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vendredi 11 mars 2016

Paris a changé de triangle

Salut à tous !

Au surlendemain de la belle victoire parisienne à Stamford Bridge, qui lui garantit de disputer un quatrième quart de finale d'affilée en C1, un record pour un club français, revenons un peu sur ce match qui a confirmé que désormais, Paris boxait dans une nouvelle catégorie, même si ça ne lui garantit en aucune manière un chemin aisé pour la suite dans la compétition.

Un milieu en souffrance

Cette rencontre porte un sérieux paradoxe qui rend très difficile à analyser la performance des triples champions de France. Depuis bientôt quatre ans, les arrivées de Thiago Motta et Verratti et de l'explosion de Matuidi, avec Ancelotti puis surtout Blanc sur le banc, tout le monde a enregistré depuis longtemps la cause de la très grosse domination des Parisiens lorsqu'ils s'imposent : un milieu de terrain souverain. Certes, il y a les coups d'éclat réguliers d'Ibrahimovic, l'efficacité irrégulière, elle, de Cavani ou les coups de génie éparses de Pastore, mais ce qui porte les Parisiens depuis que ce fameux triangle a été instauré, ce qui étouffe et fait courir sans fin leurs adversaires, c'est ce fameux milieu de terrain. Subtil mélange d'expérience internationale de haut niveau, alliée à une technique fine, une roublardise hors du commun et un sens tactique aiguisé (Motta), un mélange
parfait de Pirlo, pour la technique inégalable, et de Gattuso, pour le côté chien sur le terrain (Verratti) et un "self made man" infatigable, à l'état d'esprit irréprochable, un gratteur de ballon et déclencheur de pressing comme il y en a peu, qui a su progresser de façon spectaculaire, notamment au contact d'Ancelotti, mais aussi de ses partenaires, pour devenir un des tous meilleurs "box to box" de la planète (Matuidi), ce triangle inversé, quand il est en forme, ne laisse que peu de chances à l'adversaire, depuis 2012, de s'organiser, élaborer son jeu, respirer, etc.

Mais à Londres ce mercredi, Paris s'est imposé en patron, tout en perdant clairement la bataille du milieu. Hiddink, en vieux roublard du football mondial qui en a vu d'autres - il remportait une Coupe des Champions en 1988 avec le PSV Eindhoven, à 42 ans, alors que Laurent Blanc était à 6 mois de débuter en Équipe de France... comme joueur - connaissait, comme les autres techniciens qui affrontent actuellement le club parisien, que le point fort du PSG version Qatari était son milieu de terrain, mais que ce dernier était loin d'être royal en ce moment si on lui appliquait un traitement de choc à cet endroit précis, à savoir un harcèlement total, un pressing tout terrain. Ça fait un moment que Blanc, aidé par la vingtaine de points qu'il compte d'avance en championnat sur Monaco, fait tourner son effectif, et n'hésite pas à régulièrement titulariser au milieu des joueurs comme Rabiot, Stambouli, Pastore, voire même Nkunku le week-end dernier contre Montpellier. Si le premier nommé peut se montrer convaincant par séquences, sans jamais pouvoir faire oublier Verratti sur le plan technique - qui pourrait ? - les deux suivants ne sont clairement pas au niveau pour rendre l'entrejeu parisien aussi souverain que d'ordinaire. Stambouli a surtout fréquenté le banc à Tottenham l'an passé et est plus un défenseur avancé qu'un véritable premier relanceur, et Nkunku est un sérieux espoir de la formation parisienne, mais il n'a que 18 ans. Quant à Pastore, qui aurait pour moi sa place dans le onze de départ parisien, en attaque à la place de Lucas, ses blessures ont rendu sa saison quasi blanche, et ses perspectives de titularisation dans les grands matches, problématiques.

Rabiot, titulaire bis, Motta en déclin

Ce turn over, mais aussi la blessure de Verratti depuis le début de l'année ont offert à Rabiot une exposition quasi inespérée, au point que le joueur formé au club compte, toutes compétitions confondues, plus de matches (32 matches, dont 19 en Ligue 1) que son concurrent italien (26/17). Même chose pour le temps de jeu : 2289 minutes pour le jeune parisien, dont 1260 en championnat, contre 1695 et 1031, soit l'équivalent de 11,5 matches entiers, pour le natif de Pescara ! Officiellement, Rabiot fait donc partie de l'équipe type du PSG cette saison... dans les faits il semble encore très loin de l'Italien, quoiqu'en pense sa génitrice, mais ça montre combien Laurent Blanc compte sur lui pour l'avenir et même le présent. Son gros match à Madrid, malgré la défaite (1-0), alors qu'il avait remplacé Verratti après un quart d'heure de jeu, mais aussi son plus gros impact offensif (4 buts désormais cette saison) placent Rabiot comme une alternative plus que valable à un des deux relayeurs du milieu.

