! Bonne reprise !

lundi 6 mai 2013

Les enjeux de la Ligue 1

Salut à tous,

Mine de rien, le championnat touche vraiment à sa fin, et il est temps de faire un point sur les enjeux des trois prochaines journées. Comme d'habitude, on a droit à trois ou quatre courses poursuites, et à peu près les trois quarts qui sont encore concernés par un enjeu.

Le PSG y pense trop

Pour le titre d'abord. Avec les deux points perdus hier par le PSG - qui semble être devenu la cible des arbitres depuis deux ou trois journées, pour preuve hier ces huit fautes, sanctionnées par 4 cartons et un rouge qui fut un summum de ridicule arbitral - le suspense a repris un peu de couleurs. Le club parisien compte sept points d'avance sur Marseille, et même un de plus avec ses 34 (!) buts d'avance, et finalement le problème reste le même : il lui faut une victoire. S'il ne gagne pas à Lyon, ce qui est évidemment une possibilité vu la grosse forme actuelle de l'OL, il a les moyens de le faire contre Brest ou à Lorient. Il peut aussi se contenter de signer deux nuls sur ces trois matches... il n'y a pas encore le feu donc, mais on constate une fois de plus que, un peu comme au tennis, le plus dur, c'est de conclure.

Pour la qualification directe à la Ligue des Champions, le suspense est également relatif. Même si le calendrier marseillais n'est pas aisé sur le papier - Toulouse et Reims au Vélodrome, un déplacement à Saint-Étienne entre les deux -, il pourrait le devenir sachant

que le TFC est déjà en vacances et que Reims pourrait l'être lors de la dernière journée vu que son maintien est en très bonne voie.  Surtout, les quatre points d'avance qu'ils comptent sur Lyon - qui, lui aussi, possède un gros avantage de 15 buts sur l'OM - pourraient se révéler suffisant, vu la solidité actuelle des hommes d'Elie Baup. Il faudra bien ça, quand on observe la forme actuelle de l'OL, qui reste sur trois victoires et un nul, et qui recevra également deux fois, le PSG et des Rennais démobilisés lors de la dernière journée, après un déplacement houleux à Nice. Là encore, un calendrier pas facile, mais qui pourrait tout de même rapporter six ou sept points aux Lyonnais s'ils conservent leur forme actuelle.

La marche trop haute ?

Nice et Saint-Étienne sont toujours dans la course pour la troisième place, même si la litanie de nuls des Verts, due notamment au manque de réussite actuel de son duo Brandao-Aubameyang après un début de printemps faste, a plombé leur deuxième partie de saison marquée par une étonnante invincibilité (8 succès, 8 nuls). Sur les matches retours, l'ASSE ne compte qu'un point d'avance sur Nice, qui a perdu 5 matches... mais en a gagné 10, deuxième meilleur total derrière le PSG (11). L'OGCN pointe à trois points de l'OL, qu'il reçoit dans deux journées, et les Verts un de plus, même si ils ont l'avantage de la deuxième meilleure différence de buts du championnat (+28, contre +22 à Lyon et +13 pour Nice). En revanche, Nice, qui n'est que 8e à l'extérieur, se déplace encore deux fois sur trois, mais chez des équipes du bas du tableau (Evian et Ajaccio) en plus de la réception de Lyon. Là encore, Saint-Étienne est le moins bien loti, avec deux déplacements compliqués (Lorient et Lille) et la réception de Marseille. Avec un tel calendrier, ils semblent même sous la menace lilloise, qui compte deux points et 12 buts de moins, et deux matches à domicile sur trois, contre Reims et... Saint-Étienne, un duel qui pourrait coûter très cher, et un déplacement à Montpellier.

Justement, de Montpellier, 7e avec six points de retard sur le 6e lillois, à Valenciennes, 12e avec 42 points, huit d'avance sur la zone rouge, on compte six équipes (les deux citées plus Lorient, Bordeaux, Toulouse et Rennes) qui sont déjà quasiment en vacances, voire complètement. Et à partir de Bastia, 13e, on compte les huit équipes concernées par la lutte pour le maintien. Les Corses, qui trainent certes une des pires différences de but du championnat (-19) sont les mieux placés, avec leurs 40 points, six de plus qu'Evian, le premier relégable. Reims et Ajaccio également, avec leurs cinq points d'avance. Pour ces trois clubs là, a priori un succès ou deux ou trois nuls devraient suffire. Pour les cinq autres, en revanche...

Huit équipes qui tremblent

Seizième, Sochaux compte trois points de plus, et un calendrier qui leur réserve deux déplacements chez des équipes du bas de tableau (Brest et Bastia) et la réception de Toulousains démobilisés, ce qui ne les a pas empêché de punir Lille ce week-end (4-2). Le FCSM qui n'a perdu qu'un seul de ces sept derniers matches (à Nice, 3-0) pour deux succès et 4 nuls. Il faudra poursuivre ce rythme pour ce maintenir, par exemple avec 4 points. Pour Nancy, sévèrement battu par Lyon (0-3), et qui revient littéralement de l'enfer, on peut espérer que cette défaite ne cassera pas son rythme qui classe l'ASNL à la 9e place des matches retours ! L'ASNL qui ira à Bordeaux et Brest, et recevra Bastia, un calendrier à sa portée. Pour Evian, toujours en course en Coupe de France, un paramètre à ne pas négliger sur le plan de la fatigue, mais aussi des conséquences morales d'une élimination ou d'une victoire, son parcours réserve deux réceptions consécutives et pas simple (Nice et Valenciennes) et un dernier déplacement à Bordeaux. Le potentiel offensif des Savoyards (39 buts, deuxième attaque des 7 derniers derrière Troyes, 40) peut aussi se révéler décisif, surtout à domicile (25 buts). Mais ils ont un point de retard...

Pour les deux derniers, les tendances sont complètement opposées. Après une saison passée à chercher à mettre en adéquation sa qualité de jeu unanimement reconnue et ses résultats, Troyes a réussi à quitter la dernière place. Également en course en Coupe de France, l'ESTAC a gagné deux de ses trois derniers matches, et ne compte plus "que" quatre points de retard sur Nancy. En trois journées ça paraît compliqué à rattraper, surtout quand on n'a gagné qu'un match à l'extérieur et qu'on se déplace deux fois sur trois, à Ajaccio et Valenciennes, et qu'on reçoit Bordeaux qui, on l'a vu, affronte trois des quatre derniers d'ici la fin de la saison, avec donc un rôle d'arbitre. Quant à Brest, qui, il y a deux mois, comptait cinq points d'avance sur la zone rouge et 9 sur Troyes avant de perdre ses sept derniers matches et de pointer à deux points des Aubois... c'est quasi terminé, et ça pourrait bien l'être le week-end prochain. Et ce, malgré deux réceptions d'équipes mal classées (Sochaux et Brest) et un déplacement à Paris...