Mercredi, le milieu parisien était bancal. Verratti, toujours blessé au pubis, probablement jusqu'aux quarts de finale d'ailleurs, manquait à l'appel, Matuidi, touché à la cuisse contre Montpellier, ne devait sa présence à Londres qu'à un miracle et au travail remarquable des kinés parisiens, et Motta n'est plus ce qu'il était ces dernières années. Jamais, depuis qu'il est arrivé à Paris, et malgré deux premières saisons très compliquées par les blessures, le joueur formé au Barça n'avait semblé aussi sensible au pressing adverse, voire même perfectible techniquement, un comble, que depuis quelques mois. Sans Verratti, son cadet de dix ans, pour le protéger par son abattage au milieu et sa sureté technique, l'international italien ressemble à une proie facile pour ses opposants du milieu de terrain, tant que ces derniers ne le lâchent pas dès qu'il touche le ballon. Avec un Matuidi sur une jambe, et que j'ai rarement vu faire autant de fautes dans un match en raison d'un retard certain au contact de l'adversaire, et un Rabiot certes talentueux mais perfectible dans la relance, notamment en première mi-temps, Motta s'est littéralement retrouvé livré à lui même, ce qui a provoqué plusieurs pertes de balles dommageables plein axe, dont une, certes suite à une passe trop forte et imprécise de Rabiot, a conduit à l'égalisation de Chelsea, signée Diego Costa (1-1, 27e).

Le Brésilien de naissance s'est heureusement rattrapé en deuxième mi-temps, notamment par sa passe exceptionnelle pour Di Maria sur le but de Zlatan (1-2, 67e). Un coup de génie qui rappelle à quel point il n'a pas encore tout perdu, quand le pressing adverse se relâche un peu... Mais si Motta confirme sa méforme, comment ne pas imaginer dans le futur un nouveau triangle, avec Verratti placé plus bas, et Matuidi associé à Rabiot ou Pastore en relayeurs ? C'est encore trop tôt pour le dire, et se priver de l'expérience de Motta est un pari risqué, mais n'insultons pas l'avenir en imaginant cette perspective impossible... et difficile d'imaginer le PSG ne pas chercher à remplacer ce dernier numériquement (Pjanic ? Busquets ?) si ce dernier devait partir... Rabiot va devoir encore cravacher pour convaincre complètement.

Une défense solide

Bref, sans Verratti pour colmater et fluidifier le milieu, sans un Matuidi en forme pour remporter les duels et porter le ballon vers l'avant, et avec un Motta moins souverain, le PSG, face à des cadors de la contre attaque et de la passe laser comme Fabregas et Willian, a logiquement souffert, notamment à partir du but londonien jusqu'à son deuxième but, qui a éteint tout suspense. Pourra-t-il s'en sortir face à un adversaire plus consistant encore ? Et comment s'en est-il sorti mercredi, privé de son principal point fort ? Surtout que sur le but de Costa, un autre de ses points forts, Thiago Silva, très solide par ailleurs, s'est troué dans son duel avec le buteur espagnol, qui s'est joué de lui comme d'un débutant. Alors sur quoi pouvait se reposer le groupe de Laurent Blanc ?

Certes, Trapp a fait le job, même s'il a mal repoussé un tir de Costa juste avant la pause, sur lequel il est sauvé devant Pedro par un retour opportuniste de Marquinhos, toujours présent quand il s'agit de sauver le PSG. Mais il s'est montré solide sur le peu d'arrêt qu'il a eu à effectuer, notamment cette double intervention face à Willian et Pedro, deux minutes avant le but d'Ibrahimovic (65e). Que Sirigu n'ait pas été capable des mêmes gestes à sa place reste sérieusement à prouver - il en avait fait quelques uns il y a exactement un an au même endroit - mais Trapp, dans ces matches là où il ne peut pas se déconcentrer et sortir de son match à cause du manque d'activité sur sa cage, comme en Ligue 1 tous les week-end, ce qui a conduit à la demi douzaine de boulettes qu'il a commis depuis le début de la saison, et hormis à Madrid où il provoque le but de Nacho, se montre pour l'instant impeccable. Les prochaines échéances européennes nous en diront plus sur sa capacité à se montrer solide dans ces matches cruciaux.

Les latéraux parisiens, quant à eux, ont eu un apport limité sur le plan offensif. Maxwell, logiquement, est un peu plus monté que Marquinhos, mais sans vraiment apporter un écot décisif sur ce plan. En revanche, défensivement, malgré une glissade en début de deuxième mi-temps, il est toujours irréprochable, malgré son âge et une probable retraite cet été. Quant à Marquinhos, il est un Thuram tout à fait potable, c'est-à-dire un axial pur qui fait le job côté droit, sans avoir le bagage technique pour apporter offensivement ce que pourrait apporter un véritable latéral droit, comme Van der Wiel, trop friable défensivement malheureusement, et surtout Aurier, mais avec lui le couloir est bouclé, et ce n'est pas un hasard si les Londoniens ont systématiquement cherché à passer dans l'axe. Mais s'ils ont su bien couvrir les errances de leur milieu de terrain, ce n'est pas sur eux que le PSG a véritablement pu compter pour remporter ce match sur le plan offensif.

Di Maria change tout

Non, pour une fois, le point fort du PSG ça n'a été ni sa défense centrale - David Luiz s'est montré solide, sans plus - ni ses latéraux, et évidemment pas son milieu, on l'a vu. S'il a pu faire la différence, c'est surtout grâce à son trio offensif, sublimé par un Di Maria qui a été recruté pour faire la différence dans les grands matches européens, et qui s'est montré à la hauteur de cette double confrontation face au champion d'Angleterre - avec la même équipe que mercredi soir, hormis Terry -, vainqueur de la C1 en 2012. Passeur décisif à l'aller pour le but de la victoire signé Cavani, l'Argentin s'est montré décisif sur les deux buts parisiens, d'abord par sa passe délicieuse pour Ibrahimovic, sur le but d'un Rabiot parfait dans le dépassement de fonction offensif, seul petit défaut d'un Verratti qui n'a pas encore marqué cette saison (0-1, 16e), ensuite sur ce centre parfait pour Ibra, après une mise en orbite impeccable de Motta, en une touche, sur le deuxième but parisien. Deux buts quasi identiques, joués à 200 à l'heure, qui ont percé la défense londonienne comme si c'était écrit d'avance, sur deux actions placées qui plus est. Pas de contre attaque à la Ancelotti, non : des recherches d'espace intelligentes, exploitées par une maîtrise technique parfaite. La défense londonienne, prise dans son dos, n'y pouvait rien.

Di Maria qui a su également soulager son milieu par son recentrage, comme Lucas, et le dézonnage d'Ibra. C'est ainsi qu'il a eu la vista pour décaler Ibrahimovic sur le but de Rabiot, et comme il avait su trouver Cavani pour son but à l'aller. Ca fait d'ailleurs plusieurs années que le PSG joue sans véritables ailiers, plutôt avec des attaquants de soutien qui repiquent dans l'axe dès que Zlatan dézonne, à la manière de la MSN du Barça. C'est sans doute à ce poste de faux ailier, vrai meneur, derrière les attaquants, que Di Maria risque de réussir sa première saison parisienne, si c'est le cas. On en saura plus au tour suivant... mais l'Argentin est sans doute le facteur qui a manqué au PSG l'an passé contre Chelsea pour faire la différence plus tôt...

Lucas, quant à lui, a démontré qu'il avait peut-être enfin réussi à prendre la place de Cavani en attaque. Parce qu'il est meilleur techniquement, ce qui n'est pas difficile vu les carences de l'Uruguayen dans ce domaine, qu'il progresse plus vite que ses détracteurs ne semblent le noter, et que c'est plus son poste que celui de l'ex buteur napolitain. Décalé à gauche, ses recentrages font des dégâts terribles dans les défenses quand il arrive à prendre de la vitesse, ce qui reste le plus difficile à ce niveau. Mais comme à l'aller, ou une de ses accélérations avait provoqué le coup-franc victorieux d'Ibrahimovic, et comme lors d'autres belles perfs parisiennes à l'extérieur, comme à Valence il y a quelques années (1-2), le Brésilien a encore montré qu'il pouvait faire de sacrées différences dans ce types de matches, notamment en déplacement. Reste à confirmer, ce qui a toujours été un problème pour lui.

Ibrahimovic reste le boss

De son côté, Ibrahimovic, buteur et passeur, son tarif habituel en Ligue 1 - rappelons qu'il est le meilleur buteur ET le meilleur passeur dans le jeu du championnat (23+10) - a su exporter ses talents au niveau européen. Si un passionné de football est passé à côté de l'info comme quoi il n'avait jamais marqué un but décisif lors d'un match retour en Coupe d'Europe, c'est qu'il ne lit jamais l’Équipe, vu que cette information figure tous les jours dans l'unique quotidien sportif français, ainsi que tous les soirs dans les débats de sa chaîne de télévision, sans parler des autres talk shows sportifs... les journalistes français, privés de ce si bon client qu'est Zlatan parce qu'il ne veut plus leur parler, lui font payer au quotidien cette anomalie qu fait de lui un des rares joueurs de ce calibre à n'avoir pas gagné la C1, malgré sa présence depuis 15 ans dans les effectifs des meilleurs clubs de la planète. Alors que Ryan Bertrand, vainqueur anecdotique de la Ligue des Champions avec Chelsea en 2012, et que tout le monde a oublié hormis sa famille et les supporters de Southampton, son club actuel, prouve surtout que c'est parfois une affaire d'opportunité, et qu'il n'y a pas que des joueurs d'exception qui gagnent ce trophée... et inversement. Ronaldo, le Brésilien, ne l'a pas gagné non plus, et ça ne fait pas de lui un joueur quelconque.