Voilà, sur ce on en reparle très vite !

lundi 11 février 2013

L'importance du premier but


Salut à tous,

Nouveau focus sur la Ligue 1 aujourd'hui, à travers une stat intéressante, je trouve : l'incidence de l'ouverture du score sur le résultat dans notre championnat si serré, même si ça commence à se décanter en tête du classement. Mais l'adage qui dit que tout le monde peut battre tout le monde en Ligue 1 est plus que jamais d'actualité.

93 % de chances de ne pas perdre

Il y a eu 223 ouvertures du score cette saison (240 matches moins 17 0-0, faites le calcul). C'est Marseille qui a le plus souvent ouvert le score (17, soit près de 71 % du temps) devant le PSG (16), Lyon et Saint-Étienne (14). Tout en bas, Bastia n'a ouvert le score que 5 fois, mais réussit l'exploit d'avoir gagné à chaque fois, un 100 % de réussite que personne n'égale en Ligue 1. Mais j'y reviendrais. Les Corses sont devancés par Brest (7). Sur ces 223 premiers buts (36 % du total), l'équipe qui a mené à gagné 154 fois, soit 69 % de réussite. Elle n'a donc pas gagné à 69 reprises (31 %) et se sont même inclinées 16 fois (7,2 %). Un score finalement très faible, puisque ça donne une moyenne de moins d'une fois par journée de championnat. Ce week-end a donc été "prolifique", puisqu'on a eu droit à un retournement de situation, celui de Reims à Nancy (1-2). Six des neuf équipes qui ont ouvert le score l'ont
emporté. Ouvrir le score donne donc plus de deux chances sur trois de s'imposer, et plus de neuf chances sur dix de ne pas perdre : c'est dire l'importance essentielle du premier but en Ligue 1.

Détaillons à présent ces chiffres par équipe. J'ai donc dis que Bastia n'avait marqué le premier but que cinq fois, pire total de Ligue 1, mais avait gagné à chaque fois. Un cas unique, puisqu'au pourcentage les Corses devancent le PSG (93,7 %, 15 sur 16), Rennes (83,3 %, 10 sur 12), et Toulouse (80 %, 8 sur 10). Suivent Lyon et Sainté, qui comptent les mêmes chiffres (78,6 %, 11 sur 14) et Marseille (76,5 %, 13 sur 17), dont le chiffre a baissé ce week-end après avoir été rejoins au score à Evian (1-1). Tout en bas, on retrouve les quatre mêmes clubs de l'est qui trustent les quatre dernières places du classement général, avec des chiffres inquiétants : Evian, qui côtoie Ajaccio (55,6 %), mais surtout Reims (40 %), Troyes (33,3 %) et Nancy (30%, 3 sur 10) ne devraient peut-être pas chercher plus loin la raison de leurs problèmes. D'ailleurs, hormis l'exception corse, la ressemblance entre ce classement et celui de la Ligue 1 est troublante, puisque tous les leaders sont en haut, et les clubs en difficulté, en bas.

Marseille sans réaction

Quand les clubs sont menés, le classement diffère un peu, et même beaucoup pour certain. Nice est l'équipe qui perd le moins après avoir concédé l'ouverture du score, à l'image de son égalisation contre Lorient ce week-end (58,3 %, 7 sur 12). Suivent Lorient et Lyon (50 %), puis Bordeaux (42,8 %) et Ajaccio (41,6 %). Arrive seulement Paris, à égalité avec Lille (40 %), le leader du championnat n'ayant pu éviter la défaite que deux fois lors des cinq matches où il a concédé l'ouverture du score. Mais il y a pire que ces chiffres : les deux derniers au pourcentage se nomment Saint-Étienne (14,3 %, 1 sur 7) et surtout Marseille (0 %) qui a toujours perdu les 7 fois où il a concédé l'ouverture du score ! Chiffre étonnant, pour un classement qui prouve surtout que l'important est d'ouvrir le score, pas forcément de le concéder, puisque ça n'a pas d'incidence réelle sur le classement général... ainsi, Reims et Nancy possèdent des chiffres moyens dans ce domaine (30,8 et 26,6 %).

Mais le classement ayant le moins d'incidence, compte-tenu de la faiblesse de ses chiffres, est bien sûr celui des clubs l'ayant emporté après avoir concédé l'ouverture du score. C'est Lyon qui mène dans ce domaine, avec 22,2 % de réussite, devant Ajaccio (18,2 %) et le duo Montpellier-Rennes (16,6 %). Seulement 10 équipe ont réussi cet "exploit" cette saison, soit l'exacte moitié, avec des clients dans l'autre moitié, celle de ceux qui n'ont jamais retourné un score, à savoir Lille, Marseille, le PSG, Saint-Étienne, Toulouse... A noter que sur les 10 qui y sont parvenues, six l'ont fait deux fois (Lyon, Ajaccio, Montpellier, Rennes, Bastia et Nice). C'est Brest qui a été mené le plus souvent (16 sur 24, soit les deux tiers du temps) devant Bastia (15), Nancy et Sochaux (14) et le trio Evian, Toulouse et Troyes (13). A l'inverse, le PSG est pour l'instant l'équipe qui est le moins souvent menée d'entrée (5, soit 20,8 %), devant Bordeaux, Marseille et Saint-Étienne (7), puis Lyon (9) et Lille (10).

Ibra n'aime pas ouvrir

Par joueurs, à présent. A noter que dans 10 cas, l'ouverture du score a eu lieu par l'entremise d'un csc, soit 4,5 %, un chiffre un peu plus élevé que la moyenne générale (3,5 % de csc). Comme dans d'autres classements  (général, à l'extérieur, sur coup de pied arrêtés, dans le dernier quart d'heure...), c'est Zlatan Ibrahimovic qui mène la barque, mais à égalité avec Nolan Roux, et avec un score finalement assez faible (6, soit 28,6 %), alors que pour son concurrent lillois, c'est presque une spécialité (6 sur 7, 85,7 % !). Ces deux joueurs devancent Ben Basat, Gignac, A.Ayew et Cvitanich (5), puis Gomis, Alessandrini, Brandao, Aubameyang et Kadir (4). Parmi les autres "gros" buteurs cette saison, Erding ne l'a fait que 3 fois sur 9, tout comme Ben Yedder, Lisandro 1 sur 7, Cabella et Pitroipa, 1 sur 6.

Voilà, j'espère vous avoir éclairé ! A plus tard !

mercredi 10 octobre 2012

La Ligue 1 tient bon !

Salut à tous,

Nouveau petit bilan de la Ligue 1, après huit journées, soit un peu plus d'un cinquième du championnat, déjà. Un championnat toujours aussi passionnant, et qui n'est toujours pas écrasé par le PSG, malgré les multiples craintes exprimées dans tous les médias sportifs depuis trois mois, voire plus. La Ligue 1 tient bon, comme à son habitude. Le football, tellement aléatoire et incertain, est le sport qui se prête le moins à la véracité des prévisions et autre prédictions de toutes sortes, et ça se vérifie encore une fois, même si, là aussi, il est encore un peu tôt pour tirer des conclusions dans ce sens.