Rappelons que le Suédois a inscrit la bagatelle de 46 buts en C1, ce qui fait de lui le 8e buteur de l'histoire de la C1 moderne, à égalité avec Benzema, dont neuf lors des phases finales de la compétition, qui comptent par définition moins de matches. Alors oui sa moyenne baisse un peu, mais ce n'est pas illogique vu que le niveau s'élève forcément. Dire qu'il n'a jamais été décisif lors d'un match à élimination européen, alors qu'il a signé un doublé à Arsenal avec Barcelone en 2010 (2-2), ou un doublé à Leverkusen avec le PSG il y a deux ans (0-4), c'est de la malhonnêteté intellectuelle, nourrie par la rancune des médias français envers lui. C'est aussi oublier qu'il n'est pas le seul dans cette équipe, Cavani ou Lavezzi non plus n'ont jamais su porter le PSG au-dessus des quarts de finale depuis trois ans... pas plus que sa défense, défaillante contre le Barça l'an passé. Mais bizarrement on ne lit pas tous les jours dans l'Equipe que Thiago Silva est un monstre... "en Ligue 1".

Bref, il s'est montré largement à la hauteur ce mercredi, prouvant une nouvelle fois que son physique de déménageur - 1m95, 95 kgs - était doublé d'une technique exceptionnelle, notamment sur le but de Rabiot. Alors oui, le PSG a eu un passé avant le Qatar, et avant Zlatan. Mais des joueurs tels que lui, le PSG, et même le football français, n'en a peut-être jamais vu d'aussi fort sur son sol. Il y a eu de futurs grands joueurs qui ont joué en Ligue 1, mais ils ont souvent explosé une fois parti, comme Drogba par exemple. Mais qui ont su apporter le meilleur de leur talent à un club français au top de leur carrière, ça a été très rare. Alors goutons notre plaisir de pouvoir profiter de Zlatan et Di Maria tant qu'ils sont encore là...

A plus tard, au tour suivant !

jeudi 12 mars 2015

Un match de légende

Salut à tous,

Alors vous avez passé une bonne soirée hier ? Moi non perso. Enfin pas avant cette tête hallucinante de puissance et de précision de David Luiz en lucarne, à la 86e minute. Voire même celle toute en finesse de Thiago Silva, à la 114e. Jusque là, ce match avait été une souffrance totale, une véritable plaie ouverte. Un long médicament très amer. Mais la guérison fut euphorique.

Chelsea domine l'entame

D'abord il y a eu cet entame, où les Blues parvenaient sans trop de peine, hormis lors de cette première minute durant laquelle Verratti trouvait quasiment Cavani seul dans les six mètres avant l'intervention de Terry, à contenir une équipe parisienne étouffée par le pressing londonien. Chelsea, comme à l'aller, tripotait bien le ballon, Hazard trouvait plus d'espaces face à Marquinhos que face à Van der Wiel à l'aller, mais au final ne se créait aucune occasion. Même si tout le monde affirme que cette équipe a trouvé son avant-centre avec Diego Costa - on reviendra plus tard sur cet individu qui ferait passer Luis Suarez pour
l'Abbé Pierre - et on parle souvent de l'absence d'Ibra dans les gros matches européens - deux buts contre le Barça avec Paris - mais l'Hispano-Brésilien a été tellement maladroit qu'il a presque fait passer Cavani pour un pianiste. Il a été dévoré par ses ex compatriotes de l'axe parisien et a donc souvent du dézonner à gauche pour pouvoir respirer un peu...

Après une demi-heure de domination stérile, tandis que Paris peinait à ressortir le ballon, je me faisais beaucoup de soucis : ça ne ressemblait en rien au match homérique que le club de la Capitale était sensé lancer pour espérer réaliser l'exploit d'une victoire ou d'un nul à buts à Stamford Bridge, cette citadelle si imperméable d'ordinaire. Et c'est durant cet instant de doute que le destin allait à la fois détruire quasiment tout espoir chez les supporters parisiens et transformer cette équipe en commando insubmersible. Pourtant, ce tacle de Zlatan Ibrahimovic était certes viril - on était en Angleterre oui ou zut ? - et spectaculaire, mais aussi effectué les pieds collés au sol, retenus même par le Suédois, qui ne cherchait évidemment pas à faire mal à Oscar, qui gambadait gaiement sur la pelouse - à défaut de bien jouer au football - vingt secondes plus tard, le temps que l'inopportun M. Kuipers ne l'expulse. Difficile de ne pas imaginer que cet arbitre pourtant extrêmement expérimenté n'a pas été influencé par les propos de la veille de José Mourinho sur la pseudo violence parisienne à l'aller (20 fautes de chaque côté pourtant) ni par les cris d'horreurs des joueurs en Bleu. Bref un fait de jeu qui allait changer la phase du match. En bien pour Paris, finalement, même si c'est vraiment passé de justesse, du moins dans le scenario.

Meilleur à dix qu'à onze

A partir de l'expulsion de son leader d'attaque, qu'on ne voyait pas trop mais qui est quand même précieux pour conserver le ballon le temps que le bloc remonte, Paris allait avoir la possession, 51-49. A 10 contre 11. A Stamford Bridge. Alors oui, c'était le PSG qui devait faire le jeu pour marquer et espérer passer ce tour, mais quand même... et pourtant il allait bel et bien dominer cette équipe de Chelsea finalement consternante dans le jeu durant cette double confrontation. Combien de fois Sirigu a du s'employer en 210 minutes face au probable futur champion d'Angleterre ? Face au co meilleur buteur (Costa, 17) et au meilleur passeur (Fabregas, 15 !) de Premier League ? Quasi jamais. Hormis sur le coup-franc de Willian et un tir excentré de Ramires, le gardien italien n'a pu se mesurer au colosse belge qui opérait dans les cages adverses, et pour cause : il n'a rien eu à faire. Sur les trois buts anglais, au total, il ne pouvait rien faire.

Le paradoxe c'est que jusqu'à l'expulsion d'Ibra, Verratti et Pastore était surveillés comme le lait sur le feu par le milieu londonien. Mourinho n'est pas fou, et en maître de la destruction de jeu qu'il est, il a bien vu que le véritable maître à jouer du PSG cette saison, c'est bien Verratti. Et le préposé à la déstabilisation de défenses, surtout en l'absence de Lucas, c'était Pastore. Il lui suffisait donc de neutraliser ces deux éléments, et l'attaque parisienne serait privée de ballons, malgré les efforts isolés de Matuidi. Et ça a marché pendant 30 minutes, et il n'y avait pas de raisons que ça ne dure pas. C'est finalement durant cette demi-heure que Fabregas a vraiment été utile durant ces deux matches un tiers : à contrarier l'axe Verratti-Pastore. Ensuite, l'Espagnol a disparu de la circulation.

Cahill éteint tout espoir

Chelsea, à 11 contre 10, s'est-il relâché ? Ça ne ressemble tellement pas à une équipe anglaise, encore moins quand elle est dirigée par Mourinho. Et pourtant, Paris a su trouver des espaces qu'il ne trouvait pas vraiment jusque là. Verratti et Pastore se sont enfin réveillés, et on pu par exemple créer cette occasion incroyable pour Cavani, à l'heure de jeu. Fidèle à lui-même cette saison, l'Uruguayen a douté et mal choisi : un attaquant sur de ses pieds et de son talent aurait enroulé autour de Courtois, vu qu'il avait eu le temps de se mettre sur son pied droit. Mais il a préféré utiliser ce dernier pour crocheter le Belge et ainsi s'excentrer exagérément. Ensuite, c'est son premier pied gauche - il en a deux je crois - qui a fait le reste, avec ce tir pas assez précis détourné par le poteau et qui filait devant le but vide, où un Zlatan encore présent aurait pu terminer le boulot, peut-être. A 10 contre 11, Paris venait de se créer la plus grosse occasion du match, mais venait de la gâcher, comme souvent cette saison. Et Cavani était impliqué, comme souvent.

Paris dominait par séquences, subissait par d'autres mais se montrait toujours plus menaçant que son adversaire, qui allait pourtant, comme à l'aller faire la différence sur quasiment sa seule occasion - si on peut appeler ça une occasion. Passeur décisif à l'aller d'une talonnade aérienne improbable, Gary Cahill profitait cette fois d'une volée complètement foirée de Diego Costa suite au corner obtenu suite à l'occasion de Ramires pour fusiller Sirigu d'une volée sublime et surpuissante. On est alors à la 81e minute, l'espoir, déjà mince, est désormais plus qu'infime, et on se dit alors que dix minutes plus tôt, le même Costa aurait du être expulsé par l'arbitre pour un attentat de boucher sur Thiago Silva, par derrière. Mais il n'avait obtenu qu'un jaune surréaliste. Alors oui y avait sûrement une faute de Cavani sur Costa en première mi-temps dans la surface, après le rouge de Zlatan, mais là on pouvait vraiment se dire que rien, mais vraiment rien, n'allait être épargné à cette courageuse équipe parisienne...

David Luiz, le surhomme

Et pourtant. Chelsea, qui avait bénéficié d'un but inscrit par un joueur né en région parisienne et supporter déclaré du PSG, Demba Ba, pour passer l'année dernière, allait cette fois se faire crucifier par... un de ses ex joueurs. Combien de fois est-ce arrivé à Mourinho ? Et combien de fois Chelsea s'est-il fait surprendre en C1 cette saison sur coup de pied arrêté ? Jamais jusqu'à hier soir. Mais là, sur cet amour de corner délivré par un Lavezzi qui venait de remplacer un Verratti déjà averti et nerveux, David Luiz, à la lutte avec Ivanovic, un des
meilleurs joueurs de tête de la planète et buteur à l'aller de cette façon, allait placer un des plus puissants coup de tête que j'ai jamais vu, en pleine lucarne d'un Courtois enfin humain, puisque impuissant sur ce coup de fusil. On jouait la 86e minute et une prolongation inespérée, presqu'une victoire compte-tenu du contexte, se présentait à l'horizon.