OM-PSG, un vrai sommet

Marseille a tenu le choc à domicile face à son dauphin, ce qui est tout de même assez paradoxal pour un leader, mais compréhensible au vu des mercatos respectifs des deux clubs, et de leur puissance financière. Le PSG a été bousculé, comme toujours à Marseille, ce qu'a eu bien du mal à comprendre et admettre Christophe Dugarry, qui a craché sa haine du club de la capitale comme rarement durant sa carrière de consultant. Si certains avaient des doutes sur ses goûts footballistiques, ils sont désormais fixés. Même ceux qui aiment le moins
le club parisien auront du mal à affirmer que Dugarry est, disons... pro parisien, après une performance pareille. Ce qu'il n'est pas sensé être non plus, d'ailleurs.

Peu importe, au fond. Le PSG a donc été bousculé, mais a ramené finalement un point qui le maintient à la fois à distance raisonnable de Marseille, et avec une petite avance sur ses poursuivants, qui ont tous été tenu en échec (Lyon, Bordeaux, Lorient, Toulouse...). Du coup, Reims, prochain adversaire des Parisiens, grimpe à la cinquième place, ce qui annonce un duel des plus sympathiques. En attendant, on peut aussi dire, avec raison, qu'en raison de la stagnation de leurs adversaires directs, Marseille comme Paris ont raté une belle occasion de faire le trou.

Beaucoup de buts, beaucoup d'invaincus

Ce week-end on a eu droit à une très belle journée, riche de 33 buts, meilleur total de la saison, ce qui porte la moyenne à 2,59, soit la même que lors de la phase aller de la dernière saison à peu près. Espérons que cette fois les attaquants tiennent la distance et ne baissent pas de pieds lors de la phase retour, comme l'an dernier (2,4 au final).

On compte encore trois équipes invaincues après 8 journées (PSG, Lorient et Bordeaux, qui ont accumulé 14 nuls à eux trois, dont lors de leurs trois confrontations), un évènement rarissime. L'an dernier, il n'y en avait aucun, sept équipes comptant 1 défaite, dont les trois leaders (PSG, Lyon et Toulouse), Montpellier, futur champion, en comptant déjà deux. L'année d'avant, ils étaient deux (Lille, futur champion, et Rennes) à être invaincus, ce qui était déjà très rare. La dernière fois que l'on comptait 3 clubs sans défaite, c'était en 2001-02 (les deux leaders, Auxerre et Lille, et le PSG). Les trois clubs allaient respectivement terminer aux 3e, 5e et 4e place, à bonne distance de Lyon, qui signait son premier titre et qui comptait deux défaites à la 8e journée... comme quoi, c'est symbolique mais assez peu significatif finalement, et certainement pas décisif.

On compte également 8 équipes encore invaincues à domicile (dont Ajaccio, 14e) et deux qui n'ont pas encore gagné chez elles (Montpellier et Troyes), tandis que 5 équipes n'ont pas encore gagné à l'extérieur (Nice, Reims, Nancy, Troyes et Brest) et 4 équipes invaincues hors de leurs bases, Lyon s'ajoutant aux trois équipes évoquées plus haut.

Chez les attaques, trois équipes mènent le bal, le PSG, Lorient et Saint-Étienne (14) devant Valenciennes et Lyon (13). Les Verts, Reims et Lyon mènent à domicile (9) tandis que le PSG domine à l'extérieur (8). De son côté, Nancy n'a encore marqué que deux buts, dont un à domicile. A l'extérieur, Sochaux n'a également marqué qu'une seule fois. Chez les défenses, le PSG est encore en tête malgré son week-end mouvementé en Provence (5 buts) devant Bordeaux, Reims et Saint-Étienne, encore (6). La meilleure défense à domicile est corse (Ajaccio, 0) et la plus mauvaise l'est aussi (Bastia, 10) ! Valenciennes n'a cédé qu'une fois chez lui, et le PSG, deux. A l'extérieur, six équipes ne comptent que 3 buts encaissés, tandis que Troyes a déjà craqué 12 fois. Au total, Bastia est la plus mauvaise défense (20) devant Troyes (18) et Nancy (14).

Le phénomène Zlatan

Vous l'avez sans doute lu, vu ou entendu, Zlatan Ibrahimovic mène la danse en tête des buteurs (9 buts), avec 4 doublés à la clé, et ce en 7 matches, soit un but toutes les 70 minutes. A noter qu'il n'en compte aucun de la tête, malgré sa taille, alors que l'attaquant toulousain Wissam Ben Yedder, son étonnant poursuivant au classement, haut d'1m70, en compte 3 sur 6 (meilleur total avec Maoulida, qui lui en est à 3 sur 3...). Même quand il marque sur corner, c'est du pied... Comme quoi, ce n'est pas forcément la taille qui compte. Le club parisien, malgré l'avantage de la taille de son avant-centre, joue très peu dans les airs mais principalement au sol. On n'a pas trop l'habitude, en France, d'avoir des attaquants grands ET bons avec leurs pieds... mais ça arrive plus souvent qu'on ne le pense. Un autre grand attaquant parisien, Guillaume Hoarau (1m91), n'a marqué que 9 de ses 37 buts en Ligue 1 de la tête. Même chose pour Giroud l'an passé (1m92, 1 seul sur 21). En fait, c'est juste un poncif. On oublie aussi trop souvent l'impayable nullité des centres aériens en Ligue 1, une véritable plaie, que l'on constate jusqu'en Équipe de France, où on ne marque JAMAIS de la tête... sauf à Toulouse et Bastia, apparemment. On a marqué 45 buts de la tête en Ligue 1, dont 11 pour les défenseurs et... un d'un gardien.

Ibrahimovic qui a également marqué 6 de ses 9 buts à l'extérieur (2 à Lille, 2 à Bastia et 2 à Marseille). Il devance l'Evianais Khelifa, auteur d'un triplé étonnant à Montpellier (2-3). Il a également marqué le 10e coup-franc cette saison, déjà. Étonnant chiffre, puisqu'on en avait compté seulement 28 l'année dernière, soit 0,73 par journée, contre 1,25 cette saison, et surtout que ça en fait autant que de penalties (96 l'année dernière, soit plus 3,4 fois plus). Il y aura très certainement plus de penalties que de coup-francs en fin de saison, mais en attendant on peut savourer cette augmentation, même temporelle, de la réussite dans cette exercice, autre secteur où la Ligue 1 est d'ordinaire complètement nulle, comme les centres. A noter que, comme toujours, les tireurs de coup-francs sont souvent gauchers (6 sur 10) et ceux sur penalties, droitiers (9 sur 10).

La dernière fois, je vous avait parlé des buts européens qui se comportaient bien, et qui avaient même une petite avance sur les Sud-Américains. Mais depuis, les derniers se sont réveillés, et ont repris l'avantage, très loin derrière l'Afrique, évidemment (47). En deux journées, les Brésiliens ont marqué 5 fois, tous ce week-end d'ailleurs, les Argentins, trois
fois, sans parler des buts du Chilien Estrada et du Colombien Sanchez. Dans le même temps, les Européens ne marquaient "que" 4 fois, également tous ce week-end. Les Gauchos ont ainsi bénéficié du réveil des Niçois Cvitanich (2) et Civelli (1), tandis que ce week-end, les Brésiliens Brandao et Marcos Dos Santos (2 buts chacun) ont assuré la première place du Brésil (14), devant leur grand rival argentin (9, à égalité avec la Suède d'Ibrahimovic). Ca fait donc désormais quatre buts d'avance pour les Sud-Américains, mais les Européens tiennent malgré tout bien le choc. Et si Ibrahimovic (9), Erding et Ben Basat (3 chacun) continuent de briller, ils peuvent continuer d'espérer...

Les vieux ont la vie dure !

Dans la guerre des âges, l'avantage est toujours nettement en faveur des plus de 31 ans, qui marquent trois fois plus (22) que les moins de 21 ans (7), ce qui semble logique mais ne l'est pas vraiment, en fait. L'an passé, par exemple, les jeunes, porté par Eden Hazard (20 buts), avaient plus marqué (79) que les vieux (72), et ce n'était pas vraiment une rareté. Le vieillissement des buteurs de Ligue 1 est évident sur ce début de saison, ce qui peut inquiéter pour le renouvellement prochain du championnat. Surtout quand on voit l'identité des jeunes buteurs, hormis Jordan Ayew (2 buts) (Sidibé, Lille, Eysseric, Nice, Ahamada et Regattin, Toulouse, Bahebeck, Troyes). De bons jeunes, mais qui ne semblent pas vraiment promis à un avenir de niveau international, à vue de nez. Chez les vieux, même chose, d'ailleurs, avec de bons joueurs de championnat, mais seulement trois anciens internationaux français (Meriem, 2, Rothen et Giuly, 1), derrière Maoulida et Barbosa (3 buts).

On peut également noter le très faible nombre de buts de joueurs contre leurs anciennes équipes, qui ne sont que trois (Gourcuff à Rennes, lors de la première journée, Modeste contre Nice lors de la 7e et Erding contre Sochaux ce week-end). Les remplaçants, en revanche, se débrouillent bien, avec 24 buts dont 3 pour le Rémois Courtet, et deux pour Maoulida et Bastos. Bastia, Reims, Saint-Etienne et Toulouse ont les meilleurs bancs (3 buts chacun). Le PSG et Marseille, eux, n'en comptent aucun, étonnant pour les Parisiens qui possèdent pourtant un banc de grand standing, quelque soit le onze de départ...

Voilà, avant de terminer, notons que le meilleur passeur du championnat est Sagbo (Evian, 4), devant Nene, Cohade et Danic (3), que Nancy n'a encore enregistré aucune passe décisive dans le jeu, contre 11 pour le PSG et Saint-Étienne, que Marseille est toujours le meilleur dans le dernier quart d'heure (+6) devant Bastia et Brest (+5) et surtout Montpellier, qui a encore perdu un point ce week-end contre Evian et qui est bon dernier (-5), que Bordeaux a été menée pour la première fois de la saison ce week-end à Brest, et que c'est Valenciennes qui a été le plus longtemps en tête depuis le début de la saison (338 minutes, devant le PSG, 302), contre seulement 9 minutes pour Nancy, 28 pour Troyes et 27 pour Bastia, qui a pourtant gagné trois matches, et enfin que Reims n'a été mené que durant 13 minutes, contre 31 pour Bordeaux, 393 pour Bastia et 376 pour Nancy.

Voilà ! A plus tard !

dimanche 30 septembre 2012

Champion de France, mode d'emploi

Salut à tous !

Désolé de m'immiscer en plein milieu de cette trépidante septième journée de Ligue 1, qui s'achève ce soir avec les matches de Bordeaux, Marseille et Lyon qui devraient nous permettre d'y voir plus clair à propos du podium à une semaine du Clasico, penchons nous un peu sur ces étranges entités, rares mais qui passent très régulièrement une fois par an, les Champions de France.

Aucun Champion à plus de 10 titres

On en compte 75 pour l'instant depuis 1932 (je compte le titre retiré à Marseille en 1993 pour plus de commodités), avec l'intermède de la Guerre (1939-1945), répartis en 19 clubs, de Saint-Étienne (10) à l'Olympique Lillois, Auxerre, Roubaix-Tourcoing, Lens, le Racing, Strasbourg et le dernier en date, Montpellier (1), soit une moyenne de moins de 4 par équipe (3,94). Pour info, la moyenne en Bundesliga est de 4,08 (en seulement 39 saisons !), de 4,91 en Angleterre (23 champions différents !), de 6,75 en Italie et de... 9 en Espagne ! Il faut dire que le Real et le Barça ont remporté 53 des 81 titres espagnols, et que seulement sept autres équipes ont osé leur piquer leur jouet, la dernière fois en 2004 (Valence)... Bref, une nouvelle
preuve de la difficulté de nos grands clubs d'affirmer sur de très longues périodes leurs dominations, dans un espèce de relais permanent, qui participe au suspense mais nuit aussi à leur compétitivité en Europe.

Ce qui m'intéresse, c'est ce qui différencie un bon champion d'un champion moyen, ou d'un champion médiocre, par défaut en quelque sorte. On peut toujours gloser sur la qualité mythique du jeu nantais, de la solidité plus froide des Verts des années 70, etc... mais le moyen le plus objectif, selon moi, ce sont les chiffres.

Six victoires sur dix

Pour cela, il faut une nouvelle fois comparer les époques, qui sont très différentes, et découper tout cela en décennies. En moyenne, un champion de France remporte environ 60 % de ses matches, chiffres qui atteignait quasiment les 64 % dans les années 30, mais pas forcément parce qu'il y était marqué énormément de buts (2,5 pour les champions d'avant-guerre), puisqu'on tombait à 59,48 dans les années 50, où les champions étaient également très efficace, malgré une baisse significative (2,23). Surtout, encore aujourd'hui, ce chiffre de 60 % ne bouge pas, puisque c'est la moyenne des deux premiers champions de notre décennie actuelle, ainsi que la précédente, alors que les buts sont nettement moins nombreux, y compris pour les champions (1,74 dans les années 2000, 1,79 pour Lille et Montpellier).

La révolution, qui eut lieu dans les années 60, décennie funèbre qui vit la disparition des cinq attaquants et l'apparition du libéro et du Catenaccio, concerne les matches nuls et les défaites. De 1932 à 1957, et hormis à de rares occasions (Sochaux 1938, Marseille 1948, Bordeaux 1950, Lille 1954), le champion comptait presque toujours plus de défaites que de nuls. Ainsi, le premier d'entre eux, l'Olympique Lillois, ancêtre du LOSC avant sa fusion avec Fives, n'en avait signé aucun en 18 matches ! D'une manière générale, les champions des années 30 ne comptaient que 15,46 % de nuls contre 20,6 % de défaites. Pour ceux des 40's, les chiffres se rapprochèrent (19 contre 20,1) ainsi que dans les années 50 (19,5 contre 21), mais toujours avec un avantage pour les défaites. Un phénomène aisément explicable, dont j'ai, je crois, déjà parlé ici : plus y a de buts, et moins y a de matches nuls, forcément, même si la victoire à trois points n'a absolument rien changé à long terme dans ce domaine.