Encore une fois, à 10 contre 11, une prolongation est tout sauf un cadeau, surtout quand vous venez de jouer une heure en infériorité numérique et que votre entraîneur, Laurent Blanc, tarde à effectuer son troisième changement, qui surviendra à la... 118e minute (Pastore/Van der Wiel), lorsqu'il fallut conserver la qualification. Parce que oui, malgré le contexte négatif, l'extrême fatigue et ce penalty encore une fois généreux, puisque Thiago Silva, dans ce duel avec Zouma, ne touche quasiment pas le ballon, même s'il tend bizarrement le bras vers ce dernier, et transformé tranquillement par Hazard alors que beaucoup, dans sa situation, auraient allumé pour assurer le coup, Paris a encore su changer son destin, littéralement.

Prolongation dantesque

Pourtant, ils étaient cuits, durant la première prolongation du moins. Les Parisiens n'arrivaient plus à toucher le ballon, les Anglais le faisaient tourner et se créaient des situations, à défaut d'occasions. Ils reprenaient l'avantage, et ne semblaient cette fois plus capables de le perdre. Un deuxième but du PSG alors que ce dernier cherchait son souffle, subissant l'absence de Verratti pour ressortir proprement le ballon et les approximations de Lavezzi et Cavani devant, pour le conserver quand ils y parvenaient. Bref, comme dans un mauvais film, tout était contre le héros. Mais il allait s'en sortir quand même, miraculeusement, incroyablement.

Qui n'a pas réveillé son voisin hier soir, si celui-ci ne regardait pas le match évidemment, au moment où la parabole créée par cette tête somptueuse, sereine, chirurgicale, de Thiago Silva, lobait l'immense Thibault Courtois et qualifiait ces 10 incroyables bonshommes ? Qui n'est pas devenu fou à ce moment là ? Est-ce qu'un autre sport peut générer chez nous de telles émotions, un tel scenario ? Un match comme ça, c'est comme une pièce de Shakespeare, un épisode de Breaking Bad, une chanson de Gainsbourg. Un être tortueux, indécis, sublime de qualité et d'intelligence, et un dénouement souvent indétectable jusque là. Un match qu'on enregistrait du temps des magnétoscopes et qu'on gardait quelque part dans un carton ou sur étagère, pour le regarder les soirs pluvieux de ruptures. Une cassette vite usée jusqu'à la corde, mais qu'on chérissait quand même.

Ce n'était qu'un huitième de finale, on aurait aimé qu'ils fassent la même chose l'an passé à l'étage supérieur, histoire de voir les demi-finales. Mais il fallait peut-être cette élimination en 2014 pour générer cet esprit de revanche et ce refus de mourir chez ces mêmes joueurs, un an plus tard.

Un seul joueur a été heureux les deux fois, c'est David Luiz, qualifié l'an passé avec les Blues et cette année avec Paris. Même s'il a des manques tactiques, même si ce n'est pas le marqueur individuel le plus rigoureux qui soit, on l'a vu le week-end dernier contre Lens et lors du dernier Mondial, c'est ce qu'on appelle un gagneur. Un joueur dont l'âme de battant participe à compenser tout ces défauts qui font qu'au fond ce n'est pas vraiment un défenseur. Mais quel battant ! Quel joueur !

A plus tard !

dimanche 5 janvier 2014

Les buteurs en 2013

Salut à tous,

Souvenez vous, il y a un an je publiais un article à propos des meilleurs buteurs en 2012. Rééditons l'expérience pour 2013, en comparant avec l'année précédente et en détaillant par pays.

Ronaldo dépasse Messi

Voici le classement 2013 :



D'abord, notons le coup de force de Ronaldo, qui a su profiter de la saison "pourrie" de son grand rival Messi, plusieurs fois blessé, pour remporter la mise, puisque par rapport à l'an passé il n'a marqué "que" six buts de plus. Messi, lui, a deux fois moins marqué (47 contre 91), mais aussi moins joué (47 matches contre 69 en 2012). Mais sa moyenne a clairement baissé, même si elle reste exceptionnelle sur une année civile (1 par match contre 1,32 l'an passé). Ronaldo (68 buts en 59 matches) le dépasse à la moyenne en 2013 (1,15). Des temps de passage qu'on n'avait plus vu depuis les années 50 ou 60, avec Pelé, Puskas ou G.Müller.