Il faut attendre les années 60, et ses premières véritables mesures tactiques en faveur d'un football moins romantique, plus fermé, pour voir, comme par hasard, le rapport s'inverser. Même si la chute des buts pour le champion est relative (de 2,23 à 2,13), elle l'est nettement pour le reste du championnat, qui passe de 3.3 buts par matches dans les années 50 à 2,96
lors de la décennie suivante. Ça parait peu comme ça, mais c'est quand même la première décennie ou l'on passe sous la barre des trois buts par match, et ce lors de 4 saisons... Bref, dans le même temps, le rapport s'inverse : dans les années 60, les nuls concerneront 20,3 %, contre 18,13 pour les défaites. Et cet écart deviendra un gouffre dans les années 70 (23,7 contre 16), les années 80 (26,84 % contre 14,2), et ainsi de suite (24,73/15,7 dans les années 90, 22,6 contre 16,7 dans les années 2000, 26,3 contre 13,16 dans les années 2010).

Des Champions moins offensifs, mais moins solides aussi

Au niveau des buts, un champion marque en moyenne 2 buts par match, et en encaisse un. Des chiffres quasi ronds qui sont cependant variables suivant les époques, là encore. On l'a vu, les champions des années 30 et 40 carburaient au super (2,52 puis 2,42), ainsi que ceux des années 50 (2,23) et même 60 (2,13). Même si on reste au-dessus de la barre des 2 buts, la chute de la moyenne est cependant régulière et nette. La bascule se situe dans les années 1970 (1,98) et surtout les années 80 (1,75), que l'on peut véritablement considérer comme la décennie dans laquelle se révèle vraiment le football moderne. Ainsi, on peut considérer que les tactiques employées aujourd'hui n'ont que très peu évolué depuis 30 ans, alors que beaucoup d'équipes évoluaient encore à 4 attaquants dans les années 70, une aberration aujourd'hui.

Les années 90 verront la chute se briser, mais très légèrement (1,78) avant une nouvelle rechute dans les années 2000 (1,75). Depuis deux saisons dans la présente décennie, on assiste à une légère amélioration (1,79), mais rien de révolutionnaire... Sauf si le futur champion marque deux buts par matches, ce qui n'est plus arrivé depuis Monaco en 2000, et avant cela depuis Nantes en 1983 (!), on passera cette saison sous la barre des deux buts par match pour les champions depuis 1932. Triste, mais inévitable !

Au niveau des buts encaissés, la chute est forcément réelle, là aussi. La moyenne historique est de 1,006 (!) mais elle était de 1,32 dans les années 30 (2 par match pour Sète en 1934, une moyenne de relégable aujourd'hui !), de 1,31 dans les années 40, 1,18 dans les années 50 et de 1,093 dans les années 60. Sochaux 1938 est le premier champion à prendre moins d'un but par match (0,87), puis vint Lille 1954 (0,65, personne n'a fait mieux jusqu'au PSG 1994, 0,58 !) avant les cinq derniers champions des années 60. Dans les années 70, on tourne à 0,99 buts encaissés, puis 0,79 dans les années 80, 0,83 dans les années 90, 0,86 dans les années 2000 et 0,92 pour Lille et Montpellier. Une légère remontée appréciable... il n'empêche que le dernier champion à compter plus d'un but encaissé par match date de
2003 (Lyon) et avant lui Nantes (2001). Ça fera donc bientôt dix ans que ce n'est plus arrivé, mais on avait fait mieux entre Strasbourg 1979 et Bordeaux 1999 (21 saisons d'affilée !).

Saint-Étienne, le plus fort

Bref, revenons à notre question initiale, qui a initié ce post : qu'est-ce qu'un bon champion ? Sur une saison à 20 clubs et donc 38 matches, ça donne une moyenne générale de 23 victoires, 8 nuls et 7 nuls environ, 76 buts pour et 38 contre. Les plus proches de ce rapport (60/23/17) ces dernières années ont été Marseille 2010 (60,5/23,7/15,8) et... Bordeaux 84 (60,5/21/18,4). Le principe d'une moyenne est d'être une synthèse, pas une généralité, ni une majorité.

Pour les records, le champion ayant le plus gagné de matches est le premier d'entre eux, Lille (77,8 %). On n'est d'ailleurs passé au-dessus des 70 % que quatre fois, avec donc Lille 1933, Sochaux 1935 (73,3) et les Verts 35 ans plus tard (70,6 en 1969, 73,53 en 1970). Depuis, les plus gros chiffres atteints sont pour Nantes 1980 (68,4) et, récemment, de 64,7 % pour Bordeaux 1999 et 65,8 pour Lyon 2006 et Montpellier, l'année dernière. A l'inverse, les pires chiffres sont à chercher dans notre époque moderne, puisque, même si le plus bas chiffre date de 1976 (Saint-Étienne, 47,4 !), on est passé sous les 60 % à 14 reprises depuis 1986, soit plus d'une fois sur deux. Ainsi, le LOSC 2011 plafonne à 55,3 %, le Lyon 2003 à 50, Nantes 1995 à 55,3, et Monaco 1988 et Marseille 1989 à 52,6.

Chez les matches nuls, si récemment Lille 2011, Lyon 2005 et Bordeaux 1987 ont fait fort (34,2 %), , ils ne font pas mieux que Saint-Étienne 1976 (39,5) et surtout Nantes 1995 (42,1), qui, il faut le dire, n'avait perdu qu'une seule fois, autre record. En revanche, et hormis le LOSC en 1954 (38,24), de 1932 à 1964 (32,35, Nantes 1965), personne ne dépassera les 27 %, le record le plus bas, on l'a vu, étant pour l'Olympique Lillois lors de la première saison de l'Histoire (0 %). Suivent quatre équipes à 11,7 % (Reims 1949, 1953 et 1958, Nice 1952), puis Roubaix-Tourcoing 1947, Monaco 1961 et Nantes 1980 (13,16) et quatre équipes à 13,33, toutes avant guerre (Sochaux 1935, le Racing 1936, Marseille 1937 et Sète 1939). Ces dernières années, les chiffres les plus faibles sont pour Montpellier, l'année dernière, et Lyon 2004 et 2008 (18,4), devancés par Lyon 2002 et Bordeaux 1999 (17,65). A la jointure des années 1990 et 2000, Auxerre 1996 (15,79), Lens 1998 (14,71) et Monaco 2000 et Nantes 2001 (14,71) firent également très fort.

Chez les défaites, seulement trois équipes ont atteint les dix : Nice 1951 et Reims 1962 (11),
et Auxerre 1996 (10). Le Gym qui faisait encore plus fort que Reims, sacré en 38 journée (28,95 %), puisqu'il totalisait 32,35 % de défaites en 34 journées. Pour Auxerre, ça signifiait également 26,32 de défaites, un rapport énorme de plus d'une défaite toutes les quatre journées, contre une sur six en moyenne... L'AJA qui postule donc pour le titre de plus mauvais champion de l'Histoire. Pour trancher cette question, le mieux c'est quand même la moyenne de points non ? Promis après j'arrête...

Avec la victoire à deux points, la moyenne moyenne d'un champion de France est de 1,43 points par matches. Et ce, avec une pointe haute à 1,45 dans les années 1980 (1,44 dans les années 2000, 1,47 dans les années 2010), et une basse à 1,38 dans les années 50, décennie où le pourcentage de victoires passe sous les 60 % pour la première fois (ce sera également le cas dans les années 80 et 90) et le taux de défaites à 21, un record. Ces dernières années, Montpellier, Lyon 2007 et 2005 (1,5), Lyon 2006 (1,55) ont atteint ou dépassé les 1,5, et ce pour la première fois depuis Nantes 1995 (1,53) et le PSG 1994 (1,55). Mais le record absolu se nomme Saint-Étienne, version 1970 (1,64), juste après une autre année exceptionnelle des Verts (1,56). Durant deux saisons, l'ASSE ne perd que 8 matches, en gagne 49 (sur 68 !), inscrit 158 buts (2,32) et n'en encaisse que 56 (0,82). Durant la saison 1969-70, les Verts gagnent 25 matches sur 34, n'en perdent que 3, inscrivent 88 buts (2,59) et en encaisse 30. Allez, on le tient notre meilleur champion, même si les résultats des clubs français en Coupe d'Europe étaient des plus médiocres... si l'on compare avec une période où les clubs français brillaient, alors Nantes et le PSG, au milieu des années 90, remportent la mise, sachant que Marseille, durant sa grande période européenne, de 1989 à 1993, n'a jamais dépassé les 1,45 points par matches...

Le plus mauvais ? Il y a des cas, c'est sûr... le pire chiffre est pour Nice en 1951 (1,21), avec ses 18 succès en 34 matches, ses 5 nuls et ses 11 défaites ! Ajoutez-y ses 73 buts pour et surtout ses 46 buts encaissés... seulement huit équipes ont signé moins de 1,3 points par matches, dont sept sur huit avant 1966, une avant la guerre (Marseille 1937), trois dans les années 50 (Nice 1951 et 1956, Reims 1955), trois dans les années 60 (Reims 1962, Saint-Étienne 1964 et Nantes 1965) et enfin... Lyon, en 2003 (1,29) !

Bon j'ai dis que je m'arrêtais mais... allez, encore une stat intéressante, le classement par équipes ! Si on regarde les clubs qui ont gagné au moins deux titres, celle qui recueille la meilleure moyenne de points est Sochaux, lors de ses deux titres d'avant-guerre (1,53), devant le PSG, deux titres également, mais nettement plus récents (1,51). Suivent Nantes (8 titres, 1,473), Bordeaux (6 titres, 1,468), Saint-Étienne (10 titres, 1,45), Lyon (7 titres, 1,44), Marseille (10 titres, 1,42), Monaco (7 titres, 1,405), Reims (6 titres, 1,396), le LOSC (3 titres, 1,39), Sète (2 titres, 1,36) et enfin Nice (2 titres, 1,33). Les "anciens" champions, hormis Sochaux, sont donc à la peine à la moyenne de points, à une époque où les joueurs restaient souvent toute leur carrière dans leur club, où les transferts étaient donc rares et donc, les effectifs plus équilibrés, les meilleurs joueurs n'allant pas systématiquement dans les meilleurs clubs, comme aujourd'hui.

Voilà, merci de m'avoir lu jusqu'au bout ! A plus tard !

vendredi 28 septembre 2012

Verts contre Champagne

Salut à tous,

Après l'intermède très productive de la Coupe de la Ligue (36 buts en 10 matches !), avalanche qui s'explique avant tout par le nombre de "remplaçants" alignés, animés par le fait qu'ils doivent profiter de cette occasion pour se montrer, mais aussi forcément moins bons que les titulaires, notamment dans le secteur défensif, retour au championnat ce week-end. Avec un duel qui sent bon l'ORTF : Saint-Étienne-Reims.

Le dernier match en Ligue 1 entre les deux équipes date de 1979, donc un peu après la disparition de l'ORTF (1974), et les deux clubs n'ont finalement pas été au top vraiment en même temps. Les Champenois ont remporté leurs six titres de champions de 1949 à 1962, les Verts prenant presque immédiatement le relais (10 titres de 1957 à 1981). Leur véritable duel eu donc lieu à la jonction entre les années 50 et 60, juste avant l'avènement d'un troisième club qui allait changer la donne et, finalement, remplacer Reims comme adversaire des Verts : le FC Nantes, promu en 1963. Puis vint Marseille au début des 70's...

Historiquement, l'ASSE domine les débats, toutes compétitions confondues : 28 succès, 19 nuls et 20 défaites. En Ligue 1, le rapport est le même : 24 victoires, 16 nuls et 17 défaites. Les deux derniers duels entre les deux équipes eurent lieu en D2, il y a dix ans : victoire de Reims (1-0) après un nul dans la Loire (0-0). Mais le Stade allait terminer dernier de Ligue 2, et les Verts, neuvièmes, une saison 2002-2003 dominée par Toulouse, le Mans et Metz. En Ligue 1, le dernier match (vieux de 33 ans, donc) était remporté par les Verts en Champagne (1-0) sur un but de Bernard Lacombe, après une autre victoire de l'ASSE, à Geoffroy-Guichard (2-0) sur des buts de Santini et Rocheteau. Les Verts terminaient troisième, derrière des improbables Strasbourgeois et le FC Nantes, Reims encore une fois dernier. Un Stade qui a finalement connu autant de saisons dans l'élite qu'en Ligue 2 (30), avec la présente... L'ASSE en compte quatre fois moins (60 contre 15).

Par ailleurs, les deux équipes ne se sont affrontées qu'une seule fois en finale de Coupe de France, et c'était en... 1977. Alors au top (5e) et peuplés d'internationaux, les Verts l'avaient courtement emporté (2-1) sur des rémois moins brillants (11e)...

A noter que les Verts sont invaincus à domicile contre Reims depuis 15 matches, soit depuis 1959, pile durant la période de frottement entre leurs palmarès définie un peu plus haut. Entre 1956 et l'avènement de Saint-Étienne, et la "chute" de Reims, en 1962, le bilan est le suivant : 4 succès de

chaque côté et 4 nuls. Un bilan terriblement équilibré, donc. Durant cette période de six années, Reims terminera en moyenne 2,17ème, avec trois titres à la clé, et Sainté... 8e, et un seul titre. Après celui de 1957, l'ASSE allait en effet terminer 7e, 6e, 12e, 5e et... 17e, l'année du dernier titre rémois ! Du coup, les Verts ont du mérite de présenter un bilan équilibré face à une équipe qui a terminé cinq fois sur six devant eux...