Le scoop, c'est que non seulement Messi doit laisser sa première place à son ennemi juré, mais il doit aussi laisser la deuxième à Ibrahimovic, et que si Luis Suarez (Liverpool) avait joué la Coupe d'Europe cette saison, l'Argentin aurait même pu terminer quatrième ! Le Suédois du PSG qui confirme sa très grande forme, à 32 ans, après avoir marqué 50 fois l'an passé et terminé troisième avec ce total. Et il ne marque pas qu'en Ligue 1, puisqu'il est le deuxième buteur de C1 cette saison (8 buts), et qu'il marque beaucoup avec la Suède (9 buts en 2013). L'Uruguayen, lui, est récompensé de son exceptionnelle deuxième partie d'année, digne de Messi et Ronaldo (24 buts en 23 matches). Quant au cinquième, Cavani, il confirme surtout que le PSG est entré dans une autre ère, en plaçant deux de ses joueurs dans les cinq premiers, ce qui n'a pas du arriver souvent à la Ligue 1 depuis 20 ans !

Grâce à ce classement, on a aussi des nouvelles d'Asamoah Gyan, qu'on avait perdu de vue depuis son passage à Rennes (2008/10), et qui empile les buts depuis un an et demi pour Al Ain, aux Émirats Arabes Unis (68 buts en 52 matches), tout en continuant de briller avec le Ghana (11 buts en 2013). Pour le reste, que des têtes connues, hormis Soriano, qui évolue aux Red Bulls Salzburg. Quant à Saucedo, c'est une récidive puisque le buteur bolivien de San José Oruro (34 ans), qui s'est révélé très tard, figurait à la sixième place en 2012, avec 44 buts... Yilmaz Burak montre également une belle régularité, on attends de le voir enfin dans un grand championnat pour se faire une idée de ses qualités réelles.

D'ailleurs, on notera que six joueurs sont douze ont renouvelé leur abonnement dans ce classement. Et ceux qui en sont sortis sont parfois des cadors, à l'image de Falcao, van Persie et Huntelaar... mais ils n'étaient pas très loin d'y être cette année, ils reviendront sûrement. En tous cas, comme l'an passé, il n'y a ni Brésilien, ni Anglais, ni Allemand, ni Italien... pourtant des pays qui sont historiquement riches en grands buteurs. Pas de Français non plus, mais ça c'est plus logique, les grands buteurs prolifiques ce n'est pas forcément notre culture, à quelques exceptions près. En revanche, les Espagnols, absents l'an passé, effectuent un retour en force, avec trois représentants. Le Brésil aurait pu leur en chiper un, mais Diego Costa a fait son choix...

Thauvin, c'est l'avenir

Regardons les Français, à présent.



A noter que désormais, le site sur lequel je me base, l'excellent footballdatabase.eu, compte les statistiques en matches juniors, -20 ans et Espoirs, ce qui permet à Florian Thauvin, qui a marqué trois buts lors de la Coupe du Monde des -20 ans et six buts avec les Espoirs, de rafler la mise. Il est d'ors et déjà candidat à sa succession en 2014... Il devance un joueur qui, s'il n'était pas passé avec beaucoup de difficultés du National à la Ligue 2 avec le CA Bastia (seulement 3 buts cette saison), aurait pu figurer dans le classement mondial, Romain Pastorelli, 26 buts l'an passé à l'échelon 3. On notera la profusion de buteurs des divisions inférieures, en plus de Julien Jahier, qui plante au Luxembourg, et de Aidara (Estonie)... il y a quand même des têtes connues, comme Benzema, Ribéry, Giroud ou Griezmann, troisième buteur de Liga cette saison. 24 buts pour le Madrilène, c'est quand même très moyen, lui qui avait marqué 30 fois l'an passé. On le voit en tous cas, les buteurs français sont loin des meilleurs mondiaux, puisqu'il manquait 8 buts à Thauvin pour figurer dans le classement général ! Niveau renouvellement, Gomis, deuxième l'an passé (28) disparait du classement, comme Perbet ou Gouffran. Seulement quatre joueurs présents cette saison l'étaient déjà l'an passé, c'est dire si personne n'est vraiment régulier depuis plusieurs années...

Les Anglais et les Italiens en crise, l'Argentine jubile

Passons aux Allemands à présent.



Eux aussi traversent une mini crise au niveau des buteurs, eux qui sont un peu trop dépendants de Miroslav Klose, qui n'est pas là, et de Mario Gomez, d'abord remplaçant au Bayern puis blessé avec la Fiorentina... mais qui est quand même cinquième. L'excellent Thomas Müller doit donc faire le travail, devant celui dont le PSG devra se méfier dans deux mois, Stefan Kiessling. Il y a quand même du beau monde, avec des milieux offensifs de grande qualité comme Reus, Götze ou Schürrle. Notons le faible nombre de joueurs évoluant à l'étranger... un phénomène qui explique aussi la grande qualité de ce championnat.

Les Anglais, à présent.