Dans le duel entre anciens (Reims) et nouveaux (Saint-Étienne) le duel était donc équilibré, mais l'expérience primait au classement. Guidés par Kopa et Fontaine, auteur de 9 buts en 7 matches contre les Verts avec Reims, les Rémois n'ont véritablement chuté qu'avec le départ de ce dernier, en 1962 sur blessure. Après une deuxième place en 1963 (derrière le Monaco d'Hidalgo), le Stade terminait 17e en 1964, remontait en 1966 pour redescendre une nouvelle fois un an plus tard (19e), pour trois nouvelles années en Ligue 2. Imaginez le choc pour les supporters rémois, qui voyaient leur équipe gagner un titre sur deux depuis une douzaine d'années, et qui la voyait soudain s'effondrer, devenant une équipe médiocre après avoir tutoyé le Real Madrid deux fois en finale de la Coupe des Champions ! Et imaginez aujourd'hui le retentissement médiatique si ça arrivait à une de nos grosses équipes d'aujourd'hui... les supporters ravageraient le centre d'entraînement, les médias tourneraient en boucle sur le sujet... je n'ai pas fait de revue de presse, mais ça a du être un peu plus calme pour Reims... Après tout, c'était le sport.

Pour les Verts en revanche, la chute rémoise a complètement changé la donne. Dix-septième en 1962, Saint-Étienne remontait en 1963... pour remporter immédiatement le titre 1964, le deuxième de son Histoire ! Après deux saisons moyennes (7e et 5e), coïncidant avec l'arrivée de Nantes, l'ASSE renouait avec les sommets en remportant les quatre titres entre 1966 et 1970. Marseille remportera les deux suivants, puis à nouveau Nantes en 1973, avant que les Verts ne mettent à nouveau la main sur le titre entre 1973 et 1976. La suite sera moins glorieuses, avec des classements d'honneur (5e, 7e puis deux fois 3e) avant le dernier titre, en 1981. Un an plus tard, l'affaire de la caisse noire explosait, et l'ASSE disparaissait des radars pour le titre avec pour meilleure performance une 4e place en 1988 (avec un Patrice Garande à 17 buts) ou une 5e place, vingt ans plus tard, en 2008.

Si les deux équipes ont marqué l'Histoire du football français, leurs grandes périodes, voisines, diffèrent quand même un peu trop pour considérer qu'ils s'agit d'une affiche mythique. Pour preuve, la difficulté de trouver des photos anciennes avec les deux équipes dessus ! PSG-OM, Nantes-Saint-Etienne, Reims-Racing... là d'accord. Reims, c'est l'ORTF, mais surtout le noir et blanc, la raie sur le côté, les noms fleurant bon la Pologne et le Maghreb, et des duels autrement plus âpres avec Nice, Nîmes ou le Racing de Paris. Saint-Étienne, c'est l'apparition de la couleur, les rouflaquettes, les cheveux longs, les maillots trop petits, et des duels avec Marseille et Nantes hauts en couleur. C'est aussi et surtout l'avènement des transferts, après que Raymond Kopa et ses collègues aient obtenu le contrat à temps. A l'époque ça ressemblait à une lutte contre l'esclavage, les joueurs n'ayant que rarement l'occasion de connaître plus d'un club dans leur carrière... comme quoi, il n'y a pas qu'aujourd'hui que les joueurs font grève... Bref, les transferts des Stéphanois Bereta, Bosquier ou Keita à Marseille, déjà, avaient fait grand bruit à l'époque. Enfin, grand bruit... il n'y avait pas 150 émissions de talk comme aujourd'hui pour répéter indéfiniment les mêmes âneries... époque bénie !

Comme je l'ai déjà dit ici, le football français marche par phase, ce sont rarement les mêmes équipes qui dominent en même temps, contrairement à chez nos voisins, où des clubs centenaires monopolisent les titres depuis des lustres. On peut se réjouir de ce renouvellement perpétuel, mais avouez que si Reims et Saint-Étienne avaient pu être au top en même temps, ça nous aurait quand même offert beaucoup de duels appétissants non ? Et surtout, que c'était difficile et injuste de voir ces deux clubs végéter à l'étage inférieur, voire plus bas pour Reims, durant des années. Et comme c'est sympathique de revoir aujourd'hui ces deux équipes s'affronter, même pour une place dans le ventre mou. En tous cas ça fait plaisir à nos parents... ou nos grand-parents.

A plus tard !

lundi 23 avril 2012

Montpellier, Paris et Lille au second tour

Salut à tous !

Allez, encore 5 journées, et c'est la quille... Pourtant, l'odeur si familières des vacances ne semble pas démotiver nos 500 acteurs de Ligue 1, qui, peut-être grâce à l'amélioration des terrains, ont retrouvé l'habileté devant le but qui les caractérisait avant la trêve. Avec 28 buts, la Ligue 1 a réalisé son deuxième meilleur score des matches retours, derrière la journée précédente (30). Sur les quatre dernières journées, on tourne à 2,7 buts par matches en Ligue 1. Dommage qu'avant ce mois "inspiré", on ait tourné à 2,32... malgré tout on est revenu à un taux plus présentable (2,5), qui pourrait s'améliorer si on maintient ce bon rythme.

Ça carbure en tête

Au classement, on notera que les 6 premiers actuels ont gagné, et que les 7 premiers ont creusé un tel écart (7 points entre Toulouse et Bordeaux, 8e) qu'on ne devrait plus les revoir. Mais même parmi ces leaders, les écarts ne sont pas minces. Cinq points entre le PSG et Lille (qui recevra les Parisiens la semaine prochaine, avec la possibilité de revenir à 2 longueurs en cas de succès...), et six entre Lille et Lyon. Du coup, le PSG, deuxième, compte 11 points d'avance sur Lyon, 4e, c'est-à-dire plus que Marseille, 10e, sur Sochaux, 19e (8 points)...

Montpellier a confirmé sa saison exceptionnelle à domicile : 15 succès, 1 nul et 1 défaite, seulement 9 buts encaissés. Seul le PSG domine les Héraultais au niveau des attaques à domicile (37 à 34), grâce à son large succès contre Sochaux (6-1). Il s'agit du premier 6-1 cette saison en Ligue 1, et c'est la deuxième fois qu'une équipe marque 6 buts dans un match, après le 6-2 de Rennes à... Sochaux, lors de la 7e journée. Avec 54 buts, les Lionceaux ne volent donc pas leur dernière place au niveau des défenses, même s'ils partagent cet "honneur" avec Dijon et Ajaccio. La dernière victoire par cinq buts d'écart du PSG remonte au 10 janvier 2010, en Coupe de France contre... Aubervilliers (5-0) ; le précédent 6-1 des Parisiens remonte au 8 janvier 2005, toujours en Coupe, à... Langueux ; et en Ligue 1, leur dernière victoire de ce type en Ligue 1 remonte à la saison précédente, le 7 février 2004 (6-1), et c'était contre... Montpellier ! Ljuboja et Pauleta avaient signé chacun un doublé... en fin de saison les Parisiens avaient terminé deuxièmes, et Montpellier, dernier. Une autre époque, comme on dit.