Là aussi, la crise est sévère. Hormis le pauvre Wayne Rooney, qui ne peut pas tout faire, et Sturridge, seuls représentants de la Premier League, qui connait les autres noms présents dans cette liste ? Neuf joueurs qui évoluent en Conférence, sans parler de ceux qui jouent en Écosse ou aux Pays-Bas... résultat symptomatique, dans un championnat où les règles au niveau des étrangers sont pourtant plus sévères qu'ailleurs pour obtenir un permis de travail, mais où un quart seulement des joueurs sont Anglais, et pas dans les meilleurs clubs ni aux postes clés. La sélection anglaise reste compétitive, mais à certains postes, notamment celui de buteur, les meilleurs ne sont jamais titulaires dans les meilleurs clubs anglais. Ou est Danny Welbeck, titulaire en sélection ? Sur le banc à ManU. Où sont les Shearer, Andy Cole, Darren Bent ? Si les Anglais n'arrivent pas à rivaliser avec les tous meilleurs en sélection, c'est qu'il doit y avoir une raison... sans grand buteur, c'est compliqué. Ils pourraient aller jouer ailleurs, comme les Espagnols ou les Sud-Américains... mais ils préfèrent toucher de très gros salaires en restant sur le banc plutôt que de quitter leur île...

Passons à tout autre chose, l'Argentine.



C'est l'exact opposé de l'Angleterre. Pourquoi les Argentins ont de grands buteurs ? Parce c'est une tradition, mais aussi parce qu'ils partent en Europe marquer des buts et progresser. Messi, Agüero, Palacio ou Higuain offrent une palette aussi vaste que variée de buteurs aux sélectionneurs argentins, qui ne sait que choisir. Notons, pour être honnêtes, qu'une majorité des joueurs présents dans cette liste n'évoluent pas en Europe. Ils sont également dispatchés en Équateur, au Chili, en Chine, dans le Golfe... aucun d'entre eux n'évoluent ou ont évolué cette année en Argentine, dont le championnat est à la fois une rampe de lancement pour les jeunes locaux et une piste d'atterrissage pour les anciens.

Même phénomène pour les Brésiliens.


La différence avec les Argentins, hormis les deux locaux, dont un en Serie B brésilienne, c'est d'abord que les buteurs brésiliens marquent un peu moins, mais surtout qu'ils évoluent dans des championnats très quelconques ! Hormis Charles, qui est monté cette année en Liga avec le Celta Vigo, absolument aucun des meilleurs buteurs brésiliens n'évoluent dans un bon championnat européen ou même sud-américain, si ce n'est le dénommé Ederson, meilleur buteur du championnat brésilien ! L'Autriche, la Chine, les Émirats, le Portugal, le Japon... ça doit faire rêver le sélectionneur brésilien. Oui, y a bien Neymar, absent de ce classement parce qu'il ne marque pas encore assez avec le Barça... mais il n'est pas avant-centre. Le buteur du Brésil à la Coupe des Confédérations se nommait Fred, et il est blessé depuis cet automne. Qui sera le titulaire au Mondial ? Diego Costa aurait été parfait, mais il a étrangement choisi l'Espagne... la course est lancée. Mais c'est LE point faible du pays qui a quand même produit Romario et Ronaldo...

L'Espagne à présent.



Aussi bon soit-il, Diego Costa a peut-être fait une boulette en se mettant le Brésil à dos, parce que son pays d'adoption peut, lui, compter sur une palanquée de grands buteurs, ce qui n'a pas forcément été le cas dans le passé, même récent. La concurrence est sévère. L'Espagne ne pouvait compter que sur Torres et Villa il y a peu ? Elle a désormais à sa disposition Negredo, Soldado, Morata (dont les stats, comme Thauvin, sont gonflées par ses chiffres en -20 ans et en Espoirs, comme Jesé), sans parler donc de Costa, en plus de Pedro ou Fabregas. Notons que si la grande majorité joue en Espagne, trois des meilleurs buteurs espagnols évoluent en Angleterre, un phénomène dont pourraient s'inspirer les buteurs anglais, qui pourraient faire le chemin inverse pour se faire remarquer et briller au plus haut niveau...

Passons à l'Italie.


Là aussi, la crise est aussi étonnante que sévère. Où sont donc passés les grands buteurs italiens, les chasseurs de buts qui marquent 35 buts par saison, les Inzaghi, Vieri, etc ? Graziano Pellé brille aux Pays-Bas, la belle affaire. Balotelli est là, heureusement, mais ce n'est pas une pointe. Les autres évoluent en Série B ou ne marquent pas suffisamment... Ironie du sort, Marco Di Vaio, un des derniers représentants de cette caste de buteurs italiens, brille aux Etats-Unis, à 37 ans... là encore, il y a une place à prendre aux côtés de Balotelli. Même Di Natale commence enfin à faire son âge.

Voilà, sur ce je vous laisse, à plus tard !