De son côté, Caen a pleinement confirmé son statut de plus mauvaise équipe à domicile, contre Saint-Etienne (1-4), avec cette 7e défaite en 17 matches sur sa pelouse. Seul Lorient (17) a moins marqué à domicile que Malherbe. L'ASSE, en revanche, est désormais 4e à l'extérieur avec 26 points, un de moins qu'à domicile, à deux points du PSG et Rennes, et à 4 de Lille, le leader. En revanche, les Nordistes, pourtant vainqueurs à Dijon (0-2), ont du céder leur statut de meilleure attaque au PSG (63 contre 62), devant Montpellier (60), qui reste leader des matches retours, mais avec seulement la quatrième attaque en 2012 (21), derrière Paris (32), Lille (29) et Lyon (22), et autant que Saint-Etienne et... Evian.

Evian étonne, Auxerre coule

La saison du promu est aussi étonnante que discrète médiatiquement. Si les Savoyards avaient bien débuté plutôt que bien terminé, on en aurait sûrement beaucoup plus parlé... sixièmes des matches retours, les hommes de Pablo Correa sont également sixièmes à l'extérieur (19 points), et possèdent la 5e attaque du championnat (48 buts) ! Surtout, ils sont bien installés à la 9e place, à un point de Bordeaux, 8e, et avec 4 points d'avance sur Marseille et Nancy, qui les suivent au classement. Et encore, Evian a perdu 7 points dans le dernier quart d'heure ! Avec 45 points, 12 de plus que le premier relégable, ils ont déjà assuré leur maintien, ou presque. En tous cas, posséder dans ses rangs quatre internationaux danois (Andersen, Wass, Poulsen et Kahlenberg), susceptibles de disputer le prochain Euro, ça peut aider, même si trois d'entre eux jouent dans les lignes défensives, qui ne sont pas le point fort du promu (15e défense avec 47 buts).

Dernier du classement, l'horloge tourne pour Auxerre, dernier à six points du premier non relégable. L'AJA n'a remporté que 5 matches cette saison, 1 seul lors des matches retours et aucun à l'extérieur, anomalie partagée avec Brest, lui aussi relégable. Et comme Auxerre est également 18e à domicile... la 32e saison d'affilée de l'AJA va donc probablement être la dernière de cette longue série, la deuxième en cours après celle du PSG, qui va donc reprendre le flambeau (39 saisons). Elle va surtout retrouver Nantes, Lens, Monaco ou Strasbourg dans la série des anciens champions tombés dans les étages inférieurs ces dernières années...

Hazard et Nene se rapprochent, Gomis toujours efficace

Au classement des buteurs, Giroud conserve la tête mais ne compte plus "que" quatre buts d'avance sur Hazard et Nene (16 buts), le Brésilien ayant rejoint le Belge à la deuxième place ce week-end. Le milieu offensif lillois reste sur 7 buts lors de ses 8 derniers matches, et partage également la tête des meilleurs buteurs en 2012 avec Nene, qui a dors et déjà signé la meilleure saison de sa carrière européenne, entamée à Majorque en 2003. Il signe également le meilleur total d'un Parisien depuis les 17 buts de Hoarau, en 2008/2009.

Derrière ça marque aussi, mais le retard n'est pas négligeable. Gomis, Lisandro et Aubameyang, auteur d'un doublé à Caen (1-4), comptent 13 buts chacun. Le Stéphanois, meilleur buteur à l'extérieur, à égalité avec Giroud (10), n'avait évidemment jamais atteint un pareil score, lui qui jusque là avait l'image d'un ailier rapide mais maladroit... une image datée, désormais. Pour l'Argentin, qui dispute sa 3e saison lyonnaise, il reste 4 journées pour faire mieux que ses 15, puis 17 buts des saisons précédentes. Enfin, pour Gomis, il s'agit de sa deuxième meilleure saison en carrière, derrière celle disputée en 2007/2008 avec Saint-Etienne (16 buts). Rappelons que le Lyonnais n'est plus titulaire avec Lyon... mais il marque toujours autant. Comme quoi, Rémi Garde n'est pas très différent de ces congénères de Ligue 1, qui préfèrent généralement des attaquants qui courent partout (Lacazette) que des buteurs véritables (Gomis). Une incongruité en Europe, une tradition en France. Sur une saison complète, Gomis marquerait 20 buts avec sa moyenne de buts par minutes (165). Lacazette, 11 et quelques (300). Rappelons que Gomis n'est plus passé sous la barre des dix buts en championnat depuis 7 ans maintenant, c'est le seul dans ce cas. Et s'il allait voir ailleurs en Europe si on aime les buteurs ? Je le lui souhaite, en tous cas.

Gros score des Sud-Américains ce week-end, avec 8 buts sur 28, donc 5 Brésiliens et 3 Argentins, qui ont pour une fois fait mieux que les Africains (6). En plus du but de Lisandro, le retour en forme de Pastore (10e but cette saison, quand même) et le 8e penalty de Fabian Monzon (Nice, contre Auxerre, 1-0), qui rejoint Nene et Hazard en tête de cet exercice, ont participé à ce "tango"... On notera aussi le premier but italien dans ce championnat, signé Thiago Motta (PSG), depuis celui de Fabio Grosso (Lyon) contre Lille, en octobre 2008 (2-2). De son côté, Jérémy Ménez (PSG), formé à Sochaux, a marqué le premier but d'un Parisien contre un de ses anciens clubs. Sa victime doubienne en a déjà encaissé 4, seul Auxerre et Rennes ont fait pire (5). Dure vie des clubs formateurs, qui voient ensuite leurs anciennes pousses leur prouver qu'ils ont fait du bon travail avec eux...

Lyon fort en fin de match

Voilà, sinon que dire... si on additionne les buts et les passes décisives dans le jeu, le PSG est très largement en tête (104) devant Montpellier (87) et Lille (86). Au pourcentage aussi, les Parisiens dominent (67,7 %) devant Nancy (65,6) et Sainté (60,9). Lille a plus de mal dans ce domaine (17e avec 43,3 %). Il faut dire que Eden Hazard est le meilleur buteur sur coups de pieds arrêtés (9 sur 16) et a adressé 5 de ses 13 passes décisives sur coup-franc ou corner, ce qui fait baisser la moyenne.

Belle performance de Lyon, qui a récupéré 3 points durant le dernier quart d'heure contre Lorient (3-2), une rareté cette saison. Du coup, l'OL récupère la première place (+8 points), devant Montpellier (+6). Et ce, grâce aux troisièmes buts personnels de Gomis et Lisandro dans le dernier quart d'heure. Enfin, Lille (1001) et Bordeaux (1012) deviennent les premiers clubs à dépasser les 1000 minutes passées en tête au score. Si on soustrait ce chiffre aux minutes passées à être mené, c'est Montpellier qui mène la dance (+610) devant Paris (+566) et Lille (+477). Bordeaux, 4e (+468) et Evian, encore (+403) créent la surprise.

Voilà, je vous laisse avec mon équipe type décisive !


A plus tard !